La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Profitons de l'instant présent

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
rakel peleonor-cosey
Militaire
avatar

Messages : 2223
Date d'inscription : 22/12/2010

Dossier du personnel
Equipe: SG3/Leader
Grade / Niveau: Aspirant / 561
Age du personnage: 24 ans

MessageSujet: Profitons de l'instant présent    Ven 11 Nov - 12:26

Rakel & Jeff

Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence.


Je déambulais dans les couloirs avec confiance, j'étais ici chez moi et ce depuis le premier jour, depuis mon test en compagnie du général Paray. Mise à part le maquillage que je n'avais pas pris le temps d'enlever et qui pouvait déparaitre par rapport à ma tenue habituelle, rien ne semblait clocher. La petite diablesse préférant ses couloirs de béton plutôt que la salle des fêtes où se trouvaient ses collègues, ça ne choquait personne. Je me rendis au niveau 2, suivant les coordonnées indiquées sur le papier qui se trouvait à présent dans ma poche. Plus je me rapprochais de la zone indiquée, plus mon coeur battait fort, étrangement Jeff me manquait déjà, je n'avais qu'une envie, me retrouver avec lui et profiter de l'instant présent comme je ne l'avais pas fait depuis trop de temps. J'en avais fini de vouloir impressionner les gens, de jouer la petite fille parfaite, la petite militaire parfaite, la chef d'équipe parfaite, maintenant j'avais juste envie de vivre tranquillement ma vie, de profiter un peu, car au final, je me rendais compte que l'armée ne m'apportait pas tant que ça, c'était plutôt les gens que j'avais rencontré qui m'avait motivé dans tout ce que j'avais fais. Pendant une seconde, j'eus une pensée triste pour MickaËlla, je l'avais pendant tout ce temps considéré comme ma soeur pour au final me rendre compte que tout ça n'avait été qu'une mascarade, qu'elle me prenait pour une gamine incompétente incapable de faire face à ses sentiments.

Mais hors de question de gâchée la soirée avec ça, l'envie de passer un bon moment reprenait le dessus, d'avoir une vie presque normal l'espace d'un instant, d'être avec lui, et seulement lui. Une fois arrivée devant le local, un sourire s'afficha sur mon visage alors que je poussais la porte. J'avais l'impression que tous mes problèmes s'envolaient enfin, qu'enfin j'avais le droit au bonheur, même si au fond, j'avais peur que ce bonheur s'envole pour une raison ou une autre. Mais plus la peine d'essayer de réfléchir, mon cerveau était embrumé, à présent seul mon coeur parlait.

_________________

∞ we were infinite.
we accept the love we think we deserve
Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean François Cosey
Militaire
avatar

Messages : 223
Date d'inscription : 20/01/2011

Dossier du personnel
Equipe: SG3
Grade / Niveau: Sergent / 115
Age du personnage: 34 ans

MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    Ven 11 Nov - 14:15

A peine avait elle poussé la porte qu'une paire de bras puissants l'avaient entraînés dans la pièce et l'avaient ceinturé. Le corps à corps fut bref, mais intense. L'adversaire s'était révélé moins inconnu qu'imaginé de prime abord et l'étreinte se révéla moins menaçante qu'on aurait pu imaginer. En tout cas elle était drôlement passionnée. La serrant dans ses bras d'une main, Jeff ferma la porte de l'autre. Il affichait un sourire allant d'une oreille à l'autre.

"On se débat plutôt pas mal pour une demie portion, j'ai presque été obligé de forcer."

Finalement, Rakel se retrouva plaquée contre un mur de béton froid, toujours suspendue en l'air par le bras puissant de son amant dont les lèvres avaient trouvé une nouvelle occupation dans son cou, sans doute pour éteindre une à une les flammes de la raison et éveiller d'autres bien plus intenses.
Sa main libre s'était faite vagabonde, et même très audacieuse, visiblement le petit Jean François avait de la suite dans les idées et pour le moment il comptait bien mener la danse.
Cette dans d'ailleurs ne s'arrêta que lorsque que quelqu'un frappa à la porte du local, le commando s'immobilisant tous ses muscles tendus comme ceux d'un animal prêt à réagir. Le Casanova passionné s'était envolé en une fraction de seconde. Le regard du fougueux soupirant avait laissé la place à celui du soldat sur le point de liquider quelqu'un. Froid, calme, dangereux.
Il l'avait reposée sans qu'elle ne s'en rende compte et il tenait à la main son coutelas XXL... Mais que diable faisait il avec ce coupe chou ici?! Geste de la main pour lui dire de rester silencieuse et juste après alors qu'une voix s'élevait de derrière la porte, le soldat la franchit comme une fusée et ce qui avait commencé comme une phrase tout ce qu'il y avait de plus normale se finit par un cri de terreur et le bruit d'un choc sourd. Quelqu'un avait embrassé un mur avec un hoquet lors de l'impact.
Rakel put voir ce qu'il en était. Un homme en costume était écrabouillé contre le mur par son bellâtre en débardeur et pantalon de treillis. La lame du poignard était passée autour de son cou et l'avait sensiblement égratigné alors que le mur arborait les stigmates d'une rencontre à vive allure entre le béton et un nez... nez au demeurant tordu et pissant le sang joyeusement.
Là ce fut le flash. Il était vrai qu'avec le nez en compote et la moitié du visage contuse et barbouillée de sang on avait un peu de mal, mais vu qu'elle l'avait rencontré à plusieurs reprise, elle se souvint de ce pauvre diable. Il s'agissait de l'agent Alain Féral, le subordonné ou plutôt l'esclave de Mathieu. Un brave gars tout timide qui n'embêtait personne et avait par de nombreuses fois arrondi les angles entre son patron et les membres du SGC. Pour le moment, il était terrorisé comme un mouton qui sent la lame qui va l'égorger se poser sur sa carotide alors que le jumeau de Dante affermissait sa prise faisant craquer les articulations de sa victime en posant une question d'un ton qui charriait des glaçon, le ton du Virgile Dante des mauvais jours. A voir le soldat on aurait pu l'imaginer en mode pilote automatique. Pas le genre de personne à qui l'on vient foutre la trouille par surprise, un coup à se retrouver avec une trentaine de centimètres d'acier bien aiguisés dans la poitrine.

"Qui es-tu?"

Le pauvre bougre prisonnier de la prise mortelle en écarquilla les yeux de surprises car cette voix, on ne l'oubliait pas de sitôt. Au moins ils avaient une réponse à l'une des questions qu'ils s'étaient posés, à savoir que le réseau de surveillance fonctionnait encore et qu'il y avait bien quelqu'un pour surveiller les écrans... Autant pour leur petite rencontre en amoureux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
rakel peleonor-cosey
Militaire
avatar

Messages : 2223
Date d'inscription : 22/12/2010

Dossier du personnel
Equipe: SG3/Leader
Grade / Niveau: Aspirant / 561
Age du personnage: 24 ans

MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    Sam 12 Nov - 2:06

Rakel & Jeff

Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence.


A peine j'eus pousser la porte que je sentis quelqu'un m’enserrer. De nature nerveuse, et aimant maîtriser chaque chose qui m'arrivait, aussi je me tentais de me débattre, avant de reconnaitre cette odeur, et cette sensation à la fois nouvelle cependant si reconnaissable. Lorsque sa voix raisonna dans la petite pièce, un sourire s'afficha sur mon visage, mais ça ne m'empêchait pas de continuer à me débattre, mais bien plus pour m'amuser qu'autre chose. Jeff semblait presque surpris de me voir me débattre pas trop mal au vu de ma carrure et de la sienne. Encore il avait pas mal de chance, je n'en avais pas eu l'occasion, mais je ne ratais généralement jamais une occasion de placer un coup bas pour immobiliser un ennemi plus fort que moi qui me prenait pas surprise, remarque ça aurait jeté un froid à la soirée, et ce n'était pas du tout ce que je cherchais.

"Qu'est ce que tu crois."

Pas la peine d'en ajouter plus, plaquée contre le mur de béton sans même que le froid me dérange, je fermais les yeux alors que ses lèvres posaient des baisers sur mon cou alors que je me mordais les lèvres de plaisir. Mes mains s'accrochaient dans son dos, entre caresses et griffures. Je ne m'attendais pas réellement à ce genre de soirée alors que nous nous étions quitté la salle de fête, mais ça avait quelque chose d’excitant, et à cet instant je n'avais pas la moindre envie de mettre un frein à ce qui venait de se passer. Mais comme toujours, il y avait quelque chose qui n'allait pas, un bruit se fit entendre, quelqu'un qui frappait à la porte. Mes pieds retrouvèrent le planché des vaches, et Jean-François, semblait sur les nerfs, prêt à sauter à la gorge de la personne qui avait osé nous déranger. Moi j'étais redevenu froide, à la manière d'une louve, analysant la situation en silence, attendant une véritable menace pour attaquer. Jeff sortait sous mon regard stupéfait, un coutelas énorme, à cet instant, je me demandais si il ne me cachait pas quelque chose, je ne voyais pas l'intérêt de se balader avec une arme comme ça au beau milieu du SGC, alors qu'au final nous étions plutôt en sécurité. Mais je n'eus pas le temps de réagir, Jeff avait déjà fondu sur "l'ennemi". Je le suivis, observant la trace de sang qui se trouvait sur le mur, encore une fois surprise de voir la violence dont faisait preuve Jeff, à cet instant, c'était Mathieu que je voyais en face de moi, ce qui me fit frissonner, je n'arrivais pas à chasser l'image du meurtre de l'agent d'Hégémonie. La lame sous le cou de l'intrus qui semblait revenir d'une mission de plus ratée pour une équipe Sg, mais malgré le sang et les contusions, ce visage me revenait en mémoire.

Généralement cet homme était soigné, discret, toujours flanqué derrière Mathieu, pas spécialement courageux face au couleur de mon grand frère, mais qui essayait toujours d'arranger les choses, malgré la trouille qu'il devait ressentir. Le pauvre avait plus d'une fois subit ma mauvaise humeur, mais il n'était pas méchant, au final ce n'était que le toutou de l'agent Dante qui ne cessait de se faire houspiller. Rare étaient les fois où il m'avait adressé la parole, pour autre chose que me saluer. Mais à vrai dire ce n'était même pas cette situation qui me fit dresser les cheveux sur la nuque, se fut le ton employé par Jeff, cette voix c'était celle qu'avait entendu presque tous les employés au moins une fois avant de se manger des réflexions humiliantes et douloureuse, c'était la voix qui m'avait tant fait souffrir.

"C'est l'agent Alain Féral, pas besoin de le saigner pour qu'il te réponde, t'as de gros problèmes émotionnels toi aussi."

Je me rapprochais du pauvre homme, observant ses blessures, pas vraiment joli à voir, mais rien de bien grave. Posant ma main sur l'avant bras de Jeff, le repoussant, visiblement énervée.

"Mais lâche le."

Je laissais quelques secondes pour qu'il reprenne ses esprits avant de reprendre.

"Tu sais rien que l'idée que tu m'observes alors que je suis tranquillement dans mes quartiers et le plus souvent à moitié à poils, ça me donne sincèrement envie de le laisser te saigner, alors j'espère que tu as une très bonne excuse à donner. Après tout je crois que tu sais mieux que moi de quoi il pourrait être capable..."

Mon ton était froid, distant, et il semblait planer une menace, particulièrement parce que je pensais qu'il connaissait assez bien Dante pour craindre Jeff.

_________________

∞ we were infinite.
we accept the love we think we deserve
Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean François Cosey
Militaire
avatar

Messages : 223
Date d'inscription : 20/01/2011

Dossier du personnel
Equipe: SG3
Grade / Niveau: Sergent / 115
Age du personnage: 34 ans

MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    Sam 12 Nov - 5:22

Il fallut quelques secondes au commando de marine pour passer en mode hors combat. Sa respiration calme mais profonde, son regard de loup, même quand il regarda Rakel alors qu'elle lui parlait ne donnaient pas spécialement envie de se détendre, ne daignant même pas obtempérer quand elle lui demanda de lâcher Féral, sa prise ayant bien au contraire l'air de se raffermir sur sa pauvre proie en un réflexe de possession purement animal. Même pas sûr qu'il ait entendu ce qu'elle avait dit voire qu'il l'ait reconnue. Finalement, avec un grognement méprisant, il retira sa lame et relâcha sa prise, laissant le pauvre Féral s'effondrer au sol, une main sur la gorge comme le faisaient chaque fois les gens pour vérifier qu'on ne les avait pas zigouillé sans qu'ils s'en soient rendu compte. Son regard oscillait entre la demande muette de pitié et la pétoche pure. Ce devait être la première fois qu'on devait le malmener ainsi. Après tout ce n'était qu'un petit gratte papier pour qui le summum de l'action devait consister à éclater des gens sur des jeux en ligne.
Finalement, les deux mains levées pour bien montrer qu'il était inoffensif - juste au cas où les deux militaires ne s'en seraient pas aperçu après sa superbe prestation de close combat contre le mur - il parla d'une voix un peu étranglée et mal assurée. Il tentait de jeter quelques coups d'oeil dans son dos sans pour autant aller jusqu'au bout de son geste comme si la perspective de voir son agresseur et/ou son arme le terrorisaient.


"Je... Je... J'avais des consi... signes! Je... Je... promets, je ne regarde jamais les caméras et je n'écoute jamais! Sauf si les alarmes sonnent! Le Capitaine m'avait dit de juste vérifier les alarmes et de ne jamais regarder ou écouter à d'autres moments. J'ai trop de respect pour lui pour désobéir à une des consignes données surtout si spécifiquement." Comprendre, il n'aurait jamais pris le risque que Dante le suspecte. "le programme du Capitaine Dante inclue un logiciel de reconnaissance faciale et vocale avec vous Major comme élément principal de surveillance, il y a d'autres personnes comme... euh... vous, monsieur Cosey. Quand vous vous trouvez dans une zone dans laquelle vous ne devriez pas être, l'alarme sonne. Si votre niveau de voix est spécifique, l'alarme sonne. Le Capitaine a dit que c'était parce que Hégémonie voudrait sans doute s'en prendre à vous après la mission en Chine. J'ai donc regardé l'image retransmise par la caméra, mais je n'avais pas d'image, juste des drôles de bruits comme des signes de lutte. J'ai donc déclenché l'alerte. Je... Je voulais juste vous protéger comme il m'avait demandé."

Sur ces mots des militaires débarquèrent en tenue de combat et prêt à allumer tout ce qui bougeait. Ils regardèrent un peu étonné le petit groupe, l'état de Féral, puis les marques dans le cou de Jean François ainsi que la présence de celle qui en était sans doute à l'origine. Pas de doute, même le plus con des quatre avait dû comprendre... contrairement à Féral. Jeff avait des envies homicides dans le regard quand ce dernier tombait sur l'assistant de Dante qui devait sans doute chercher quelque invocation magique pour disparaître.

"Il n'y a pas de problème, vous pouvez disposer messieurs, je me suis trompé."

Super crédible le petit père Féral! Entre ses genoux qui claquaient comme des castagnettes, sa tronche en trois épisodes et la belle marque écarlate sur le mur combiné à sa voix nasillarde du fait de l’ostensible fracture du nez dont il souffrait, oui, il s'était trompé pas de doute, il croyait aller dans une salle de fourniture et avait atterri sur un ring de muay thai... Les soldats repartirent non sans ricaner... enfin, ricaner, mais de loin. On connaissait la réputation de la jeune femme et son partenaire n'avait pas l'air spécialement aimable en ce moment
Pour sûr Jeff avait l'air méchamment en rogne et outre sa ressemblance flagrante avec l'ennemi numéro un des employés du programme, il était quand même d'une carrure impressionnante et Rakel savait que sa musculature n'était pas simplement de la gonflette pour avoir pu tâter la marchandise comme on dit.


"Tain mais j'y crois pas! Aller jusqu'à foutre des mouchards dans un local de merde! Mais faut vous faire soigner les gars! Je vais être sympa, je vais pas finir de te massacrer maintenant. Mais tu vas devoir nous rendre un petit service. Tu viens dans nos chambre et tu vires toutes ces merdes sinon je te jure que tu finiras dans une tombe anonyme au fond de la forêt et je ferai en sorte que les réjouissances durent longtemps. Et crois moi sur parole, avec un couteau, je peux faire durer les choses très longt..." Il n'eut pas à finir sa phrase, l'agent Alain Féral s'était évanoui. Non... mais je rêve! Bordel, il est tombé dans les pommes!" Le soldat se cacha le visage dans sa main gauche visiblement atterré par le manque de courage de sa victime. Je crois que j'y suis allé un peu fort."

Et sans crier gare il éclata de rire, se tenant les côtes tant il riait. Apparemment la scène avait soit quelque chose de très comique pour lui, soit c'était un rire nerveux, ce dont on pouvait douter. Il avait une sorte de désinvolture face à la violence assez étonnante, comme si c'était quelque chose de commun, quelque chose avec quoi on vivait et à quoi on pouvait avoir recours. Cette facilité à passer en mode assassin et la promptitude quand à coller son couteau sous la gorge - ou ailleurs - de quelqu'un pouvait signifier plusieurs choses, soit qu'il avait un côté sociopathe chose pas très rassurante, soit qu'il avait trop connu la guerre et la mort et que cela l'avait marqué chose tout à fait possible ou bien d'autres choses dont les psys raffolaient.

"Pfooou... Purée! Ca faisait longtemps que j'en avait pas croisé des comme lui."


Remarquant la mine de Rakel, il cessa de sourire et rangea son arme, reprenant son air sérieux de Jean François qui sait qu'il a peut être un peu chié dans la colle pour reprendre une de ses expressions favorites.

"Rakel... Je suis désolé. C'est pas que je veux te couver ou quoique ce soit, c'est juste que là j'ai pas vraiment réfléchi." Il se rapprocha d'elle sans pour autant oser la toucher, la mine désolée, le regard penaud de celui qui sait qu'il est fautif. "Je pensais que si tu m'avais donné ce lieu de rendez vous c'était parce que tu avais pris tes précautions quand à ce genre de blagues et que tu savais qu'il n'y avait pas de mouchards dans cette pièce. A un moment j'ai même pensé que tu ne viendrais pas..."

Il y avait quelque chose d'étrange dans ses paroles. Apparemment ce n'était pas lui qui avait donné ce lieu de rendez vous à Rakel puisque pour lui c'était elle qui le lui avait donné. Ca oui quelque chose ne tournait pas rond dans cette affaire, peut être cela pouvait il expliquer le comportement de Jean François... Ou pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
rakel peleonor-cosey
Militaire
avatar

Messages : 2223
Date d'inscription : 22/12/2010

Dossier du personnel
Equipe: SG3/Leader
Grade / Niveau: Aspirant / 561
Age du personnage: 24 ans

MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    Dim 13 Nov - 2:13

Rakel & Jeff

Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence.


J'étais énervée, énervée de la situation, du comportement de Jeff, énervée de cette ressemblance entre les deux frères, énervée que même absent Mathieu ne pouvait s'empêcher de fliquer. Le regard noir que me lançait Jeff lui était renvoyé avec froideur et distance, de toute façon, presque par principe je n'acceptais pas facilement ce genre "d'agression". Je ne cessais de le fixer de mon regard noir et ce jusqu'à ce qu'il lâche sa proie dans un grognement que ne fit que me renfrogner un peu plus. Féral finit sur le sol, visiblement sonné, il serait plus délicat d'en obtenir des informations et on ne pouvait pas réellement dire que j'étais du genre à faire dans la dentelle. Agacée je m'approchais de l'agent au sol, lui posant mes questions sans détour, je n'avais pas de temps à perdre, et surtout aucune pitié pour cet homme qui venait sans doute de subir la pire peur de sa vie. Mais visiblement, il préférait avoir à faire qu'à moi plutôt qu'au sosie de son boss. Étrangement je commençais à comprendre ce qui poussait tout le monde à l'appeler le diable, après tout voir une telle colère tourné vers soit ne devait rien avoir de simple, après tout Mathieu n'avait jamais levé la main sur moi c'était peut être trop facile de faire croire que je pouvais ressentir la même chose que les autres. Au final sa réponse ne fut pas une grande surprise, je pense que je m'y attendais, Mathieu n'était pas du genre à m'avoir laissé sans surveillance. En tout cas, cet homme était terrifié, et j'avais du mal à savoir si c'était Jeff ou Dante qui lui foutait le plus la trouille.

En tout cas c'était déjà pas mal de savoir que je n'étais pas espionnée 24h sur 24, mais bon, j'en voulais toujours à Mathieu de vouloir me surprotéger. Avant même que je ne puisse reprendre la parole, parce que oui j'avais pas mal de question à lui poser, des hommes armés débarquèrent armés jusqu'au dent visiblement étonné de tomber sur notre petite équipe. Mon regard se fit assassin, si l'agent Féral était assez con pour ne pas comprendre ce qui se passait, ce n'était sans doute pas le cas de ce petit groupe armé, sans doute plus habitué à ce genre d’excursion. Heureusement pour mes nerfs, aucun d'eux ne se permirent de rire sous mon nez, mais cette aventure serait sans doute dans toutes les bouches très rapidement. En tout cas, le toutou de Dante avait fait un bon choix en ne choisissant pas une carrière dans le cinéma, il n'était pas réellement crédible en affirmant que tout allait bien, mais qu'importe, les hommes lui obéirent, et dégagèrent de ma vue, sans doute pressé de parler de ce qu'ils venaient de voir, pire que des gonzesses. Alors que je voulais reprendre mon petit interrogatoire, Jean-François voulu encore une fois jouer au dur, ce qui n'était évidement pas la bonne solution avec quelqu'un comme Féral, bien trop trouillard pour supporter ce genre de menace. Ecoutant mon second parler, je me laissais tomber contre le mur froid, observant la scène avec une certaine tristesse. J'avais du mal à comprendre ce qu'apportait toute cette violence, non pas que j'étais un bisounours, mais au final, Féral n'était pas réellement un ennemi, il suffisait sans doute de poser les bonnes questions pour obtenir des réponses que je voulais absolument. Je ne comprenais pas pourquoi je ne les avais pas posé avant. Mon estomac était noué, et j'étais visiblement mal à l'aise, je luttais sérieusement pour ne pas dire à Jeff de la fermer, faisant craquer ma mâchoire d'agacement. Et ça ne s'arrangeait pas lorsque je vus Féral tomber dans les vapes face aux menaces de Jeff. Me redressant d'un coup, j'étais tendue, agacée, finalement, la soirée ne se passait pas si bien que prévu. Pendant un instant je voulus rediriger ma colère vers Jeff, c'était de sa faute tout ça, on me reprochait d'être trop violente et pas assez diplomate, mais que pouvait on dire de mon second. J'aurais pu obtenir ce que je voulais Féral, je le savais et il avait juste tout gâché. J'aurais pu obtenir des informations sur ce qui se tramait dans la tête de Mathieu avant la mission, j'aurais pu avancer pour retrouver cet homme qui comptait tant pour moi. J'observais Jeff qui riait, à s'en tenir les côtes, visiblement vexée. Je le laissais finir, observant d'un regard noir, visiblement, je n'étais pas du tout amusée par la situation.


"Tu crois? En tout cas ça se voit que tu ne connais pas Mathieu, pourtant la délicatesse c'est de famille ."

Lorsque je pris la parole, mon ton était sec et cassant, il ne s'agissait en aucun cas d'un compliment.Pas franchement à l'aise, j'observais l'agent au sol, ne sachant pas trop quoi faire, je n'étais pas du genre doué pour réveiller quelqu'un, et je me demandais sincèrement si le pauvre homme supporterait de nous voir en ouvrant les yeux, mais il n'aurait pas vraiment le choix, il fallait que j'en apprenne plus, c'était presque vital. J'avais l'impression d'avoir trouvé là une sorte de source d'information inexploitée, et j'étais persuadée que je pourrais faire dire n'importe quoi au gratte papier de Dante, il suffisait d'employer la bonne manière et visiblement les menaces et la violence, ce n'était pas ce qui fonctionnait avec lui. Jeff finit par s'approcher de moi, visiblement désolé d'avoir encore une fois débordé, mais ça commençait à faire beaucoup en une seule soirée, il fallait avouer que ma patience avait des limites, et j'avais déjà pris sur moi vis à vis de son costume, même si il avait su me faire craquer, comme il le disait si bien, son charme avait fait effet. Mais là, j'avais l'impression qu'il s'était mit entre moi et des informations nécessaires pour moi. Fixant la trace de sang sur le mur, je cherchais à remettre en fonctionnement mon cerveau qui semblait flotter dans un cocktail d'endorphine et d'adrénaline, évitant clairement de regarder Jeff, sachant trop bien qu'il me ferait craquer avec son regard de chien battu. Mais je ne pu m'empêcher de relever la tête lorsqu'il me parlait du mot que je lui avais laissé. Etonnée, sourcils froncés, je l'observais comme si il venait de me dire la plus gros absurdité de sa vie. Plongeant ma main dans ma poche arrière j'en sortis un papier, légèrement froissé, mais bien celui que j'avais trouvé sur mon bureau et le colla dans la main de Jeff.

"Tu veux dire ce mot? Celui que j'ai trouvé sur mon bureau."

Il me fallut que quelques secondes pour redevenir la louve méfiante et dangereuse que j'étais durant les missions.

"MERDE."

Je me mis à genoux à côté de Féral, et le secouais, pas méchamment, mais bien décidée à ce qu'il retrouve ses esprits.

"Putain mais réveille toi."

Pas question d'abandonnée, je le secouais, et quitte à lui mettre des baffes, il répondrait à mes questions.

"En tout cas quelqu'un à voulu nous emmener ici, mais si c'était le seul problème que l'on avait ça irait, mais demain tout le monde n'aura que cette petite histoire dans la bouche, le major en train de se taper le sosie de son fiancé dans un local à fourniture. Putain quelle conne !"

Évoquer ce problème à voix haute lui donnait une dimension bien plus réelle et douloureuse, je me laissais tomber contre le mur, visiblement anéantis, je savais très bien ce à quoi ça allait conduire, SG3 changerait une nouvelle fois de membre, et il y avait de grande chance que se soit moi qui perde ma place de leader, ce n'était pas nouveau, je n'avais pas le droit de me taper un subordonné, Mathieu m'avait bien assez fait la moral là dessus. Au final, je me rendis compte que j'avais été dure avec Jeff, il avait fait des conneries, mais j'étais moi même loin d'être parfaite, et j'aurais du plus me méfier, au final j'avais sans doute gâché plus de chose que lui. Je relevais le regard vers lui, retrouvant un peu de courage, et je retrouvais un nouveau souffle, j'avais toujours Féral sous la main, je repris donc de plus belle mes tentatives pour le réveiller avec un peu de chance, j'en tirerais quelque chose.

_________________

∞ we were infinite.
we accept the love we think we deserve
Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean François Cosey
Militaire
avatar

Messages : 223
Date d'inscription : 20/01/2011

Dossier du personnel
Equipe: SG3
Grade / Niveau: Sergent / 115
Age du personnage: 34 ans

MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    Dim 13 Nov - 5:09

Jeff se frotta le cuir chevelu et dans un geste d’exaspération balança un coup de pied dans la porte. Il ne semblait pas en colère, juste dépité. Il n'avait pas spécialement aimé le ton de Rakel ni sa façon de le regarder mais il reconnaissait intérieurement avoir dépassé les bornes. Cela dit il y avait une bonne raison à cela. Il sentait que quelque chose clochait depuis le début, mais trop aveuglé par ses hormones... il n'avait pas écouté son instinct.

"Si seulement j'avais fait plus gaffe... Mais le plus dingue c'est que même si tu me l'as pas envoyé, quelqu'un a utilisé ton PDA!"

Jeff sortit son assistant personnel de sa poche et lui montra le message qu'elle lui avait envoyé, enfin, soit disant envoyé. Effectivement, elle lui avait envoyé un message, ou quelqu'un avait employé son PDA pour le faire. Elle comprit ce qui s'était passé en regardant l'heure. Elle était dans sa salle de bain à ce moment là et ça expliquait aussi pourquoi Jean François lui avait dit pourquoi il avait poireauté aussi longtemps. Le temps qu'elle se douche et se prépare... Ca laissait tout le temps à quelqu'un de rentrer discrètement et d'utiliser son PDA.
Le message que Jeff avait montré était le même que celui qu'elle avait trouvé sur son bureau.


"C'est pas mon écriture. Regarde."

Pour confirmer ça il sortit un crayon de sa poche et griffonna les mêmes lettres et effectivement c'était totalement différent. Il regarda Rakel essayer de réveiller le pauvre diable sans pour autant y arriver. Il réfléchissait à haute voix en faisant les cent pas. Il préférait ne pas s'approcher de l'assistant de son frère en premier lieu parce que sa belle l'aurait sans aucun doute envoyé bouler, et puis il ne voulait pas que Féral reparte en vrille après avoir eu pour première chose au réveil la mine de Jean François. Rakel s'inquiétait aussi des répercussion de cette affaire. Ca pouvait leur causer de vrais ennuis, d'autant plus dans un programme classifié qui avait connu par le passé des problèmes de personnels à cause de "fraternisation" comme on disait poliment. Il posa une main rassurante sur l'épaule de Rakel et la regarda dans les yeux.

"T'en fais pas pour les rumeurs, ça je m'en chargerai plus tard, toi t'es major tu peux pas te permettre ce que je peux faire et puis vaut mieux que ça vienne de moi. Je te rappelle que je suis le double de Satan... Bon sang ne saurait mentir comme tu me l'as fait remarquer plus tôt."

Quelque chose le chagrinait dans cette affaire. Les raisons de tout ce cirque. Si on voulait les faire tomber c'était parce qu'on savait qu'ils étaient intimes or, ils avaient été très prudents jusque là et à la base personne n'aurait pu dire que les deux tourtereaux étaient ensembles... Pour la bonne et simple raison qu'ils avaient brisé la glace très récemment et qu'ils s'était rapprochés si intimement cette nuit même!

"Quelqu'un voulait qu'on soit là pour une raison que je comprends pas encore. Il voulait soit nous faire choper pour nous foutre dans la mouise, et pour ça fallait être sacrément bien informé, genre se balader sur ton épaule ou la mienne, soit essayer de nous mettre à l'écart pour..." Le commando pâlit et déglutit péniblement alors qu'une idée fort déplaisante prenait le pas sur tout le reste de ses pensées. Claquant dans ses mains par réflexes comme pour s'activer ou faire aller les choses plus vite, il reprit d'un ton alarmé. "Merde, faut qu'on se casse d'ici!"

Sans laisser le temps à Rakel de dire quoique ce soit, il chargea Féral sur son épaule comme un sac de patates et lui fit signe d'avancer dans le couloir au pas de course, la poussant devant lui alors qu'il commençait lui même à courir.

"Dépêche! S'ils voulaient nous éloigner tous les deux, les gars de cette foutue Hégémonie auraient pas pu trouver un meilleur plan! Et moi j'ai rien vu venir, comme un idiot!" De sa main libre il tendit son coutelas à Rakel. "Je suis chargé, je pourrai pas m'en servir et de toute façon je suis meilleur que toi sans arme, tu m'ouvriras le chemin si ça barde!"

A le regarder, Rakel comprit qu'il était sérieux et très, très inquiet. Si ce qu'il disait était vrai - et le pire dans tout ça c'est que cela tenait la route - Hégémonie avait sacrément bien calculé son coup! Les deux seuls proches de Virgile Dante alias Mathieu Emalet d'Anjou, l'agent qui les avait infiltré et était à l'origine de la destruction de leur base et de la perte de leur Porte des Etoiles, étaient là, bien à l'écart de tout et de tous... On aurait voulu mettre au point un enlèvement qu'on ne s'y serait pas pris autrement. En plus la seule personne à même de donner l'alerte était avec eux, inconsciente.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
rakel peleonor-cosey
Militaire
avatar

Messages : 2223
Date d'inscription : 22/12/2010

Dossier du personnel
Equipe: SG3/Leader
Grade / Niveau: Aspirant / 561
Age du personnage: 24 ans

MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    Dim 13 Nov - 21:05

Rakel & Jeff

Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence.


Pensive, je me demandais comment je n'avais pas vu tout ce qui clochait, pourtant les éléments prouvant que quelque chose n'allait pas étaient flagrant. J'avais laissé mes sentiments enlever toute trace de méfiance, et calmer ma paranoïa, celle que j'avais apprise auprès de Mathieu, celle qui poussait à la méfiance constante, la seule leçon que je n'aurais jamais du oublier. Quand on dit que l'amour rend con, j'en étais la preuve vivante. Ne pas fermer ma porte, trop confiance ici au SGC pour me méfier, rejoindre aveuglement un coin pommé du SGC surtout à cette heure là, en particulier aujourd'hui. A cet instant je ne fus même pas surprise d'apprendre qu'on avait utiliser mon PDA, chose dont je ne me servais qu'en mission, persuadée qu'il était surveillé, comme quoi je ne me méfiais pas des bonnes choses. Le fil des événements était clair, j'étais dans ma douche lorsque le message avait été envoyé.

"En même temps ce n'est pas au SGC que je me méfie le plus, quelle conne. J'avais tellement pris l'habitude de ne rien risquer ici sous la surveillance de Mathieu..."

Et une méfiance endormie ne servait à rien, je m'en voulais d'avoir été aussi stupide. J'observais Jeff qui écrivait quelques mots sur le papier pour me prouver que ce papier ne venait pas de lui, mais je n'avais pas réellement besoin de preuve, j'en étais convaincue, lorsque je revivais la soirée, de mon regard habituel, je voyais bien que quelque chose n'allait pas, et le plus flagrant pour moi, c'était que quelqu'un avait pu trouver amusant de se déguiser en Virgile Dante, le SGC était du genre superstitieux, parler du diable le faisait apparaitre. A cet instant, je voulais réveiller Féral, je voulais qui me donne des réponses indispensables, celle que Mathieu c'était toujours refusé à me donner, qui était suspect au SGC, je me doutais qu'il n'y avait pas eu que John, Hégémonie avait le bras long, j'en avais fais l'expérience, et je ne doutais pas une seule seconde qu'ils avaient essayés de corrompre d'autres membres du SGC, et pas que ma personne. Tout le monde n'avait pas ma force de caractère face au menace. Tout s'embrouillait dans ma tête, j'avais du mal à réfléchir de façon posée et calme, pourtant c'était la meilleure façon de trouver des solutions concrètes. Au final même si je faisais une montagne de pas grand chose, les rumeurs n'étaient pas le plus inquiétant, mais si je me focalisais là dessus c'était sans doute pour ne pas penser à pire.

Je me sentais conne, c'était la première fois que je me faisais avoir ainsi, surtout avec un plan aussi stupide. J'avais du mal à admettre avoir été prise au piège, je me sentais comme lors de ma première mission au SGC, lorsque la confiance avait fini par me valoir ma liberté, même si au final nos agresseurs l'avaient regretté. Au final je ne pouvais qu'espérer qu'il en serait de même aujourd'hui, même si rien ne pouvait le garantir. Jean-François évoquait une possibilité que je n'avais pas envisagé, séparer pour mieux régner, nous foutre dans une merde folle pour pouvoir nous chopper séparément. Après tout j'avais du mal à comprendre ce qu'Hégémonie pouvait vouloir à Jeff, après tout au final il n'était que son frère, sans la moindre relation avec lui. A vrai dire, ce qui m'embêtait le plus, c'était que comme Jeff le disait si bien, il était très, trop, bien informé. Jeff était plus inquiet que moi, peut être parce que j'avais déjà eu à faire à Hégémonie, et qu'ils ne m'effrayaient pas. Peut être une autre connerie de ma part, mais qu'importe, je ne voulais pas leur faire cette joie. Ne cherchant même pas à discuter, je l'observait alors qu'il chargeait l'agent sur son dos, puis avançait d'un pas rapide alors qu'il me poussait en avant. Je n'étais pas réellement convaincue, Hégémonie n'avait pas pu infiltrer en nombre le SGC, à vrai dire, j'avais même plutôt envie d'aller les affronter, une folle envie de leur casser les dents pour leur faire payer le tord qu'ils avaient pu me causer. J'attrapais le couteau de ma main droite, en silence, et le maniais pour m'habituer à son poids. Jeff était très inquiet, alors que je restais calme et froide, pour moi il n'y avait encore pas le moindre soucis.

"La base n'est pas vide, on n'entre pas ici comme dans un moulin, ils ne pourront pas entrer ici et repartir avec toi et moi sous le bras sans se faire arrêter avant et..."

Je venais de repenser à cet homme, celui qui avait sympathisé avec Jeff, au final le seul inconnu, le seul qui savait que Jeff ne voulait pas jouer le rôle de Dante à cause de moi, et aussi, visiblement, que Mathieu m'attirerait comme le miel attire les abeilles.

"Dis moi, ce type qui trouvait marrant d'utiliser l'image de Mathieu, c'était qui?"

Etrangement je n'étais toujours pas inquiète, j'avais fait une erreur et je ne tenais pas à recommencer en paniquant, ça n'apportait rien de bon, comme en mission. Ne pas laisser ses sentiments prendre le dessus.

"Parce qu'à part lui, je ne vois pas très bien qui pourrait être aussi bien au courant. Bon j'aurais bien aimé demandé à Féral les suspects de Mathieu mais tu lui a fait de l'effet il en a perdu sa langue."

Moi moqueuse? Je n'oserais pas... Je continuais à progresser dans les couloirs, je n'aimais pas cet étage, l'étage des médecins, et des psy, je n'y avais que de mauvais souvenirs. L'idéal serait de rejoindre la salle de la porte, la mieux protégée, en passant par l'armurerie, histoire de faire regretter aux membres de Hégémonie d'avoir essayé de m'attaquer chez moi.

_________________

∞ we were infinite.
we accept the love we think we deserve
Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean François Cosey
Militaire
avatar

Messages : 223
Date d'inscription : 20/01/2011

Dossier du personnel
Equipe: SG3
Grade / Niveau: Sergent / 115
Age du personnage: 34 ans

MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    Lun 14 Nov - 7:47

Pendant qu'il cavalait et ruminait de sombres pensées, le commando de marine semblait avoir la tête sur roulement à bille. devant derrière, sur les côtés, voire même au dessus quand un couloir avait un plafond plus haut, il ne négligeait aucun angle et à le voir aussi tendu, mieux valait pour personne qu'il pense croiser quelqu'un de louche sinon il y avait de fortes chances que l'on ait droit à une autre oeuvre d'art moderne sur un mur et un spectateur extatique au visage refait juste en dessous.
Quand Rakel lui dit que leur base était sûre et qu'on n'y rentrait pas comme dans un moulin, il émit un reniflement méprisant. Pas tant pour la jeune que pour le soit-disant niveau de sécurité.


"Rakel, je sors TOUS LES JOURS sans me faire remarquer! Il y a des accès auxquels personne ne pense et sans avoir l'appui d'une organisation secrète de l’influence et la puissance de celle que l'on connait, je me balade ici comme dans un moulin, même avec ma tronche. Rien de plus facile! Si moi je peux le faire, des gars moins doués mais avec cartes, autorisations, déguisements et autres peuvent très bien le faire. Et ne me parle pas des mouchards de Mathieu, c'est facile à trouver dans les accès que j'emprunte, y a pas des masses de cachettes."


En même temps on pouvait se douter que le noceur qui était en lui l'avait poussé à faire le mur discrètement histoire de faire sa petite vie pépère, mais quand même tous les jours? Soit c'était une exagération, soit c'était sans le vouloir un aveu, mais par rapport à quoi... Il s'était bien gardé d'aller plus loin. Dans tous les cas cela torpillait la prétendue sécurité de la base. Et puis vu les relations d'Hégémonie, infiltrer ponctuellement des personnes quitte à ce qu'elles soient grillées par la suite devait être possible s'ils devaient récupérer quelque chose d'importance.

La question de Rakel le laissa un instant interdit. S'il pouvait le décrire sans problème, une chose à laquelle il était entraîné de par son métier, savoir qui était le gars c'était une autre paire de manches. Il ne connaissait quasiment personne au SGC. Il y avait quelques visages récurrents, mais de par son problème avec les gens de la base, Jean François ne s'était pas intéressé à qui peuplait la base donc il n'était pas étonné de croiser des nouvelles têtes tous les jours, têtes qu'il avait pu croiser quelques jours auparavant. Il ignorait superbement le personnel de la base et là, maintenant il voyait toute l'étendue de sa bévue. Il allait falloir corriger le tir. Ca promettait de longues heures de mémorisation pour ingurgiter le trombinoscope de la base.

"Je ne sais pas qui était ce gars. Tu sais très bien que j'évite les autres alors les nouvelles têtes. Militaire en tout cas. Ca se voyait, mouvements, musculature, façon de parler, cals sur les mains à force de manier des armes... C'était un caporal A. Sanchez et il n'avait pas d'écusson d'unité sur sa veste, mais c'est pas révélateur. J'en ai croisé d'autres sans badge et d'autres qui avaient pas leur veste sur le dos comme le jaffa. en tout cas si je le croise encore, je lui ferai manger ses dents pour avoir voulu se foutre de ma gueule et s'être servi de moi pour t'atteindre. Y a des choses qui passent pas, et ça c'est en tête de liste."

Au ton froid et déterminé, pas de doute que ce qui était arrivé à Féral serait une petite tape amicale en comparaison de ce qu'il réservait à l'inconnu. Avoir fait mine de sympathiser avec lui, de discuter amicalement alors qu'en fait il élaborait un plan tordu. Ca c'était de la trahison caractérisée et le coupable cracherait sans aucun doute ses dents comme promis. Mieux valait finalement pour lui qu'il bosse bien pour Hégémonie et qu'il se soit envolé parce que dans le cas contraire...

Finalement ils arrivèrent dans un couloir plutôt fréquenté, des membres de la base passant très régulièrement. C'était une des artères principales du niveau.


"On va où? On le dépose à l'infirmerie ou on va dans son bureau pour lui poser quelques questions. C'est pas que, mais on fait un peu pas discret du tout là avec le gars du BSPC sur l'épaule."

Certes Jeff exposait une évidence, mais la réponse ne l'était pas du tout car s'ils étaient vraiment passés à deux doigts de l'enlèvement, il se pouvait très bien que l'on tente quelque chose d'autre pour les récupérer et Féral pouvait très bien en faire partie. Après tout en tant que second de Dante, il avait un accès total à la base et surtout au réseau clandestin de surveillance mis en place par le grand frère paranoïaque.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
rakel peleonor-cosey
Militaire
avatar

Messages : 2223
Date d'inscription : 22/12/2010

Dossier du personnel
Equipe: SG3/Leader
Grade / Niveau: Aspirant / 561
Age du personnage: 24 ans

MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    Lun 14 Nov - 15:32

Rakel & Jeff

Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence.


J'étais beaucoup moins inquiète que Jeff, à vrai dire je préférais essayer de comprendre plutôt que de me prendre la tête à chercher un ennemi sur tous les murs, si ils étaient réellement là, ils nous tomberaient dessus bien assez tôt. Ce qui m'étonnait réellement, c'était que si ils pouvaient entrer si facilement comme l'affirmait le militaire, pourquoi ils n'étaient pas intervenu plus tôt sur moi. Malgré la surveillance de Dante, j'étais la façon la plus radicale pour l'atteindre, surtout que j'avais tué l'un de leur meilleur agent, du moins officiellement. Mais à vrai dire, autre chose attirait ma méfiance, pourquoi Jeff avait besoin de se cacher pour sortir de la base, particulièrement tous les jours. A vrai dire, je commençais à devenir de plus en plus méfiante, à redevenir la petite militaire qui n'avait confiance qu'en une seule personne, Mathieu. Si lui ne me disait pas tout, j'étais à présent persuadée qu'il en était de même pour son jumeau, on ne sortait pas en cachette si l'on avait rien à se reprocher, je ne me cachais jamais, je ne rendais jamais de compte à personne. Plus je réfléchissais et plus tout ça me paraissait louche. J'observais Jeff en silence, me demandant si Hégémonie aurait pu avoir des moyens de pression sur lui.

"Surtout avec ta tronche, tu crois que Mathieu demandait l'autorisation pour sortir, personne ne s'étonnerait de le voir ici, regarde moi même j'ai été assez conne pour y croire.

Pas la peine de me contredire, le ton employé était cinglant et n'appelait pas la moindre protestation, il en était ainsi. Pourquoi Hégémonie n'aurait pas frappé plus tôt si ils avaient réellement voulu agir, plus rien ne les retenait. A présent, j'essayais simplement d'identifier les ennemis possible, et je fus à mon tour interdite, il avait confiance à quelqu'un qui ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, juste parce qu'il l'acceptait lui malgré sa ressemblance avec le diable. Une grimace tordait mon visage, ce nom ne me disait absolument rien mais surtout il était trop bien informé sur Dante pour un nouveau, quelque chose clochait, c'était clair. Bien sûr, la rumeur sur ma relation avec Dante avait traversé toute la base, mais comment aurait il pu savoir que j'aurais du être convoqué, chose qui n'était pas le cas d'ailleurs, il avait présenté des faux, manipulé sans soucis Jeff, et en soit moi aussi, sans cet événement je serais restée toute la soirée au beau milieu des meilleurs des membres du SGC, j'aurais été intouchable en cette soirée. Non il n'y avait pas à dire, je ne pouvais que lui tirer mon chapeau, presque triste de devoir tuer un ennemi qui pour une fois était à la hauteur. Mais si Jeff voulait lui casser la gueule, ce n'était rien à rapport à ce que je voulais lui faire, une mort lente et douloureuse, après tout Tajid était mort trop rapidement et avec si peu de souffrance, s'en était presque injuste après ce qu'il m'avait fait. J'observais Jeff en silence, il semblait réellement déterminé à faire payer à cet homme ce qu'il avait fait, j'avais mal au coeur de douter ainsi de lui, mais j'avais l'impression que dès que j'étais heureuse, un malheur arrivait, je préférais donc ma solitude. A vrai dire à cet instant, je ne savais plus réellement en quoi je croyais, je ne savais pas si je pouvais faire confiance à jeff ou non, mon coeur me faisait mal je m'en voulais.

J'en avais marre de me faire trimballée et de suivre sans rien dire ce n'était pas dans mon caractère, j'avais l'impression d'être un vulgaire petit toutou, je détestais ça. Alors que Jeff me posa un choix, je n'hésitais pas une seule seconde, je choisis le seul coin où je me sentais réellement bien, en sécurité. Le bureau de Dante était craint de tous, mais ça ne m'inquiétait pas du tout, malgré les disputes qui avait eu lieu dans cette pièce, c'était l'un des rares coin ou je pouvais être honnête avec Mathieu, profité réellement de lui. Je n'avais pas mis les pieds dans ce bureau depuis la disparition de mon frère, mais j'espérais toujours y trouver une réponse. Le choix que me donna Jeff fut simple, je détestais l'infirmerie, les médecins m'effrayait, et je ne pensais pas une seule seconde, qu'il s'agissait d'un endroit sûr, particulièrement depuis les derniers événements.

"Le bureau de Dante."

Pas la peine d'ajouter quoi que se soit, je savais qu'il y aurait de quoi se défendre dans ce bureau, et sans doute des informations. Et puis simplement c'était le seul endroit où je me sentirais bien à cet instant.

"Mais dis moi tu trouve pas ça bizarre de se donner tant de mal pour si peu de résultat pour le moment? Il pouvait agir bien avant, surtout si tu m'attendais depuis un moment."

_________________

∞ we were infinite.
we accept the love we think we deserve
Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean François Cosey
Militaire
avatar

Messages : 223
Date d'inscription : 20/01/2011

Dossier du personnel
Equipe: SG3
Grade / Niveau: Sergent / 115
Age du personnage: 34 ans

MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    Lun 14 Nov - 21:35

Le jumeau était dubitatif, pas sûr que sa tête lui ait permis de se quitter la base pépère, tous savaient bien qu'officiellement il n'était pas Dante et ressemblance ou pas il se doutait de ce qu'il lui arriverait s'il tentait de faire le con. Le gnouf et en quatrième vitesse. Ce serait infiniment plus drôle quand Mathieu serait de retour. Enfin, s'il revenait un jour... Entre les russes, Hégémonies et sans doute d'autres intervenants, la fête était folle.

Pour éviter les mauvaises surprises, Jeff fit découvrir à Rakel les joies des passages "secrets" du SGC. Passer dans les couloirs et ascenseurs avec leur belle au bois dormant était tout simplement hors de question, d'autant plus que ce poids mort avait décidé de ne pas se réveiller...
Après moults détours, ils finirent par arriver devant la porte du bureau de Virgile Dante. Etrangement, il sembla à Rakel que Jean François hésitait à entrer. Finalement il donna le passe à la jeune femme sous prétexte de devoir s'occuper de Féral.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Profitons de l'instant présent    

Revenir en haut Aller en bas
 

Profitons de l'instant présent

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

+
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Porte des étoiles :: SGC :: Niveau 2-
Sauter vers: