La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 Mission 89: L'Enfer de Dante

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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Mer 28 Mar - 16:30

petit oubli de ma part. Pour vous mettre dans l'ambiance Surprised
http://www.youtube.com/watch?v=Agag8RGLkqo&feature=related.
Et ration de MP pour les gens (ne postez pas avant de les avoir eu.)



Like a Star @ heaven HRP Like a Star @ heaven
concernant les prisonniers il y a en plus de celui bonus de Rayce:
* un homme de type hindou d'une quarantaine d'année. Regard éteint posé sur ses chaussures. Pas spécialement de chose notable à dire sur lui.
* une vieille femme hindoue également complètement anéantie sur le plan psychologique de ce que l'on peut voir. Elle pleure et semble porter des traces de sévices physiques.
* un homme à qui l'on aurait du mal à donner un âge. Très mat de peau sans être noir, il n'a pas de type physique marqué. Il arbore de longs cheveux décolorés par une longue exposition au soleil et sans doute à l'air marin et sa tignasse en dreadlocks naturelles.
* un homme blanc au crâne rasé et tatoué de symboles égyptiens évocant un personnage d'une caste importante sans pour autant la mentionner. Accroupi et avachi dans un coin il ne semble pas avoir le moral au beau fixe.

tous sont revêtus d'une combinaison en coton orange comme on en file aux prisonniers et ont des petits chaussons également orange bien que tous ne les portent pas.
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Faith Yokas
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Ven 30 Mar - 4:33

Donovan divulguait les precieuses informations mais Faith avait du mal a lui faire confiance.Son accent disait de lui qu'il etait britannique.Et en plus d'etre un bourrin de premiere il semblait malin.L'attitude de leur chef l'avait peut etre amene a montrer l'image qu'on attendait de lui.Un truc un peu bourru pour plaire au chef en montrant exactement ce qui la conforterait dans son idee.Et cela ne manqua par Rakel faisait confiance a ce dernier.Ce qui etait loin d'etre le cas de Faith qui avait déjà une confiance assez limite en Xia.Alors que dire d'un mec comme donovan.Est ce qu'il faisait semblant de jouer au dur ou est ce qu'il etait un enfoire ne se souciant pas des consequences de ses actes.Car ses actes sauveraient peut etre sa chere cathy mais ils avaient des consequences.Sa loyaute etait trop vacillante et un rien pouvait le faire changer d'avis.Mais Rakel considerait comme acquise les faveurs du soldat.Ils auraient peut etre a s'en mordre les doigts et jusqu'a l'os.Rakel voulait qu'ils evitent les contacts radio ce qui convenait parfaitement a Faith qui commencait a avoir beaucoup de mal avec les facons de faire de la jeune femme.Elle acquiessa simplement quand rakel donna ses instructions.Puis elle fit signe d'avancer et elle attendit d'etre hors de portee de voix de donovan pour donner ses instructions a son groupe.

"Jason passait votre zat a Jenny.Silence votre pistolet vous prendrez la tete de colone suivi par isaak puis moi et jenny.Cyril en securite arriere.Si on tombe sur un mec a un coin de couloir on prends pas de risques.Cette operation commando n'a pour but de faire des prisonniers.En avant messieurs dame c'est le leve de rideau ne faisons pas attendre notre public adore.

Fait avait rappele aux militaires qui constituaient son equipe que l'objectifs de la mission etait de detruire hegemonie et que leur science de la mort allait etre mise a contribution.Un instant que tous attendaient même si ils ne l'auraient jamais avoue.La petite note d'humour avait pour vocation de detendre une atmosphere et des esprits qui avaient ete mis a rude epreuves jusqu'a maintenant.Le moral des troupes jouaient pour beaucoup dans le concentration.

La progression dans l'escalier fut lente mais silencieuse.Il ne faisait aucun doute qu'on les avaient pas entendu.Mais pendant la progression Faith avait digere les informations transmises par donovan.Et ce qu'elle voyait se recoupait avec ce qui leur avait dit.Un bon point pour lui mais cela ne faisiat toujours pas de lui un allie infaillible.Le vaisseau cargo qui avait amene donovan devait également etre securise et elle se promettait de faire une visite de courtoisie aux deux pilotes.Il s'agissait la du moyen de fuite le plus pratique dont hegemonie disposait pour quitter cette planete.Il s'agissait surtout du seul mais si ces derniers ne le savaient.Et puis quelle joli cadeau a ramener au general.Un vaisseau capable de faire des voyages spatiaux.Encore un.Cela fairait son deuxieme.Cela amenerait peut etre ce dernier a reconsiderait son statut au sein du programme.

La lumiere blanche et apaisante, la structure rappelant le SGC, le silence de mort.Tout cela etait tres troublant.Alors avec la tension et l'adrenaline la situation etait presque ireelle.Mais des voix lui rappelerent qu'elle etait bien dans la realite.Ces voix etaient celle de personnes travaillant pour hegemonie.En se rapprochant elle comprit que ces derniers etaient entrain de jouer au poker.La seule chose qui les separaient ete une porte a double battant.Comme si elle avait ca tout sa vie faith distribua les taches.Elle avait déjà envisage la possibilitee de cette configuration.Par signe elle designa Jason et Jenny pour rentrer avec elle en premier.Jason au centre Faith a sa gauche Jenny a droite epaule dans epaule.Cyril lui rentrerait par la droite et se decalerait de maniere a ouvrir son angle de de tir, Isaak fairait la même chose par la gauche.Le but etant de concentrer le maximum de puissance de feu sur l'endroit d'ou venait les voix.Faith commenca a faire le decompte en commenca a 5.A chaque fois que l'un de ses doigts s'abbattaient elle sentait la tension montait d'un cran.Un doigt après l'autre une irrepresible envie de tuer et d'etriper chaque personne vivant derrière cette porte se faisait plus forte.Une fois arrivee a zero Faith s'engoufra dans la porte chercha aussitôt une cilbe et tira.
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Deimos
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Ven 30 Mar - 20:35

NIVEAU DEUX
http://www.youtube.com/watch?v=M1_4f17QBlA&feature=related

Les personnes dans la pièce ne s'attendaient pas à voir débarquer un commando et se retrouvèrent dans la situation parfaitement décrite par l'expression anglo-saxonne "sitting duck". Un grand noir était en train de distribuer les cartes en rigolant de la blague faite une seconde auparavant par le rouquin qui était dos à la porte et entama l'ébauche d'une rotation d'épaule pour voir qui arrivait de la sorte, une brune aux cheveux longs avait une canette de soda aux lèvres qu'elle lâcha en voyant le groupe d'assaut débouler arme à la main. Les coups de feu assourdis semèrent la mort à un détail près... Yarmola était à terre avec un couteau planté dans le cou. Sa main étreignait une blessure qui saignait abondamment. Sur la droite il y avait un homme au gabarit plutôt fluet qui s'était levé du canapé et avait réagi plus vite que Jenny, se servant de son petit couteau à lame repliable pour poinçonner un des membres de l'équipe avant de tenter de se jeter sur l'archéologue. Geste interrompu par une cravate de l'auxiliaire sanitaire qui logea une balle entre les yeux de son adversaire une fois celui ci mis à terre par le coup de boutoir de Cyril.

Les gars d'Hégémonie n'étaient pas des touristes et ils venaient de le prouver. Il n'y avait qu'un militaire dans la pièce à en juger par la tenue, lui seul avait un pantalon de treillis camo urbain avec un débardeur bleu marine, les autres portaient des vêtements civils. A part les gargouillis du soldat qui crachait du sang autant par la bouche que par la plaie, il n'y avait plus un son.
Demaison s'étaient immédiatement penché sur son camarade pour vérifier l'étendue des dégâts et avait eu une expression qui se passait de commentaire quand bien même il rassurait le blessé quand à la gravité de la situation et de la blessure. Il demanda à Jenny de lui porter assistance.


"Il faut l'évacuer vers la base, et vite!"

Le ton n'était pas celui de la requête, mais de l'affirmation péremptoire du médic qui joue son rôle, et son regard noir indiquait qu'il n'entendait pas se voir opposer un refus. Il n'avait pas besoin de dire ce qui arriverait si le militaire n'était pas rapidement pris en charge chirurgicalement.
L'archéologue elle était juste pétrifiée par ce qui venait de se passer. Elle n'avait juste eu le temps de voir une silhouette bouger devant elle, instinctivement quand quelque chose avait volé dans sa direction, elle s'était écartée... et Yarmola s'était retrouvé sur la trajectoire de l'arme. Si Demaison n'était pas intervenu, sans aucun doute serait elle aussi allongée au sol, victime du mercenaire d'Hégémonie.



NIVEAU TROIS - Salle d'interrogatoire
http://www.youtube.com/watch?v=vr0NBPRMe2E&feature=related

Les deux époux s'avancèrent furtivement dans le couloir et se glissèrent sur un signe de Jeff, Rakel passa devant pour ouvrir la porte, entrant dans une antichambre dans laquelle on trouvait des blouses, masques, chaussons, bonnets et gants de protections comme on pouvait s'y attendre dans un bloc opératoire... très étrange. Les cris de souffrance plus nets les ramenèrent à la réalité. Le commando retira son bandana et inspira un bon coup avant de suivre sa femme. Pour la première fois il montrait des signes de nervosité ce qui pouvait être normal vu la situation. Il allait libérer son frère jamais vu, ce dernier était soumis à la torture, ils n'auraient pas droit à l'erreur.
Dans la pièce attenante qui ressemblait plus à un laboratoire qu'à une salle de torture tant les instruments scientifiques étaient nombreux, se trouvait deux hommes. Celui qui attirait l'attention était un gaillard bodybuildé qui faisait passer Jean François pourtant pas malingre et petit pour un gringalet, sans doute un adepte de la fonte à tout va. Cicatrices sur les bras cotoyant des tatouages, certains d'origine militaires, comme les cicatrices sans doute. Cicatrices sur le visage, brosse très courte mais ne cachant pas les temps grisonnantes, tout en lui transpirait la dangerosité et la malice. L'autre était de toute évidence un rat de laboratoire. Sa tenue, son gabarit et sa façon d'agir démentaient toute virilité ou entraînement militaire. La trentaine ou la quarantaine car il faisait vieux jeune, il ne portait pour toute protection qu'un bonnet et un tablier blanc ainsi que des gants. Il était occupé à jouer avec un appareil électronique dont une multitude de petits fils partaient et... se finissaient par des aiguilles plantées un peu partout à travers le corps de Mathieu.


Il était là, accroché à une croix de Saint André, nu, seulement habillé d'une kyrielle d'aiguilles d'acupuncture reliées à la machine du gars en blouse blanche. Tous les muscles de son corps étaient bandés à s'en déchirer et son visage était marqué par la souffrance. Il luttait dans un combat perdu d'avance pour résister à la douleur. Son corps ruisselait de sueur sous l'effort qu'il produisait pour tenir tête à ses bourreaux.
Sans doute de crainte que Rakel agisse sans réfléchir et ne commette une boulette, son mari, lui posa une main sur l'épaule gauche, une prise ferme pour l'enjoindre à rester calme. Qui sait ce qui se produirait s'ils tiraient sur le scientifique en train de bidouiller ce qui était de toute évidence un instrument de torture? Ils pourraient tuer Mathieu alors qu'ils faisaient tout cela pour le libérer...

"Vous en avez mis du temps!"


La voix du mercenaire couturé claqua comme un coup de fouet. Le scientifique sursauta et cela entraîna un cri chez Mathieu. Pas de doute, le petit fumier tenait la vie de l'agent du BSPC au bout de la molette de réglage de son appareil infernal.
tournant la tête vers eux, ils purent constater que le gaillard avait vraiment une tête à faire pisser dans leur froc les gens normalement constitués. entre son regard aux lueurs sadiques, son rictus mauvais et les quelques cicatrices qui n'arrangeaient pas un visage déjà laid... Brrrr.


"Les huiles ont failli attendre. Ca fait deux mois au moins que tout devrait être réglé! Mais qu'est ce que tu foutais bon sang?!"

Mais de quoi parlait il? son regard allait de la chef d'équipe à son second juste derrière elle, la main toujours posée sur son épaule comme un garde fou pour la garder sous contrôle.
Mathieu tourna lui aussi la tête vers Rakel et elle put voir dans son regard toute la détresse du monde. Il força sur les attaches en trinium, pathétique tentative qui ne lui valu qu'un sursaut de douleur.


"Derri...rrraaaaaaaaahhhh!"

Rakel comprit la raison du regard de son grand frère quand elle sentit le froid glacial de l'acier sur son cou. La détresse n'était pas due à sa situation à lui, mais parce qu'il avait vue sa sœur adorer tomber dans un traquenard dont il était l'appât.

"Lâche ton arme, doucement. Je ne veux pas te faire de mal, mais je le ferai sans hésiter si c'est nécessaire. Tu sais que nous avons un sarcophage alors évite de mourir sous les yeux de ton cher frère, il ne s'en remettrait pas. Et dépêche toi, sinon le voltage saura te persuader. Ne résiste pas Rakel, ça n'en vaut pas la peine..."

La voix de Mathieu, la voix froide et calme, celle du tueur. Jean François était derrière elle, la serrant de prêt pour entraver tout geste de défense... Pour qu'elle active justement, le scientifique renvoya une décharge au travers du réseau d'aiguilles, le prisonnier s'arc-boutant sur la croix qui grinça tant l'ex commando se débattait.
En un instant, toute l'opération et le monde de Rakel venait de basculer dans le cauchemar. Elle venait d'échouer dans sa tentative de libération de son frère, son mari était un traitre à la solde d'Hégémonie...
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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Ven 30 Mar - 22:00

Mon coeur était serré, je me sentais mal, il ne faut jamais d’implication personnelle dans les missions, et c'était bien pour cette raison, que je ne voulais jamais m'impliquer, après tout j'avais déjà vu avec Matt le résultat. Ca ne marchait jamais, particulièrement avec moi. Ma main était crispée sur mon 9mm, j'avais envie de vengeance, j'avais des comptes à régler avec Hégémonie, ça faisait des années qu'ils me pourrissaient la vie, et je refusais de les laisser gagner. L'environnement commençait réellement à me faire flipper, j'avais l'impression d'entrer dans un bloc opératoire et tout ceci devenait de plus en plus étrange. Je me demandais ce que subissait Mathieu, et on ne pouvait pas dire que cette pensée était du genre à me détendre bien au contraire. A chacun de ses cris, un frisson me parcourait l'échine, et ma mâchoire se serrait de colère. Je me faufilais toujours à pas de loup, jusqu'à une salle où se trouvait deux hommes, une montagne de muscle, et une fouine, les muscles et le cerveau. Au final, ça n'avait pas grand importance, une balle dans la tête pour le costaud sans cervelle, et il ne me resterait plus qu'à impressionner le scientifique et lui promettre mont et merveille, ou juste la vie sauve, pour qu'il libère Mathieu.

Voir Mathieu attachée sur cette croix, des aiguilles plantés dans le corps me fit frissonner, je sentais les larmes me monter aux yeux, malgré tous mes entrainements j'avais un mal fou à résister à ce genre de chose. Il y avait peu de personne à qui je tenais sur cette planète, imaginer perdre l'un d'entre eux était la pire des tortures. A vrai dire heureusement pour eux que Mathieu était toujours vivant, sinon j'aurais sans doute commencé le massacre dans cette base. Qu'importe les règles, seul la vengeance comptait dans ce genre de situation. Une tueuse froide sans le moindre état d'âme. Sentir la main de Jeff se poser sur mon épaule m'agaçait, pour qui me prenait-il? Une gamine incapable de me contrôler ? Non je savais me contrôler même si c'était difficile pour moi. Je fis un gros effort pour ne pas l'envoyer chier. Mon 9mm devant moi, je m'approchais à pas de loup, jusqu'à ce qu'une voix claque dans l'air. Il me fallut plusieurs secondes pour comprendre qu'il s'agissait de cet homme bodybuildé qui servait de garde du corps au scientifique. La seconde qui suivit, je compris pourquoi tout ceci avait été si facile, cette base sans la moindre défense, des personnes qui coopéraient sans trop de difficulté, tout ceci était une mascarade, un piège, et nous étions tombé dedans les yeux fermés. Et dire qu'on m'avait reproché d'être trop méfiante, voir paranoïaque, Jeff le premier, que jamais je ne pourrais vivre ainsi. Une larme se mit à couler le long de ma joue alors que je tenais toujours en joue musclore. Ma main ne tremblait pas, mais j'avais compris que j'avais perdu, et la douleur de Mathieu ne faisait que rendre les choses plus durs encore.

Si ma main visait toujours le colosse, mon regard c'était plongé dans celui de Mathieu, exprimant sans doute autant de détresse que le sien, j'avais compris que j'avais échoué, que je ne le sauverais pas de cet endroit maudit. Sa voix me tira un frisson alors que la poigne de Jeff sur mon épaule commençait à être pesante. Ce n'était pas à moi que cet homme s'adressait et derrière moi il ne pouvait y avoir qu'une seule autre personne étant donné que le reste de l'équipe protégeait nos arrières. Se fut presque sans surprise que je sentis l'acier froid sur ma peau, mais à vrai dire c'était presque le moindre de mes soucis au vu de la douleur que provoquait mon coeur à chacun de ses battements.

Cette voix raisonnait dans ma tête, celle que je connaissais tant, la voix de Mathieu calme, froide celle du tueur. Mon regard toujours fixé sur Mathieu, je retenais mes larmes, c'était douloureux mais je ne voulais pas faire ce plaisir à ce traitre. Mâchoire serrée, je n’obtempérais pas pour autant, du moins jusqu'à ce qu'une nouvelle décharge ne secoue le corps de Mathieu. L'instant suivant, l'arme touchait le sol avec une certaine violence, je l'avais laissé tombé sans la moindre précaution, canon pointé vers le sol. Je ne cherchais même pas à me débattre alors que Jeff m'entravait. Mon regard était fixé droit devant moi, prenant de profonde respiration rapide, celle d'un prédateur prit au piège. Je ne pouvais pas laisser le reste de l'équipe tomber dans le même piège que moi. Après une profonde respiration je me mis à crier de la voix la plus forte que je pouvais laissant l'émotion transparaitre dans ma voix et essayant en vint de me débattre.


"SALE TRAITRE."

Avant que le scientifique n'ai fais le moindre geste je baissais le regard, cessant de bouger, m'excusant même pour laisser croire que tout ceci était le coup de l'émotion. Je priais pour que le reste de l'équipe ai entendu, ils feraient le lien, ils avaient des décisions à prendre. Puis doucement, n'oubliant pas qu'ils tenaient la vie de Mathieu entre leurs mains, je basculais doucement ma tête en arrière, contre le torse de Jeff.

"C'est honorable de ne pas vouloir me faire de mal, tu es un amour."

Ma voix sonnait faux, comme si je n'avais pas la moindre trace de rancoeur, comme si mon amour était bien plus fort que ça. Mais la Rakel était de nature rancunière, et rapidement mon ton devint froid, celui de la tueuse que je savais être. Une voix monotone, parfaitement insensible, je parlais de son meurtre comme si je ne le connaissais ni d'Eve ni d'Adam, comme si il était un ennemi comme un autre.

"Parce que donne moi la moindre petite occasion, et je te saigne. Tourne moi le dos et se sera la dernière chose que tu feras. Je me demande même si ce n'est pas la seule chose que je vais demander à tes boss pour faire leurs 4 volontés, avoir l'occasion de me rouler dans ton sang après t'avoir égorgé de mes propres mains sale traitre."

Mon discours était remplit de haine, preuve qu'entre amour et haine il n'y avait qu'un pas que je m'étais empressée de franchir. Me redressant rapidement, essayant d'avoir le moins de contact possible avec Jeff, je plongeais mon regard dans celui de la brute.

"Qu'est ce que vous attendez de moi?"

_________________

∞ we were infinite.
we accept the love we think we deserve
Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
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Rayce & Kashan
Tok'ra
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Sam 31 Mar - 4:32

Pendant ce temps, dans le couloir d'à coté, avec zoé...



Le couple en mettait du temps.
Non pas que les deux militaires traînaient, le timing étant encore beaucoup trop serré pour laisser suspecter un instant de ce qui se tramait à coté. C'est juste que la nervosité, lié à un zest d'impatience, lui aurait fait faire les cents pas si elle n'avait pas cette porte à surveiller.
Mais tout de même, à la mine qu'affichait la leader, il aurait du y avoir au moins un coup de feu, ou même des cris d'intimidations ordonnant de se rendre. Au lieu de cela, c'était le calme plat, le silence. Et si Rayce n'était pas doué d'un sixième sens, elle commençait à s'inquiéter de cette tranquillité soudaine.
Être espionne, lors d'une infiltration, est une guerre d'apparence qui pèse énormément sur les nerfs. Les agents doivent évoluer sous leur fausse image en étant contraint d'occulter tous les doutes et le questionnement. Les « et si... » sont à proscrire pour la seule et bonne raison qu'ils servent davantage d’embûches personnelles que d'une qualité. Seulement, à l'opposé, une trop grande légèreté se transcende en inconscience. Il faut savoir vivre sur la frontière de ces deux aspects, jauger chacun d'eux pour avoir une meilleure approche de son environnement.
Or, à ce moment précis, la Tok'ra pensa que la leader et son compagnon aurait la situation bien en main, qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.

Au même instant, une sensation très particulière l’assaillit.
La jeune femme l'avait ressenti au début de manière très brève et trop faible pour s'en soucier. Mais là, l'émotion se réaffirmait, cette impression très spéciale que seuls les Goa'ulds et les Tok'ras possèdent. Rayce en était maintenant certaine : l'un des prisonniers portait un symbiote.
Kashan, bien plus sensible, l'aida à localiser l'individu. C'était un homme, vêtu d'une tenue orange comme les autres, dont la cellule se trouvait prés de la porte. Sa façon d'être prostré dans un coin de la pièce l'interpella. Le captif n'avait pas l'air d'avoir souffert d'une torture quelconque et pourtant il donnait l'impression d'être sur le point de craquer.
Rayce fît exactement la même chose que pour l'esclave : elle posa sa main sur la vitre.

Là, le prisonnier leva dans sa direction un regard étincelant, confirmant les soupçons qu'elle avait eu. D'ailleurs, Rayce sursauta lorsque celui-ci s'attaqua à la vitre en hurlant, écrasant ses poings sans qu'il n'y ait le moindre bruit. Pas même une vibration.
Le pauvre semblait perdu, sur le point de paniquer. Il avait probablement dû sentir la présence de Kashan comme elle l'avait fait précédemment.
Intriguée, elle croisa son regard et le détailla longuement. Lui ne pouvait pas la voir, c'était évident. Qu'essayait-il donc de lui dire ? Était-ce un avertissement ? Ou exigeait-il sa libération ?
Après plusieurs tentatives infructueuses, l'homme renonça et rejoignit sa place.

Rayce commençait à s'inquiéter sérieusement.
Elle ne connaissait aucun Goa'ulds ni Jaffa capable de se comporter ainsi. Ce genre de personnes, derrière les barreaux, affichaient généralement leurs image de supériorité, comme une protection contre les sentiments de peur qu'ils se privaient. On leur trouvait tous les défauts, toutes les réactions, mais pas celle-là. Sauf, peut-être, si c'était un Tok'ra. Un frère qui aurait espérer, en sentant sa présence, que ce soit l'un des siens qui serait derrière le miroir.


- Quelque chose ne va pas ! Murmura Rayce.

Elle pointa son Zat sur le panneau de commande à coté mais ne tira pas. Elle était interdite, partagée entre les conséquences de ce geste. Elle n'avait aucune preuve, que des soupçons. D'ailleurs, est-ce que ce tir n'alerterait pas le personnel de la base ? Détruire le panneau de commande ne scellerait-il pas la cellule au lieu de l'ouvrir ?

Les dents serrées, la jeune femme lâcha un soupir d’exaspération avant de baisser son bras.
Il y avait trop de risques. Beaucoup trop.
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Sam 31 Mar - 23:37

Tout s'accéléra pour les coéquipiers. Maintenant qu'ils étaient parvenus à entrer dans la base, il fallait qu'ils se fassent le plus discrets possible et surtout, qu'ils éliminent un max d'ennemis pour ne pas se faire repérer.

Pour plus d'efficacité, tout le monde fut séparé en deux groupes. Jenny se retrouva avec son équipe et Faith qui prit rapidement le contrôle de la situation. L'archéologue remarqua assez vite qu'elle semblait être plutôt à l'aise dans ce rôle là. Elle donna ses directives et fit signe à Jason de filer son zat à la jeune femme. Celle-ci le prit sans un mot et sans même un regard pour le militaire. Depuis l'humiliation qu'il lui avait faite subir lors de la soirée d'halloween, la jeune femme l'évitait au maximum. Malheureusement, en mission, elle n'avait pas d'autres choix que de faire équipe avec lui et même si ça ne lui plaisait pas plus que ça, elle faisait avec et surtout, elle faisait son boulot.

Ils se mirent en position pour rentrer dans la pièce d'où parvenaient pas mal de bruits. Lorsqu'ils furent tous en place, Faith fit signe à tout le monde d'entrer en action, ce qu'ils firent. Concentrée, Jenny entra dans la pièce et visa sur tout ce qui pouvait bouger en face d'eux. A l'évidence, les hommes d'Hégémonie ne s'attendaient pas à voir débarquer un commando d'élite dans la piéce. Malheureusement pour les hommes du sgc, même si ils avaient l'avantage de la surprise, ils furent rapidement pris à revers et les choses tournèrent mal, très mal.

Paniquée, Jenny vit Isaak s'écrouler sur le sol. Elle tenta de réagir et de tirer sur l'homme qui se précipiter vers elle mais elle fut beaucoup moins rapide que lui. Heureusement, Cyril lui tira une balle en pleine tête.

Debout, perturbée par tout ça, Jenny n'entendit pas de suite l'ordre de Cyril lui demandant de venir lui filer un coup de main avec Yarmola. Rapidement, elle réprima les hauts le coeur qui l'assaillaient à la vue du sang et se précipita vers Cyril, le regardant, le suppliant presque de lui dire ce qu'elle devait faire.

Oui il fallait partir de là, la vie d'Isaak en dépendait même si pour la jeune femme, il était dans un état plus que déplorable.
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Deimos
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Lun 2 Avr - 15:12

NIVEAU TROIS - zone de détention
Dans le couloir de la zone de détention, la tok'ra était torturée par le besoin de impérieux de sauver ce qui lui apparaissait comme un semblable, seulement comment faire? Agir de façon hasardeuse pouvait conduire à une catastrophe, mais ne pas agir... Que faire?
Zoé posa une main amicale sur l'épaule de la jeune femme. Elle avait bien remarqué le trouble de sa compagne de guet et lui proposa.


"Je pourrai tester la solidité de la vitre. Tirer quelques balles dedans et ensuite vous pourriez user de votre force supérieure pour la briser. Qu'en pensez vous? Même si c'est du verre renforcé, en l'endommageant suffisamment avec des balles vous pourriez passer au travers. Je ne m'y connais pas assez pour penser à démonter le boîtier pour le trafiquer. Qu'en dites vous? Cela nous permettrait de libérer ces prisonniers. Vous connaissez celui là on dirait."

Elle avait sorti son pistolet et y fixait son silencieux dessus car il est une chose d’universellement vraie, le silence est d'or. Elle attendait une réponse de sa coéquipière montrant par la même occasion que tous les membres du SGC n'avaient pas forcément d'a priori négatif à l’égard de ses semblables.



NIVEAU TROIS - Salle d'interrogatoire
"Tiens toi tranquille et il ne lui arrivera rien de fâcheux."

Après cette nouvelle précision insistant bien sur le fait que la santé de son frère dépendait de sa coopération, Jean François, si cela avait jamais été son nom installa Rakel sur une chaise que le mercenaire au regard sadique venait de placer à côté. Le présumé commando de marine entreprit alors d'entraver sa captive de femme avec des sangles de contentions au niveau des poignets et des chevilles. Elle put remarquer qu'il était sur le qui-vive, sachant très bien que sa prisonnière était non seulement dangereuse, mais également profondément blessée par la trahison qu'elle ressentait et la douleur provoquée par l'échec de sa tentative de sauvetage. Elle avait toutes les raison d'avoir un comportement imprévisible et il faisait donc en sorte de ne lui offrir aucune ouverture.
Une fois qu'il considéra qu'elle était suffisamment bien neutralisée, il détacha la sangle de son P90, le holster de son pistolet ainsi que la gaine avec son couteau et prenant un casier, vida les poches de son gilet tactique.
Quand l'autre s'approcha, et fit mine de vouloir vérifier si elle était bien soulagée de tout son équipement, le transfuge attrapa vivement le bras de son coéquipier alors que la main se tendait vers la poitrine de Rakel et la repoussa vertement. Le regard qu'il lui lança était aussi amical que celui que vous lance un félin quand vous entrez dans son repaire sans invitation.


"C'est bon. J'ai pas souvenir qu'elle cache quelque chose dans son soutif... Va plutôt chercher les électrodes au lieu de jouer les inspecteurs des travaux finis, on a pas toute la journée et il va falloir s'occuper des autres. On a une médic et une tok'ra juste dehors, deux déserteurs dans le garage..."

"Laisse moi deviner. Flannigan et Wong? Elle a réussi à le mener par la queue finalement... Je crois qu'on va bien rigoler quand on v..."

"Je disais donc!"


Il coupa la parole à l'autre avec la même politesse qu'on avait pris pour la lui couper d'abord.

"Deux déserteurs dans le garage et oui, ce sont Flannigan et Wong, enfin, je pense que c'est Flannigan. Je connais que son prénom, Donovan."

Le mercenaire opina du chef pour confirmer l'identité.

"Et pour finir quatre clampins au second. Deux militaires, une archéo avec formation militaire et une archéo civile. Pas de quoi fouetter un chat une fois que le système de sécurité sera activé. Au fait, Kurwanec, Dewald t'a dit quand j'aurai mon injection de nanites? J'en ai ma claque de voir cette tronche dans la glace le matin."

Le chef des mercenaires d'Hégémonie dans cette base fit non de la tête et il donnait l'impression de s'en contrefoutre royalement ce qu'il prouva en changeant totalement de sujet, alors qu'il allait chercher les dites électrodes qu'il fourra dans les mains du technicien qui s'avança alors vers Rakel. Jeff posté derrière elle, lui mit la main droite sous le menton pour lui immobiliser la tête pendant que la crevette lui fixait un casque dont elle sentit les petites électrodes métalliques se presser sur son cuir chevelu. Puis il il posa d'autres électrodes sur la poitrine, elle sentit les aiguilles lui percer la peau ça et là quand on lui posa ce qui était un moyen de torture et de monitoring. Chose assez surréaliste le tech s'était démené pour ne pas lui retirer son T-shirt se compliquant drôlement la tâche ce qui avait pour résultat de tirer des soupirs atterrés à Kurwanec sans autant parce qu'il ne pouvait pas se rincer l'oeil que parce que le comportement de son subordonné le désolait.
Quand enfin tout fut prêt - relativement rapidement en fait - La crevette qui s'appelait Martin repartit à son pupitre et après avoir terminé la connexion, il fit savoir qu'il était paré pour les opérations. Kurwanec sourit alors de toutes ses dents et se planta devant Mathieu.

"Bon, la règle est simple. Je pose une question, tu réponds. Je suis satisfait, la petite souris va bien. Je suis pas satisfait, la petite souris déguste. Je suis vraiment pas content, j'emmène la petite souris dans la pièce à côté pour lui montrer ce que c'est un homme et tu pourras regarder grâce à la caméra. Tu vois, c'est simple. Même une tête de bois comme toi doit comprendre hein?"

A voir le regard brûlant de haine du captif, pas de doute, il comprenait. Pour autant, l'agent du BSPC ne pipa mot.

"Biiien. Brave garçon. Question un, Virgile Dante c'est un joli nom, mais le vrai?"

Pas de réaction de Virgile et obéissant à un léger geste de la main, le technicien offrit à Rakel une nouvelle conception du mot souffrance. Les pulsation électriques faisaient passer le zat' pour un simple jouet d'enfant. La douleur partait du bout des doigts, remontait le long des bras et explosait littéralement à la base du crâne avant d'irradier dans toute la tête. Quand bien même elle tenta de résister, elle comprit pourquoi son grand frère hurlait à la mort à chaque fois qu'on lui balançait une décharge.
Après une éternité de quelques secondes, on lui fit grâce et la douleur cessa.


"Emalet d'Anjou Mathieu."


La voix était claire mais le ton n'était plus celui de l'agent de renseignement implacable, c'était le frère accablé de ce que l'on faisait à sa soeur par sa faute. Ils avaient visé juste. Mathieu avait un seul défaut de cuirasse et ils s'y étaient infiltrés pour le faire plier. Il regarda Rakel et elle put y lire une tristesse infinie. Il était désolé de l’avoir entraînée là dedans et cela se voyait.
Leur bourreau en éclata d'un rire mesquin et poursuivit l'interrogatoire.


"Question deux, tu as un accès réservé aux données stratégiques concernant le programme Porte des Etoiles, notamment le code maître du système informatique. Nous savons qu'il n'a pas été changé pour je sais plus quelle raison et nous le voulons, tout simplement. Alors, avant que tu ne dises une connerie je te préviens, on a cloné le système de codage donc je saurai très vite si tu mens... Et tu sais ce qui se passeras si tu mens."

Ils comptaient bien presser Mathieu jusqu'à la dernière info et s'il avait besoin d'une piqure de rappel, ils n'hésiteraient pas.
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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Lun 2 Avr - 22:03

Le regard noir que j'offrais à Jeff était sans équivoque, qu'il m'en donne l'occasion, et je lui planterais un couteau dans le dos comme il me l'avait fait, la seule différence serait que moi, se serait au sens propre, et que j'en prendrais grand plaisir, n'hésitant pas à recommencer. Il ne fallait pas être un génie pour savoir ce qu'Hégémonie avait prévu de faire et je n'aimais pas ça. Je n'étais pas un vulgaire toutou qui se taisait et accepterait de faire les quatre volontés de ses ennemis. Non il était clair que je n'avais pas l'intention de les laisser faire mais le problème était qu'il se servait de mon talons d’Achille, le seul. Face à Mathieu, je ne pouvais que me rendre compte d'une seule chose, au final, je n'en avais rien à foutre que mon époux soit un traitre, la seule chose qui comptait c'était qu'il était là, en vie, même la torture, du moins la mienne n'avait pas d'importance. Je ne laisserais pas cette mission tourner au chaos, même si c'était déjà le cas en soit. Le regard de tueuse fixée sur le militaire, je cherchais la moindre faille et je n'hésiterais pas, mais malheureusement mon ennemi me connaissait suffisamment pour se méfier. Il m'attachait sur une chaise, et je ne pris même pas la peine de tester les sangles, ce n'était pas le moment, si elles étaient mal serré ils s'en rendraient compte de suite. Jeff enlevait mes armes et vidait mon gilet je ne pourrais compter sur aucune de mes armes, mais à vrai dire ce n'était même pas ça que je cherchais. Non ce qui me tentait c'était le couteau de Jeff, celui qu'il avait collé sous la gorge de Wong.

Je ne décollais pas mon regard de tueuse de Jeff, me fichant totalement du geste déplacé que son collègue allait s'apprêter à faire, qu'il le fasse, je lui ferais payer, ce n'était pas dans les moeurs de l'armée française mais la torture ne me gênerait pas la moindre seconde, lui couper ce qui lui faisait croire qu'il était un homme. Je regrettais d'avoir laissé ma radio à Donovan, j'aurais pu tenter de faire passer un message d'alerte au reste de l'équipe. Profitant de voir que Jeff et l'autre parlaient pour tester les sangles de ma chaise, discrètement. Au final je me félicitais d'avoir confié l'autre partie de l'équipe à Faith et non à Jeff, sinon je n'osais même pas imagine se qui se serait passé. Au final, je préférais que se soit moi la victime que le reste de l'équipe. Le scientifique commençait à placer les électrodes sur mon corps, se qui me tirait un grimace, je détestais particulièrement les aiguilles et les sentir s'enfoncer dans ma peau me tira un grimace, les Goa'ulds eux avaient la politesse de ne pas utiliser ce genre d'outils très désagréables.

Je quittais enfin Jeff du regard avant de le poser sur ce scientifique. Etrangement j'avais l'impression que tout le monde n'était pas volontaire dans ce genre de base, avec un peu de chance, se serait le cas de ce technicien, il faudrait jouer de toutes les cartes que nous avions devant nos yeux. Je me mis à grincer des dents lorsque l'on se mit à m'appeler la petite souris, à croire que tous les membres d'Hégémonie me prenaient pour une petite bête sans défense, je n'aimais pas que l'on me sous estime. Je me mis à fixer Mathieu, voyant son regard je ne pu m'empêcher d'intervenir, une provocation de plus, c'était dans mes habitudes.


"Vas y détache moi que tu apprennes ce que c'est de t'en prendre à quelqu'un qui sait se défendre. De toute façon tu sais ce qu'on dit, les mastoques ne sont pas gâté par la nature, et vu comment tu es en chien c'est bien que tu peux pas satisfaire une fille consentante."

J'affichais un sourire amusé, jouant à provoquer cette masse de muscle à vrai dire je n'attendais que ça qu'ils me détachent, une fois seule avec Kurwanec je pourrais peut être le maitriser, la force ne faisait pas tout. L'interrogatoire commençait, et étant donné que les regards étaient tournés vers Mathieu, j'en profitais pour une nouvelle fois tester les sangles, avec un peu plus de force. Se fut avec surprise que j'accueillis la douleur qui me saisit, ne pouvant retenir un cri de douleur. Je me demandais ce qui était le plus terrible, ça ou l'engin de torture goa'ulds. Mes muscles se contractaient à un point tel que j'avais l'impression qu'ils seraient douloureux jusqu'à la fin de mes jours. La seule chose qui me fit reprendre conscience et force, la voix de Mathieu, pas celle de Virgile Dante, mais bien celle de Mathieu, se qui me serra le coeur. Les mots sortir immédiatement de ma bouche, je refusais de le laisser devenir lui aussi un traitre, je ne voulais pas mettre en danger le SGC.

"Mathieu, tais toi."


Je m'attendais à recevoir une nouvelle décharge, mais qu'importe, j'étais bien décidée à ne pas être une victime face au contraire.

"Martin, c'était ça ton projet de vie? Etre aux ordres d'un mec plus con que toi à torturer les gens? Réfléchis, tu pourrais être un héros, et c'est plus excitant qu'une pauvre chose fragile et soumise Et sur Terre en plus, parce qu'ils ne te laisserons jamais retourner à la maison..."

Je me mis à me secouer sur ma chaise, tentant de la faire basculer, de me détacher, plus question de rester sage.

_________________

∞ we were infinite.
we accept the love we think we deserve
Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
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Faith Yokas
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Lun 2 Avr - 22:10

L'assaut de la salle de détente s'était passé pas tout à fait comme prévu.Certes ils l'avaient investi et il n'y avait plus de danger.La surprise avait été presque total.Les gens d'hégémonie s'étaient retrouvés sous le feu des hommes du SGC et sans surprise cela fut expéditifs.Ce qui fut une surprise fut la fin de l'affrontement.Faith n'avait pas eu le temps de s'occuper d'autre chose que de tirer à coup de zat sur le personnel de cette base.Et là alors que le calme était revenu après une tempête telment silencieuse qu'elle en était iréelle elle vit Isaak à terre la main sur sa gorge.Un para militaire à la solde d'hégémonie avait réagis comme l'éclair et avait lancé un petit couteau pliable en plein dans la gorge d'un Isaak qui était un militaire aguerris.Ou avait elle fait une erreur?En à peine deux secondes elle avait repassé toute les possibilités en revue.Non elle n'avait pas fait d'erreur.Elle avait choisi la solution la plus sur pour éviter qu'il y ait des bléssés ou des morts mais la guerre ne faisait pas de cadeau.Elle le savait mais il lui était difficile de l'admettre en ce moment même alors qu'une personne qui était sous sa responsabilité était entrain de se vider de son sang.

Cyril voulait évacuer Isaak vers la base du SGC.Plus facile à dire qu'à faire il devrait faire tout le trajet retour jusqu'à cette dernière en veillant à ne pas tomber sur des hommes d'hégémonie.Il pouvait tomber sur une équipe qui revenait de mission ou plus bêtement sur une équipe de scientifique qui travaillait sur le DHD.Sans parler qu'ils ne pourraient pas activer la porte des étoiles sans le cristal que Rayce avait récupéré.Elle se sentait tel un conquistador espagnol qui avait brûlé son avenir juste après avoir débarqué sur la terre promise.L'imminence de la mort d'Isaak ne la paralysait pas bien au contraire cela la stimulait.Son esprit n'en fonctionnait que plus vite et avec une efficacité accrue.Elle se détestait dans de tels moment elle prenait des décisions alors qu'elle aurait du être éffondré, parfois elle se demandait si elle n'aimait pas ce genre de situation.

"La porte est trop loin.Ils ont une infirmerie et un sarcophage.C'est notre meilleur option."


Faith ne savait pas encore en détails comment elle allait faire pour ramener le groupe en un seul morceau mais il y avait plusieurs choses de sur.Ils ne pouvaient pas rester ici, et ils n'auraient certainement pas le droit à plusieurs tentatives.Le contingent militaire de cette base était trop bien entrainé.Faith rangea son Zat pour se saisir de son pistolet qui était déjà silencé.Elle n'aimait pas cette idée de tuer de sang froid et de manière prémédité mais si il ne fallait laisser aucune chance aux soldats d'hégémonie.La moindre erreur était immédiatement sanctionné.Fort heureusement hégémonie avait eu la bonne idée de mettre des panneau indicateur à toute les intersections et il n'allait pas êter compliqué de trouvé l'infirmerie, elle avait vu un panneau l'indiquant quand ils étaient arrivés à cet étage.Il n'y avait plus qu'à s'y rendre et faire le nécessaire pour garder Isaak en vie jusqu'à une possible extraction.Mais déjà le groupe avait supprimer un militaire ce qui faisait qu'il en restait encore 7 militaire sans compter le fameux capitaine qui ne devait pas être un tendre.

"Jason en sécurité arrière.Jenny aidait Cyril à porter Issak.L'infirmerie n'est pas loin."


Elle ne savait pas exactement ou elle se trouvait mais il était certains qu'elle était moins loin que la porte.Il fallait espérer qu'hégémonie avait collé le fameux sarcophage à l'infirmerie pour lutter contre l'épidémie.Une nouvelle idée venait de germer dans l'esprit d'une Faith qui envisagé de plus en plus de possibilités réaliste ou pas pour reprendre cette base.Sans perdre plus de temps elle sortit de la salle de détente arme au poing se dirigeant vers l'infirmerie à l'aide des panneaux indicateurs.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Mar 3 Avr - 19:12

Pendant ce temps, avec Zoé...



Rayce ne parvenait pas à se décider.
A vrai dire, la situation était plutôt inédite. Les Goa'ulds emprisonnaient et empêchaient de parler par la mort ou la torture intensive. Leur vanité atteignait des sommets tels qu'ils ne prenaient pas la peine de parer leurs geôles de technologies annihilant le bruit. Hégémonie se montrait encore très innovatrice et ingénieuse. Il y avait vraiment de quoi s'inquiéter.
Tout ceci ressemblait fort, par effet symbolique, à des écrits que la Tok'ra avait eu l'occasion de lire sur la Tau'ri. Il s'agissait d'un groupement de militaire, lors de la seconde grande bataille de leurs monde, qui parvenait à faire beaucoup de choses avec très peu de moyens. Le nom de ce groupement, d'ailleurs, l'avait interpellé. « Les rats du désert » n'était pas un qualificatif particulièrement valorisant. Et pourtant, si ce qu'elle avait su lire se révélait exact, les guerriers avaient été reconnu par l'ingéniosité de leurs manœuvres et le nom s'était fait une place dans l'histoire.

Pendant un bref instant, la jeune femme mesura la menace que pouvait représenter Hégémonie pour toutes les planètes sans défense. Les Goa'ulds terrorisaient suffisamment les hommes pour qu'une autre organisation en rajoute. Ces prisonniers avaient du vivre un véritable cauchemars en ces lieux. Et même si la torture Goa'uld demeurait la plus destructrice dans tous les esprits, celle de ces Tau'ris renégats s'en rapprochait probablement. La lassitude de l'occupant saisissait Rayce au cœur dans la mesure où elle déduisait facilement que l'homme, qu'il fusse Tok'ra ou Goa'uld, avait du subir une pression extrême pour se trouver dans cet état. La jeune femme gardait en tête la priorité de la mission, bien que celle-ci ne soit pas vraiment en raccord avec les objectifs Tok'ra considéré comme secondaire, voir négligeable. Seulement, laisser là cet homme qu'elle pensait de plus en plus de son coté, lui était rapidement insoutenable. Il lui était arrivé, en quelques occasions, de rencontrer des agents Tok'ras emprisonnés lors de ses missions d'espionnage. Et toujours, la scène avait été si dure à supporter qu'elle s'était acharnée à apporter un maximum de soutien aux captifs. L'action, appuyé par les connaissances et l'expérience de Kashan, allaient de l'octroie de vivre à la libération.
Le plus difficile, malheureusement, restait la contrainte de les abandonner à la mort dans la simple optique de conserver la couverture. Les visages des quelques frères et sœurs qu'elle avait du laisser derrière elle étaient imprimés dans sa mémoire pour toujours. C'est ce qui l'obligeait à se rappeler qu'une simple erreur de sa part l'enverrait un jour occuper la même place, sans le moindre espoir que les secours ne lui permette de revenir chez elle et de retrouver ceux qu'elle aime.

C'est avec ce constat et en se mettant à la place du captif qu'elle considéra la libération de cette homme comme sa priorité. Les informations qu'il pouvait détenir sur la base, dans le cas où il serait bien un Tok'ra, lui permettrait également de s'assurer des éléments déjà en leurs possessions. C'était, en quelque sorte, une façon de vérifier et réactualiser ses connaissances sur cet endroit.
Aussi, lorsque son homologue Tau'ri se proposa d'attaquer le verre sécurisé à l'aide de son arme, Rayce hocha positivement de la tête tout en répondant :


- Votre sollicitude vous honore. Je vous remercie.

Réunissant ses forces, Kashan l'encourageant à se servir de son épaule, Rayce patienta les quelques tirs de la femme médecin puis s'élança vivement contre la vitre. Prise dans l'élan, elle sauta au dernier moment et alla chercher l'impact en s'y écrasant de tout son poids. Intérieurement, la jeune femme pria pour que la manœuvre soit un succès. Dans sa main, toujours, demeurait le zat qu'elle n'hésiterait pas à pointer sur le prisonnier si elle parvenait à entrer.
Si c'était le cas, Rayce formulerait un mot clé : un code que tous les Tok'ra connaissaient et qui leurs permettaient de se reconnaître sur le terrain.
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Deimos
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Mar 3 Avr - 21:31

NIVEAU DEUX
http://www.youtube.com/watch?v=UBLOvSb56Vc&feature=related

Demaison lâcha un juron quand on lui dit que la Porte était trop loin et qu'il faudrait se contenter de l'infirmerie. Pas de temps à perdre, il fallait déplacer Yarmola au plus vite qui saignait comme un mouton qu’on vient d'égorger. Par chance l'infirmerie n'était pas très loin et ils ne croisèrent personne en chemin. Une fois dans la place, l'auxiliaire sanitaire ne perdit pas de temps et commença à distribuer les ordres. Il lui fallait deux personnes pour veiller sur le blessé pendant qu'il récupérait le matériel nécessaire. Ne s'attendant pas à être discuté, il partit immédiatement à la chasse aux trésors pendant que Jenny, horrifiée, devait comprimer la blessure autour du couteau et veiller à ce qu'il ne se l'arrache pas dans un geste brusque, veiller aussi à ce qu'il ne s'étouffe pas avec son propre sang... Les gargouillis, les râles, c'était propre abominable pour qui n'avait pas l'habitude.
Après un long moment du moins selon l'impression qu'avait l'archéologue, Cyril revint avec du matériel médical et le disposa près de lui sur un chariot. Il portait des gants et un tablier de chirurgien.


"Allez vous laver les mains, enfilez un masque, des gants et bonnet. Vous allez m'assister ou alors c'est vous Adjudant Yokas qui allez le faire. Si on ne fait rien de suite, il est foutu."

Il alla aussitôt auprès de son blessé et lui parla doucement, puis lui fit une injection qui apaisa le moribond en quelques secondes, plus que suffisant pour l'attacher et préparer l'intervention. Nettoyage de la plaie, champs stériles, inspection de la plaie dans la bouche. Le couteau avait traversé une partie du cou et la lame était ressortie juste au niveau de la glotte. Il fallait vite refermer la plaie de ce côté là pour éviter qu'il ne se noie dans son propre sang. Par chance la plaie était de petite taille.

"On a de la veine, aucun vaisseau majeur n'est touché. Ca pisse le sang, mais c'est gérable. Me faut juste du temps pour vérifier la plaie et commencer à réduire la blessure. Passez la première poche de O Neg dans la perf."

Et il commença l'opération qui les tiendrait occupés pendant un bon petit moment. Il guidait sa coéquipière par des phrases courtes et claires, il ne l'embrouillait pas avec des mots du jargon médical, ses instructions auraient pu être comprises par un enfant de dix ans. On voyait qu'il avait l'habitude de travailler avec de simples soldats qui n'avaient pas de formation médical autre que les brevets de secourisme. Il ne pouvait par contre rien contre le côté écoeurant de la chirurgie et le stress lié au fait de tenir littéralement la vie de quelqu'un au bout de ses doigts. elle aurait lâché le clamp et le malheureux se serait vidé de son sang.

Ils étaient finalement retranché dans l'infirmerie. L'avantage majeur était d'avoir une pièce facile à tenir du fait de l'accès unique à l'endroit... Qui pouvait se transformer en inconvénient et jouer le rôle de nasse dans laquelle ils seraient pris. Mais ça c'était si Hégémonie avait eu des troupes, ce qu'ils n'avaient pas. Le hic dans l'affaire était qu'on pouvait les suivre à la trace. Isaac avait laissé derrière lui une trainée de sang dans laquelle avaient marché un peu tout le monde. Si quelqu'un passait dans le couloir, il ne pourrait pas ne pas voir ces traces qui menaient direct à leur position actuelle... Et à tout le moins que cela signalait qu'il y avait eu du grabuge. Et de leur position Faith et ses équipiers ne pourraient rien faire pour les empêcher de donner l'alerte.




NIVEAU TROIS - Zone de détention
http://www.youtube.com/watch?v=lb6XCOtFjFU&feature=relmfu

Zoé lui fit un petit sourire et rougit un brin. Elle se prépara et visa précautionneusement la paroi translucide. Tirant lentement elle espaçait les tirs en se disant que si elle fragilisait plusieurs zone espacées, cela pourrait créer un réseau de fissures que Rayce pourrait exploiter avec sa force surhumaine. Il lui fallut malgré tout deux des trois chargeurs de son pistolet pour arriver à un résultat encourageant. Les première balles avaient tendance à s'écraser en laissant une marque blanchie sur ce qui semblait être un équivalent du polycarbonate, il fallait donc tirer une ou deux fois de plus pour créer une vraie zone de fracture, ce qui était particulièrement gourmand en munitions.
La médic avait rengainé son pistolet et sorti son zat, imitant sa compère de circonstance. Le prisonnier avait réagi aux tirs et après avoir simplement levé la tête l'air à peine curieux, la répétition des impacts et sans doute le fait de voir des marques apparaitre sur la vitre avaient suscité un intérêt réel et il s'était levé s'approchant prudemment, restant bien sur le côté. Puis il sursauta à la première tentative de Rayce pour passer au travers de la zone fragilisée. Cette dernière s'était écrasée avec élan et son épaule l'informa douloureusement que c'était rudement solide pour du "verre". Le deuxième essai fut plus concluant, la tok'ra avait senti quelque chose céder comme si elle s'était un peu enfoncée et en y regardant de plus près c'était bien le cas, le plastique transparent s'était déformé, la troisième tentative arracha totalement le morceau et Rayce passa au travers de la cloison sans teint en une roulade, se relevant dans le mouvement, arme en main. Elle était face à l'inconnu dont les yeux brillèrent brièvement.


"Je ne pensais pas que les Tau'ris laisseraient si facilement passer un ash'rak. Avant de me tuer, me diras tu qui est ton maître? Imothep? Ce chien ne m'a t il pas déjà dépossédé de tout qu'il veuille encore me prendre ce qui lui est superflu? Apophis peut être? Ce serpent a toujours méprisé ma personne..." Il détailla un peu plus Rayce et sembla se repasser les paroles prononcées arrivant à la conclusion logique suivante. Tu n'es pas un ash'rak... Quel maître sers tu? Si tant es que tu en ais un."

Pour autant il semblait toujours suspicieux et circonspect quand l'identité de Rayce. Ce n'était pas parce qu'elle n'était pas un ennemi bien déterminée qu'elle était une personne venant l'aider pour autant. Rayce savait maintenant que ce n'était pas un tok'ra. Et d'après ce qu'il avait dit juste auparavant, elle avait une petite idée sur l'identité de son interlocuteur, un seigneur goa'uld de second rang au service de Heru'Ur nommé Djeser. Mais cela n'allait pas plus loin. Elle avait entendu dire que Djeser était lui même servi par un autre goa'uld qui lui avait fait parler de lui par ses talents techniques et... politiques. C'était de ce que savait la Tok'ra un sacré comploteur. Mais sur Djeser, rien de particulier. Pas de guerre, pas de conquête ou de massacre, l'archétype du gars qui ne fait pas parler de lui au point que le valet était plus connu que le roi!

Zoé passa la tête par le trou et regarda leur nouvel ami, puis Rayce.


"Tout va bien? Il ne faudrait pas trop traîner, peut être que cela a attiré l'attention."


Le goa'uld n'était pas le seul à se poser des questions de toute évidence...



NIVEAU TROIS - Salle d'interrogatoire
http://www.youtube.com/watch?v=Fy-b9tJ1vqU

Jeff s'était déplacé pour aller déposer le sac qui contenait les affaires de Rakel et ses armes tandis que Kurwanec éclatait de rire devant les tentatives de la jeune femme de raisonner/rallier à sa cause le pauvre Martin qui pour toute réponse ne lui adressa qu'un regard désolé. Ce ne devait pas être un mauvais bougre, juste quelqu'un qui n'avait pas suffisamment de volonté pour dire non.
Le mercenaire s'approcha et posa sa main sur le dossier de la chaise ce qui immobilisa le siège comme si on y avait calé une demie tonnes de béton dessus. Le gaillard avait sans aucun doute une sacrée poigne. Il suffisait de regarder ses bras pour s'en convaincre. Mathieu qui semblait sur le point de lâcher le morceau s'arrêta de respirer en voyant le colosse se pencher sur sa demie portion de soeur, tirant de plus belle sur ses attaches.


"Ecoute petite, me force pas à te faire mal. J'en meurs d'envie depuis le début. Vu que tu es une méchante fille, je vais devoir te corriger..." La gifle qui vint fut étonnamment douce en fait. juste un petit soufflet de rien du tout. "Martin, relève à soixante quinze kilos."

la militaire ne vit pas le visage du technicien se décomposer, mais elle sentit toute son hésitation quand il posa sa question.

"Euh... Capitaine... Vous... Vous êtes sûr? Ca peut la t..."

"Oui JE SAIS! Ca va la faire rôtir comme une côtelette et c'est justement là tout l'intérêt de la chose. Notre invité saura que je peux très bien la zigouiller sans problème, et cette morue saura qu'il faut pas me courir. Soixante quinze! EXECUTION!"

Si elle avait souffert lors de la première décharge, ce qu'elle vécut lors de la seconde dépassait tout ce qu'elle pouvait concevoir en terme d'horreur. Elle ne voyait plus rien, n'entendait plus rien même pas ses propres cris d'agonie, ni ceux de Mathieu qui hurlait de rage et d'impuissance, non plus le rire sadique et satisfait du polonais qui appréciait de la voir souffrir au delà de tout. Puis enfin, le noir absolu. Ni son, ni image, pas même la perception de son corps. Elle semblait dériver à l'intérieur de sa propre conscience. Puis la lumière, un simple point blanc si lointain au départ et se rapprochant malgré tout la lumière était douce au départ puis elle semblait lui transpercer les yeux et soudain le besoin irrépressible de respirer.
Elle était allongée sur le sol, elle sentait qu'on la manipulait, son corps la faisait souffrir, mais elle savait qu'elle était vivante. Des voix, son nom, on l'appelait. Quand ses yeux purent enfin voir à nouveau, Mathieu était au dessus d'elle, l'auscultant avec une petite lampe... Sans doute la raison de son éblouissement.


"...kel, est ce que tu m'entends? Tu peux parler? Rakel, bon sang!"

Sa vision s'éclaircissant elle put s'apercevoir de son erreur. Ce n'était pas Mathieu, mais Jean François. La raison de la confusion outre la ressemblance venait de l'inquiétude dans le regard et la voix. A moins qu'elle soit encore inconsciente et que son cerveau lui joua des tours. Pourtant elle semblait bien réveillée. Ses membres pesaient une tonne, c'était à peine si elle avait la force de respirer, elle avait un orchestre qui s'entraînait entre ses deux oreilles, un goût de sang dans la bouche. La coupe de cheveux était bien celle de Jeff... Sa vision se troubla sa poitrine se fit douloureuse, le noir total à nouveau.

"Allez! Bats toi!"

Une violente douleur dans la poitrine péniblement similaire à ce qu'elle avait vécu auparavant puis le feu dans ses veines, à travers tout son corps comme si on l'avait littéralement arrachée à la mort. Elle était bel et bien de retour. L'agent double soupira de soulagement en se laissant aller en arrière, se passant une main sur le visage. Il arborait un hématome violacé qui lui couvrait la face de la pommette droite jusque sous l'arcade, sa tempe était ouverte et saignait encore un peu, sa lèvre inférieure était fendue près de la commissure et il avait abondamment saigné du nez, nez qui faisait un léger angle sur la gauche.
Mais que diable s'était il passé?
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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Mer 4 Avr - 1:47

Je ne me laissais pas intimider par Kurwanec, ce n'était pas parce qu'il faisait 3 ou 4 fois ma carrure qu'il avait le pouvoir de m'impressionner et c'était ce que je comptais bien lui faire comprendre. Martin n'était qu'un trouillard qui n'avait pas le courage de dire non à plus fort que lui, voilà tout, mais je ne me laissais pas décourager, j'avais le reste de l'équipe, tout n'était pas perdu. Alors que je tenais de faire basculer ma chaise, une main vint la coller au sol, je plongeais mon regard dans celui de mon tortionnaire, un air de défis sur le visage, non je n'avais pas peur. Je ne bougeais pas d'un pouce lorsqu'il se mit à m'adresser la parole, toujours une mine provocatrice sur mon visage, allant même jusqu'à lui cracher au visage lorsqu'il parlait de me corriger. Je ne me laisserais pas faire sans protester, du moins pas tant que je serais vivante, et pourtant je compris en entendant la voix du technicien que j'allais souffrir, son inquiétude n'avait rien, absolument rien de rassurant. Un peu comme lorsque je m'amusais à tenir tête à un goa'uld capable de m'écraser d'un coup de la main, mais c'était ça aussi le SGC, une mission suicidaire à chaque fois que l'on passait la porte, et voilà de longues années que je travaillais là bas, j'étais toujours rentrée plus ou moins entière.

Avant même la décharge, j'avais commencer à serrer les dents, m'apprêtant à souffrir, la première m'ayant déjà donné un avant goût assez désagréable, et ce n'était pas peu dire. A vrai dire je n'aurais jamais pu imaginer ce qui allait suivre. Chacun de mes muscles, y compris certains dont j'ignorais la présence jusqu'à maintenant, se mirent à se contracter à un point tel que la douleur était à peine supportable. Ma vision se troublait, et si je savais que je criais j'avais l'impression qu'aucun cris ne sortaient de ma bouche. Puis petit à petit s'installa le silence, le noir, et la paix. Je ne ressentais plus la douleur, sans doute que c'était comme pour les grands brûlés, à un certain seuil de douleur, le cerveau ne se rend même plus compte des souffrances, les terminaisons nerveux meurent en silence. Mais qu'importe, après ce que je venais de subir, cette sensation de vide absolu était salvatrice. Plus de souffrance, autant physique que moral, au final tout était mieux ainsi. Je ne pouvais dire combien de secondes ou de minutes me filaient entre les doigts, ça n'avait plus d'importance, j'avais toujours su que ça finirait comme ça, et au final, je crois que je préférais ça que de devoir assumer mon humiliation au SGC, devant Mathieu, mon père, le général, et le reste des membres. Je m'étais fait avoir comme une bleue et je n'avais au final que ce que je méritais. J'étais perdue dans mes pensées, qui à cet instant état bien la seule chose qui me restait lorsqu'une petite lumière blanche attira mon attention. Je ne pu m'empêcher de penser que c'était réellement cliché, mais rapidement cette petite lumière douce se fit agressive et une profonde douleur se fit sentir au niveau de ma cage thoracique.

Une volée d'air frais venait de remplir mes poumons qui me brûlaient comme si je venais de respirer pour la première fois de ma vie. C'était donc pour ça que les enfants pleuraient toujours lors de leur première bouffée d'air frais? A cet instant, le bien être ressentit quelques secondes plus tôt c'était envolé, je sentais que tout mon corps était douloureux, je sentais aussi que je n'étais plus sur cette chaise, et que quelqu'un me manipulait, j'aurais voulu protester, ordonner que l'on me lâche, mais je n'avais même pas la force d'ouvrir les yeux, alors imaginer lâcher le moindre mot n'était qu'un doux rêve. Entendant cette voix qui m'appelait et qui me forçait à lutter pour ouvrir les yeux, pour découvrir qui s'acharnait comme ça à me sortir de ma torpeur. Lorsque je pus enfin ouvrir les yeux, je ne vis rien de précis, mis à part cette lumière qui vint de nouveau m'agresser, puis cette voix. Je voulais l'appeler, m'excuser de ne pas avoir été à la hauteur, de ne jamais avoir été à sa hauteur, lui dire que je l'aimais et que j'étais désolé de toute ça, désolé d'être une cause constante d'inquiétude pour lui, une pauvre petite chose fragile à protéger.

Mais rapidement, lorsque ma vision s'éclaircit, je pus voir mon erreur, ce n'était pas Mathieu, mais l'homme qui s'était servit de moi pour manipuler Mathieu, l'homme qui m'avait mentit pendant plus d'un an, celui qui m'avait offert la plus grosse humiliation de toute ma vie. A cette instant, je perdis toute envie de rester éveillée, à quoi bon? Au final, j'étais bien mieux dans cette état de lévitation, je n'avais plus de souffrance alors qu'à cet instant j'avais l'impression de m'être fait renversé par un poids lourd, et pas qu'une seule fois. Je n'avais pas la force de bouger le petit doigt, ce goût de fer dans la bouche était des plus désagréable, je détestais le goût du sang. Et ma tête, j'avais l'impression que ma tête allait éclater. Une douleur à la poitrine puis le calme revint. Malheureusement se fut de courte durée, j'eus l'impression qu'ils recommençaient à jouer avec leur engin de torture, mais à quoi bon, j'étais déjà au sol, et plus qu'hors jeux, ils ne pouvaient donc pas me laisser en paix? Non la paix semblait être un mot inconnu d'Hégémonie, à croire qu'ils me punissaient d'avoir perturbé moi aussi la mort de Tajid... Quelle idée stupide de penser ainsi.

Mais cette nouvelle douleur fut salvatrice, j'eus l'impression que mon coeur se remit à battre dans ma poitrine, c'était même douloureux, ma respiration était saccadée comme si je n'avais pas respiré depuis longtemps et la douleur dans ma trachée était toujours aussi intense. Mon regard fixait le plafond pendant plusieurs longues secondes avant d'oser chercher ce que je pouvais voir dans la pièce, et la première chose que je vis se fut son visage. Pour la première fois, j'eus réellement envie de pleurer mais je n'en avais même pas la force. Je me contentais de l'observer de longue seconde, son visage abimé, cette expression de soulagement sur son visage, je ne comprenais plus, qu'est ce qui c'était passé?

Je finis par trouver la force de bouger, je voulais voir Mathieu, je voulais voir si il allait bien, au final, c'était mille fois plus important que moi, que ma vie, il était le seul qui comptait et je sentis mon pauvre coeur douloureux s'agiter dans ma poitrine, la peur avait prit possession de moi, au prix de nombreux efforts je réussis à ma mettre sur le côté, prenant appuie sur mon bras pour me relever. A plusieurs reprises, celui ci lâchait sous mon poids, je n'avais pas la force de me relever, mais en tout cas j'avais toujours ma volonté, et je finis par réussir à me tenir plus ou mois assis, même si ma tête tournait et que j'avais l'impression que j'allais rapidement finir sur le sol. Au prix de nouveau effort je me mis tenter d'observer la pièce où je me trouvais à la recherche d'un élément rassurant. Je n'arrivais pas à me tenir parfaitement droite, et je bougeais un peu trop rapidement pour mon corps qui se mit à me rappeler à l'ordre, ma tête se mit à tourner et par réflexe agrippais la manche de Jeff, comme si ça suffirait à me retenir si mon autre bras, celui qui soutenait mon poids me lâchait. Après plusieurs tentatives infructueuses, je finis par enfin faire sortir quelques sons de ma bouche.


"Mathieu."

Ma voix était rauque, pire que le plus mauvais des matins qui suivait la pire des nuits, j'avais l'impression de ne pas avoir parlé depuis des jours voir des semaines, mais petit à petit à chaque battement de mon coeur je semblais retrouver des forces, même si je pouvais distinguer que mes mains tremblaient. Se fut vers Jeff que je me tournais, semblant un instant oublier que tout ceci était à cause de lui.

"Qu'est ce qui c'est passé?"


Je n'arrivais pas à calmer mon inquiétude, la seule chose qui le pourrait serait d'enfin voir le visage de Mathieu, de le savoir auprès de moi, à cet instant c'était la seule chose qui comptait.

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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Jeu 5 Avr - 8:24

Rayce ayant finalement parvenu à franchir l'obstacle à renforts de coups d'épaules, elle pointa son arme sur l'individu tout en se massant de sa main valide. Elle avait beau être forte, une manœuvre pareille avait tout de même son petit effet.
L'individu parla immédiatement, la prenant pour une meurtrière. Les propos qu'il tint à son encontre l'informa directement qu'il n'était pas un frère Tok'ra : une grande déception. Pire, elle nourrissait la certitude qu'il s'agissait d'un Goa'uld, peu connu certes, mais tout de même...
Maintenant son Zat sur sa cible, la jeune femme secoua négativement la tête en lui répondant :


- Je ne suis ni Ashrak et encore moins sous l'égide d'un maître.

Elle garda le silence un moment avant de baisser l'arme. La menace n'envoyait pas le bon message. Restant tout de même prudente, elle s'exprima d'une voix un peu moins sèche:

- Pourquoi avez-vous été emprisonné ? Avez-vous des informations sur ce lieu à me communiquer ?

Au même instant, le femme médecin intervint. Elle n'avait pas tort, d'autant plus que son inquiétude allait en grandissant.

- Vous avez raison. Mais la jeune Rakel met trop de temps à revenir, peut-être devrions-nous aller voir ce qu'il se passe.





Citation :
Bon, rien n'y fait. J'ai beau me creuser les méninges, je n'ai pas eu l'inspiration.
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Jeu 5 Avr - 23:36

NIVEAU TROIS - Zone de détention
Le prisonnier s'identifia bien que restant malgré tout très méfiant - on pouvait le comprendre - quand aux deux jeune femmes présentes, surtout la porteuse de symbiote qui avait toujours son zat'nik'tel pointé sur lui.

"A moins que vous ne soyez qu'une bannie, mais je serai curieux d'apprendre quel grand maître laisserait en vie un serviteur ou un enfant déchu... Il ne reste plus vraiment de possibilité, soit vous vous êtes évadée et avez pu échapper aux autres goa'ulds, soit vous êtes un enfant d'Egeria ce qui veut dire qu'elle a réussi là où j'ai échoué.
Mon nom est Djeser. J'étais autrefois, un grand maître goa'uld, mais je ne partageais pas le point de vue de mes pairs quand à la façon de régner et de traiter les mortels sujets de mon empire. Parce que je n'avais pas l'avidité des autres grands maîtres , mon royaume était de dimension modeste et je n'ai jamais cherché à l'étendre sauf pour protéger une population des vues de mes voisins. Ma flotte et mon armée étaient certes moins importantes que celle de Heru'Ur par exemple, mais tout cela était compensé par la bravoure de mes jaffas et l'avance technologique dont je disposais sur les autres. Cela grâce à celui que je pensais être mon fidèle bras droit, Imothep. En fait de fidèle serviteur, ce chien complotait dans mon dos. Il m'a livré à Heru'Ur en échange de mon royaume à gouverner au nom du barbare auquel il m'a vendu sans ciller.
Cela fait je ne sais combien de temps que j'ai été capturé et enfermé. Heru'Ur venait de temps en temps me tourmenter, me torturer, me tuer et me ramener à la vie grâce à un sarcophage. Un jour des humains sont venus et ont attaqué la forteresse dans laquelle j'étais retenu, ils ont pris le sarcophage et les prisonniers qui étaient regroupé dans les cellules. J'ai cru qu'ils étaient venus nous aider. Quand j'ai compris quelles étaient leurs véritables intentions, il était déjà trop tard et je me retrouvais encore une fois dans une geôle et torturé par des individus à l'âme aussi noire que n'importe quel goa'uld! il veulent percer certains secrets de notre technologie, connaître des détails sur le conseil des Grand Maîtres... Ils sont doués pour torturer... J'ai bien tenté de me suicider, mais à chaque fois ils m'ont ramené à la vie et tourmenté gratuitement pendant des jours, que je comprenne que non seulement je n'arriverai pas à m'échapper par la mort, mais que si je recommençais, ils me feraient subir bien pire..."


Sa voix était lasse. Si ce qu'il disait était vrai, le pauvre bougre avait passé plus de deux mille ans à se faire torturer, d'abord par Heru'Ur, ensuite par Hégémonie.

"Méfiez vous, ces humains sont plus malins qu'il ne l'étaient quand j'étais leur Pharaon... Mais vous devez le savoir, vous êtes libre. Je peux seulement vous dire que tout près il y a une salle dans laquelle on m'a malmené. Je ne connais rien d'autre de cet endroit. On me déplace de prison en prison depuis un certain temps."

Djeser regarda Rayce roit dans les yeux. Sa voix se fit plus grave.

"Donc, qu'allez vous faire de nous? "

Il était ras légèrement ouverts, paumes exposées signe de reddition totale. Il ne manifestait aucune agressivité et même Kashan ne détectait rien qui puisse passer pour un mensonge ou de la duperie. Les deux compagnons s'accordaient sur le comportement du goa'uld brisé. Ce n'était pas une menace, si tant est qu'il le fut un jour.

Zoé hocha la tête à la remarque de Rayce. Pour elle aussi les deux militaires étaient partis depuis un moment sans donner de nouvelle. Le problème était de savoir ce qui se passait pour eux sans quitter leur poste.


"Vous croyez vraiment que nous devrions les rejoindre? Les ordres étaient clairs... Mais rester sans nouvelle c'est inquiétant."

Elle ne cachait pas son hésitation à respecter les consignes, ni même sa peur. la médic était totalement honnête avec ses sentiments et cela se voyait.



NIVEAU TROIS - Salle d'interrogatoire
Jean François s'approcha de Rakel et posa sa tête sur sa cuisse pour qu'elle soit plus confortablement installée et légèrement redressée. Elle put voir le technicien dénommé Martin avec le manche d'un poignard de combat qui dépassait de son crâne. Un peu plus près, au milieu d'un capharnaüm de matériel éparpillé au sol d'éclats de verre, le Capitaine Kurwanec allongé sur le ventre, les mains attachées dans le dos par des sangles de contention, son visage arborait également les stigmates d'une attention virile et répétée.

"Mathieu est juste là. Il récupère. Il avait déjà pas mal dégusté avant qu'on arrive alors il va lui falloir un peu de temps..."

L'agent infiltré d'Hégémonie hésitait à parler plus avant. Il posa sa main sur les cheveux de Rakel et les caressa doucement.

"Si j'avais su qu'il ferait ça je serai intervenu avant... Je ne suis pas un traitre, Rakel. Enfin, si mais pas ce n'est pas toi que j'ai trahi quoique tu puisses penser. Je devais profiter de la diversion que tu causerais pour neutraliser Martin et Kurwanec sans les tuer et sans risquer la mort de Mathieu. Le problème c'est que cette enflure de polak se méfiait de moi, si j'agissais trop tôt, il aurait pu tuer Mathieu... et toi aussi. Je... Il fallait que tu sois persuadée que je t'avais trompé sinon il l'aurait vu et nous n'aurions pas pu sauver Mathieu. Il n'y avait pas d'autre possibilité... Tu comprends? Je t'expliquerai tout... Si tu veux bien. Mais d'abord tu dois reprendre des forces. Je vais chercher Leroy pour qu'elle s'occupe de toi."

Mais le militaire avait bien du mal à laisser sa femme...
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Ven 6 Avr - 1:12

Rester assise était un véritable défi, je me demandais comme je pourrais ne serait ce que de rejoindre la porte des étoiles, je ne me fis pas franchement prier lorsque Jeff m'offrit son genou pour me servir d'oreiller. C'était réellement une horrible sensation que celle qui envahissait mon corps, même si en soit il y avait pire que la souffrance physique. Au fur et à mesure que je reprenais conscience de tout ce qui s'était passé, et moins je me sentais bien, mais ce genre de détail attendrait le retour. J'observais la pièce autour de moi, c'était un chantier, des éclats de verres, pas mal d'objets sur le sol, le cadavre de Martin, comme quoi il aurait mieux fait de m'écouter. J'eu un petit rictus en voyant le poignard qui dépassait de la tête du technicien. Puis mon regard se posait sur le tortionnaire qui visiblement avait eu la chance de survivre lui.

Savoir que Mathieu allait bien me permit de me détendre un peu, mais seulement légèrement, je n'oubliais pas qu'en soit Hégémonie avait la description de mon équipe et leur position, et surtout que j'ignorais ce qui s'était passé pendant que j'étais inconsciente. J'avais toujours cette même grimace sur le visage, respirant de manière beaucoup plus régulière et profonde, il fallait que je reprenne vite du poil de la bête, il fallait sortir Mathieu de là, le reste, je m'en foutais pas mal. Qu'importait les objets que nous étions venu chercher, et tant pis si ça créait des tensions avec les Tok'ras, au point où nous en étions avec eux... De toute façon, j'étais prête à en assumer les conséquences, si Mathieu était de retour sur Terre sain et sauf, plus rien ne comptait pas même ma place au SGC au final. J'observais avec grande attention le mur en face de moi, essayant de me persuader de me lever, mais si mon esprit était suffisamment requinqué pour être prête à sortir tout le monde de là, ce n'était pas réellement le cas de mon corps qui avait encore du mal à récupérer. Je ne réagis même pas lorsque Jeff se mit à caresser mes cheveux, je ne savais réellement pas comment prendre la situation actuelle, et il faut dire que je ne comprenais pas comment il pouvait passer d'un extrême à l'autre. Le silence était gênant, j'aurais voulu me lever d'un bond, récupérer mes hommes, Mathieu, et nous casser d'ici, rentrer à la maison, et aller me coucher. Oh oui dormir me ferait le plus grand bien, ça avait d'aller me fourrer dans le bureau de Mathieu et lui imposer ma présence un bon petit moment et surtout profiter de la sienne.

Un frisson me parcouru le dos lorsque Jeff reprit la parole, il se foutait de ma gueule où quoi? Il s'attendait à quoi lorsqu'un homme m'attachait à une chaise électrique, qu'on se fasse un uno? Mais comme il le disait si bien, ce n'était pas réellement l'endroit, ni le moment de parler de ça, ce n'était pas le moment de se préoccuper de mes états d'âmes, et puis au moins Mathieu pourra me confirmer ce qui est vrai ou non. En entendant qu'il voulait aller chercher Leroy, je me redressais un peu trop vite, ce qui me causait un mal de crâne pas possible et fit tourner la pièce autour de moi, je passais mes mains sur mon visage, fermant les yeux avant de les rouvrir doucement.


"Non Mathieu, moi ça va, je vais très bien."

Avec ma tête d'enterrement je ne devais pas avoir l'air très crédible, mais qu'importe, je m'en foutais royalement, Mathieu passerait toujours avant moi.

"File moi mes armes, mes affaires, on peut pas rester indéfiniment ici, on rentre au bercail."

Je lui jetais un regard sans équivoque, il en disait long sur ce que je pensais, il faudrait s'expliquer au SGC, mais pour l'instant, il fallait continuer la mission, c'était la seule chose qui comptait, ce n'était pas le moment de régler nos comptes. Mais à cet instant, j'avais du mal à faire confiance à Jeff, je restais méfiante comme un chien qui venait de se prendre un mauvais coup. Je tentais de me lever, mais je n'arrivai pas à soulever mon propre poids, je finis par tendre la main vers Jeff.

"Aide moi à me relever."

J'étais vraiment partagée dans mes sentiments, entre haine et amour, j'avais beaucoup de mal à en vouloir à Jeff, mais en même temps je n'arrivais pas à comprendre pourquoi il avait fait ça, nous aurions pu faire autrement, il aurait beaucoup de chose à justifier, à clarifier, mais pendant quelques secondes j'avais envisagé d'aller parler à De la Couperay, pour parler de ces blancs dans son dossier, j'éloignais de plus en plus cette idée de mon esprit, pour le moment, cette histoire resterait entre nous, il n'était pas question de parler de ça au reste de l'équipe, ça ne les regardait pas. Une histoire de famille si on pouvait dire.

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Faith Yokas
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Ven 6 Avr - 14:10

Cyril n'était pas spécialement content de la réponse qu'elle lui avait fait mais en même temps si les choses avaient été à leur convenance il n'y aurait pas eu de bléssé dans leur camps.Se rendre à l'infirmerie avait été aussi simple et rapide que Faith l'avait prédit et c'était un soulagement que de voire il y avait un mince filet de chance qui les accompagnaient.Ils n'avaient rencontré personne que les cadavres qu'ils avaient fait donc en toute théorie il n'y avait plus personne d'autre à cet étage.

"Jason vous montez la garde."


Faith était avec Jenny à veiller à ce que ce dernier ne s'étouffe pas avec son sang et tout de suite les choses devenait plus difficile
.S'atteler à amener le bléssé à un point précis était une chose mais là il n'y avait pas à réfléchir juste à essayer de maintenir Isaak en vie le temps que Cyril revienne.Un temps interminable, Faith ne cessait de tourner la tête pour s'assurer qu'il était bien toujours dans l'infirmerie et qu'il s'affairait à réunir tout le matériel dont il avait besoin.Après un bon quart d'heure du point de vue de Faith Cyril daigna revenir avec le matériel nécessaire.Sur de lui il lui ordonna d'aller se laver les mains pour l'assister dans l'intervention.Sans rechigner Faith s'éxècuta avec une apréhension et un stress qui montait doucement mais surement.Se laver les mains lui parut interminable.Pourtant elle faisait tout pour aller aussi vite que possible.

Une fois les gants enfilaient elle se mit à la disposition de Cyril pour l'assister.Elle écoutait avec attention ce que lui disait l'auxiliaire sanitaire faisant de son mieux pour reproduire avec exactitude ce que ce dernier lui demandait.Toute ses facultés étaient dirigés vers l'objectif qu'elle s'était fixé qui consistait à reproduire en geste les paroles de Cyril.Le temps n'avait plus court pour et elle ne s'en rendait pas compte.Trop préoccupé de bien faire, sans parler du poids qu'elle sentait sur son torse comme si Isaak était assis sur elle.Elle n'avait aucune difficulté à respirer mais c'était difficile de garder une motricité fine avec cette gêne.Et puis il y avait la transpiration qui lui coulait sur les tempes et sur le front.Elle ne pouvait s'empêcher de déglutir, la soif ne faisait qu'augmenter cette sensation de devoir déglutir.A chaque mouvement de glotte elle sentait les battements de coeur dans sa gorge.Le sang qui coulait et le fait de voire les chairs ne la choquait pas pour le moment.Elle avait l'impression d'être désincarné et de ne pas réelment là à voire ce qu'elle voyait ou que ce qu'elle voyait n'était pas réel.La pression ne cessait de grimper petit à petit avec la peur de faire une bêtise qui causerait la mort d'Isaak.Car c'était bien le cas elle avait la vie d'Isaak au bout de ses doigts et le fait de sentir une douleur grandissante dans la main du au stress tant qu'au temps passé à maintenir le clamp.Elle n'osait pas regarder Cyril car elle avait peur qu'il lui dise qu'il avait encore beaucoup de travail.Et bêtement elle se disait que si elle ne le regardait pas c'est qu'elle ne craquerait pas.Une fois de plus elle déglutit avec difficulté et sans s'en rendre compte elle commença à spalmodier en hébreux.Au moment le plus incongru elle faisait une crise de foi.
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Mar 10 Avr - 0:38



http://www.youtube.com/watch?v=vLqKSv1F42A&feature=related

NIVEAU DEUX - Infirmerie


L'opération avait été plus courte que ce qu'aurait pu imaginer Faith. Eprouvante certes, mais l'auxiliaire médical connaissait vraiment bien son affaire. Décidément, aussi emmerdeur que compétent auraient dit certains, et dans le cas présent Yarmola pourrait le remercier de ne s'en tirer qu'avec une cicatrice dans le cou et pas une pierre tombale à son nom. Le militaire était inconscient et allongé sur la table. Son pouls était clair et régulier et Cyril put souffler un bon coup, s'accordant une bonne rasade d'eau bien méritée.

"On peut pas le déplacer avant un moment, sauf à se traîner un de ces lits médicalisés avec nous. De toute façon il restera dans le cirage trois bonnes heures environ. Va fall..."

Il fut coupé par une rafale d'arme automatique à l'entrée de la pièce.

"Contact! Deux hostiles armés et blindés. Peut être un de blessé."

La voix calme et grave du para claqua dans la pièce. Il ne s'était pas attardé sur les détails superflus. Ils n'avaient pas le temps de tenir un petit conseil de guerre. Dehors, dans le couloir, il y avait deux soldats d'Hégémonie tout équipés qui les attendaient. Pas top dur de savoir comment ils avaient découvert le pot au rose... Entre la salle de détente et l'infirmerie il y avait un sentier balisé de "petits cailloux" laissés par le cou percé d'Isaak et le personnel de la base étant peu nombreux, ils avaient pu établir en regard des victimes que le blessé n'était pas un des leurs dans l'immense majorité des cas. Le fait de se faire accueillir au FAMAS avait été une confirmation. Le reste du personnel de la base serait alerté dans la minute et cela pourrait compliquer la mission de tout le monde.
Kawalsky se tenait prêt à toute éventualité et attendait les ordres, à l'abri derrière un pilier métallique servant de support à plusieurs instruments médicaux informatisés, positionné au mieux pour accueillir leurs nouveaux amis quel que soit le côté par lequel ils tenteraient une entrée. Il n'y avait pas fait attention, mais son casque arborait une éraflure profonde qui avait écaillé le revêtement en révélant le tissage de kevlar, il s'en était fallu de peu!




NIVEAU TROIS - Salle d'interrogatoire
Excédé par sa tête de mule de femme, Jeff soupira et donna une tape derrière cette tête de mule justement.

"Tu vas rester là, et pour une fois dans ta vie écouter ce qu'on te dit!"

Pour autant il adossa la jeune femme contre le mur à côté de l'agent du BSPC et s'éclipsant quelques instants il déposa le sac contenant les affaires qu'il lui avait auparavant retiré. Elle remarqua cependant qu'il ne lui avait pas remis de communicateur. Il savait qu'elle l'avait remarqué car le regard qu'il lui adressa était sans équivoque. Elle devait se reposer et attendre d'être en meilleur état.

"Tu dois te reposer, tu le sais. Ca nous avancera à quoi si tu prends une balle parce que tu ne vois rien? Si je dois te saucissonner pour que tu te tiennes tranquille j'hésiterai pas! Tu restes là, tu surveilles le coin. Et pas la peine de discuter! Et pas touche à Kurwanec, je me suis pas casser le cul à le choper vivant pour que tu le descendes! Il a des infos qui nous serons utiles. Veille sur ton frère, je m'occupe du reste. "

Il essaya bien de lui sourire, mais le résultat fut un mince étirement de ses lèvres. Il savait que les choses avaient pris une sale tournure et que sa situation, leur situation était compromise, c'était logique en même temps. Le soldat battit en retraite dans le couloir, rejoignant la position de Rayce et Zoé.
Rakel se retrouvait seule, Virgile était à côté d'elle, il dormait d'un sommeil chimique, ses yeux s'agitant sous ses paupières, ses mains tremblotaient. Jeff lui avait enfilé des vêtements, pantalon de treillis et un débardeur noir mais rien de plus. L'agent avait les traits tirés et des cernes marquées. Il avait dû en baver depuis leur séparation.
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Mar 10 Avr - 2:10

Je ne pus m'empêcher de grincer des dents à la remarque de Jeff, non l'idée de me plier à ce que l'on me disait ne me plaisait pas du tout, je voulais lever mes fesses de ce sol froid et sortir de là. A un moment où un autre, des membres d'Hégémonie finiraient par nous tomber dessus, et nous n'étions pas réellement dans la posture idéal pour jouer les héros, il fallait transporter Mathieu, il fallait que je réussisse à bouger ma propre carcasse, chose qui me semblait de plus en plus difficile, le temps passait mais je ne me sentais pas mieux, chacun de mes gestes étaient douloureux même si je faisais mon possible pour ne pas le montrer. D'ailleurs le petit coup derrière la tête me donnait l'impression de faire raisonner toute ma tête, me tirant une petite grimace. Sans doute une preuve de plus que je n'étais pas en état de reprendre la tête de la mission et encore moins de rejoindre la porte, mais qu'importe, je ne pas prête à abandonner, il fallait au moins tenter. Et puis au final j'avais connu des situations difficiles peut être même pire que celle ci et je m'en étais tirée, pas de raison que ça ne soit pas le cas aujourd'hui.

"Aouch ! Je te signale que c'est moi le chef, j'ai pas à écouter qui que se soit..."

Un mélange de vérité et de moquerie vu ma tête, mais ce n'était pas totalement faux. Je ne voulais pas perdre de temps, c'était la pire chose à faire de mon point de vue, mais transporter Mathieu, et moi quasiment incapable de marcher ne serait pas simple. Dans quel merdier nous nous étions encore fourré... Une fois adossée contre le mur à côté de Mathieu, avec l'aide de Jeff, sinon j'aurais sans doute eu beaucoup de mal à me déplacer, mon corps me faisait souffrir. Se fut avec plaisir que je récupérais mes affaires, je me sentais moins nue comme ça, je fouinais rapidement, et jetais un coup d'oeil à la radio de Jeff avait de poser mon regard dans le sien. Il semblait oublier que c'était moi qui donnait les ordres, et le regard que je lui jetais était sans équivoque, mais celui qu'il me renvoyait en retour était de même. Alors qu'il parlait, je vérifiais mon 9mm et mon P90 avant de m'équiper de nouveau une fois satisfaite, gardant mon pistolet en main, puis relevait mon regard vers Jeff, une moue peu convaincue sur le visage.

"C'est peut être mieux de tenter que d'attendre qu'ils viennent nous chercher... Il faut rentrer, j'ai un mauvais pressentiment."

L'idée de rester en arrière pendant que les autres prenaient tous les risques me rendaient tout bonnement malade. Je fis craquer ma mâchoire de mécontentement, observant Jeff qui s'éloignait. Je grognais de ne pas pouvoir contacter le reste de l'équipe, je n'aurais pas spécialement eu à bouger, simplement donner mes ordres, et à parler aux autres, savoir que tout allait bien. La méfiance revenait, un chien blessé qui était persuadé qu'un autre coup ne tarderait pas à tomber.

Poussant un profond soupire, laissant ma tête reposer contre le mur quelques secondes, fermant les yeux, avant de resserrer ma poigne sur mon arme, essayant de retrouver des forces. Finalement je posais mon regard sur Mathieu, sentant mon coeur se serrer, comment j'avais pu le laisser aussi longtemps entre les mains d'Hégémonie? Tout ça c'était ma faute, je m'en voulais énormément. Ses traits étaient tirés, et ses cernes marqués, après cette petite séance de torture, je n'osais même pas imaginé tout ce qu'il avait subit tout en réussissant à garder le silence. Je me sentais petite, toute petite. Je me demandais ce qu'on lui avait fait, pourquoi on l'avait endormit, Jeff en était il le responsable ou ce monstre bodybuildé. Je poussais un nouveau soupire, passant ma main sur la joue de Mathieu, puis tentais de me relever grâce au mur, peine perdue, je retombais sur mon postérieur, mes collègues étaient juste à côté je n'avais que quelques pas à faire, même si en soit je me refusais à laisser Mathieu seul. Je passais ma main libre sur le visage, pestant une nouvelle fois d'être seule et isolée, je ne pouvais pas rester à rien faire, ce n'étais pas dans mes habitudes. Je pris sur moi, bougeant mes jambes, mes bras essayant de retrouver des sensations, et surtout essayant d'être capable de bouger seule. Finalement, pour une raison parfaitement idiote, je pris la parole, même si Mathieu ne pouvait pas m'entendre, je devais le dire.


"Pardonne moi de pas avoir été à la hauteur."

Puis une nouvelle fois, je tentais de me relever, je n'allais pas tout gâcher une nouvelle fois.

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Faith Yokas
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Mer 11 Avr - 13:15

L'opération était enfin terminé et Faith se sentait à peine soulagé.La tension refluer doucement.Elle n'avait jamais eu à faire quelque chose d'aussi stressant de son point de vue.Dans de rare cas depuis qu'elle était au SGC elle s'était trouvé dans le cas ou elle devait donner la mort et elle l'avait fait.Mais là il ne s'agissait pas d'un ennemi, et sa vie dépendait de sa résistance au stress et de sa faculté à reproduire ce qu'on lui demandait.Elle crispa les mains pour se les détendre et tandis que Cyril lui expliquait qu'Isaak ne devait pas être déplacé pour le moment pour qu'il se stabilise elle fouilla dans son gilet pour y attraper son paquet de cigarette.Elle déglutit avec difficulté, et elle réfléchissait si elle aimait ou non ce goût de métal qui lui restait en bouche.Elle sortit son paquet couleur sable et le tendit à cyril pour lui en proposer une.Après tout avec ce qu'il venait de faire il en méritait bien une.Certes c'était son boulot mais il avait sans aucun doute possible du talent dans ce domaine et même Zoé ne pourrait que le féliciter pour ce qu'il venait d'accomplir.Et son incartade avec le prisonnier était vraiment ridicule maintenant aux yeux de Faith.

Mais avant que l'auxiliaire sanitaire ait pu refuser ou accepter une cigarette des coups de feu retentirent.Faith sursauta sur place et elle entendit Jason rendre compte.Pendant une seconde elle avait été surprise, paralysé.Chose rare elle avait laissé son cerveau sur off et ne s'était inquiété de rien d'autre de ce qu'elle faisait.Il lui fallut donc ce court laps de temps pour se ressaisir et se remettre dans la partie.Elle avait laissé tombé son paquet de cigarette et elle cracha celle qu'elle avait à la bouche.En à peine deux secondes elle avait envisagé toute les possibilités qu'ils avaient et elle avait retenu la riposte.Les hommes d'hégémonie étaient des professionels si ils n'avaient pas déclenché l'alarme général c'était soi parce que l'un d'entre eux aller s'assurer de prévenir tout les principaux poste soit parce qu'ils avaient un système d'alarme silencieux.Quoi qu'il en soit l'alarme était donné et ils savaient qu'il y avait des intrus dans leur bases.Deux hommes se pointaient par la porte d'entrée et sans doute possible deux militaires bien entrainés.Il s'en était fallu de peu pour que Jason rejoigne Isaak sur la table voire pire.Maintenant peu importait le bruit qu'on faisait il fallait neutraliser ce qui restait de militaire d'hégémonie et cela passait par les deux pilotes pour empêcher toute fuite et il leur fallait pénétrer dans le centre de commandement blindé.Si ils neutralisaient ces deux militaires cela porterait le nombre de soldat d'hégémonie éliminer à trois pour le groupe que dirigeait Faith.Sur 8 il en restait donc encore 5 à trouver et à éliminer.Il fallait espérer que les autres de leur côté avait fait également du ménage dans les rangs de ces derniers ce qui permettraient d'y voire rapidement plus clair.Sans se tourner vers Cyril elle lui donna les ordres suivants.

"Vérifiez si il n'y a pas d'autres entrées."


Elle sortit une grenade qu'elle dégoupilla et elle s'approcha rapidement de la position ou se trouvait Jason.Elle relâcha la pression pour que la cuillère parte et que le compte à rebours commence.Elle attendit une seconde avant de lancer cette dernière.Mais au vue de la compétence des hommes d'hégémonie elle n'allait pas se pointer dans le couloir pour recevoir une volée de plomb.Elle lança la grenade en hauteur contre le mur de manière à ce que cette dernière ne puisse pas leur être renvoyé.Il s'agissait d'une grenade flash qui devrait leur permettre de prendre l'avantage pendant un court laps de temps.Mais avec deux P90 qui allaient balayer le couloir juste après la détonation il n'y avait pas forcément besoin de plus.Ces armes avaient spécialement conçu pour des situations de ce type et pour le moment Faith pensait aux prochains coups qu'ils allaient devoir jouer pour reprendre l'initiative.
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Deimos
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Jeu 12 Avr - 13:20

NIVEAU DEUX - Infirmerie
http://www.youtube.com/watch?v=1rm9mIneSVA&feature=related

Juste après que Faith ait lancé sa grenade flash, Jason avait lancé un de ses "ananas" histoire de rendre la vie des gars d'Hégémonie plus intéressante. La combinaison grenade flash grenade frag était particulièrement sournoise, mais rudement efficace. Quand les agents du SGC partirent à l'assaut, ils trouvèrent un des assaillants au sol, se tenant une cuisse d'une main et tentant de braquer son arme sur eux, dommage pour lui, son temps de réaction et sa précision avaient été sensiblement émoussés par la blessure et le choc, deux bonnes rafales le réduisirent au silence, déchiquetant la protection pectorale, puis le soldat dedans. Le constat était peu agréable, leurs gilets encaissaient bien les balles de P90 et il fallait être généreux. Le second soldat n'était pas en vue, il faudrait fouiller l'étage de fond en comble, si tant est qu'il était resté à cet étage.

Fouillant rapidement le cadavre après l'avoir traîné par les pieds dans l'infirmerie, Jason récupéra une carte plastifiée avec le nom et la fonction du mercenaire dessus ainsi qu'une bande magnétique et une puce. Il récupéra également deux grenades à fragmentation et en donna une à Faith. Coup d'oeil au fusil que tenait le mort quelques instants auparavant, l'arme avait méchamment dégusté, peu de chance qu'il ait pu tirer avec, l'aide à la visée était pulvérisée, et deux éclats de grenade s'étaient fichés dans la carcasse, l'un bloquant le levier d'armement. Irrécupérable sans un passage chez un armurier. Le PDA leur permettrait s'ils voulaient de circuler via les anneaux de transport.


// Equipe deux, regroupement dès que possible, le colis a été récupéré, il faut faire le ménage.//

La voix de Cosey avait été résonné dans les communicateurs. Brèves consignes, on les invitait à se magner le train pour plier bagage.



NIVEAU TROIS

http://www.youtube.com/watch?v=rYEDA3JcQqw

Jeff était arrivé dans le couloir où se trouvaient les deux jeunes femmes qu'ils avaient laissé en couverture, il ordonna à Zoé de venir s'occuper des blessés et lança un PDA à Rayce en lui donnant le code pour ouvrir les cellules. Il n'avait pas cillé en voyant l'ouverture artisanale qu'elles avaient fait pendant l'absence des deux militaires. Il semblait préoccupé même si sa voix ne trahissait rien.
Quand toutes les cellules furent ouvertes, le commando de marine ne perdit pas de temps. Il informa les prisonniers qu'ils étaient là pour les aider, mais qu'ils avaient besoin d'un coup de main pour parvenir à s'échapper. Evidemment, la perspective d'une libération et de la fin de leur calvaire enchanta les cinq malheureux. Il fit signe aux hommes de le suivre.

Pendant ce temps, dans la salle d'interrogatoire, Zoé était arrivée et déballait son matériel et commença à ausculter Rakel, ignorant ses récriminations comme quoi elle devait s'occuper de Virgile d'abord. Elle avait des ordres et ils étaient simples, retaper la chef d'équipe. Deux injections et quelques secondes plus tard, la blessée se sentait requinquée comme jamais. Cependant la médic lui fit savoir que ce serait temporaire et que cela ne durerait pas très longtemps et que si entretemps elle abusait de sa chance et tirait trop sur la corde, la sanction serait immédiate et douloureuse.
Une fois cela fait, elle se pencha sur le cas de Dante. Elle marqua un temps d'arrêt, c'était le Père fouettard du SGC après tout... Et finalement fit son travail avec prestesse et efficacité. La réaction de l'agent du BSPC figea la pauvre Zoé, à peine réveillé, elle avait été saisie à la gorge par une poigne d'acier manquant de lui écraser le pharynx, puis cela s'arrêta quand il comprit qui était la personne qu'il avait en face, s'excusant piteusement. On pouvait comprendre sa réaction, passer tout ce temps à se faire torturer et massacrer... Mais peut être que la médic aurait la dent dure, quand elle arrêterait de tousser et pourrait respirer normalement.

Le second geste de Mathieu fut de poser sa main droite sur une des mains de Rakel, il lui fit un petit sourire et se redressa, hésitant.


"Merci."

Et déjà il s'éloignait pour prendre le pistolet de Kurwanec et son poignard de combat. Il testa les chaussures de Martin et les enfila, ce dernier n'en aurait de toute façon plus besoin! Mathieu n'était pas devenu plus loquace ou expansif avec sa détention, ça c'était une certitude.
Il s'était arrêté devant la carcasse de son tortionnaire, le visage fermé, cette expression qui faisait regretter aux agents du programme Porte des Etoiles d'avoir été convoqués dans son bureau à l'époque... Il serrait le pistolet à s'en faire blanchir les articulations. La lutte intérieure pour résister à l'envie impérieuse de réduire en bouillie sanglante le commandant de cette base était visible pour tous... Y compris Jeff qui rentra avec les prisonniers libérés.


"Hola! On se calme! Lui il va nous accompagner au bercail alors tu ranges ton flingue et tu nous colles au train."

Moins d'une seconde plus tard, Virgile braquait ledit flingue sur Jeff, le toisant de ce même air glacial et mauvais. Les deux étaient identiques à ce moment là à part la tenue et la coupe de cheveux. Même posture aussi, l'USP de Mathieu braqué sur la tête de Jeff et le P90 de Jean François dont le désignateur laser affichait un petit point vert au milieu du front de son "jumeau".

"On va pas y arriver comme ça..."

La situation était soudainement TRES tendue. Les prisonniers ne bougeaient pas une oreille, les deux sosies immobiles et prêts à faire feu, il s'en faudrait de peu pour que les choses dégénèrent. Rakel pouvait comprendre la réaction de Mathieu, mais après tout s'ils étaient libres maintenant c'était grâce à Jean François, bien que ce dernier ait encore pas mal de chose à révéler quand à son rôle, ses actions, ce qui s'était passé, tant de choses... Dont il ne pourrait pas parler avec une balle dans la tête.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Jeu 12 Avr - 13:49

Pendant ce temps, dans le couloir d'à côté...




Et si Jeser avait raison ?
D'aprés les connaissances de Kashan, il n'avait jamais fait parler de lui d'une quelconque cruauté ou oppression. D'ailleurs, c'était le jeu favori des Goa'ulds, comme s'il s'agissait d'un concours. Sa volonté de ne pas les suivre lui auraient été trop risqué et pourtant, s'il ne se jouait pas d'elle, il s'était rendu un tant soit peu plus humains que ses congénères.

Rayce restait dangereusement partagée entre deux choix. La libération de cet homme pouvait trés bien permettre de sauver la population du traître Imotep, comme relâcher dans la nature un tyran qui l'aurait très habilement manipulée. Kashan lui rappelait combien les Goa'uld pouvaient être de bons acteurs. Fourbes et lâches, ils s'abaisseraient à toutes les manœuvres imaginables pour fuir la torture.
Cependant, la jeune femme continuait à éprouver le doute. Si son penchant Tok'ra la poussait en théorie à le rendormir d'un coup de zat pour ne pas prendre de risque, elle restait sensible à son histoire.


- Je ne peux pas vous prendre à avec moi. Repondit-elle après une longue hésitation. Cette décision ne dépends pas de moi.

Et Rayce pointa son zat sur la poitrine du Goa'uld. Elle usa de la tension palpable de la situation pour mettre son interlocuteur à l'épreuve. C'était très dangereux mais utile pour le pousser à abandonner le masque. Ce qu'elle trouva, c'est de la sincérité, ou du moins une forme d'humilité qu'aucun Goa'uld n'avait. Un autre élément penchait en sa faveur. En devinant qu'elle était Tok'ra, Djeser n'avait pas vivement réagi en la traitant de sholva. Rayce connaissait suffisamment ses ennemis pour savoir qu'ils n'auraient pas pu demeurer impassible, même sous la menace de cette prison et de la torture.

Lentement, le zat dévia pour que la crosse lui soit présentée. Au même instant, Kashan hurla dans son crâne, lui demandant si elle était folle. Mais la jeune Tok'ra l'ignora, préférant s'adresser à Djeser sur un ton lourd de menace.


- Tenez. Prenez cette arme, je vous rend votre liberté. Ne gâchez pas votre chance de quitter cet endroit et surtout ne tirez pas sur mes amis Tau'ri. Ils portent les mêmes uniformes que cette jeune femme.

Leger silence avant de reprendre :

- Si je découvre que vous m'avez manipulée, que vous terrorisez un peuple, ou que vous embrassez les horreurs perpétrés par vos frères : rien ni personne ne m'empêchera de vous retrouver. Et vous me paierez cette trahison. Est-ce que nous nous sommes compris ?

Une fois que la jeune Tok'ra s'assura qu'il ait bien saisi l'ampleur de la menace, elle lui indiqua les point de sortie en lui rappelant d'être vigilant quant aux Tau'ris qui n'auraient pas besoin d'être dérangé par une méprise. Une fois l'homme partit, Rayce vint à la rencontre de Zoé.

- J'espére ne pas avoir commis d'erreur. Nous devrions partir à la recherche de votre chef.

Sans arme, la Tok'ra extirpa un petit couteau de sa botte et nota, dans un coin de son esprit, qu'il lui faudrait s'en procurer une autre et libérer le reste des prisonniers dés qu'il en serait possible. C'est là que l'un des équipiers apparut et demanda l'intervention de Zoé. Si Rayce ressentait un certain soulagement, appeler un médecin n'était pas de bon augure. Grâce au dispositif Tau'ri, elle eut l'occasion d'ouvrir toutes les cellules. Elle s'acharna alors à garder un semblant de cohésion et d'éradiquer une panique générale. La Tok'ra y était presque parvenue, jusqu'à ce que deux hommes ne se mettent en joue.
Rayce devina rapidement de quoi il pouvait s'agir. Seule la jeune Rakel pouvait être en mesure de régler la situation. Pendant ce temps, elle, continuait de calmer les prisonniers pour éviter une émeute hystérique.
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Jeu 12 Avr - 22:00

Tête appuyée contre le mur, je restais totalement immobile, j'avais abandonné l'idée de me relever j'en avais pas la force, mais alors pas du tout. Mon poing était toujours serré sur mon arme qui se tendit alors que quelqu'un s'approchait, mais je reconnus aussitôt Zoé, et baissais mon arme lui demandant de s'occuper de Dante en premier, c'était celui qui avait le plus souffert dans l'histoire, mais en vain au final, elle refusait de désobéir aux ordres, alors qu'au final, c'était moi qui donnait les ordres ici. Je soupirais me laissant faire, même si je ne manquais pas de grimacer à chaque injection. Il fallait avouer que le traitement était efficace, je me sentis immédiatement mieux, et qu'importe que l'effet soit temporaire, pour le moment je me sentais bien c'était suffisant, il fallait juste traverser la porte, ensuite advienne que pourra, il y avait des médecins à la base qui feraient leur boulot, pour le moment, je devais faire le mien.

Toujours assise au sol, j'observais Zoé qui faisait son boulot, remettant Mathieu sur pied, chose qui ne manquait pas de lui foutre une vraie frousse. En effet, Mathieu venait d'attraper le coup de la jeune femme d'une poigne de fer et ne semblait pas vouloir le lâcher, mais avant que je n'ouvre la bouche il se redit compte de son erreur. La seconde suivante il posait sa main sur la mienne, me remerciant chose qui me tira un petit sourire coincé. Il me remerciait de quoi? D'avoir été si lente, de m'être fait avoir comme une bleue, de ne pas avoir retenue la leçon? Qu'importe ce n'était pas réellement le moment de penser à tout ceci. Je me redressais à mon tour, vérifiant une nouvelle fois mon armement et posait mon regard sur Mathieu, qui semblait prêt à faire sauter la tête à son tortionnaire, chose qui m'avait très fortement traversé l'esprit, et c'était sans doute parce que je n'avais pas passé autant de temps entre ses mains que Mathieu que j'arrivais à supporter l'idée de le laisser vivre. Vivre oui, mais il sortirait du SGC qu'avec une jolie balle logée dans la tête.

Jeff entrait dans la pièce, accompagne des prisonniers que j'avais pu apercevoir, du moins c'était ce que je supposais étant donné que je n'avais pas assez fait attention à leur tête en entrant dans la pièce j'avais plus important à penser. Une chose était clair, ils n'étaient pas l'air d'être là de leur plein gré, et la tenue orange qu'ils portaient ne laissait que peu de doute possible. Naturellement alors que Jeff prit la parole, je serais la main sur mon 9mm que je n'avais toujours pas ranger, sans pour autant me montrer menaçante, du moins avant que les hommes ne se mettent à pointer mutuellement de leur arme. Pendant quelques secondes, je restais interdite observant les deux sosies qui se tenaient tête. Puis je repris mes esprits.


"Oh je peux savoir à quoi vous jouer?"


Je m'interposais entre les deux armes la mienne toujours au repos le long de ma jambe. C'était à Mathieu que je faisais face, tournant le dos sans grande peur à Jeff.

"Comme il le dit c'est pas comme ça qu'on va y arriver, si il voulait nous butter, ça aurait été si simple quand on était tous les deux attachés, et neutralisés."

Je m'arrêtais de parler quelques secondes, prenant un air plus froid, plus proche de l'air de tueuse que j'affichais alors que je toisais Jeff qui m'avait trahit. L'idée de lui coller une balle en pleine tête m'avait traversé l'esprit, je devais avouer que ça m'aurait soulager, mais comme je l'avait simplement dit, il savait des choses que je voulais moi aussi connaitre.

"Il a beaucoup de chose à dire, et ce n'est pas mort qu'il parlera. Nous réglerons nos comptes au SGC, en sécurité, pas ici en territoire ennemi se faire avoir maintenant ça serait trop rageant... S'il te plait."

Droite comme un I je continuais à fixer Mathieu, et ce fut sans un regard que je me mis à donner mes ordres d'une voix froide et sans le moindre sentiment qui contrastait beaucoup avec mes paroles précédentes mais qui ne tromperait pas les gens qui me connaissaient bien en particulier ses deux hommes.

"Cosey, baissez votre arme c'est un ordre. Capitaine Dante, j'ai pour ordre de vour ramenez à la base et si il faut que je demande à Leroy de vous sédater pour ça, je n'hésiterais pas. Vous rentrez à la maison, ensuite vous pourrez agir comme bon vous semble."

Je ne bougeais pas pour autant continuait à me dresser entre les deux hommes et la rage d'en découdre, fixant les prunelles des yeux de Mathieu, le regard suppliant.

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Deimos
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Ven 13 Avr - 1:11

NIVEAU TROIS - Zone de détention
Djeser avait souri à la tok'ra quand elle lui avait tendu son arme et l'avait mis en garde quand à une possible manipulation. Il avait accepté le zat et fourré dans une des poches de sa combinaison. Il avait pris une main de la jeune femme et remercié.

"Vous êtes à l'image de votre mère, puisse la bonté vous habiter toujours, même dans les heures les plus sombres. Je ne sais pas si j'arriverai à sauver mon peuple... Cela fait bien longtemps que j'ai été déchu, peut être pourrai je aider autrement. Mais ce sera grâce à vous."

Et il était parti sans rien ajouté d'autre. Cosey n'avait pas remarqué l'absence de Djeser. Il faut dire qu'ils ne s'étaient pas attardé là pour faire un décompte. C'était Rayce qui avait remarqué le goa'uld, pas les militaires. Il ne restait plus qu'à espérer qu'il soit bien celui qu'il prétendait être et ne s'en aille pas monter une petite armée pour renverser un goa'uld mineur et se comporter comme celui qu'il avait chassé, ou potentiellement pire, qu'il se mette au service d'un goa'uld plus puissant. Mais il semblait honnête.

Cosey avait battu le rappel, il était temps de mettre les voiles. Rayce se retrouver avec la vieille femme terrifiée qu'elle aidait de son mieux à recouvrer son calme. Dans le flot quasiment inintelligible, la tok'ra comprit qu'on l'avait torturé pour forcer son fils à coopérer et que régulièrement ils lui rafraichissaient la mémoire en la suppliciant, juste pour le plaisir.




NIVEAU TROIS - Salle d'interrogatoire
Rakel avait entendu Jean François baisser son arme dès qu'elle s'était interposée, l'ordre était superflu, mais indiquait qui commandait et le commando accusa réception avec un "à vos ordres!" des plus protocolaires. Il n'avait pas bronché quand elle parlait de lui comme s'il n'était pas là, pas plus qu'il n'avait émis d'objection alors que dans ses propos, Rakel le désignait toujours comme suspect. Si elle l'avait vu, elle aurait remarqué que s'il ne disait rien, le soldat était visiblement touché par sa façon de se comporter à son égard. Mathieu quand à lui résista un moment aux arguments qu'on lui avançait. Cela faisait un moment qu'il voulait prendre sa revanche, et il avait en cet instant l'occasion de le faire.

"Rakel... Pousse toi!"

Mais comme d'habitude, il ne pouvait lui refuser quelque chose bien longtemps. L'arme trembla dans sa main puis il la baissa. Le regard mauvais toujours rivé sur Cosey.

"Oui, nous règlerons ça à la base... Et comme bon me semble en effet." Ca promettait d'être folklorique une fois de retour. "Peleonor je vous laisse le com..."

Le regard de l'agent de renseignement s'égara sur le gilet tactique de Rakel, sans doute pour voir le grade affiché, mais ses yeux s'étrécirent quand il tomba sur quelque chose d'autre. La soeurette n'y avait pas pensé... ou trop tard.

"C'est quoi ce nom sur votre gilet, y aurait il des choses dont je devrai être informé et que l'on oublié de porter à ma connaissance?"

Et bien finalement peut être que les réjouissances allaient débuter plus tôt que prévu! Mathieu fixait Rakel d'un regard noir, le regard lourd de reproche de celui qui avait le senti d'avoir été roulé dans la farine par une personne qu'il n'aurait jamais cru capable de ce genre de coup bas. La profonde inspiration qu'il fit laisser présager d'une colère de type homérique. Derrière elle, Rakel entendit Cosey bouger, son arme était certes baissée, mais il l'avait en main de façon à pouvoir faire feu en un instant. Lui n'avait pas les sentiments qu'elle éprouvait pour l'agent du BSPC et il ne faisait pas l'ombre d'un doute qu'il n'hésiterait pas à lui tirer dessus s'il estimait qu'il représentait un danger.
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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Ven 13 Avr - 1:59

C'était sans la moindre crainte que je restais entre les deux hommes y compris avec une arme pointée sur moi. Je n'avais rien à craindre, je savais que Mathieu ne tirerait pas sûr moi, je le connaissais et je savais le mal qu'il avait eu à faire une telle chose par nécessité. J'aurais souhaiter porter ma main sur mon flan, à l'endroit de cette cicatrice, plus par réflexe, mais je ne bougeais pas d'un poils. C'était la seule personne au monde en qui j'avais une confiance aveugle, et ce n'était pas peu dire, surtout pour moi. Pourtant je savais aussi que cette relation particulière n'avait pas toujours été bonne pour moi, je ne comptais plus les fois où j'avais pleuré suite à une dispute, où j'avais pris des risques inutiles juste pour calmer mon coeur qui me faisait souffrir. C'était sans doute ça que l'on appelle la passion. Une chose était claire, ça n'apportait jamais rien de bon, mais je ne pouvais pas vivre sans lui, j'avais essayé, mais ce n'était pas possible pour moi, il était mon oxygène. Tant que je maitrisais la situation tout se passait bien, et si un seul petit truc m'échappait et c'était la dégringolade, ce qui expliquait sans doute les colères montreuses que nous avions pu avoir, nous n'étions doué pour l'humain ni l'un ni l'autre, et nos incompréhensions nous faisaient souffrir.

Ce fut avec un certain soulagement que je vis Mathieu baisser son arme, tout en sachant que Jeff avait fait de même, la situation se détendait petit à petit, au moins aucun des deux ne risquaient de s'étriper tant que je les gardais à l'oeil. Et avec un peu de chance, nous arriverions jusqu'à la porte sans le moindre soucis, du moins c'était ce que je pensais jusqu'à ce que je vois les regards de Mathieu se baisser vers mon gilet. Je me pinçais les lèvres, sachant très bien qu'il y aurait un retour de bâton. Ce qui ne loupa pas, je n'osais même plus lever mon regard vers lui, je restais figée ou presque, entendant Jeff bouger derrière moi, j'avais fais un signe de la main pour l'apaiser, je ne lui pardonnerais pas si il faisait du mal à Mathieu, même si c'était pour me protéger, ce n'était pas nouveau, ma vie n'avait pas d'importance, la sienne si.

La splendeur du leader avait disparu, à présent je n'étais que le chien battu qui attendait le coup de son maitre. Toute confiance en moi semblait avoir disparu. Ma respiration était forte et irrégulière et lorsque je réussis à trouver le courage de lever les yeux vers lui, ça ne dura pas, je les baissais aussitôt. Son regard noir me serrait le coeur, j'avais bien compris que je l'avais déçu, de toute façon je ne faisais que ça, le décevoir. J'ouvris à plusieurs reprises la bouche sans pour autant que de son n'en sorte. Ma lèvre inférieur se mit à trembler lorsque je trouvais enfin le courage de parler :


"Je pense que ça peut attendre d'être rentré à la base pour une explication, et puis c'est un peu compliqué... Je suis pas sûre que tu me croiras sans les dossiers officiels..."

Je savais bien que ça ne suffirait pas à Mathieu, et il n'y avait pas d'ordinateur portable à faire exploser contre un mur à cet instant.

"Je suis si désolée... Je..."

Je fis une nouvelle fois claquer ma mâchoire, difficile de savoir si je cherchais mes mots ou si je me retenais de m'énerver d'un coup, à croire que j'étais devenu bipolaire.

"Je te demande juste de me faire confiance le temps de sortir d'ici, ensuite tu me jugeras comme bon te semblera une fois que tu connaitras toute l'histoire, et j'assumerais la conséquence de mes actes. "

Plongeant mon regard dans le sien, au final je n'avais peur que d'une seule chose, qu'il ne me pardonne pas.

_________________

∞ we were infinite.
we accept the love we think we deserve
Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
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Tok'ra
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MessageSujet: Re: Mission 89: L'Enfer de Dante   Ven 13 Avr - 2:52

La vieille dame se transcendait en un véritable obstacle.
En comprenant que les secours étaient arrivés, que sa liberté était réelle et que la menace semblait s'être éclipsée, ses nerfs se relâchèrent au point qu'elle entra dans l'hystérie. Elle n'allait pas bien et ces vives émotions pouvaient parfaitement l'envoyer sur le plancher. Rayce se voyait mal devoir la porter. D'autant plus qu'elle fût rapidement intriguée par la scène qui se passait non loin. Les deux hommes ne se braquaient plus leurs armes mais semblaient rester sur un terrain de discorde. Un seul mot, une seul geste de travers, pouvait suffire à déclencher une lutte à mort. Cette déduction n'était pas fatalement évidente mais se lisait sur les visages. Un œil exercé comme celui de l'espionne Tok'ra était suffisant pour avoir toute la mesure de la situation. Et pour le moment, le danger n'était plus le reste d'Hégémonie mais l'animosité qui les confrontaient.

Les mains posées sur les épaules de la vieille dame, Rayce lui fît la promesse de la guider jusqu'à la Porte des Étoiles et de rester à ses cotés pour qu'elle se sente en sécurité. Bien que celle-ci était relative du fait qu'un imprévu pouvait toujours s'imposer, c'était la meilleure solution pour calmer son interlocutrice. D'un regard expressif et plein de compassion, elle se détacha d'elle un instant et s'approcha du groupe. La jeune Rakel semblait dans une impasse et la situation l'avait abattue. Son moral défaillait, il n'y avait pas l'ombre d'un doute. La curiosité qui l'avait poussée à se questionner sur la liaison entre la leader et le militaire semblait déplaire au captif. Son regard se faisait suffisamment assassin pour la peiner.

N'appréciant guère le constat qu'elle se faisait, Rayce resta un instant interdite sans oser intervenir. L'émoi de la jeune femme, entre ces deux hommes, ne la laissa pas indifférente. Elle trouvait d'ailleurs cette confrontation malvenue à un moment pareil. Non pas qu'elle s'en offusquait au nom d'un quelconque manquement, mais plutôt que la leader se devait de conserver une forme de stabilité pour terminer convenablement cette mission. Son regard s'illumina faiblement alors qu'elle s'abandonnait au contrôle de Kashan. Le visage de Rayce était devenu subitement glacial, bien moins expressif. La sévérité durcissait chacun de ses traits et un regard chargé de reproches s'étaient posés sur les deux hommes.


- Tau'ris, votre querelle stupide peut nous être fatale. Les vies de ces prisonniers sont sous votre responsabilité.

Puis se détournant, Kashan devint moins brutal, un peu plus diplomate.

- Jeune Rakel. Cette immobilisme accroît notre exposition au danger. Réglez ce problème rapidement.


Le ton employé n'avait pas été vindicatif ni hautain. Le symbiote de Rayce avait formulé plus une évidence que de l'impatience. Si le second groupe se devait d'anéantir les dernières forces ennemies, ils n'avaient reçu aucune confirmation en ce sens et le danger, jusqu'à preuve du contraire, demeurait réel. La jeune Tok'ra hocha la tête, comme si cela lui permettait de clore son intervention, puis elle alla rejoindre la vieille dame qui ne parvenait toujours pas à retenir ses tremblements.
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