La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 Mission 90 : Asile mondial

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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Lun 20 Fév - 17:13

Bien-sûr, la Mathilde sortit les crocs, n'appréciant pas les remarques sur sa méthode. Tout son venin passa cependant au-dessus de la tête d'Alison qui se contenta de lever les yeux au ciel. Pour ce qui était de râler, merci, elle était assez experte dans ce domaine pour ne pas s'en formaliser. La scientifique ne voyait que ce qu'elle voulait bien remarquer et si elle se sentait assez visée pour réagir comme une enfant gâtée, c'était son problème. Les dieux soient loués, cette fille faisait partie de l'autre équipe avec un peu de chance, leurs caractères trop francs n'auraient plus à cohabiter.

Vérifiant que Suzanne allait bien et pouvait suivre le mouvement, Alison se renferma à nouveau sur elle-même, malgré le geste de soutien de Jill. Il valait sans doute mieux à la vue de ce qui se produisait dans la rue. La main crispée sur son zat, il fallait espérer que les militaires s'occupaient de bien chercher les menaces éventuelles, parce que pour sa part, elle gardait les yeux fixés sur le sol juste devant elle, ce qu'elle entendait suffisant à lui tordre l'estomac. Autant dire que la déco parisienne ne la touchait pas vraiment, il allait lui falloir encore un peu de temps pour se remettre. Les remarques inquiètes de Laurent lui faisait aussi penser à un autre problème, qu'elle finit par partager :


" Et puis même si le mal était réellement progressif, qu'est-ce qui prouve que nous serions en état de nous apercevoir que nous sommes atteints ? Si on commence à devenir "idiots" on remarquera peut-être nos propres symptômes mais on risque de les banaliser et de ne pas y accorder d'importance ! "

Un peu comme lorsque l'on est fatigué et que l'on n'arrive plus à réagir pour se forcer à aller se coucher, que plus le temps passe et que plus cela empire. Ils n'avaient plus qu'à espérer que le mal ne les frapperait pas tous en même temps. Si ça se trouve, ils étaient déjà en train d'agir de façon profondément stupide sans s'en apercevoir. Plongée dans ses sombres pensées, Alison ne dit plus rien.

La jeune femme refit un peu surface quand ils entrèrent dans le palais de l'Elysée qui semblait avoir été préservé. Si elle faillit zatter le pauvre chien plus par réflexe que par réelle peur, elle se calma enfin et commença à observer à nouveau ce qui l'entourait. Tout en flattant la tête de l'animal, Alison recommença à se demander à quel point cette planète pouvait ressembler à la leur et ce qu'ils risquaient exactement en restant là.

Pour la première fois depuis qu'elle la connaissait, Alison ressentit de la peine pour Rayce qui montra une fois de plus à quel point ce malheur la touchait. Elle commença à promener son regard autour d'elle à la recherche de documents intéressants lorsqu'un vacarme la fit sursauter. Autant dire qu'elle n'eut pas spécialement envie de se précipiter à la fenêtre pour voir de plus près ce qui se passait, peu encline à aller admirer de nouvelles horreurs. En revanche, elle obéit de suite à Laurent qui criait d'aller dans l'autre pièce et se plaqua rapidement au mur en se demandant ce qui pouvait bien se passer, repoussant la terreur qui ne demandait pas mieux que de surgir.

Jill demanda à aller jeter un oeil. Bien une militaire, ça : allez observer les ennuis de plus près était leur spécialité. Enfin, quitte à accepter une mission suicide, autant aller jusqu'au bout. Mathilde se penchait à nouveau sur l'ordinateur et Alison se décida à mettre de côté la peur qu'elle ressentait pour tenter de se mettre au travail et se rendre utile. Les livres, ce n'était pas ce qui manquait et avec un peu de chance se plonger dedans lui ferait du bien.

Il y avait toute sorte d'ouvrages et de documents et elle commença par prendre quelques photos de l'ensemble, au cas où il lui faudrait plus tard localiser l'un des livres sans se trouver dans la pièce. Et puis, elle savait que de retour sur Terre - en espérant que cela arrive - elle serait ravie de revoir tout ça et zoomant sur les titres ne serait-ce que par pure curiosité. Puis elle survola les intitulés avant de s'arrêter sur un ouvrage un peu différent. Le pensant d'abord rédigé en goa'uld, elle retourna dans la pièce principale, s'assit en tailleur à même le sol et, après quelques instants à le feuilleter, comprit que c'était surtout du Tok'ra, langue qu'elle aurait dû suffisamment maitriser pour comprendre au moins le thème de l'ouvrage. Sauf que, à sa grande déception, ce n'était pas le cas. La petite musique - où avait-elle déjà entendu cet air ? - la fit à peine relever la tête.

Le plus simple était de demander à la tok'ra si ce texte lui évoquait quelque chose, mais Alison n'avait pas tellement envie de s'adresser au parasite. Elle aurait préféré donner un coup de main pour sécuriser la salle avant de se décider à voir si Rayce et Kashan pouvaient lui donner un coup de main. Après, si ce n'était pas le cas, elle essaierait les décodages classiques qu'elle connaissait et tenterait de voir si l'objet en lui même ne renfermait pas quelque chose qui aurait put être caché dans la couverture ou elle ne savait où. Il était tout de même bizare qu'un texte tok'ra se balade au milieu de ceux en parfait français.

Elle se levait et s'apprêtait à appeler Rayce lorsqu'Ivan leur sortit un cadavre du placard et lui fit froncer les sourcils. Allons donc, ce n'était pas bientôt fini les petites surprises ?


" Rayce, vous pouvez venir voir ce document et me dire si ça vous évoque quelque chose ? Un dialecte, ou un code peut-être ? "

Mais Ivan rappelait l'attention de la tok'ra. Parler de serpent n'était peut-être pas le plus malin, mais après son propre coup d'éclat, elle comprenait qu'il ait envie de parler franchement, même si c'était avec sa diplomatie toute militaire. A moins qu'il ne cherche réellement à agacer leur soi-disant alliée.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mar 21 Fév - 8:43

Le mot de passe était bien Patrius Honoris ce qui ravit et laissa perplexe la scientifique. Comment diable Vanesh avait il mis la main sur le mot de passe de rien moins que l'ordinateur le plus sécurisé de cette planète, directement dans le palais présidentiel ce qui n'était pas spécialement considéré comme un moulin niveau sécurité. Certes les Tok'Ras étaient doués pour l’espionnage mais là c'était quand même fort de café! Et elle n'avait pas fini d'être surprise. Plus elle lisait et étudiait les rapports, plus son humeur, fort noire au demeurant, n'en devenait que plus massacrante. Les rapports techniques faisaient état d'un dérèglement du système NESS qui était à un régime bien supérieur à ce qu'il devait être normalement. Pas besoin de chercher plus loin. En lisant attentivement, on voyait bien que les pics d'énergie étaient responsables de l'état de santé des patriotes. La production énergétique fonctionnait tant bien que mal, mais pour combien de temps? Les infrastructures nucléaires devaient être opérées par une équipe complète d'ingénieurs atomistes très fortement qualifiés et spécialisés, même elle ne saurait pas faire grand chose dans une centrale et surtout n'avait pas le don d'ubiquité. Il faudrait que le SGC envoie des équipes supplémentaires de techniciens spécialisés.
Mais le pire fut la lecture des rapports d'enquête du contre espionnage patriote. Plus elle avançait dans les rapports, plus sa mauvaise humeur se mua en une colère sourde.
Il en ressortait que finalement il y avait de fortes chances que l'état actuel des patriotes soit le fait d'une personne ayant saboté le système NESS et sans aucun doute pour couvrir ses traces. Une personne qui était depuis un moment soupçonnée par les autorités patriotes comme voulant s'approprier les secrets de cette technologie sous couvert d'étude sociologique. Une personne qui allait se faire arrêter juste avant l'apparition des premiers pics d'énergie NESS qui avait anéantit toute faculté mentale de la population et lui avait donc fourni la parfaite couverture pour revenir pépère ensuite avec en plus de gentils benêts en la personne de SG4 et 6.


"Suzanne, je reviens. Vois si tu peux nous trouver un itinéraire souterrain ou sûr vers la centrale qui alimente le système NESS et si nous pouvons accéder au système de contrôle global du système NESS. Notre cerveau risque de ne pas encaisser bien longtemps les pics énergétiques. Je reviens tout de suite."

Le ton se voulait calme, mais pour sa collègue qui était tout près d'elle, on voyait que la nippone bouillait d'une colère contenue à grand peine.
Mathilde activa son zat discrètement en étouffant le bruit dans son sac, puis profitant de la distraction bien involontaire d'Ivan et ses propos désobligeants s'était approchée de Rayce sans guère de mal vu que cette dernière fusillait le militaire du regard. Tout le monde put alors entendre le bruit caractéristique d'un tir de zat'nik'tel et l'autre bruit tout aussi typique d'un corps qui s'effondre au sol. Déjà la Baronne sortait les sangles de contention de leur pochette et se jetait sur sa victime pour lui en coller deux au niveau des poignets et deux autres au niveau des chevilles. Cela ne retiendrait pas longtemps vu la force surhumaine conférée par le symbiote, mais suffisamment pour prendre les mesures nécessaires.
Parallèlement à cela, elle héla Campbell en laissant enfin éclater sa colère.


"Campbell, nous avons trouvé la source du mal! C'est cette vipère!"


Fouillée et dépouillée, Rayce était donc promise à un bon petit interrogatoire et Mathilde aurait bien aimé la version moyenâgeuse avec tisons ardents et flammes. Quand on voyait ce dont la soit disant alliée était responsable, pouvait on avoir une quelconque once de compassion pour elle? La physicienne n'en aurait pas, ça c'était certain!
Ce n'était plus le zat qu'elle avait en main, mais son pistolet. Tok'ra ou pas, deux balles dans chaque rotules et elle n'irait pas bien loin. En tout cas, elle le ferait en rampant.


"Avant que vous ne râliez sur le pourquoi de mon intervention, je précise que nous avons affaire à une personne dotée d'un symbiote. Plus rapide, plus forte, plus endurante, pouvant supporter plus de blessures que nous. Même si officiellement c'est juste une scientifique ce dont je doute, à la loyale, elle nous enterre tous vous compris, les militaires si vous vous y prenez en même temps. J'ai vu une opportunité, je l'ai saisie. Maintenant on la tient et personne n'est blessé.
Pourquoi je sais que c'est elle notre source? Pour faire court, cette garce s'est faite bien voir par les patriotes pour se rapprocher d'eux et avoir accès à leur technologie, et par technologie, je parle du NESS. Ensuite elle a pu commencer à espionner pour mettre la main sur les plans. C'est sans doute de cette façon que les tok'ras connaissaient le code de l'ordinateur central juste ici, elle avait déjà dû le leur donner. Le contre espionnage patriote avait fini par remarquer que quelqu'un fouinait et que cette femme représentait à raison un danger pour leur pays. Ils allaient l'arrêter... Il y a quinze jours. Juste quand les antennes NESS ont fait des ravages dans les cerveaux des patriotes les transformant en attardés et en légumes. Cet évènement n'est PAS accidentel. Quelqu'un à poussé le système a plus d'une fois et demie sa puissance maximale autorisée. A cause de l'état mental des patriotes, le système qui requiert un soin constant, n'est plus entretenu et fonctionne à vau-l'eau avec des fluctuations de puissances qui à terme nous seront fatals également. C'est un de ces pics que nous avons pu mesurer juste avant que l'hélicoptère ne se crashe."
Le regard qu'elle posait sur la tok'ra entravée était sans aménité. "Je vous laisse la cuisiner. Si je reste à côté d'elle je serai trop tentée de lui loger une balle dans la tête vu qu'elle n'a pas de coeur. Avec Suzanne il va falloir que nous nous occupions de relancer correctement le système NESS pour nous éviter de finir comme les patriotes. Peut être que nous pourrons trouver un quelconque moyen restaurer les capacités mentales, mais... nous verrons bien."

La colère avait cédé la place à abattement. Il y avait de fortes chances que toutes les personnes affectées le soient de manière définitive et finissent donc par tout simplement mourir faute d'un soutien permanent. Sept millions d'innocents. impossible de s'occuper de tout ce monde.

"Regardez dans son carnet s'il y a des choses intéressantes, je ne maîtrise pas suffisamment leur langue pour faire la lecture, il y aura peut être des informations intéressantes. Voilà ses affaires."

Mathilde avait posé sur une table plus loin le contenu de sa sacoche de Rayce. Une grenade choc goa'uld compacte, le zat'nik'tel qu'elle avait pris à sa ceinture, un galet holographique, le fameux carnet de la jeune femme, son datapad personnel mais qui apparemment ne contenait rien de plus que ce les terriens ne savaient avant d'arriver sur Patrie et le GDO qui avait été confié à la Tok'Ra par le SGC. Restait maintenant aux militaires à la cuisiner aux petits oignons et aux scientifiques à se pencher sur un moyen de stopper cette catastrophe et si c'était faisable de trouver un moyen d'annuler les effets du NESS sur les patriotes.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mar 21 Fév - 17:00

Tels étaient les constatations navrantes de la scientifique. De très nombreux éléments allaient à l'encontre de la Tok'ra et de sa prétendue innocence. Voilà qui plairait tout particulièrement à Ivan et son esprit on ne peut plus paranoïaque. L'homme avait été une diversion de choix lorsqu'il s'était permis de la traiter ouvertement de serpent. Outre le sens imagé et peu glorieux, il était évident que son symbiote en était le premier visé. La jeune femme l'avait alors fusillé d'un regard noir, meurtrier, tout en demeurant immobile. Des pensées sombres avaient traversé son esprit sans qu'elle ne tente quoi que ce soit ou ne fasse un geste. La requête d'Alison aurait été une bonne alternative pour se détourner de ce problème. Mais alors qu'elle s’apprêtait à lui répondre, intriguée par le carnet rédigé en Tok'ra, elle fût emportée par le tir d'un Zat.
Violemment secouée par les spasmes, son cri de surprise mêlé à la douleur changea de ton par alternance : tantôt Rayce, tantôt Kashan. Au summum de la souffrance, écrasée au sol comme un vulgaire insecte, la Tok'ra posa un regard étonné sur Mathilde avant de sombrer dans l'inconscience. Celle-ci veilla à doubler les sangles de contention aux chevilles et aux poignets afin de s'assurer que leur nouvelle captive soit bien entravée. Vinrent alors les explications. Effectivement, quiconque s'intéresserait aux dossiers qu'avait parcouru la nippone découvrirait avec effroi qu'un DGSE Patriote avait mis à jour une intrusion. Tous les indices s'accordaient sur une femme d'origine extraterrestre sous couverture d'étude sociologique. Mais le véritable objectif semblait être le vol de la technologie NESS.

Il restait cependant quelques zones d'ombres. Les équipiers finiraient forcément par se demander pourquoi Rayce avait fait appel à eux pour revenir sur les lieux de son crime. C'était comme se dénoncer soit-même par procuration. La tentative d'arrestation des Tok'ras au passage de la Porte collait mais pas la première démarche. Les deux équipes SG tombaient à l'instant dans un sévère sac de nœuds et il y avait fort à parier qu'il se lancerait dans un interrogatoire musclé. Bien peu d'entre eux n'avait confiance pour croire en sa parole ou douter des incohérences.

Lorsque Mathilde retourna à sa tâche, cherchant un moyen d'obtenir le contrôle du NESS, un message d'erreur lui indiqua que la liaison avait été coupé. Évidemment, celui qui avait saboté le système avait également veillé à ce que la situation ne puisse être renversée rapidement. Avec quelques recherches, notre ronchonne nationale saurait débusquer un système de sécurité permettant l'arrêt à froid de la centrale nucléaire dont l'état préoccupait. Moins d'énergie pour le NESS, moins de pics énergétiques supposés leur griller le cerveau. Malheureusement, il n'y avait pas grand chose d'autre à faire sur place. Il aurait fallu trouver le centre de contrôle du système et résoudre le problème à partir d'ici. Hélas, il faisait nuit noire et leur expérience suffisait à rappeler que sortir à cette heure ne serait pas une si bonne idée.
Tandis qu'Ivan et Laurent plaçait la prisonnière sur une chaise et la ficelait avec un supplément de corde, Suzanne analysa le cadavre et releva des traces résiduelles d’électromagnétisme. La même signature que le pic enregistré avant le crash de l’hélicoptère.

Alison demeurant sans réponse, elle s'était penchée sur le carnet de Rayce en espérant relever des indices intéressant. Mais là encore, le texte était codé. Ces Tok'ras semblaient également versés dans la paranoïa. En traduisant, le texte faisait référence à la beauté du lac D'ochtoura, ce qui n'avait rien à voir. Par contre, avec de la patience et de l'acharnement, Alison finit par comprendre que les deux carnets, outre leurs compositions et la couverture, se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. En comparant l'écriture, elle déduisit que ces mots avaient été écrits de la main de Rayce. Ces deux documents lui appartenaient.

Netty, étrangère à tout ça, se contentait d'aller et venir, reniflant chaussures et pantalons. Lorsqu'un membre d'équipe s'avisait de baisser la main pour la caresser, le Husky bondissait en une esquive joyeuse, trahissant son envie de jouer et de ramener la balle qu'elle déposait aux pieds du premier venu. La chienne s'avisa même, à un moment donné, d'aller mordre le bas de treillis de Mathilde, battant frénétiquement de la queue. C'est qu'il était joueur l'animal. Et surtout très jeune.
Deux heures s'écoulèrent dans le plus grand silence. Mathilde finalisait l'arrêt à froid du réacteur après avoir brisé les pare-feu, Suzanne faisait un rapport condensé de ses découvertes et notaient tous les éléments observés dans le cas où ils subiraient le même mal. Alison, dans la bibliothèque d'à coté, s'était dissimulée derrière des piles de livres. Elle effectuait des comparaisons entre les deux carnets, ses propres notes, et les documents à sa disposition. La jeune femme était sur le point de déterminer une partie du code, ce qui promettait l’accès à une partie des informations personnelles de Rayce. Quant à Ivan, Laurent et Jill, ils attendaient avec une impatience non dissimulée le réveil de la captive.

Celle-ci d'ailleurs, comme lorsque l'on parle du loup, cligna des yeux en poussant une faible plainte. Elle s'attarda sur ses liens, testant la résistance, avant de s'intéresser à ce qui l'entourait.


- Mais !! Que faites-vous ?!? Pourquoi vous m'avez...

Sa voix s'évanouit dans les airs, son regard s'était posé sur la table où avait été étalé ses affaires, le contenu de sa sacoche. Elle avait rapidement deviné que son carnet manquait et la raison pour laquelle on l'avait assommé.

- Je...je ne vous ai pas manipulé...

Très court comme argument. Rayce ne disait rien de plus, observant ses anciens équipiers en respirant bruyamment. De toute évidence, même si elle était Tok'ra, son rythme respiratoire trahissait la peur et l'émotion. L'éclat dans ses yeux le prouvaient d'ailleurs. Elle se demandait ce qu'on allait lui faire.
Le chien s'était calmé. Couché sur un tapis que l'un des membres avait installé pour lui, le Husky observait la scène en battant toujours aussi stupidement de la queue. Même lui, cet animal, semblait soupçonneux quant à sa nature et ses motivations.
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Jeu 23 Fév - 13:57

Les informations des scientifiques n’étaient pas bonnes, pourquoi avoir cru un instant que tout pouvait s’arranger rapidement du fait que Mathilde pouvait accédée aux données de l’ordinateur et pourrait sans doute gérer le problème sans avoir à bouger de là, non trop simple !

Du pied, Laurent continuait de faire rouler la balle de la chienne qui lui rapportait et ainsi de suite, non pas qu’il ne prenait pas la situation au sérieux mais qu’il pouvait faire deux choses en même temps comme écouter et bouger le pied, certes très rare pour homme mais comme quoi il y avait des exceptions à la règle.

Ce fin limier d’Alison venait de trouver quelque chose parmi les bouquins de le bibliothèque et elle avait besoin de Rayce pour l’aider sauf que c’est ce moment la qu’Ivan avait choisi pour titiller la Tok’ra, tout en douceur sauvage comme peu de temps avant avec son leader. Nul doute que R&K n’allait pas aimer mais des réponses seraient les bienvenues car il n’était pas bon que la parano s’installe plus qu’elle ne l’était déjà, où alors il n’avait pas capté quelque chose. Le paroxysme fut atteint et la balle ne roula plus, Mathilde venait de neutraliser leur invité et guide d’un tir de zat, ce qui le fit réagir au quart de tour :

« Hey, mais qu’est-ce que vous foutez de l’Argentière ? »

La Baronne accusait Rayce d’être à l’origine des évènements frappant les Patriotes, voila qui était radicale comme jugement, du genre on tire d’abord et on parle après. De toute façon, que pouvait-il faire d’autre devant le fait accomplit, la nipponne était ingérable car ne respectait pas la hiérarchie militaire, un électron libre qui ne savait que vivre ainsi et qu’il était impossible de changer, croyez-vous qu’elle aurait parlé de ce qu’elle s’apprêtait à faire avant de passer à l’acte, ne serait-ce que tenir sa victime en joue ?

Avec un équipe pareil, on frôlait la mutinerie à chaque instant et Laurent prenait sur lui, sans doute trop au point d’être prit pour un crétin et de ne plus rien maitriser, ça il s’en était douté dès qu’il avait eu connaissance des gens composant le groupe actuel, seule Suzanne avait sa confiance et pour cause, il la connaissait mieux que quiconque. Mathilde se faisait la parole de l’accusation alors que lors du briefing c’était une autre chanson mais le Para n’était pas encore convaincu par la plaidoirie :

« Vous venez de dire vous-même qu’elle n’était pas la seule à avoir le code, qui vous dit qu’elle ne l’a pas eu de la même façon que votre ami Tok’ra ? Je sais qu’on dit que les criminels aiment bien revenir sur le lieu de leur crime mais ça me parait trop simple, j’ai plus l’impression qu’elle est le bouc émissaire parfait…Bon, en attendant son réveil, avez-vous moyen de carrément stopper le système NESS de cet ordinateur, ne chercher pas à jouer avec, plus tôt il sera coupé ainsi que la centrale, plus tôt nous ne risquerons plus de finir en légumes vert fluo, j’espère que vous allez faire ce que je vous demande, peu importe que le masque tombe, si cette planète est la cible d’une attaque, l’ennemi doit déjà tout savoir et qu’il n’aura qu’à bombarder pour faire apparaitre des zones où faire se poser ses vaisseaux de transport de troupes, »

Le message était clair, le système NESS était un danger pour l’équipe alors il fallait supprimer ce danger tant que le duo de scientifiques ne pourraient le faire fonctionner normalement. Il était temps de passer à la femme étendue sur le sol, qu’au moins la Baronne ne se soit pas fait plaisir pour rien.

« Caporal Naughart, aidez moi à mettre la belle au bois dormant sur une chaise puis vous la ligoterez comme vous voulez, vu comment vous l’avez traitée elle ne voudra pas rester »

Deux longues heures passèrent avant le réveil de l’accusée, entre temps Jill et Laurent avait eu l’occasion d’aller faire un tour dans le jardin en compagnie de la chienne pour quelle fasse ses besoins mais aussi car le sergent semblait avoir envie de prendre l’air et de jeter un œil aux restes du crash. Tout ce petit monde était remonté bien avant de pouvoir passer à l’interrogatoire :

« Caporal, vous vous taisez pour le moment, est-ce clair ? »

Voila déjà pour Ivan qui devrait attendre avant de la torturer de questions.

« Rayce, je n’ai jamais demandé à ce qu’on vous fasse cela, je ne dit pas cela pour me dédouaner mais ce qui est fait est fait et si vous êtes attachée, c’est par crainte que vous partiez et que vous vous preniez une balle dans le dos car certains de mes coéquipiers sont persuadés que vous êtes l’auteur de ce crime »

Le Para qui avait en main du papier et un stylo commença à écrire sans que personne autour de lui ne puisse voir puis il présenta la feuille sous le nez de la Tok’ra, dessus était noté :

Je ne suis pas contre vous, du moins pas encore si vous m’aider à prouver votre innocence, répondez simplement par oui ou par non à la question : Je sais par un jaffa que vous pouvez sentir plus ou moins la présence d’un symbiote, est-ce que le votre ressent une présence actuellement ?

« Voici sur ce document les faits qui vous sont reprochés, est-ce que vous arrivez à lire mon écriture ? »

Une question sans grand intérêt, juste de quoi lui donner la possibilité de répondre à la vraie question sans que personne à part Laurent ne sache de quoi il retournait car pour lui quelque chose le troublait sur une des occupants de la pièces et en l’occurrence ce n’était pas Rayce pour l’instant.


Dernière édition par Laurent Campbell le Jeu 23 Fév - 18:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Jeu 23 Fév - 17:39

Alison écarquilla les yeux lorsque Rayce s'effondra et elle faillit même réagir en reprenant son zat en main, prête à dégommer un ennemi surgi d'on ne savait où. Sauf que l'"ennemi" en question était Mathilde et que malgré la surprise et leur petite altercation, il en faudrait plus pour qu'elle se mette à zatter ses coéquipiers.

La source du mal ? L'archéologue écouta les explications et remarques des uns et des autres avant de secouer la tête en étouffant un soupir : à présent, elle n'avait plus qu'à se débrouiller pour traduire le texte, du moins en attendant le réveil de Rayce. Pour sa part, elle penchait assez pour le bouc émissaire, elle aussi, mais elle pouvait aussi comprendre la réaction de Mathilde. Mieux valait prévenir que guérir, parfois, et la Tok'ra ne jouait pas franc jeu avec eux. Pauvre fille, quand même, un coup de zat n'avait rien de très agréable.

S'asseyant à nouveau dans un coin pour se concentrer en paix, elle reprit le livre qu'elle avait trouvé et entreprit de le comparer au carnet de Rayce. Il était inutile d'essayer de tout traduire d'un coup, bille en tête : il y en aurait eu pour des jours de travail. En revanche, si elle arrivait à cibler une partie qui pouvait se révéler intéressante... Comme souvent, elle se pencha sur le début, quelques pages du milieu prises au hasard et la fin, essayant de repérer le moindre indice pouvant indiquer un intérêt quelconque.

Les deux textes se répétaient, excepté la fin, justement. Du tok'ra, qu'Alison aurait volontiers soumis à l'auteur... mais Rayce était toujours inconsciente et vu ce que racontaient les scientifiques, le temps leur était compté. Passionnée par le défi, les yeux ne quittant plus les textes, griffonnant à toute allure, Alison entreprit de déchiffrer la portion qui avait attiré son attention. Autant dire qu'elle s'était complètement isolée de ce qui se passait à deux pas d'elle, ignorant ce qui se disait. Les goa'ulds en personne auraient pu débarquer qu'elle leur aurait sûrement demandé de baisser d'un ton pour la laisser terminer sans même leur jeter un regard.

Deux heures plus tard, au prix d'un bon mal de tête, elle avait décodé l'essentiel, assez pour comprendre que le texte décodé devait l'être une seconde fois. Des symboles se répétaient de ci de là et elle commença par lister les lettres qui en découlaient, espérant voir apparaitre un ou des mots :


U N T N H E U A R E A E T O N R U N T P N L P T R D C L V T

Sauf que ce ne fut pas le cas, aucun mot n'apparut, ni dans un sens, ni dans l'autre, ni en prenant une lettre sur deux ou autres stratagèmes de base. Alors plutôt que s'acharner, à défaut des lettres, Alison releva les mots, ce qui donnait quelque chose de déjà plus concluant :

nous avons patriotes inspirés force honneur
lutteraient jusqu'à la mort leurs idéaux accident étrange
Tok'ra ne saurais
nous aider mènera perte
pas confiance alliée
pas trop tard au-delà rancoeurs personnelles.
Traverser Porte.

Alison soupira, se prenant la tête entre les mains. Bon. Elle ne voyait pas vraiment quoi tirer de plus du texte. Autant les mots bout à bout pouvaient vouloir dire des choses, autant elle n'était pas certaine que cela les avance à grand chose au final : l'aveu de Rayce d'avoir fait le choix d'aller voir les terriens pour leur demander de l'aide sachant que les siens abandonneraient les patriotes ? Il était question d'accident, pas de sabotage ou de quoi que ce soit en ce genre... Au mieux, cela confirmait ce qu'ils supposaient déjà. Elle aurait préféré trouver quelque chose disant "pour sauver tout le monde, appuyez sur le gros bouton rouge"

Alison se leva, se dirigeant vers Rayce. Laurent avait déjà mis un papier sous le nez de la tok'ra, ce qui fit froncer les sourcils à l'archéologue. Qu'est-ce qui se passait encore ?


" Je pense avoir décodé quelque chose, je voudrais savoir ce que vous pouvez me dire à ce propos, Rayce. "

La jeune femme lança un coup d'oeil à Laurent, pour savoir si c'était le bon moment vu qu'après tout, elle n'avait pas du tout suivi tout ce qui venait de se passer. Tout le monde avait l'air toujours aussi tendu et prêt à s'énerver, il fallait espérer que ce n'était pas dû aux pics d'énergie qui leur grillait le cerveau. Finalement, elle lut les quelques mots relevés sur son papier, à voix haute pour que tout le monde entende.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Sam 25 Fév - 0:20

Debout, près des fenêtres, la jeune femme avait attendu que Laurent réponde à sa demande et quand il le fut, sa réponse ne la surpris pas tellement. D'un côté, il avait raison de ne pas vouloir que l'équipe se disperse. Dans un endroit de ce style, il fallait être prudent et assez fou pour sortir seul au milieu de tout ce foutoir. Jill opina du chef et retourna auprès de se fenêtre de façon à avoir le meilleur champ de vision pour surveiller tout ce qui se passait en bas.

Laurent et Ivan, eux, se chargèrent de récupérer l'engin et d'installer tout ce qu'il fallait pour leur campement de fortune. Pendant ce temps, Mathilde et Suzanne s'occupaient sur l'ordinateur et Alison semblait avoir trouvé son bonheur. Lorsqu'ils revinrent tout les deux, Jill comprit assez rapidement qu'ils avaient échangé quelques mots assez houleux. La jeune femme connaissait bien Ivan et du peu qu'elle connaissait de Laurent, il ne devait certainement pas apprécier le comportement du soldat.

La nuit tomba assez vite et la jeune femme fut rapidement obligée de se mettre les lunettes à vision nocturne pour surveiller les environs, l'arme toujours bien serrée dans ses mains. Jill ne pu s'empêcher de se dire qu'elle avait besoin d'une bonne grosse d'adrénaline pour se sentir en vie et se prouver qu'elle méritait d'être là... Ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'elle n'allait pas tarder à avoir une dose de speed.

Alison, à force de tourner dans toute la pièce finit par trouver une bibliothéque dans la pièce se trouvant juste à côté. Elle mit rapidement la main sur un livre écrit en tok'ra. Mais ce fut le comportement de la niponne qui dérangea Jill. Des yeux, elle suivit la scientifique se diriger d'un pas sûr et certain vers la tok'ra. Ce qui suivit laissa Jill sans voix. Sans même mettre en garde Rayce, Mathilde dégaina son zat et tira sur la tok'ra. Celle-ci s'écroula au sol... Machinalement et tout naturellement, Jill mit Mathilde en joue, juste au cas où...


"Bordel ça craint là !"

Laurent réagi rapidement lui aussi, demandant à Mathilde pourquoi elle venait de faire ça. Celle-ci partit dans de grandes explications ce qui eut pour simple effet de faire grossir et empirer la méfiance de Jill vis à vis de ces reptiles. Jill posa les yeux sur Rayce, sui faisait à présent un gros dodo sur le sol. Laurent demanda à Ivan de s'en occuper et de l'attacher solidement sur une chaise. A présent, il n'y avait plus qu'à attendre qu'elle se réveille pour avoir des explications. Laurent décida de mettre ce temps là à profit en descendant sur le lieu du crash avec Jill. Bien entendu, ils ne trouvèrent rien mais au moins, ils avaient pris l'air, laissant quelques minutes, l'ambiance plus que tendue qui pesait dans le bureau.

Quand ils remontèrent, vint le moment de l'interrogatoire. Silencieuse, Jill surveillait du coin de l'oeil Mathilde car si elle avait tiré une fois, elle serait tout à fait capable de recommencer. Attentive, Jill écouta ce qui suivit.


[HRP : Désolée pour la qualité ...]
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Sam 25 Fév - 3:14

Rayce souffrait.
Ce n'était pas la première fois qu'elle écopait d'un tir de Zat et, en sa qualité d'espionne, elle était bien plus exposée à la torture que les autres. Un Tok'ra qui jouait le jeu et qui s'infiltrait devait obligatoirement être conscient des risques et se préparer à ce que, un mauvais jour, il finisse sa vie dans une longue et terrible agonie. Seulement, la jeune femme n'avait pas encore prit cette habitude et s'en était d'autant déstabilisant que le tir venait d'un allié. Voilà qui devrait la contraindre à revoir son jugement sur les hommes et femmes de cette unité. Au beau milieu de son dialogue, elle s'arrêta pour déposer un regard meurtrier sur Mathilde, le regard mélangeant la colère et l'incompréhension. Elle qui s'était présentée à eux pour demander de l'aide, avoir été protégée de l'équipe venue la placer aux arrêts, pour finir ligotée sur une chaise comme une vulgaire traitre.
Son cœur en souffrait, elle n'écoutait même plus Laurent qui tentait de se défausser de sa responsabilité. Car même s'il n'en avait pas donné l'ordre, c'était un leader. Il représentait son unité, portait obligatoirement les responsabilités. L'acte de Mathilde était donc imputable à tous. Et vu la façon dont on la considérait, ce n'était pas la pitié qui l'étoufferait.


- Qu'est-ce qui vous a pris de m'attaquer ? Comment osez-vous ? C'est moi qui suis venue vous demander de l'aide ! Qu'aurais-je bien pu faire pour qu'on m’assomme et me dépossède de mes affaires ?

Laurent lui présenta alors un papier sur lequel il avait écrit. Bien que la jeune femme avait quelques lacunes pour comprendre le Français, elle parvint à décrypter ceux qui lui posaient problème et comprit le message. Déviant légèrement le regard, elle entra dans une sorte de concentration, comme si elle cherchait à ressentir une émotion bien précise ou un signe qui la mènerait sur la bonne piste. Finalement, revenant sur le regard de Laurent, elle secoua négativement la tête et commença à s'impatienter. Ses mains bougeaient, tentaient de se séparer des entraves qu'on lui avait mise. De fines coupures commençaient déjà à apparaître sur ses poignets, de très légères traces de sang suintant des plaies. L'intervention d'Alison, pourtant bien légitime, l'agaça davantage. A croire qu'on la prenait pour une machine à donner les bonnes réponses et que sa posture, sur cette chaise, demeurait tout aussi normale à leurs yeux. Refrénant sa colère, et je vous laisse imaginer celle de Kashan, Rayce soupira puis répondit :

- Ceci est mon journal intime. Le texte que vous avez décodé correspond à mes doutes quant au Haut Conseil. Pour qu'ils tentent de me placer aux arrêts avant que je ne franchisse la Porte, c'est qu'ils craignaient que je vous apprenne la situation des Patriotes. Avec le recul, je comprends qu'ils en savaient bien plus qu'ils ne le laissaient entendre. Peut-être savaient-ils ce qu'il s'était passé. Peut-être avaient-ils des raisons valables pour m'empêcher de vous contacter. Mais visiblement, à la manière dont vous me traitez, je n'aurais pas du quérir l'aide de la Tau'ri...

La jeune Tok'ra fixa ensuite le leader de l'équipe.

- Libérez-moi ! Je ne suis pas votre ennemie ! Que m'apporterais le mensonge ?
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Sam 25 Fév - 10:14

Evidemment, sa petite opération commando avait créé son petit effet. Les militaires avaient poussé leurs cris d'orfraies et s'agitaient. Forcément le monopole de la violence leur avait été volé. Et Laurent qui lui en voulait visiblement d'agir sans son consentement. De toute évidence il n'avait pas conscience de ce que pouvait représenter un goa'uld en liberté. Mathilde se rappelait l'épisode du retour de Maniel avec une gamine d'une autre planète et qui s'était soldé par quasiment une vingtaine de morts, l'enlèvement de Parray durant un moment et l'état d'urgence que cela avait amené. Les porteurs de symbiotes étaient dangereux physiquement et la jouer à la loyale c'était un bon moyen de finir avec les vertèbres en compote. S'ils ne pouvaient pas comprendre cela, c'était au delà de toute espérance.
De son poste, occupée sur l'ordinateur elle répondit à Laurent sans se retourner.


"Croyez vous que j'ai attendu que vous me le disiez pour que m'y attèle? La centrale nucléaire a pu être mise arrêt à froid, solution temporaire. La puissance d'émission a baissé de 22.75%, passant de 167 à 129%. C'est toujours trop, mais il n'y a rien à faire de plus depuis cet ordinateur, il y a eu un sabotage pour éviter justement que l'on puisse reprendre le contrôle à distance. Il va falloir que nous allions au centre de contrôle pour avoir un contrôle direct car si l'on doit faire une débranchement manuel de chaque antenne, nous en avons pour des jours et au rythme où les pics s'enchaînent nous auront la cervelle qui coulera pas les oreilles bien avant. Il sera nécessaire de se déplacer et il serait bon de trouver un itinéraire sécurisé où nous ne risquons pas de tomber sur une meute de décérébrés en proie à leurs pulsions ataviques."

Toujours pianotant sur l'ordinateur pour en tirer le plus d'informations possible dans le temps imparti, elle daigna malgré tout répondre à la tok'ra. Si le ton employé pour parler avec son chef d'équipe avait été cordial, bien qu'un peu teinté d'orgueil et d'ironie, l'extraterrestre eut droit à la froideur cassante de l'aristocrate.

"Comment? C'est très simple, avec un zat'nik'tel. La prochaine fois vous serez plus prudente. Pourquoi? Tout ces rapports vous accablent plus ou moins directement. Croyiez vous que j'allais vous demander de nous expliquer la raison de l'existence de telles informations à votre encontre autour d'une tasse de thé avec des petits biscuits? Je connais très bien le potentiel physique des humains altérés par un symbiote et vous le connaissez très bien également! Je n'allais pas prendre le risque de vous voir prendre la tangente après avoir massacré la moitié de l'équipe. Et si vous êtes aussi innocente que vous le prétendez, nous le saurons tôt ou tard, pour l'instant vous êtes un danger potentiel et si étant innocente vous êtes capable de faire la part des choses vous saurez que c'était la manœuvre la plus sensée. Vous n'avez pas hésité à vous servir de vos alliés quand cela vous arrangeait, ce ne serait pas une nouveauté si vous recommenciez.
Quand aux raisons de notre présence ici et de l'aide sollicité, il ne faut pas être un génie pour comprendre les raisons. Cette civilisation, pour une raison inexpliquée est une réplique exacte de la nôtre à une exception près. Qui mieux que des terriens pourraient analyser et décrypter les schémas d'un système NESS? Qui mieux que des terriens comprendraient et sauraient, rapidement, quoi chercher et où? La responsable de cette attaque a sans doute manqué de temps et n'aura pu prendre ce qu'elle cherchait.
Quoi de mieux que de se servir d'une opération humanitaire pour revenir sur le lieu du crime pour récupérer des éléments clefs ou effacer des traces compromettantes? Le tout en se faisant aider par le SGC? Cette évolution concordante exceptionnelle rendait notre aide tout à fait essentielle dans le cadre d'une opération rapide pour faire main basse sur quelque chose de particulier que nous pourrions trouver plus rapidement et facilement que vous qui êtes peu familière de nos coutumes et surtout de nos usages de sécurité. N'insultez pas mon intelligence en jouant la victime!
Les victimes sont là tout autour de nous, par millions et ce sont vos petites manigances qui nous empêchent de faire notre possible pour les aider! Et si je dois vous attacher à une de ces antennes et vous faire frire le symbiote pour vous tirer les vers du nez ne croyez pas que j'hésiterai longtemps!"

La pointe de colère dans la voix qui laissait présager une explosion imminente s'estompa pour laisser place à une amertume. Celle de ceux qui avaient été roulés dans la farine par ces soit disant alliés et l'avaient payé cher.

"Comme toutes les opérations dans lesquelles vous les tok'ras êtes impliquées, il y a forcément dissimulation, mensonges et fourberie, et ceci envers vos soit disant alliés. Votre conseil est tout aussi peu digne de confiance que vous l'êtes à l'heure actuelle. Vous êtes une espionne tok'ra... pléonasme désolée, vous êtes une tok'ra, c'est dans votre nature de manipuler et tromper votre monde. Pas que ce soit méprisable, c'est même une qualité essentielle étant donné votre mission première, mais ça ne marchera pas sur moi, vous pouvez geindre et verser des larmes de crocodile, jusqu'à preuve du contraire vous êtes à l'origine de ce qui se passe ici. Vous relâcher tant que nous ne sommes pas sûrs de votre place dans cette histoire c'est comme libérer un tigre et en se disant qu'il ne nous fera rien puisque derrière les barreaux il semblait amical et repu."

La dernière phrase était plus à destination du leader de SG6 que de la prisonnière. Pour la Baronne il s'agissait de la base même du bon sens. Si elle était coupable et qu'il la libérait, sa naïveté serait payée par la mort, et pas que la sienne.
L'ordinateur de la présidence semblait avoir livré tous ses secrets, ils devaient se rendre dans le bâtiment abritant le centre névralgique du système NESS pour opérer à une opération de coupure complète. Ou plutôt comme le pensait Mathilde à une baisse de puissance et surtout une stabilisation du flux d'émission car c'étaient les pics de puissance qui étaient dévastateurs. Le NESS ne devait être dangereux que s'il était hors de contrôle sinon cette civilisation aurait commencé à péricliter depuis un moment déjà.
Parallèlement à cela, elle se posait la question à savoir à quelle degré elle pouvait se fier aux paroles de Vanesh, aux paroles de Rayce et du conseil Tok'Ra qu'elle ne portait pas dans son coeur. Une chose était certaine, si Rayce voulait convaincre la physicienne, elle allait devoir opter sur autre chose que l'approche par les sentiments qui était contreproductive au possible aux vues de la façon où elle avait impitoyablement démonté les arguments de la tok'ra.

La jeune femme s'était redressée et retournée pour affronter du regard la prisonnière et on pouvait voir que la promesse de la rôtissoire électromagnétique pouvait être envisagée comme un supplice crédible.

"Simple curiosité, pourquoi votre cher Conseil agirait de la sorte? Qu'y a t il sur Patrie de si intéressant à part le système NESS qui vous serait d'une aide plus qu'appréciable pour rendre vos bases plus secrètes encore? Pourquoi envoyer deux agents pour leur soutirer cette technologie? Et pourquoi auraient ils fait des pieds et des mains pour que nous, terriens, ne soyons pas impliqués?"

Appuyée contre le mur, elle semblait impatiente d'entendre la réponse de Rayce et/ou de Kashan, un peu comme un procureur qui attend que l'accusé parle... et surtout commette une erreur. Si Laurent avait secrètement montré de bonnes dispositions à croire en l'innocence de Rayce et Kashan, la Baronne de l'Argentière quand à elle ne cachait pas son scepticisme pouvant même passer pour de l'animosité.
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Suzanne Rigel
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Dim 26 Fév - 14:18

Depuis que Mathilde avait réussi à entrer dans l'ordinateur, les informations démultipliaient comme des petits pains. Il fallait les trier, les analyser et en tirer un maximum d'utilité pour la suite. Les deux scientifiques n'eurent d'yeux que pour cette machine donc, pendant un bon moment. À mesure qu'elles lisaient les rapports et autres fichiers intéressants, elles purent sans grand mal corréler les pics d'énergie avec l'état de santé des Patriotes et du dérèglement du système NESS. Ce qui confirmait alors son hypothèse sur le lien probable entre le crash de l'hélicoptère plus tôt et le pic d'ondes électromagnétiques enregistrées juste avant.

Alors que le docteur Rigel s'attarda davantage sur ces variations d'ondes et leur impact sur les habitants de cette planète, Mathilde poursuivit ses recherches dans des rapports d'enquêtes de contre espionnage à première vue. Petit à petit, Suzanne sentait sa collègue fulminer davantage pour Dieu seul sait quelle raison. À l'arrière, le reste de l'équipe voguait à leurs occupations. Alison à priori avait trouvé des indices de son ressort quant aux soldats, Suzanne fut surprise de les entendre se chauffer. Bien que ce ne soit pas ses affaires, elle ne put s'empêcher de lever les yeux quelques instants de ses papiers et machines pour les observer de loin. Elle n'entendit pas tous les détails, et ne sut pas véritablement sur quel sujet houleux les deux compères discutaient, mais de toute évidence ils n'y allaient pas de main morte.

Mathilde la ramena à ses occupations quand celle ci lui confia la machine un instant, le temps d'aller faire là encore, Dieu seul le sait. Suzanne acquiesça d'un signe de la tête et se remit de suite au boulot. Il était évident que le système NESS était au centre des problèmes, peut-être même le problème à lui tout seul, mais encore fallait-il savoir comment agir à ce propos. Suzanne s'apprêtait à recouper les différents pics d'énergie enregistrés ces derniers jours quand elle sursauta suite à un bruit de Zat qui lui était maintenant familier. Instinctivement elle saisit d'une main son Zat également tout en se retournant pour vérifier ce qu'il venait de se passer. S'attendant à tomber nez à nez avec des intrus qui auraient justifié alors ce coup de Zat, Suzanne vit le corps de leur Tok'ra s'effondrer sur le sol, un adjudant Campbell qui sortit de ses gongs au quart de tour, et … une Baronne, Zat à la main.

Suzanne leva un sourcil, ne comprenant pas vraiment ce qui venait de se passer dans la tête de sa collègue. Bien évidemment, cette dernière ne perdit pas un instant et expliqua à Laurent pourquoi elle avait réagit de la sorte, ce qui permit à l'ensemble de l'équipe de comprendre également son geste. En parallèle, Suzanne parcourut en diagonale les rapports d'enquêtes que Mathilde avait lu et qui par hypothèse, venaient de causer du tort à leur hôte. Mais ne souhaitant pas envenimer davantage les choses, elle abandonna sa lecture, se contentant d'écouter les dires de Mathilde, tout en se dirigeant vers le cadavre découvert quelques instants plus tôt par Ivan. Tout en analysant ce pauvre homme sous ses yeux, Suzanne réalisa qu'à l'instant présent, il était difficile d'y voir clair dans leur situation. Chacun y allait de son opinion, de ses convictions, … Et que l'équipe était tout sauf une équipe. Qu'est ce qu'elle était bien à son poste tiens. Petite scientifique à qui on ne demandait qu'une chose : des preuves scientifiques, prouver par a + b que telle ou telle chose s'était produit, expliquer le pourquoi du comment cette chose en avait causé une autre, et tutti cuanti. En aucun cas, elle n'avait la responsabilité d'une équipe ou encore le devoir de prise de décision … Elle admirait ce détail chez tous les chefs d'équipe, que se soit vis à vis de son habituel leader Jill, ou ici son leader du jour, à savoir Laurent. Mais que se soit l'un ou l'autre, la jeune femme avait confiance en eux, terme qui devait être le ciment de toute équipe normalement constituée … Mais pour cette mission en tout cas, aucune confiance en perspective ce qui en devenait désolant.

« Crois moi mon petit loup, où que tu sois à présent tu es bien mieux là bas qu'ici ... »

Voilà qu'elle en venait à parler à son cadavre. Elle fit la grimace en constatant ce qu'elle venait de dire, puis s'attarda sur ses relevés. Très vite, elle en vint à confirmer les précédentes hypothèses avancées par Mathilde et elle au sujet du système NESS, les traces résiduelles d’électromagnétisme étant sa preuve a + b.
Après en avoir terminé avec ses analyses, elle prit quelques secondes pour arranger l'homme qu'elle venait d'étudier. Elle agit avec précaution et tout en délicatesse, afin d'arranger un temps soit peu ses cheveux et ses vêtements avant de l'étendre de tout son long au sol. Un dernier sourire adressé au mort, puis elle revint vers l'ordinateur ensuite. Il lui fallut peu de temps pour matérialiser ce qu'elle voulait, à savoir une carte de la capitale, où était inscrit les différents pics d'ondes électromagnétiques enregistrés ces deux dernières semaines.

Au vue de cette carte, on pouvait voir sans mal que toute la ville avait souffert de ces ondes, hormis une tâche blanche sur la carte, semblable à la Suisse dans l'espace Européen. Cette tâche représentait donc un endroit, un lieu précis qui n'avait pas enregistré de pics d'énergie, qui n'avait donc pas souffert de surplus d'ondes électromagnétiques. Et quand elle vit à quoi correspondait cette zone, elle ne put s'empêcher de hausser les sourcils.

Elle attendit le bon moment dans la conversation entre Mathilde, Laurent, Alison et Rayce pour annoncer ce qu'elle venait de trouver, à l'aide de son ordinateur qu'elle exposa à l'ensemble de l'équipe.

« J'ai réalisé une carte représentant les différents pics d'ondes électromagnétiques enregistrés ces deux dernières semaines sur la capitale. Grâce aux données trouvées sur l'ordinateur, j'ai pu établir la position exacte de tous ces pics et les représenter ici par des points rouges, plus ou moins dense en fonction de leur intensité. On observe sans mal que l'ensemble de la ville a souffert de ce soudain dérèglement, et au vue des analyses faites sur un des cadavres, il devient évident que ce système est la raison du mal dont souffre la population.
Jusque là me direz vous, rien de bien exceptionnelle comme nouvelle ! Mais mais mais … Comme vous pouvez le voir ici,
ajouta-t-elle en pointant du doigt cette zone blanche au centre de la carte, il y a une zone qui n'a aucunement souffert de cette exposition aux ondes … Il s'agit de l’œuvre de notre cher Gustave, à savoir la Tour Eiffel.
L'ordinateur indique qu'il y a une antenne NESS en son sommet. À priori, le site doit être extrêmement bien sécurisé sous ce tas de féraille et si nous devions bouger, je pense qu'il serait très intéressant, voir évident de se rendre là bas … Je peux me charger d'établir si il y a, un chemin sous terrain pour nous y mener si vous confirmez notre déplacement. »


Cette dernière phrase était évidemment destinée à Laurent, qui avait la responsabilité du groupe. Attendant ses directives, Suzanne pianotait tout de même déjà sur son clavier à la recherche de galeries sous terraines.
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Lun 27 Fév - 12:33

Mathilde répondait à Rayce qui s’offusquait du traitement auquel elle avait eu le droit, quand la scientifique avait un os à ronger elle ne lâchait pas prise alors autant dire qu’il valait mieux que la Tok’ra reste attachée si cette dernière ne souhaitait pas de nouveau compter les moutons.

A sa demande manuscrite, la réponse négative n’était pas forcement fiable tant que la preuve de l’innocence de Rayce n’était pas apportée, cette dernière pouvait très bien dire la vérité comme vouloir masquer la présence d’un complice, du coup c’était un coup dans l’eau, il aurait sans doute été préférable d’avoir une réponse positive et là cela aurait prouvé que la Tok’ra coopérait mais bon il fallait espérer qu’elle dise vraie et que la chienne ne soit pas l’hôte d’un symbiote et de ce fait complice de leur suspect numéro un.

« Ayant plus de doutes que de certitudes, vous resterez attachée pour votre propre sécurité et la notre, si vraiment vous n’y êtes pour rien alors ce ne sont pas quelques liens pour vous empêcheront d’aider les Patriotes, certes cette situation peut être vexante mais ce n’est rien à côté de ce que ces gens subissent alors arrêtez de vous plaindre pour si peu ! »

Laurent ne supportait pas d’entendre cette femme et son symbiote se plaindre alors que d’autres dehors auraient sans doute préféré ce traitement à celui d’une lobotomisation.

Laissant Mathilde continuer son interrogatoire, il tourna un peu en rond face à l’accusée, la regarder ne servirait à rien, le Para n’avait pas la science infuse et un détecteur de mensonge à la place des yeux, surtout quand il s’agissait d’une espionne habituée à mentir.

C’était au tour de Suzanne de donner les résultats de ses recherches, cette dernière ayant trouvé un endroit où il ne semblait y avoir aucun risque, la tour Eiffel, dès lors cela impliquait de s’y rendre car temps que la centrale était en surrégime, l’équipe courait un danger à tout instant, Laurent en était même à se dire que pourvu qu’une fois tous devenus fous il se mette à courir après Suzanne et non après Ivan !

Se secouant la tête comme pour évacuer cette pensée écœurante qui révélait un traumatisme mental issu de sa pseudo mission précédente, il reprit le fil de sa réflexion et demanda :

« La tour Eiffel agirait comme une cage de Faraday si je ne me trompe pas donc il n’y a plus un instant à perdre, même s’il fait nuit, on sera plus à l’aise là-bas de ne pas avoir une enclume au dessus de la tête. D’ailleurs en parlant de tête, est-ce qu’il y aurait moyen de se la protéger, je ne sais pas moi, je vais sans doute dire une connerie mais du papier alu ou autre chose ?!
Remballez votre matériel, voila le plan, Jill va emmener SG4, notre archéologue et la Tok’ra en zone protégée avec le véhicule dont Naughart à la clé, de l’Argentière avec moi, on va aussi essayer de se frayer un chemin avec l'autre voiture afin d'aller le plus vite possible au centre de contrôle de la centrale, j’espère au moins que vous savez où il est ? Il faudra vérifier le niveau de carburant avant de nous séparer et partager en fonction des besoins.
Des objections ? »


Bien, il ne restait plus qu’à voir fuser les idées, que ce soit pour la protection du ciboulot, le lieu où supprimer le danger et évidemment la mise en avant des points négatifs du plan du Para.


Dernière édition par Laurent Campbell le Lun 27 Fév - 18:49, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Lun 27 Fév - 16:53

La situation était tout à fait incroyable. Mathilde était complètement remontée et elle ne devait avoir qu'une seule envie, tirer de nouveau sur Rayce. Heureusement, Laurent veillait au grain mais malheureusement pour la tok'ra, la réponse qu'elle donna au mot qu'il lui avait écrit un peu plus tôt n'eut pas vraiment l'air de le satisfaire. A voir comment il tournait autour d'elle, il devait être à la recherche du moindre détail qui pourrait la trahir, seulement elle devait certainement avoir l'habitude de mentir à force de jouer les espionnes.

Les bras croisés, Jill attendait les ordres de Laurent mais se fut Suzanne qui prit la parole. Elle leur indiqua qu'elle venait de trouver un endroit où ils seraient à l'abri de toutes ces ondes qui pouvaient les rendre complètement barges. La tour Eiffel... Il allait donc falloir s'y rendre, dans cette nuit noire, sans connaissances des lieux. Il demanda ensuite si il y avait quelque chose à faire pour se protéger la tête de ces ondes. Jill n'y croyait pas tellement mais bon pourquoi pas...

Laurent donna ensuite ses ordres. Mathilde et lui allaient se rendre à la centrale pour essayer de stopper le tout et Jill avait pour ordre de conduire les autres à la tour eiffel, en lieu sûr. La chose n'allait pas être simple. Il faisait nuit noire, elle n'avait aucune connaissance des lieux et surtout, ils allaient devoir se montrer très discrets.


Citation :
Voila le plan, Jill va emmener SG4, notre archéologue et la Tok’ra en zone protégée, de l’Argentière avec moi, on va essayer de se frayer un chemin en voiture pour aller le plus vite possible au centre de contrôle de la centrale, j’espère au moins que vous savez où il est ? Des objections ?

Jill opina du chef.

"Pas de soucis pour moi ! Tant que ça nous permet de sortir de là..."

La jeune femme se tourna à présent vers ses coéquipiers.

"On va prendre la seconde voiture. Je conduirais. Ivan tu te mets devant je te passerais mon zat pour que tu fasses le ménage si il y a des encombrants sur la route." Regard vers Ivan. "Alison et Suzanne, à l'arrière, la tokr'a au milieu"

Avant de poursuivre, Jill regarda par la fenêtre dans quelle direction se trouvait la tour eiffel pour au moins avoir une idée du chemin à prendre.

Jill attrapa le bras de Rayce et vérifia que ses liens étaient bien attachés. Avant de partir elle murmura aux filles.

"Je compte sur vous pour bien l'avoir à l'oeil."

Il n'y avait plus qu'à attendre le feu vert de Laurent.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mar 28 Fév - 0:17

C'était vraiment la joie, une ambiance très sympa. A se demander s'ils n'avaient pas déjà tous la cervelle grillée à s'enguirlander et s'agresser les uns les autres à tout bout de champ. Alison ne demandait pas mieux que de croire la tok'ra, l'ennui c'était que cette dernière semblait leur avoir un peu trop menti et que la présence du symbiote la rendait toujours suspecte aux yeux de l'archéologue.

Mathilde reprit son blabla comme si elle s'était jurée de leur donner suffisamment d'informations dans la seconde pour leur faire sauter les neurones que les ondes n'auraient pas grillés et Laurent en remit une couche pour faire taire les protestation de Rayce. En temps normal, Alison serait intervenue pour tenter de calmer le jeu, mais, s'étant déjà accrochée avec la scientifique, elle doutait avoir une grande marge de manœuvre et était de toute façon de trop mauvaise humeur pour jouer les pacifistes.

La jeune femme rangea son matériel et fit la moue en entendant le plan de Laurent : se séparer. C'était toujours une mauvaise idée dans les films. Mais en même temps, si ça pouvait éviter de laisser côte à côte le leader et Ivan qui se regardaient d'un drôle d'air et si Mathilde était assez loin pour qu'Alison ne l'entende plus parler en continu, ce ne serait peut-être pas plus mal. Eh beh, c'était fou ce que l'équipe était soudée, c'en était déprimant. Peut-être que s'ils se couvraient le crane avec du papier d'aluminium le petit côté comique leur redonnerait le moral.

Enfin, si la tour Eiffel pouvait leur permettre de se protéger des ondes, c'était une bonne nouvelle. Ils n'auraient qu'à pique-niquer là-bas pour se réconcilier. Alison restait en revanche perplexe sur l'utilisation de la voiture : et si le véhicule les faisait repérer ? D'un autre côté, ils iraient plus vite et, à partir du moment où le temps leur était compté... sauf si la route était impraticable, évidemment, ce qui risquait d'être tôt ou tard le cas à en juger par l'état de la ville. Il fallait aussi espérer que l'un d'entre eux connaisse assez bien Paris pour se repérer, ce qui était loin d'être son cas. D'accord, on voyait bien la tour de loin, mais ils n'avaient rien d'oiseaux pouvant voler au-dessus des murs. Mais ils verraient tout cela en temps voulu et, plutôt que leur faire perdre du temps en protestant pour soulever des doutes auxquels tout le monde avait sûrement déjà pensé, Alison suivit le mouvement, avec l'impression d'être aussi utile qu'une plante verte.

Enfin... elle devait avoir Rayce à l'oeil. Bon. Elle adressa un petit sourire désolé à la tok'ra, se disant qu'il y avait quand même de fortes chances qu'elle soit honnête malgré quelques omissions et désolée d'avoir été obligée de mettre le nez dans son journal intime. D'un autre côté, devoir s'asseoir à côté de celle qui portait un de ces symbiotes lui donnait des frissons dans le dos. Alison essayait de ne rien en montrer, mais sa phobie des serpents n'était pas si loin que ça derrière elle et elle devait vraiment se faire violence pour faire abstraction de la chose qu'elle devait côtoyer. Encore une bonne raison pour garder son zat en main.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mar 28 Fév - 6:13

Ainsi, Laurent décida que le risque de se déplacer en pleine nuit était acceptable. Les dissensions dans les rangs et la Tok'ra devenue prisonnière n'arrangeait en rien ses affaires. Le premier amenuisait l'efficacité de son groupe, le second apportait un ralentissement conséquent. Les dires de Rayce n'y changeait rien, sa parole ne semblait avoir aucune valeur aux yeux de ses interlocuteurs. Tandis que le groupe réglait les derniers détails, la chienne aboya joyeusement et se permit de les suivre jusqu'à la cour. Car de sous-sol, il n'y en avait aucun. Les véhicules blindés avaient été repéré plus tôt sur le parking sécurisé présidentiel. Il s'agissait de deux Peugeot, des monstres d'acier noir au blindage à toute épreuve et au verre sécurisé. Il y avait même quelques trappes pour permettre une réponse à un tir ennemi. Le plein du carburant était fait et au bruit du moteur, l'équipe pouvait s'émoustiller des performances de l'engin. Il ne restait plus qu'à attribuer les places.

Seulement, au moment même où l'équipe s'apprêta à s'installer, Netty se mit à japper. Il ne s'agissait pas de tristesse envers ses nouveaux maitres ou d'une crainte d'être abandonnée. La chienne fixait une direction précise, le parc, en ne cessant d'aboyer, les oreilles tirées vers l'arrière. Cet élément sonna immédiatement comme un signal d'alarme et les équipiers retirèrent les sécurités de leurs armes. Des bruits très inquiétants commençaient à recouvrir les cris de l'animal et les environs donnaient soudainement un air lugubre. En fin de compte, peut-être n'auraient-ils pas du partir ?

Un sifflement très caractéristique et bien connu des militaires monta crescendo. Et le temps que l'un d'eux ne hurle de se mettre à couvert, la façade de l’Élisée reçut brutalement un tir de mortier. La détonation faillit leur crever les tympans et la terre trembla au point qu'ils en furent déséquilibrés. Et comme entrée en matière, ce n'était qu'une pâle introduction de ce qui les attendaient. De nombreuses détonations s’ensuivirent, prouvant forcément que quelqu'un d'intelligent les avaient pris pour cible. On pouvait toutefois le remercier de ne pas avoir le compas dans l’œil puisque ce n'était que le bâtiment qui écopait de la majorité des dégâts. Mais était-ce volontaire ?

A la fin de ces festivités, les drôles de bruits se rapprochèrent, s'accentuèrent, jusqu'à se transformer en une mélodie d'horreur : une marche de la mort. Ce bruit, c'était des dizaines, des centaines de personnes, qui couraient droit sur eux en hurlant. Il ne pouvait en être autrement.
L'ordre fût rapidement donné de monter dans les véhicules pour fuir le secteur. Les questions quant à savoir comment, pourquoi et surtout qui leurs en voulait, demeurait en suspens jusqu'à ce que le danger soit écarté.

Hélas, une hache rebondit contre le capot de l'une des voitures, un homme bien portant la précédant sur une accélération remarquable. Tous eurent l'occasion de constater, malgré l'obscurité, le masque noirâtre qui avait marqué les veines autour de ses yeux.
L'homme fût rapidement transformé en passoire...avant que six autres n'émergent. Laurent fût le premier à entrer en contact de corps à corps. Les balles fusèrent, mais elles semblaient bien dérisoire face à la marée humaine qui fondait sur eux...




Citation :
ATTENTION : Ceci est une action en plusieurs temps. Les adversaires sont arrivés tellement vite que vous n'avez pu vous réfugier à temps dans les véhicules.
Vous en avez descendu un bon paquet mais Laurent est maintenant au corps à corps. Vous, ça ne tardera pas. Vu l'offensive, considérez que quatre cinglés vous attaquent successivement avant la fin du tour.
Vous ne pouvez pas quitter le champs de bataille ou monter dans les voitures.
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mar 28 Fév - 21:26

Effectivement, Laurent estimait que le danger de se déplacer de nuit était moins grand que celui de rester là à attendre la prochaine mise en route du grille-neurones, il fallait mettre le maximum de membres en sécurité pendant qu’un minimum tenterait d’aller couper la centrale pour qu’elle ne surcharge plus périodiquement le système NESS.

Après plusieurs voyages pour mettre dans les coffres les équipements qui seraient utiles plus tard, le Para ayant même récupéré les capteurs de passage pour les confier à Jill afin qu’elle les emmène pour le prochain lieu de résidence. Ainsi l’équipe quittait les lieux, avant de passer la porte principale du bâtiment pour rejoindre la cours, il donna un biscuit à Netty de sa ration militaire, un au revoir car sa maison était à présent l’Elysée puisque c’est la qu’elle avait élu domicile. Tout le monde était paré au départ, Laurent venait de placer son sac à dos à l’arrière de l’habitacle et il refermait la porte alors que la chienne aboyait, il allait lui dire qu’il ne pouvait l’emmener car c’était compliqué mais qu’il essaierait de repasser quand tout serait réglé mais ces aboiements ne lui étaient pas destinés, Netty était face au bâtiment principal et non face aux voitures dont le moteur tournait mais les phares étaient éteints.

Sentait-elle un danger d’où l’équipe venait de sortir ? Pas le temps d’aller voir.

« Allez, on décolle ! »

L’ordre était donné de monter dans les voitures et de visiter Paris by night, les PDA ou ordinateur portables où le plan de la ville avait été téléchargé feraient office de carte pour s’orienter. Le Para venait d’ouvrir la portière, celle du conducteur ou du passager en fonction de l’envie ou pas de Mathilde de conduire, si c’était le cas, il ne s’était pas battu pour ça car il serait peut être plus efficace pour canarder l’extérieur si besoin, encore que la petite terreur excellait dans le domaine de la neutralisation de ceux qui ne lui plaisaient pas.

Un sifflement qui ne pouvait être que celui d’un projectile qui brassait l’air se fit entendre, jutes le temps de dire pour ceux qui n’aurait pas compris :

« A couvert ! »

Laurent se laissa tomber sur son postérieur en se laissant glisser le dos le long de la portière qu’il venait de refermer, c’est ainsi recroqueviller avec les mains pour se protéger le visage que l’explosion eu lieu. Constatant que le bâtiment était la cible d’une attaque de personnes sachant encore manipuler des engins explosifs, pas une bonne nouvelle, dès lors le départ était on ne peut plus urgent pour ne pas rester sous le feu d’un ennemi inconnu, Patriotes, copains du saboteur ou autres, pas le temps de cocher les cases inutiles !

De nouvelles explosions eurent lieu avant même d’avoir pu digérer la première, le Para ouvra la porte arrière de sa voiture et cria :

« Est-ce que tout le monde va bien ? Ok cette fois on ne traine plus, Netty viens vite ma belle »

La chienne était invitée à monter, sa nouvelle maison était en mauvais état alors cela faisait mal au militaire de la laisser comme ça mais elle n’avait que quelques secondes pour se décider surtout que des tirs de zats ou d’armes automatiques résonnèrent le faisant s’accroupir pour regarder et comprendre que des personnes étaient à l’approche, ces derniers courant à toute allure sur le groupe et comme par hasard les tirs ou les grenades ne suffisaient pas à les dissuader au point qu’ils atteignirent Laurent, comme par miracle pour eux car ça devenait du grand n’importe quoi là, les types étaient-ils invincibles faces à plus ou moins sept tireurs qui les canardaient ?

Soit, le corps à corps commençait…


Dernière édition par Laurent Campbell le Mer 29 Fév - 20:09, édité 1 fois
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 29 Fév - 2:49

Ah bah... Il n'était pas le seul à ne pas avoir confiance, et peut-être qu'il était celui avec le plus de tact dans cette bande d'excité qu'ils étaient. Voilà donc que leur joyeux serpent venait se se prendre un vilain coup de "zat" par la petite chinoise surexcitée ! Ivan avait sa paranoïa pour lui, avec les comportements étranges et un sens non répertorié qui lui disait que ça puait et que la mauvaise odeur venait de la toque-rat. La petite chinoise par contre avait pour sa part une demi tonne de faits et de suppositions qui étrangement se recoupaient, de quoi donner un peu de poids à la paranoïa du pauvre Caporal qui s'occupait de "Roger". Et malgré les réticences de certains : elle marquait des points !

Puis la toque rat finit par se réveiller et... Contre toute attente, se lamenter sur son sort ! Se faire passer pour la victime était certainement le meilleurs moyen d’apitoyer les femmes pour faire céder la tête pensante du groupe, ou quoi que ce soit d'autre ayant attrait aux sentiments. Mais la confiance perdue ne serait pas retrouvée aussi facilement, surtout après toutes les zones d'ombres autour de ce fameux bordel qui commençait à se ranger : la source des émissions était trouvée, comment le régler aussi et même un abris temporaire ! Il ne restait plus qu'à y aller, et pour ça, leurs nouvelles montures - c'est à dire les deux véhicules d'escorte - feraient très bien l'affaire !

Se protéger avec du papier alu ? Déjà est-ce qu'ils en trouveraient...

"L'idée du papier alu est copyrightée chef. Je l'ai eut avant vous à la base !" lâcha Ivan avec un sourire en coin.

Malgré la situation qui n'était pas si désespérée que ça, il fallait bien sourire un peu ! Ca ne tuerait personne, enfin, ca peut-être, mais les sifflements et les obus de mortiers qu'ils accompagnaient, ca c'était autre chose !

"Préparez-vous à l'impact !" hurla-t-il juste avant que le premier obus ne percute la façade.

Il s'était accroupis contre sa portière en position de sécurité pour éviter que les shrapnels ne fassent de trop gros dégâts et que ses protections se les prennent. Il retira la sécurité de son arme, pour mettre en joue dans la direction d'ou venait le bruit étrange. Des gens "bien pensants" avaient décidé de leur réserver un accueil des plus chaleureux. S'ils savaient se servir d'armes à feu, alors ils seraient capables de communiquer... Ou pas ! Ce fut une hache qui leur montra que leurs futurs ex-amis n'étaient pas vraiment d'humeur... Amicale ! Et le malheureux fut accueillit par une rafale bien chaude, de même que les suivants qui étaient beaucoup trop nombreux. Au moins les véhicules et les portières ouvertes offriraient une assez bonne couverture face aux projectiles potentiels !

La visibilité n'était pas top, les lampes des armes étaient assez suffisantes pour éclairer les cibles. Heureusement que quelques incendies leur permettait de voir les silhouettes en additionnant les éclairs des armes à feu pour en acquérir de nouvelles.

"Je comprend pourquoi Roger s'est planqué dans un placard ! Et son idée n'était pas mauvaise !" asséna Ivan en tirant les premières salves.

Au moins ils étaient vivants et les balles étaient efficaces contre eux ! 3 balles chacun ! Pas une de plus, des petites salves pour couper net dans leur élan ceux qui arrivaient. Mais le premier clic clic finit par arriver, ce fut donc le tour d'un des C-Mag qu'il avait emporté d'être engagé avec un

"Je recharge !"

Mais ils étaient déjà sur eux : ils étaient bien trop nombreux pour que seulement quelques fusils d'assauts soient suffisants pour tous les arrêter ou les convaincre de faire demi tour ! 1 était abattu, que 3 venaient le remplacer. Et bien... Qu'il en soit ainsi ! Seul le fait de recharger pouvait leur permettre d'avancer, et ca serait certainement suffisant aux vues de leur nombre.
Puis le premier homme à terre...

"Homme à terre !"

Si Laurent se démerdait bien avec le premier, ca ne serait certainement pas la même chose avec les suivants qui devraient avoir un traitement spécifique apporté par le docteur Ivan : Des petites pilules de bronze pour leur faire passer l'envie de venir tuer quelqu'un, puis une balle irait faucher celui sur Laurent si celui-ci ne s'en débarrassait pas avant avec quelques baignes. Sa cadence de tir diminuait, si ce chargeur se vidait alors c'était finit, ils étaient bien trop proches : 2 balles chacun ! Parfois une de plus pour ceux qui étaient beaucoup trop proches, avec les tirs des amis, ca serait certainement suffisant !

Avec cette quantité de plomb ils ne s'approcheraient certainement pas plus avec un groupe qui s'était organisé presque par instinct pour se protéger mutuellement, ou tout du moins, tant que leurs nouveaux amis ne les attaquez pas avec d'autres projectiles tout aussi dangereux que les premiers. Il tiendrait la position jusqu'à ce que l'ordre de se replier dans les bâtiments soit hurlé. Heureusement que les accès n'étaient pas plus larges !

(-1 Chargeur 30 cps (Celui engagé en début de mission)
C-Mag engagé, 100 Cps
:cowboy: )


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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 29 Fév - 19:17

Donc finalement on l'écoutait sans pour autant dire qu'elle avait raison... au moins c'était déjà un bon début et la suspecte restait sous bonne garde. Même le boyscout avait fini par se méfier d'elle ce qui était proprement surprenant selon Mathilde. Rayce n'avait finalement pas daigner donner de réponse satisfaisante ce qui ne faisait que confirmer son implication ou si l'on était plus objectif que la scientifique en cet instant, cela confirmait surtout sa mauvaise humeur du fait d'avoir été zatée et entravée.

Au moins Suzanne avait continué à plancher sur les données qu'elles avaient sous la main et avait pu faire un plan préliminaire de la ville et déterminer des endroits importants. elle avait pu trouver une zone de sécurité au niveau de la Tour Eiffel Patriote. cette concordance aussi étroite entre les terriens et les patriotes mettait la physicienne mal à l'aise. C'était comme si on avait pris Paris d'une autre dimension et qu'on l'avait collée sur une planète de la dimension qu'ils occupaient maintenant.
Laurent voulait qu'une partie de l'équipe se rende là bas pendant que lui et elle même se rendaient à la centrale. Et il lui demandait par la même occasion s'il y avait moyen de se protéger des ondes en se posant en béotien.


"Si la perspective de vous balader avec un coffrage de 50cm d'épaisseur de plomb sur les épaules vous tente, dites le. Il n'y a rien que nous puissions faire pour nous protéger activement avec les moyens dont nous disposons pour le moment. La seule chose à faire c'est de faire baisser la puissance d'émission en deça de cent pour cent voire simplement couper le système si nous n'avons pas le plein contrôle du système car deux semaines sans maintenance, cela ne doit pas être beau à voir.

Par contre je me demande ce que vous pouvez bien vouloir faire à la centrale. J'ai déjà mis cette dernière en arrêt à froid. Je ne suis pas ingénieure atomiste et je n'ai pas une cinquantaine de personnes sous mes ordres pour m'occuper de la maintenance des réacteurs. Si par contre vous voulez dire par là, aller s'occuper du centre de contrôle du système NESS je crois que Suzanne l'a trouvé et que c'est là que vous voulez envoyer les autres se mettre à l'abri."


Une petite pincée d'ironie, mais rien de bien méchant surtout quand on avait vu de quelle façon elle pouvait mettre en boîte les gens qui l'irritaient.

"Mais c'est vous le chef, donc si vous voulez aller faire un tour à la centrale, nous y allons. Gardez à l'esprit tout de même qu'il s'agit d'une installation nucléaire comparable à ce que nous avions dans les années soixante dix avec tout ce que cela implique de vétusté par rapport à ce que nous connaissons maintenant et de potentialités d'exposition non négligeable à des émissions radiologiques de par l'absence de maintenance au cours de ces deux dernières semaines. Les capteurs indiquent un niveau normal, mais notre amie terroriste a très bien pu trafiquer les capteurs comme elle l'a fait avec le système de contrôle à distance du NESS. Si je vous dis de mettre les voiles, vous écoutez sans discuter à moins de vouloir savoir ce qu'on peut ressentir quand vos organes se mettent à fondre dans votre abdomen et que vous vous noyez dans votre propre sang.
Bien, si c'est réglé, je pense que nous pouvons donc nous mettre en route.

Ah, Cooper, rajoutez un ou deux collier à ses poignets et chevilles pour le cas où... Si vous voulez mon avis."


Comment ça, mesquine? après tout, elle avait donné sa chance à Rayce de se justifier. après avoir rangé son matériel avec soin et chargeant son sac sur ses épaules, la demie portion à l'esprit retors suivit le groupe jusqu'à l'entrée où étaient garée les voitures d'escorte présidentielle. On ne craignait pas grand chose là dedans à l'exception des roquettes et missiles antichars et les patriotes n'étaient plus vraiment en état de...
Un sifflement étrange attira son attention alors qu'elle fourrait son sac à dos sur le siège arrière de la Peugeot et elle écouta sans réfléchir les mise en garde de ses coéquipiers se jetant à terre en s'abritant le visage. La déflagration lui boucha les oreilles car elle avait oublié d'ouvrir la bouche. Pour une fois que c'était nécessaire... Sa tête tournait et lui faisait mal. Et pour cause! Elle avait fermé la portière avec son crâne. Portière blindée contre tête de bois, ce n'était pas très équitable!
Mathilde se redressa en voyant légèrement double. Elle sentait quelque chose d'humide couler dans ses cheveux et jura entre ses dents. Elle venait pour la millième fois au moins de se fendre le cuir chevelu. Elle entendit de façon très lointaine et couverte par le sifflement acouphène dans ses oreille, des détonations. Un brin chancelante, la scientifique dégaina son zat'nik'tel sans trop savoir sur ce qu'elle devait prendre pour cible. A défaut de voir clairement ceux qui les canardaient - les balles semblant rebondir alentours et les détonation trop lointaines pour être du fait de l'équipe terrienne - elle tira sans sommation et à cadence rapide sur toute silhouette qui n'arborait pas l'uniforme de mission du SGC. Sa vision devenait plus claire et malheureusement pour ses tympans, son ouïe aussi redevenait normale, les rafales d'arme automatique agressant ses oreilles. En parlant d'agression d'ailleurs, ils avaient droit à un sacré comité pour fêter leur départ du palais de l'Elysée. Des patriotes se ruaient sur eux sans la moindre finesse, comptant sur l'effet de masse plus que sur toute autre tactique.
Laurent venait de se faire attraper par plusieurs sauvages et il y avait des renforts qui se ruaient dans sa direction à elle.


"Désolée mes loulous, mais je suis déjà morte une fois, je compte pas en faire une habitude!"

Les tirs de zat se concentrèrent sur la poignée qui avait eu l'attention attirée par ce qui semblait être une proie facile de par son gabarit. Dommage que le zat'nik'tel l'ait transformé en crache la mort. elle ne se souciait pas de toucher plusieurs fois une personne avec ses tirs, là il était question de survie et depuis son retour de la précédente mission, sa survie était devenue un sujet bien plus intime, vital pour elle. Avant elle ne se posait pas la question, maintenant, c'était presque obsédant et se retrouver confrontée à une menace mortelle entrainait une réponse suffisamment disproportionnée pour être rassurante. Ceux qui avaient eu le malheur de prendre une direction laissant à penser à la physicienne qu'elle était leur cible le paieraient de leur vie.

Profitant d'une minuscule accalmie elle tira son pistolet de l'autre main et la distance entre son chef d'équipe et elle même étant réduite à l'essentiel, tira trois balles dans le dos de l'agresseur qui paralysait le militaire. Dans le pire des cas, si une balle passait, Laurent avait un gilet pare balle. Pas le loisir de faire plus, déjà de nouveaux candidats pour l'au delà se bousculaient au portillon. Ce qui était bien avec le zat, c'était qu'on ne perdait pas de temps à recharger et que la précision moindre de l'arme était compensée par la densité de la foule... Un tir perdu ne l'était pas pour tout le monde.
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Suzanne Rigel
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 29 Fév - 21:38

Dès lors que Laurent eut donné ses instructions, l'équipe ne perdit pas de temps, en se dirigeant vers ce qui allait leur permettre de se rendre à la Tour Eiffel, à savoir les deux voitures garées sur le parking. Suzanne n'approuvait pas réellement son choix de séparer l'équipe, mais elle se gardait bien de le dire tout haut, elle n'avait pas son mot à dire de toute façon. Jill donna ses directives et la scientifique opina d'un signe de la tête quand elle confia la garde de Rayce à elle et Alison.

Seulement, tout ne se passa pas comme prévu … comme d'habitude. Ils allaient enfin pouvoir monter dans la voiture, quand un bruit suspect vint se joindre à la fête. Un puissant « À couvert » retentit alors avant que la façade n'explose dans un fracas insupportable. Suzanne eut juste le temps de se recroqueviller derrière leur voiture. Instinctivement, elle agrippa le bras de Rayce qui se trouvait à côté d'elle, juste pour s'assurer qu'elle s'était elle aussi agenouillée. La détonation lui semblait lui avoir crevé les tympans tellement celle ci avait été violente. Mais il n'en était rien puisqu'elle entendit très bien les suivantes ! Collée à la voiture, la scientifique n'en menait pas large du tout. Si ça n'avait tenu qu'à elle d'ailleurs, elle ne se serait jamais levée et aurait attendu que les bruits cessent. Mais la voix de Laurent entre deux détonations ordonnait le contraire.

Elle se releva donc malgré elle avant de donner un coup de main si besoin, à Rayce qui les poignets liés pouvaient avoir du mal à s'exécuter. Il eut un miracle de quelques secondes, où le silence fut de retour … Mais pas pour bien longtemps. Et à y réfléchir à deux fois, Suzanne préférait les précédentes explosions à ce qui suivait. Le regard au loin, elle resta pétrifiée un moment à observer la rapide progression d'une dizaine, centaine … « Bon sang, ils sont combien ? ... » finit-elle par dire tout bas.

La hache qui vint pourfendre le capot d'une des voiture la sortit de ses songes en un instant. Et il avait été temps puisqu'en quelques secondes seulement, des premiers assaillants se jetèrent sur eux. Suzanne eut le temps d'attraper son zat et de le pointer vers une des femmes qui courrait vers elle. Mais elle n'eut pas le cran d'actionner son arme, et au dernier moment, avant que son adversaire ne l'atteigne, elle poussa sans ménagement Rayce sur sa droite avant de se jeter elle sur la gauche, laissant la folle furieuse terminer dans son élan, sa course un peu plus loin.

S'il était facile de tirer sur des Goa'uld, tatoués ou autres extra-terrestres, il était plus difficile de s'exécuter face à des sosies parfaits d'êtres humains. Ajouté à cela, leur irresponsabilité totale dans ce qui leur arrivait. Difficile cela dit de peser le pour et le contre dans un moment pareil. Suzanne se redressa rapidement et vint aider Rayce à se redresser pour la deuxième fois, tout en lui confiant : « Je suis sincèrement désolée de vous avoir jeté comme ça ma chère, vous aurez droit de me pousser aussi fort que vous le voudrez quand tout sera terminé ! ». L'humour bancal de la jeune femme traduisait sans mal son anxiété.

Ses doigts crispés autour de son Zat, elle eut à peine le temps de lever les yeux qu'elle vit un autre cinglé derrière Rayce , se diriger droit sur elles. Cette fois-ci n'y coupa pas non plus, elle repoussa la Tok'ra au sol, et prise de panique elle tira dans sa direction, presque à l'aveuglette cela dit. Mais l'homme avait été suffisamment proche pour que la décharge de l'arme ne puisse atteindre que ce dernier.

« Il est vrai que vous n'êtes peut-être pas le mieux tombée avec moi comme garde du corps …  »

Elle lui adressa un sourire crispé, avant de l'aider pour une troisième fois à se relever. Elle jeta ensuite un rapide coup d’œil à ses coéquipiers, juste le temps d'apercevoir Laurent en très mauvaise posture, puis entendre une seconde après, trois coups de feu dans sa direction. Mathilde venait de tirer sans sommation pour se débarrasser de l'assaillant. Son sang ne fit qu'un tour, et c'est les yeux rivés sur leur leader qu'elle attendit de voir ce qu'il résultait de ce tir. Elle était prête à se ruer sur lui si par malheur il venait à être touché, et ça personne ne l'en empêcherait !

[HRP : Rayce, si je n'ai pas le droit de jouer au punching ball avec toi, préviens moi xD]

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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Jeu 1 Mar - 15:50

Les ordres étaient donc donnés. L'équipe consituée par Laurent et dont Jill avait la charge, allait prendre la seconde voiture blindée pour rejoindre au plus vite la tour eiffel. Même si elle ne trouvait pas l'idée de prendre la voiture très bonne étant donné le manque de discrétion, ça leur faisait un moyen de fuir assez rapide si jamais les choses ne se passaient pas comme prévu à la tour.

Et rapidement, ce fut le cas. Rien n'allait se passer comme prévu. Alors que tout ce petit monde s'apprêtait à monter dans la voiture que Jill venait de démarrer, un bruit qu'ils connaissaient très bien leur parvint aux oreilles. Laurent lâcha un "A couvert" puissant et sans même chercher à comprendre, Jill se leta au sol et mit sa tête à l'abri. Un gros bruit de fracas se fit entendre et une partie du bâtiment s'effondra. Les oreilles qui sifflaient, Jill se redressa rapidement pour vérifier qu'il n'y avait pas de blessés et que tout le monde allait bien.

Rapidement, d'autres bruits de détonation se firent entendre et Laurent ordonna à tout le monde de foutre le camp de là. La jeune femme aida ses coéquipiers à se relever et alors qu'elle pensait que tout s'était calmé, elle remarqua rapidement le groupe de personnes qui se dirigait d'un pas certain vers eux.


"Nom de dieu !"

Alors qu'elle se retournait vers Laurent pour savoir ce qu'il voulait faire, un bonhomme complètement barge vint écraser une hache contre le capot de la voiture. Tout s'accéléra. Un groupe de fous furieux se jeta sur eux et rapidement, ils furent submergés. Jill laissa complètement tomber le zat, préférant tirer de vraies balles. Du coin de l'oeil, elle vit Suzanne envoyer ballader une bonne femme qui avait essayé de se jeter sur elle et Laurent se débattre de toutes ses forces avec un malade qui n'avait pas l'air décidé de le laisser tranquille. Si il le fallait, elle irait direct lui filer un coup de main, avant que Suzanne ne décide de le faire car même si Jill avait confiance en sa coéquipière, elle ne savait pas si elle serait capable de se battre contre l'engin qui en avait après Laurent.

Essayant de se concentrer le mieux possible, Jill tentait de voir les silhouettes de leurs ennemis mais la nuit noir et la poussière produite par la chute des débris ne les aidaient pas vraiment. Restant près d'Alison et de Suzanne, Jill les couvrait du mieux qu'elle le pouvait. Elle avait laissé Ivan seul car elle le savait parfaitement capable de se débrouiller comme un grand, ce qui n'empêchait pas à Jill de jeter de temps en temps un coup d'oeil vers le soldat. Mathilde et son zat avaient l'air eux aussi de bien gérer la situation.

Quand elle fut sûre que Suzanne et Alison s'en sortaient bien, Jill se précipita vers Laurent pour lui filer un coup de main. Si il n'arrivait pas à se sortir de ce piège, il risquait d'avoir du mal avec la suite étant donné qu'ils allaient lui tomber dessus à plusieurs.


Lorsqu'elle fut près de lui, Jill sauta sur le barge et lui colla une droite bien calculée.

"JE... NE... SUIS... PAS... D'HUMEUR !!!!"
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Ven 2 Mar - 2:12

Le claquement des fusils d'assauts, pistolets mitrailleurs et Zat se noyaient dans une mélodie terrible et assourdissante. L'éclairage était vraiment insuffisant pour permettre à l'équipe de déterminer clairement le nombre des assaillants mais il était évident, à la façon dont ils avaient d'apparaitre toujours de plus en plus nombreux, que l'équipe serait rapidement sur le point d'être submergé. Ils ne venaient pas simplement d'en face. Certains s'insinuaient, passaient sur les flancs, sautaient, hurlaient comme des déments avant d'être stoppé par une rafale. Les Patriotes devenus fous, pour ceux qui étaient jeunes, représentaient la menace la plus importante. Mais des ténèbres émergeaient aussi des enfants et des vieillards. On aurait cru que la nuit elle-même était vivante et s'était animée, matérialisant tous ces corps qui s'unissaient en un ras de marée.
L'efficacité de l'équipe SG provoquait des dégâts incroyable et le sol n'était presque plus visible tant les cadavres commençaient à s'y entasser. Les rafales perforaient, crevaient la chair, brisaient les os. Et malgré tout, ils avançaient encore et toujours. Que se passerait-il quand ils n'auraient plus de munitions ?!? Même Mathilde commençait à reculer face à l'adversité. Sa cadence de tir effrénée retenait à peine la masse grandissante.
Et avec elle, la formation défensive se contracta par contrainte, la pression devenant insupportable. Les équipiers reculaient de plusieurs pas vendu très chèrement à leurs ennemis, la ligne de défense se courbant dangereusement du fait de l'immobilité de Laurent. Tous convergeaient vers les deux véhicules dont les moteurs tournaient toujours. Ils en auraient perdu l'équilibre sous le lit de douilles crissant sous les semelles de leurs rangers. Les canons se mettaient à fumer, les culasses à devenir bruyante en trahissant l'échauffement.
Laurent se défendait bien et avait été aidé par ses partenaires. Mais tout se passait tellement vite qu'il n'avait pas eu le temps de leur dire ce qu'il avait découvert. Son agresseur n'avait pas chercher à le tuer. Lorsque ses mains avaient empoigné le gilet tactique du militaire, il s'était senti tiré en avant, comme si on avait voulu l'emmener. De toute évidence, ou en ce qui le concerne, on ne cherchait pas à le tuer. Les autres, en revanche, commençaient à recevoir un cocktail de débris en tout genre. Bouteille en verre, couteaux, bâtons, morceaux de planche ou de vitre, pièce détachée de véhicules, chaines et bien d'autre encore. Les alentours, pour le peu que les corps n'avaient pas recouvert, se garnissaient peu à peu des projectiles. Une boite de conserve vide vint même faire un vol courbé avant de percuter l'omoplate de Jill. Ce n'était pas ça, bien sûr, qui lui ferait grand mal.

La défense était acharnée, presque désespérée. Rayce, qui s'était transformée en marionnette sous la main de Suzanne, profita d'un moment d’inattention pour lui arracher son poignard et entamer ses liens. Elle lui avait hurlé quelques mots sur la nécessité qu'elle puisse se défendre, ou au pire apporter son aide en allié de mauvaise circonstance, mais le vacarme des fusils d'assaut recouvraient sa voix. Ils étaient tous exposés à présent. Les éclats de lumière provenant des armes illuminaient une masse qui n'était plus qu'à cinq mètres d'eux. La contre-attaque d'Ivan ne cessait d'alterner entre les rafales et les coups de crosse. La formation étant suffisamment resserrée, l'occasion de monter dans les véhicules pour faire faux-bonds aux adversaires devenait de plus en plus alléchante malgré le risque flagrant. Laurent était probablement en train de donner l'ordre lorsque de nouvelles explosions ravagèrent la cour. Le vacarme du conflit avait couvert l'approche des obus, ce qui les surpris une fois de plus. Façade de l’Élysée épargnée, des gerbes de flammes et une pluie de métal vola sur la surface de la cour. Les membres se déchirèrent, de la chair et des boyaux se dispersant aux quatre coins du site tandis que les shrapnels décimaient la horde.

Si les Patriotes infectés avaient assez de jugeote pour planifier une attaque, ils n'avaient aucune stratégie de précision. Ils s'appuyaient sur le nombre sans un regard pour les pertes. Le destin en était d'autant plus horrible qu'il envoya sous le nez de Mathilde la tête de l'enfant qu'elle avait sauvé un peu plus tôt. Les équipiers SG, furent rapidement pris dans la tourmente, les tirs approchant dangereusement de leurs position. Un cri, couvert par le déchainement d'artillerie, fût arraché à la pauvre Alison dont la main chercha à rencontrer un éclat métallique, de la taille d'une pièce de monnaie, fichée dans son épaule. Quelqu'un avait probablement du ordonner de se mettre à couvert si les pauvres militaires ne l'avaient pas déjà fait. Et outre l'averse de sang les arrosant abondamment, quelques patriotes survivants eurent suffisamment d'ardeur pour emporter Rayce dans le néant.
Suzanne, qui se préoccupait davantage de Laurent (et c'est bien légitime), ne fût pas en mesure de le remarquer. Seule Mathilde pointa son Zat sur l'un des agresseurs dans l'espoir de permettre à la Tok'ra de se libérer. La concentration malmenée par l'enfer, elle s’apprêtaient à faire feu lorsqu'un violent tremblement de terre, pire que tout ce qu'ils avaient enduré, l'emporta sauvagement dans l'inconscience. Pour Ivan, dont la position lui avait permis d'éviter le pire, le souffle le projeta sur un tas d'ennemis transformés en passoire. Les artilleurs avaient fini par être chanceux et l'explosion fît valdinguer l'une des deux Peugeot, la décapitant sur un vol plané. La carcasse en flamme tournoya avant de s'effondrer pile sur Jill Cooper qu'on penserait obligatoirement écrasée.

Seulement, dans la pratique, le blindage du véhicule avait suffit à retenir les éclats et une partie du souffle. La détonation du monstre automobile, s'il avait été impressionnant et avait saisi toute l'équipe à la gorge, les exonéraient des fâcheuses conséquences du tir direct. Le fracas remplaça l'embrasement, la taule hurlant sous la pression, puis un silence insolite s'installa. Seuls quelques râles d'agonie s'élevaient par endroit mais la marée d'ennemis s'était brisée.
Laurent émergea trois minutes plus tard, juste le temps de sentir que des mains l'avait sévèrement empoigné par les bretelles de son gilet tactique. Complétement déboussolé, il lutta pour briser l'écran opaque qui l'empêchait d'y voir clair. L'homme espérait probablement, dans sa dérive, que la silhouette qu'il distinguait difficilement se transformerait peu à peu en une Suzanne morte d'inquiétude. Mais ce furent des Patriotes qui la remplacèrent. Le leader lutta de toutes ses forces, sentant qu'il avait perdu son arme dans sa chute. Seulement, à chaque tentative, il encaissait des coups de poings et de pieds. Du coin de l’œil, il tomba sur son équipe, tous à terre ou groggy. On ne s'occupait pas d'eux. L'effroi le prit à l'idée qu'il avait été, à lui seul, l'objectif de cet assaut suicidaire. Et en tentant encore et toujours à se défendre, il fît assez de bruit pour tirer Jill de son sommeil forcé.

En se remémorant la scène, elle se demanda ce qu'elle faisait encore là, bien vivante, avant de comprendre que le toit ouvrant s'était détaché lors de la déflagration avant de lui atterir sur la tête. Elle se trouvait là, son pied étant le seul à avoir souffert de l’atterrissage du véhicule. Les flammes dansaient autour d'elle et la pauvre sentait déjà les endroits où son gilet avait fondu. Elle fût témoin de l’enlèvement de Laurent et, malgré ses efforts, ne parvenait ni à dégager sa jambe, ni à atteindre son arme. L'ironie du sort l'amenait à pouvoir frôler la crosse sans parvenir à l'agripper.

Alison et Mathilde émergèrent peu à peu à la suite, plaquée au sol par un torse sans bras et un cadavre décapité. L'adrénaline empêchait la pauvre archéologue de sentir la douleur même si elle était incapable de bouger son bras. Son épaule ayant reçu l'éclat semblait s'être rigidifié.

Quelques minutes s'étaient écoulés depuis l'explosion du Peugeot, trois tout au plus. Et la moitié de l'équipe eût suffisamment de lucidité pour apercevoir Laurent être amené de force jusqu'à un véhicule arborant les insignes de la gendarmerie. Il fût jeté à l’arrière sans ménagement, au beau milieu d'une bagarre acharné, tandis qu'il se prenait des coups de tous les cotés.
La dernière Peugeot était encore en marche. Tous son flanc droit s'était plié sous la volée de métal et la peinture s'était effacée sous l'importante montée de la température. Par chance, les pneus n'étaient pas crevé et le moteur tournait encore. Peut-être qu'avec suffisamment de rapidité, l'équipe parviendrait à pourchasser le fuyard et récupérer leur leader...





Citation :
Petit résumé de votre état aprés explosion :

- Alison et Mathilde sont bloquées sous quelques cadavres mais sont capable de se dégager. Alison, toutefois, a un éclat d'obus dans l'omoplate droite, ça a traversé une partie de son sac et son gilet.
- Jill en revanche est coincée et les flammes commencent sérieusement à la brûler.
- Ivan a été le plus touché par le souffle de l'explosion, sa tête lui tourne mais il n'y a rien de grave.
- Rayce a été enlevée lors de la bagarre et a disparue.
- Laurent a été emporté dans le véhicule sur le point de quitter le secteur. Si vous mettez trop de temps, vous risquez de vous faire semer rapidement.

- Je suis disponible pour toute question.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Ven 2 Mar - 15:35

Rapidement, les deux équipes SGC furent submergées. Les coéquipiers avaient beau tirer et descendre le plus de monde, ça ne servait à rien. Dés qu'ils en abattaient un, trois autres venaient prendre sa place. Très vite, le sol fut parsemé des corps des gens que les équipiers avaient abattus, si ça continuait comme ça, ils allaient bientôt devoir marcher sur les corps pour pouvoir avancer.

Jill s'acharnait sur l'homme qui en avait après Laurent, lui donnant des coups, essayant même de le mordre pour qu'il daigne lâcher son coéquipier mais malheureusement, ça ne lui faisait pas plus d'effet que ça. Ils furent ensuite bombardés par divers objets et Jill se prit une boîte de conserve sur l'omoplate mais ça ne la perturba pas le moins du monde. La jeune femme était concentrée et elle essayait de faire son boulot du mieux qu'elle le pouvait étant donné qu'elle n'avait pas vraiment l'impression qu'ils réussissaient à avancer et à faire reculer l'ennemi.

Tout dégénéra.... Alors que Laurent s'apprêtait à leur donner l'ordre de monter dans les voitures et de foutre le camp quand de nouvelles explosions firent leur apparition. Ce qui suivit laissa Jill sans voix. Des bouts de corps volaient dans tout les sens, c'était horrible. Debout, Jill n'osait pas bouger, ne sachant pas vraiment quoi faire ni où aller mais ce fut le cri que poussa Alison lorsqu'elle reçu un éclat d'obus dans l'épaule. Jill se tourna vers elle pour voir ce qu'il se passait et elle remarqua au dernier moment que Rayce venait de se faire embarquer par quelques tarés. Du coin de l'oeil elle vit Mathilde mettre en joue les agresseurs, mais tout bascula. Un tremblement de terre vint terminer la boucherie.

Jill eut juste le temps de voir Ivan voler avant de se rendre compte qu'elle allait se prendre une des voitures sur le nez. La jeune femme n'eut même pas le temps de dire quoi que ce soit. Instantanément, ce fut le noir intense...

...

Ce fut les bruits que Laurent faisait en se défendant qui sortirent la jeune femme de son sommeil forcé. Rapidement, elle se rendit compte qu'à son tour, Laurent allait se faire emmener. Alors qu'elle ne comprit pas de suite pourquoi elle était encore en vie, Jill vit que dans son malheur elle avait eu de la chance. Heureusement pour elle, le toit de la voiture avait été arraché ce qui l'avait empêché de mourrir écrasée. Elle fit rapidement le tour de la situation et constata qu'elle n'avait rien de positif. Jill avait le pied coincé sous la voiture et son gilet commençait à fondre à cause des flammes qui l'entouraient et qui s'approchaient dangereusement d'elle.

Jill fit tout son possible pour tenter de se dégager de dessous la voiture afin d'attrapper son arme mais malheureusement elle n'y parvint pas et elle assista impuissante à l'enlévement de Laurent qui fut balancer à l'arrière d'un véhicule qui portait les insignes de la gendarmerie. Il fallait qu'au moins deux membres du groupe prennent la seconde voiture pour les prendre en chasse mais Jill n'avait aucune idée de la situation et elle ne savait pas si ses collégues étaient comme elle, dans une situation peu arrangante.

Jill vit les flammes commençer à la brûler et elle du se mordre la langue pour ne pas commencer à crier.


"OHE VOUS M'ENTENDEZ ?!! UN PEU D'AIDE NE SERAIT PAS DE REFUS PAR ICI !!!"

La jeune femme essayait comme elle le pouvait de s'écarter des flammes mais ça ne fonctionnait pas vraiment.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Sam 3 Mar - 15:26

Alison, comme les autres, attrapa son zat dès que la chienne se mit à japper, cherchant à scruter les ténèbres, sur le qui-vive. Qu'est-ce qui allait encore leur tomber dessus ? L'archéologue n'en menait pas large, elle allait crier de se dépêcher de monter dans les voitures, lorsqu'elle fut prise de vitesse par un sifflement et fut forcée de se jeter à couvert. Complètement sonnée, Alison ne bougea plus le temps que les détonations cessent. C'était la première fois qu'elle se trouvait face à ce genre de situation et aucun cours théorique ne pouvait y apprendre à faire face. Lorsque le vacarme cessa, elle s'aperçut qu'elle tremblait de tous ses membres mais n'avait pas lâché son arme.

La jeune femme parvenait à peine à se remettre sur ses jambes et jeter un oeil sur ses coéquipiers pour voir si tout le monde allait bien lorsqu'elle remarqua - à défaut d'entendre, ses oreilles bourdonnaient bien trop encore - la horde qui déferlait sur eux et lui fit ouvrir de grands yeux terrifiés. Inutile de lui donner l'ordre de tirer : elle n'avait jamais eu aucun scrupule à se servir de son zat qui était peut-être douloureux mais ne tuait personne... enfin, pas au premier coup. Vu le nombre de fois où elle appuya sur la détente, peut-être même qu'elle déisntégrait joyeusement, mais elle n'était pas en état d'y réfléchir. Pour le moment, elle tirait mécaniquement, essayant de se vider la tête pour ne pas paniquer purement et simplement.

La situation dégénérait de seconde en seconde et Alison avait beau tirer et tirer encore, le résultat paraissait dérisoire. Une petite partie de son cerveau lui fit remarquer que libérer Rayce pour avoir un coup de main pouvait se révéler judicieux - elle préférait prendre le risque de libérer une traître que réduire leurs chances déjà minces de s'en sortir vivants - mais elle n'avait pas vraiment l'opportunité de prendre le temps de la détacher.

Quelqu'un cria "homme à terre" et Alison continua à tirer devant elle en regardant alentour. Où ? Qui ? Marmonnant en chinois pour elle-même, elle voulut donner un coup de main, mais s'aperçut que d'autres s'en chargeaient et qu'il valait peut-être mieux éviter de tous se ruer sur la même poignée d'adversaires. Ce n'était pas ça qui manquait... Heureusement, la panique cédait place à une réflexion un peu plus ordonnée. Disons que la jeune femme était arrivée à un tel point de terreur que ça ne pouvait pas être pire et qu'à présent elle commençait à se reprendre.

Ils ne pouvaient pas rester là. Mais où aller ? Et surtout comment faire ? A ce rythme, ils seraient rapidement submergés, même si les zat au moins avaient le mérite de ne pas avoir besoin d'être rechargés. Il fallait qu'ils se sortent de là de toute urgence avant de finir étouffés sous les patriotes ! Sauf que la jeune femme avait beau chercher, elle ne voyait aucun moyen de ce sortir de ce guêpier. C'était un truc que les militaires devaient savoir gérer, mais eux aussi étaient semblait-il trop occupés à sauver leur vie. D'ailleurs, tous étaient contraints de reculer peu à peu. Les dieux seuls savaient ce qui se passeraient quand ils se retrouveraient coincés, quoiqu'elle en avait une petite idée assez horrible.

Des projectiles se mirent à voler, les cadavres s'amoncelaient dans un spectacle répugnant... Alison commençait à avoir très envie de se précipiter dans une voiture, ordres ou pas... De nouvelles détonations lui coupèrent les jambes. Difficile de maintenr sa position malgré les bouts de... trucs - elle ne préférait pas s'atarder sur ce que c'était - qui volaient autour d'eux. Mais elle aurait peut-être mieux fait de faire attention, car une douleur violente irradia soudain dans son bras, lui arrachant un cri. Ce fut l'instinct de survie qui lui permit de faire passer son arme dans son autre main et continuer à tirer malgré tout machinalement, repliée sur elle-même. Le peu qu'elle connaissait en médecine la dissuada de chercher à retirer l'éclat qu'elle avait dans l'épaule et de toute manière elle n'en aurait pas eu le temps. Sonnée, à terre, elle cherchait juste à toucher les patriotes qui passaient encore à portée... enfin, elle n'était même plus sûre de servir à quelque chose, complètement dans le brouillard.

Lorsqu'elle s'aperçut que Rayce avait disparu, il était trop tard ne serait-ce que pour la repérer. En revanche, la lutte se précisait du côté de Laurent... Jill était à terre... Alison voulu se relever mais s'aperçut avec horreur qu'elle en était empêchée par des cadavres. Puisant encore dans des réserves d'énergie qu'elle pensait avoir déjà épuisées, elle repoussa frénétiquement le corps de sa main valide, luttant sous le poids mort qui paraissait peser des tonnes.

S'extrayant enfin de sous le cadavre, Alison tomba à genoux et retrouva assez de lucidité pour faire un rapide état des lieux, ignorant son épaule rigidifiée qui ne tarderait sans doute pas à se faire sentir. Mathilde gigotait assez pour s'en sortir toute seule, elle ne devait pas être gravement blessée. Jill était un peu plus loin et Alison faillit faire la même constatation sauf que la militaire était finalement en moins bonne posture. Sans chercher à réfléchir plus longtemps, Alison rangea son zat, se précipita, tentant de l'aider à se dégager avec son bras encore valide. des efforts qu'elle paierait peut-être plus tard, mais c'était pour l'instant le dernier de ses soucis, les flammes étaient trop proches et elle ne voyait pas de moyen immédiat pour les éteindre.


" Mathilde, help ! "

La scientifique était la plus proche et Alison n'était pas sûre de pouvoir aider Jill avec son bras inutilisable. Tout en s'acharnant quand même à sortir la militaire de là, l'archéologue se mit à hurler à l'intention de ses autres coéquipiers :

" Eh ! Laurent embarqué ! Regardez vers où ! "

Le temps de sortir Jill de là et ils réussiraient peut-être à tous monter dans la voiture à temps... C'était l'idée la plus logique selon elle, à moins qu'ils ne décident de se séparer, ce à quoi Alison ne tenait pas du tout.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Sam 3 Mar - 15:38

… Les premiers coups de poing et de pied partaient vers ceux qui n’avait de cesse que de s’approcher du militaire de façon hostile, premier arrivé, premier servi, tel était l’ordre de la distribution des tapes inamicales offertes par nécessiter de ne pas se laisser faire. Le premier gus ne posa pas de problème, c’était empressé qu’il vint à la rencontre de cinq doigts serrés qui le firent revoir ses plans d’une position horizontale à même le sol. Au suivant ! Et les candidats ne manquaient pas, un autre se présentait déjà et il allait sans doute subir le même traitement que son pote mais ce dernier au sol en profita pour s’agripper aux pieds de Laurent, permettant à l’autre de percer la défense du Para qui ne pouvait plus que se déhancher et se pencher pour tenter les esquives.

La masse de Patriotes était telle que son adversaire était poussé par ceux qui suivait et il vint se coller involontairement ou pas à Laurent malgré le coup de poing que ce dernier venait de lui infliger.

« Un slow avec toi ? Pas question ! »

Le militaire tenta de le repousser mais le bougre s’accrochait à sa prise, jusqu’à ce que ses yeux exorbités le fixe et là, il se décolla sans problème pour venir tomber sur son pote qui en lâcha les pieds du terrien. De nouveau libre de ses mouvements dans cet espace exigu que la foule en mouvement lui laissait, adossé à la porte de la voiture, il avait rapidement croisé le regard de Mathilde à qui semblait être à l’origine de sa rupture rapide avec son cavalier. Pas le temps de s’attarder à des remerciements, ce serait pour plus tard, par contre il eut le temps dans son balayage visuel de voir que Jill essayait de le rejoindre alors il lui hurla :

« Ne t’occupes pas de moi, protèges les civiles »

A peine la phrase terminée et malgré les deux types aux sols pour gêner les assaillants qui continuaient de s’intéresser à lui, Laurent se prit un coup au niveau de la joue, lui faisait penser qu’il devait se concentrer sur les trois personnes qui ne lui voulaient pas du bien d’après leurs sales têtes, à un contre trois c’était moins équitable mais pas le choix, les parades défensives prenaient le relais des bourres pifs, à présent le Para savait le temps compté pour lui, conscient qu’il n’avait aucune chance car dès le premier coup qui passerait et cela finirait par arriver, ce ne serait que le début d’un long calvaire.

Pourtant, comme ses adversaires précédant, ces trois là ne pensaient qu’à se saisir de lui comme pour l’emporter dans le flot d’âmes en peine et une fois de plus le nombre jouait contre lui car il aurait juste le temps d’en frapper un pour le repousser que les deux autres seraient sur lui et là se serait moins évident pour se dépêtrer. Son seul salut était de réussir à ouvrir la portière, de se glisser derrière le volant et d’appuyer sur le champignon pour foncer dans le tas afin de se donner un peu d’air et permettre à ses coéquipiers de faire de même s’ils ne le faisaient pas avant.

« Si vous pouv… »

Une première explosion au beau milieu de la foule puis une autre beaucoup trop près de la position de Laurent, du bruit, des corps projetés dont un droit sur lui et puis comme un choc… L’obscurité loin d’être naturelle du fait qu’il avait du mal à ouvrir les paupières, un sifflement dans les oreilles laissant lentement la place au bruit ambiant, un rapide check-up s’imposait pour tenter de comprendre ce qu’il lui arrivait. Le premier des sens qui le gênait le plus était celui du goût, le sang accumulé dans sa bouche le fit crachoter pour l’évacuer. Il y avait aussi le toucher, ses jambes frottaient au sol alors que ce n’était pas le cas du haut de son corps, on était en train de le déplacer mais qui ? Quant à l’ouïe, elle lui permettait progressivement d’entendre le bruit de pas dans du gravier et celui de son propre corps trainé dedans, plus de tirs ou de cris, juste en fond le crépitement de ce qui devaient être des flammes. Pour la vue, heureusement qu’il faisait toujours nuit, au moins il n’était pas ébloui par la lumière mais il ne voyait que le ciel et deux masses dont un de leurs bras le tenait en haut de son gilet tactique. Enfin l’odeur, indescriptible puanteur d’un mélange de chairs et de pneus brulés et de tant d’autres choses.

Cette analyse furtive n’indiquait rien de bon, un frison le parcourra en pensant à ses équipiers, pour lui il était difficilement plausible qu’il n’y ait pas de morts… Suzanne ! Il venait de trouver l’électrochoc pour réagir et se sortir de sa torpeur, redressant la tête afin de voir ceux qui marchaient autour de lui, il ne vit que des inconnus alors il se débattit mais récolta des coups, ne se sentant plus en mesure de pouvoir prendre le dessus, il n’y avait plus qu’à chercher du regard les informations mais là où il espérait voir ses coéquipiers debout, sans doute prisonniers mais en vie, l’image qui lui parvint était tout autre, ils étaient pour la plupart allongés et immobiles sans que l’ennemis ne s’occupent d’eux, était-ce une chance dans leur malheur ? Qu’il cherche à approcher les mains de son corps pour se saisir d’une arme ou qu’il se déhanche pour tenter de faire lâcher prise, le résultat était toujours le même, des coups de pied dans un de ses flancs pour le dissuader.

« Ouch ! SG4, SG6, si quelqu’un m’entends, évacuez, c’est un ordre ! Ne m’att… »

Péniblement il venait de crier ces mots avant de retrouver le silence brutalement par un coup porté au visage qui le mit à moitié dans les vaps, la tête en arrière, voyant flou et à l’envers ce qui devait être un fourgon dont les portes s’ouvrirent et les deux gaillards entrèrent avec le Para.

« Pourquoi vous nous attaquez, on est la pour vous aider »

Ils ne semblaient pas avoir envie de parler, Laurent avait reprit assez de lucidité pour esquiver ou atténuer les gestes de haines de ces deux lourdauds de gardiens alors il fallait profiter de ce lieu confiné où ses adversaires seraient moins à l’aise dans leurs mouvements.

« Ok c'est bon, arrêtez de me prendre pour un pushing-ball, je me rends »

Tendant ses poignets joints en avant, il attendit que les deux hommes prennent confiance et soient tous deux en positions idéale pour une frappe chirurgicale et pas très conventionnelle, l’endroit visé était l’entre-jambe que ce soit à l’aide de ses poings ou de ses pieds, juste de quoi lui donner le temps de dégainer son pistolet et de les éliminer, ensuite et bah il y penserait après car le grillage (ou taule) ne lui permettait pas de passer à l’avant pour prendre le volant et les portes ne devaient s’ouvrir que de l’extérieur mais deux ou trois balles dans la serrure pourraient peut être lui donner son sésame.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Sam 3 Mar - 17:08

La situation passait de très mauvaise à catastrophique. Les terriens n'arrivaient pas à s'en sortir et ne pouvaient se dépêtrer de l'assaut des patriotes devenus fous. Ils tiraient sur tous ceux qui s'approchaient sans distinction d'âge, de sexe... Une vraie hécatombe. Mais cela ne changeait rien à l'inexorabilité de leur sort, ils allaient périr sous le nombre et le fait d'en avoir embarqué un grand nombre avec eux ne serait qu'une piètre consolation. Des larmes de rage coulait des joues de la scientifique. Elle avait plus tué en quelques dizaines de secondes que durant toute sa vie. Même si elle s'était habitué à l'idée de devoir parfois donner la mort, généralement en zigouillant des jaffas ou des goa'ulds, ses ennemis étaient clairement définis comme des individus mauvais sinon carrément diaboliques. Là il ne s'agissait que de pauvres bougres rendus fous par les manigances de ces foutus serpents. Elle se jura de dépecer Kashan après l'avoir extrait au couteau de la nuque de Rayce pour lui avoir imposé cette horreur.

Heureusement - si l'on pouvait le voir ainsi - elle n'eut pas le loisir de s'attarder sur ces noires pensées. Des déflagrations répétées attirèrent son attention, on recommençait à les pilonner à l'arme lourde et les tirs se faisaient de plus en plus précis. Les explosions hachaient menu les patriotes et Murphy se fit un malin plaisir de la gratifier d'une surprise dont elle se serait bien passé... A ses pieds gisait la tête de l'enfant qu'elle avait sauvé et soigné avec l'aide de Suzanne quelques heures auparavant. Elle prit sur elle. il ne fallait pas céder, ce n'était pas la première fois qu'elle voyait des horreurs et elle se convint qu'elle pouvait faire face. Elle était morte, elle était revenue et avait survécu à tout point de vue. Elle était la Baronne de l'Argentière et elle ne ferait pas honte à son nom, à son père. Elle pourrait craquer à loisir une fois de retour à la base, sous la douche... ou alors plus probablement chez elle, dans sa chambre, son repaire, sa tour d'ivoire.
Mathilde vit la Tok'Ra se faire attaquer par un patriote et elle replongea dans la sale vérité, dégoulinante de sang... Elle était partagée entre l'idée de lui laisser subir le sort qu'elle méritait et celle de lui faire payer plus tard. Oh oui, elle devrait payer, avec les intérêts! jusque là elle vivrait. Pointant son zat dans la direction de la bête humaine qui avait autrefois été un homme tout à fait normal, la physicienne s'apprêta à tirer quand tout bascula autour d'elle. Le sol trembla violemment un bruit de fin du monde déchira ses tympans et elle perdit connaissance sous le choc.

Le réveil fut brutal, son corps avait besoin d'air et quelque chose l'empêchait de respirer normalement. Quand elle retrouva la vue, Mathilde comprit pourquoi, elle était sous un tas de corps plus ou moins entiers. Se débattant comme une diablesse elle parvint à s'extraire de sous son tumulus de chair et regardant tout autour d'elle sans trop comprendre ce qui se passait, elle vit Laurent et Rayce qu'on enfournait dans une camionnette.


"Shikshooooo!"

Cri de rage, elle n'avait plus son zat. Elle fouilla brièvement dans l'amoncellement de membres enchevêtrés et le trouva rapidement. Elle l'avait lâché pour se dégager et il était juste sous les corps. Arme en joue et feu à deux reprises sur la camionnette, ignorant dans un premier temps les autres. L'urgence immédiate c'était Laurent et cette traitresse. Ne pouvant rien faire de plus pour eux, elle se précipita vers le tas de cadavres mouvant dont provenait la voix d'Alison et elle la sortit de son carcan de viande avec la douceur d'un bûcheron canadien. Elle n'avait pas vu que l'archéologue était blessée, impossible de le remarquer, toutes les deux étaient maculées de sang et de petits débris organiques de la tête aux pieds. Tant pis.
Déjà un autre cri à l'aide, Jill. La nippone écarquilla les yeux de surprise en entendant la voix provenir de l'épave en flamme complètement broyée d'une des deux voitures d'escorte.
Avisant la situation une fois sur place, elle constata que ce n'était pas la joie. La militaire était coincée, une jambe prise sous la ferraille et bien évidemment le véhicule brûlait, menaçant de rôtir l'américaine vivante... S'il n'explosait pas avant.


"Davis, regardez dans le coffre de la voiture entière s'il n'y a pas un extincteur, on doit contenir ces flammes! Ramenez un cric si vous en trouvez un aussi!"

Pas le temps de traîner, il fallait sortir leur collègue au plus vite. Cherchant une ferraille un tant soit peu solide et rigide, elle essaya de la glisser sous la partie qui bloquait Jill. Avec un peu de chance, si le métal pliait même temporairement de quelques centimètres, elles pourraient tirer la prisonnière des flammes du pétrin dans lequel elle était. Et après, Laurent...

*Chaque chose en son temps Mathilde, chaque chose en son temps! Il te faudra aussi vérifier si Rigel et Naughart sont toujours vivants... Fichus serpents!*
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 7 Mar - 1:21


La situation empirait, ils étaient beaucoup trop nombreux et surtout commençaient à arriver de toute part, et sans renforts la situation finirait inexorablement par la mort de toute l'équipe. Mais ils n'auraient pas de renforts, ils n'avaient pas d'abris, alors il ne restait plus qu'une chose à faire : vendre chèrement sa peau en emportant le plus de ces salopards avec soi pour leur faire passer l'envie de recommencer avec l'éventuelle équipe de secours qui ne trouverait que les traces de leur passage.

Les mortiers... Encore ces saletés de mortiers qui s'étaient remis à faire leur loi ! Heureusement qu'ils ne savaient pas viser ou plutôt qu'ils n'avaient pas vraiment de guidage hormis les explosions qu'ils pourraient voir s'ils avaient le fameux visuel. Les tirs suivants se rapprochaient dangereusement, envoyant des débris de métaux dans tous les sens, soufflant qui ne s'était pas mis à l'abri.

Le premier souffle surprit le soldat qui se baissa contre la portière de son véhicule qui lui servait d'abri, les suivants n'aidaient pas trop à se relever. Mais ils continuaient d'avancer, il suffisait de prier... Prier pour qu'un obus ne te tombe directement pas dessus, prier pour qu'il ne te tombe pas à côté, et encore prier pour ne pas se prendre un mauvais shrapnel, en gros, quoi qu'était le dieu en question, il serait pas mal sollicité ! Pour Ivan ca serait seulement celui de la chance. Jusqu'au moment fatal, une secousse, comme un tremblement de terre l'éloigna quelque peu de son véhicule avant que le mortier ne le frappe. Le dieu de la chance avait exaucé ses prières !

Heureusement ce n'était que le souffle. Enfin... Que, c'était déjà largement suffisant ! Avez-vous déjà été soufflé par un obus de mortier ? Et bien... Comment décrire.

C'est comme s'il n'y avait plus rien autour de vous.
Le calme absolu, plus aucun bruit.
Plus rien n'a d'importance.
On a l'impression d'être à la fois aussi léger qu'une plume et lourd comme du plomb.
Puis l'on ouvre les yeux, aveuglé par la moindre étincelle.
Un retour à la réalité, avec les sifflements lié à l'explosion.
On regarde autour de soi, mais rien ne semble réel.
Bouger ? Pour quelle raison ?
Puis le son revient lentement, les cris, les tirs.
On tente de se relever, mais rien n'y fait.
Puis, vint la réussite en se mettant sur le côté.
Mais de courte durée, l'équilibre s'est fait la malle.
Jusqu'à enfin réussir et sortir de cet état.

Il lui avait fallut plusieurs minutes pour se "relever" seul, glissant sur les corps ou encore le sang. La vision trouble, l'équilibre très précaire et une surdité passagère n'aidaient réellement pas à se remettre sur pied pour se rendre compte de la situation. Il y avait juste le réflexe de mettre la main sur son arme pour la saisir, mais viser avec... C'était un peu comme essayer de le faire après être passé dans un tourniquet pendant plusieurs minutes, tirer était faisable, par contre viser correctement...

Il finit par se relever, et il y avait 2 options... Sortir ce qui semblait être un équipier de dessous une bagnole en feu, et ensuite courir après un véhicule, soit directement courir après le véhicule... Autant dire que le temps était limité. Et la première était de toute manière la seule viable : autant en perdre qu'un, que deux. Et au pire ils avaient le contact radio ! Ivan s'approcha tant bien que mal du véhicule que les flammes commençaient à bien ronger.

Visiblement une jambe coincée... Il fallait donc soulever pendant que quelqu'un la dégagerait de là avec évidemment l'aide de la secourue. La chinoise s'était visiblement portée volontaire pour soulever, et ca serait donc à la petite rousse de sortir celle qui grillait de dessous. Ivan se plaça donc aux côtés de la Baronne.

"Hep, Davis, reviens par là ! Tu vas la sortir pendant qu'on soulève avec l'argentière !" Puis il s'adressa à Mathilde. "A 3 on soulève ensemble, on râlera ensuite !"

Le temps de trouver une prise et il compterait jusqu'à 3 pour que les efforts soient faits en même temps pour ne pas qu'ils se perdent. Ils sortiraient ensuite la victime, et advienne que pourra !
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Suzanne Rigel
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Sam 10 Mar - 13:02

Le regard perdu loin devant elle, accrochée à Laurent, Suzanne ne servit strictement à rien l'espace d'un instant, qu'elle cru voir durer une éternité. Juste quelques secondes d'immobilité parfaite, le temps de vérifier que Laurent s'en sortait comme il pouvait. La tête ailleurs donc, elle ne fit pas attention à Rayce qui s'extirpa de ses liens grâce au couteau qu'elle venait de piquer à la scientifique. Au milieu des tirs et des corps à corps massifs, la jeune femme eut une chance incroyable de ne rien attraper au vol entre temps.
Cela dit, le cri d'Alison la reconnecta au présent et lui fit directement tourner la tête vers sa coéquipière qui semblait souffrir à l'épaule. Sans réfléchir, elle accourut vers elle pour lui venir en aide, mais ceci était sans compter sur la soudaine explosion qui fit virevolter tout ce beau monde, en plus d'assourdir un moment. Suzanne n'échappa donc pas à la règle et tomba à la renverse, au milieu des débris et … cadavres.

Sonnée, elle mit du temps à revenir à elle. Les sons autour d'elle lui, lui semblaient loin et incompréhensibles. Cela dit, ils lui parvenaient au fur et à mesure, plus distinctement. En rouvrant les yeux, elle s'aperçut bien vite qu'elle se trouvait à plat ventre sur un cadavre, au crâne troué, les yeux grands ouverts injectés de sang et à la langue pendante. Elle s'en écarta bien vite, non sans y grimacer de dégoût par la même occasion.
Elle se redressa ensuite, vacilla un instant à droite et gauche, puis fit rapidement un tour d'horizon pour repérer au plus vitre ses coéquipiers. Et inutile de préciser qu'elle chercha en premier ressort Laurent. Cela dit, ses yeux s'arrêtèrent une première fois sur Mathilde, qu'elle vit venir en aide à Alison afin de la sortir de dessous de cadavres. Elles avaient l'air d'aller bien, enfin d'être en vie tout simplement. Un bon point.

La voix de Jill cependant vint noircir le tableau. Elle appelait à l'aide d'on-ne-sait-où, et ce n'est qu'en voyant Mathilde s'attarder sur la voiture en flammes, que Suzanne percuta avec effroi que Jill devait être en dessous. Ivan arriva lui aussi, prêt à porter secours à la leader de SG4.
Le docteur Rigel se dirigea aussitôt elle aussi vers ce petit monde, tout en continuant cela dit à chercher du regard le dernier de la liste et pas des moindres. Laurent avait disparu des alentours, elle ne le voyait nul part. Son cœur s'emballait de plus belle, si cela était encore possible cela dit. Il était peut-être lui aussi coincé quelque part, dans ce vaste champ de cadavres, … Sa gorge se noua rien qu'à l'idée qu'il puisse en faire partie. Elle aperçut une camionnette se mettre en marche un peu plus loin, mais elle ne vit pas Laurent se faire jeter à l'arrière.

Arrivée à proximité d'Ivan, elle l'entendit alors donner ses instructions pour sortir Jill de dessous.

« Je suis là, dis moi ce que je peux faire ! ». Elle était prête à exécuter ses instructions, et sortir Jill de là au plus vite, que se soit en soulevant la voiture ou en la tirant de dessous.

Elle ajouta à l'attention de sa coéquipière coincée des flammes, «  Jill on va te sortir de là, crois moi qu'on ne va pas te laisser là dessous ! ».

Puis elle s'adressa au reste de l'équipe à proximité, en essayant de contenir au mieux son inquiétude.
« Est ce que quelqu'un a vu Campbell ? Est ce que vous savez où est Laurent ?! ». Ses yeux ne pouvaient s'empêcher de faire l'aller retour entre la voiture en feu où se trouvait Jill et les alentours où se trouvait à priori Laurent, qui avait sûrement besoin d'aide aussi … Elle s'obstinait à se répéter qu'il avait besoin d'aide, et que non il n'était pas trop tard pour lui. Que faire ? Elle ne voulait qu'une chose : porter secours aux deux. Mais les lois de la physique, chimie et tutti cuanti n'étaient pas de son côté, le dédoublement n'étant pas encore au point.

Cela dit Ivan la recadra bien vite en lui assurant que chouiner ne servait à rien. L'envie de lui arracher les yeux soudainement la prie, mais elle se contenta de le fusiller du regard. Inutile d'envenimer davantage la situation en se prenant la tête avec un être dépourvu de sentiments. Il ne tarda pas ensuite à lui demander de les aider à soulever la carcasse de la voiture, ce à quoi la scientifique s'attarda aussitôt en attendant le décompte du militaire, non sans le maudire un instant.
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