La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 Mission 90 : Asile mondial

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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Dim 11 Mar - 21:39

Le fourgon où Laurent venait d'être amené de force démarra en trombe, ses pneus crissant sur le gravier resté sain des vicaires de l'ennemi, avant d'aller disparaître par un passage qui avait été pratiqué là, à travers le bâtiment annexe de l’Élysée. Les patriotes, apparemment beaucoup moins bête, avaient profité de la léthargie de l'équipe SG pour passer à travers un grand couloir de service, emportant et broyant au passage tout ce qui s'y trouvait. La situation devenait d'autant plus grave qu'ils avaient perdu de vue cette fourgonnette visiblement très rapide dés sa sortie.
Les équipiers redoublèrent donc d'efforts, libérant finalement la pauvre Jill qui ne parvenait plus à retenir ses plaintes lorsque les flammes avaient rongé son uniforme, le noircissant par endroits. Lorsque la militaire fût extirpée et qu'on la traîna jusqu'au véhicule, elle remarqua avec effroi sa jambière déchirée d'où s'écoulait un mince filet de sang. La tôle ne faisant plus pression, une hémorragie de faible ampleur semblait s'être déclarée.

Netty était restée dans le véhicule, la queue entre les jambes, quasiment allongée devant la banquette. La tête basse et relevant à peine le museau, on l'entendait pousser des plaintes caractéristiques de la peur. Les équipiers auraient eu du mal à l'en déloger tant l'animal semblait vouloir rester à l'abri et les événements ne leurs permettaient pas de s'y attarder plus que ça.
Mathilde prit le volant et Ivan se plaça du coté passager, déverrouillant la trappe lui permettant de tirer. En l'absence de leur chef, les équipiers se stimulaient, se criaient d'aller plus vite tandis que Suzanne soulignait l'évidence qu'en perdant Laurent : il serait définitivement mort. Là-dehors, un tremblement de terre continu et très étrange commençait à s'élever. La crainte d'une nouvelle frappe de mortier se dessina bien vite sur les visages mais il ne pouvait s'agir de la même chose : tout était différent. Et alors qu'on répétait à Mathilde de démarrer, sans comprendre qu'elle avait déjà le pied sur l'accélérateur et que les roues patinaient sur un lit de chair morte, Alison s'étrangla en découvrant l'origine du bruit. Elle pointa d'un doigt tremblant les grilles d'entrée de l’Élysée.

Un char ! C'était un char qui débarquait dans la cour en aplatissant le métal de la grille comme une vulgaire feuille d'aluminium. Les barreaux gémissaient sous l'horrible pression des chenilles. La tourelle en mouvement commençait déjà à pointer sur eux son grand œil noir. Ce monstre de quarante-cinq tonnes avait l'intention de leur envoyer un obus de 125 mm dans le pare-brise.


- En avant ! Qu'est-ce que tu fous !! Hurla quelqu'un.

La pauvre Mathilde ne cessait d'alterner entre la marche arrière et la première pour tenter de se dégager. Quoi qu'il y avait sous les roues, elle n'avait aucune adhérence. Stressée par la personne qui venait de crier et également par le chien qui s'y mettait à son tour, jappant continuellement, elle appuya de plus belle sur l'accélérateur. Le véhicule quitta le bourbier quelques secondes avant le tir de canon, la carlingue déjà secouée par le souffle et la gerbe de débris provenant du mur voisin. La conductrice emprunta exactement le même passage que la fourgonnette et mit le pied au plancher dés que c'était possible.
Le timing fût serré, trop même. Jill remarqua la fourgonnette disparaître à un tournant, en une fraction de seconde, au point qu'elle aurait pu se demander s'il s'agissait de son imagination. La nippone s'engagea dans une course poursuite, zigzaguant entre les différents véhicules à l'arrêt, percutant quelques obstacles peu solide. Au passage, tous eurent le loisir de voir les patriotes déambuler dans la rue en fixant la Peugeot d'un air mauvais. L'équipe eût juste le temps de se dire que c'était très inquiétant, quelques petites secondes seulement, avant que les patriotes ne viennent se jeter sous les roues.


- Attention !

Un vacarme effroyable remua la tôle du capot. Un quinquagénaire passa par-dessus le toit.

- Ne ralentit pas ! Il prend l'embranchement, sur la droite ! A droite !!!

Coup de volant, on oublie code de la route et le respect des patriotes. Le moteur résonna de plus en plus fort, répondant à la demande. En l'espace de cinq minutes de course poursuite, la situation changea peu à peu. C'était rapide et particulièrement inquiétant. La vie sur Patrie reprenait son cours, comme si de rien n'était. Les voies semblaient s'être libérées, comme pour leur permettre de rivaliser de vitesse. Et si la fourgonnette semblait rapide, la nippone savait très bien que son propre véhicule pourrait couvrir la distance. Ils n'avaient rencontré que des cimetières de véhicules jusqu'à maintenant, pourquoi cet endroit était vide dans ce cas ? Les gens auraient-ils fait le ménage dans les rues ? Et pour quelle occasion ? Celle-ci ?

Autant de questions qui ne trouveraient pas de réponses dans l'immédiat.
Mathilde était pleinement concentrée dans sa conduite, elle s'approchait de plus en plus. Elle y était presque ! L'engin blindé grignotait la distance qui les séparait et l'équipe pouvait maintenant remarquer, à la manière dont bougeait l'arrière, qu'on bataillait sévèrement à l'intérieur.


- Ivan ! Tire sur les pneus !!

Mais peut-être celui-ci avait-il prévu l'action.
La trappe du pare-brise rabattue, le soldat assura sa visée, son doigt sur le point de presser la détente. Mais avant qu'il ne puisse tirer, un violent choc les secouèrent comme des poupées de chiffon. Les cris de surprises des équipiers se mêlèrent. La Peugeot fît de violents tête-à-queue au milieu de la route, manquant de partir sur des tonneaux, alors qu'elle déviait de sa trajectoire. Ils s’écrasèrent violemment contre le mur d'un immeuble, le choc les faisant rebondir sur la route, tandis que la nippone tournait frénétiquement le volant. Elle parvint à redresser le véhicule au dernier moment et ils passèrent à travers un abri-bus en projetant des gerbes d'éclats dans tous les sens. L'engin s'envola sur quelques mètres et dansa sur ses amortisseurs en atterrissant lourdement. Ils venaient de perdre plusieurs dizaines de mètres.


- Qu'est-ce que c'était ?!?

Alison, Jill et Suzanne, à l’arrière, tentait de retrouver ce qui avait causé l'impact. Regardant un peu partout alors que la peur, bien présente, restait encore contrôlée.

- Là !!! Attention !!!

Une Renault express ridicule débarqua de l'intersection, les rasant de si prés qu'il en laissa de la peinture sur le pare-choc. Le conducteur et son engin allèrent directement au choc frontal, dans la vitrine d'un prêt à porter, sans la moindre tentative d'arrêt d'urgence. Un corps passant à travers le pare-brise avant que l'express ne repasse par-dessus fût la dernière image que Jill discerna. Déjà, plusieurs autres voitures, fourgonnettes et autres quatre-roues s'engageaient sur la route en tentant de les tamponner. Toutes les trappes furent abaissées pour permettre le tir mais il fallait économiser les munitions. Les retardataires les prenaient en chasse. Quant aux autres, ils tentaient de les éperonner sur les intersections.

Soudainement, Ivan lâcha une longue rafale. En face, la camionnette de gendarmerie s'était écartée pour laisser le champ libre à un camion poubelle. Un camion qui les ciblait directement. Les projectiles brisèrent le verre, crevèrent la tôle et finirent par supprimer le conducteur. Un coup de volant de la part de Mathilde, plus précis que violent, puis le poids lourd les dépassa. Un effroyable vacarme s'éleva au contact de ceux qui les poursuivaient, se transformant en un ignoble carambolage.

Mais cette victoire semblait bien dérisoire face à ce qui apparaissait de tous les cotés. Une autre voiture en contre sens faillit les emporter. Il rasa toute l'aile de la Peugeot en klaxonnant bruyamment.

Les équipiers se défendaient mais ils étaient si nombreux.
Alison, qui supportait de moins en moins le corps étranger dans son omoplate, tentait tout de même de signaler les dangers les plus sournois. Un bus scolaire émergea d'une sortie proche, à vitesse maximum, et demeura à hauteur de la Peugeot assez longtemps pour qu'une dizaine d'étudiants se jettent sur le toit et le capot. Certains roulèrent et embrassèrent le bitume. Mais pour les autres, bien cramponnés et qu'on ne pouvait atteindre, ils représentaient un risque considérable. Tandis que Mathilde était aveuglée par une jeune femme étalée de tout son long sur le pare-brise, un garçon à peine majeur passa rapidement son torse par le toit ouvrant et agrippa Suzanne par les cheveux. De toute évidence, il avait bien l'intention de la jeter dehors.

Pendant ce temps, à l'intérieur de la fourgonnette, Laurent était toujours au prise contre l'un de ces patriotes fou. Les écarts de conduite et la vitesse rendaient l'équilibre très précaire. La lutte se faisait le plus souvent sur le sol et le pauvre militaire ne cessait d'encaisser des coups. Ce qu'il disait n'y changeait rien, on voulait le massacrer, qu'il n'en reste plus rien. Du moins, c'est que ce dingue avait l'impression de faire. Au milieu du combat, Laurent buta sur le corps inanimé de Rayce et tomba à la renverse. L'action avait mobilisé sa concentration au point qu'il n'avait même pas remarqué sa présence. D'ailleurs, il eût à peine le temps de noter l'information que l'agresseur se jeta sur lui avec une clé à molette. Il hurla et visa directement sa tête.



Citation :
Situation :

  • Mathilde conduit le véhicule. Elle atteint maintenant la vitesse de 120 km/h et c'est encore insuffisant. Elle est aveuglée par une patriote qui s'étale sciemment contre le pare-brise.

  • Ivan a une fenêtre de tir sur l'avant mais la camionnette est hors de portée. (Le tir est toujours possible mais il prendrait le risque de toucher Laurent par accident donc...)

  • Suzanne est au milieu et agressée par un type via le toit ouvrant.

  • Jill et Alison, je vous laisse choisir vos places. Celle à droite a une vue sur le bus. Celle à gauche est occupée par un véhicule qui tente des les tamponner.

  • Vous avez des trappes aux quatre fenêtres, le toit ouvrant, et sur le pare-brise du coté d'Ivan. Mathilde n'en a pas.

  • N'hésitez pas à me poser des questions.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mar 13 Mar - 1:15

Bloquée sous la voiture, Jill commençait à avoir chaud. Les flammes faisaient fondre son uniforme à certains endroits et si elle restait plus longtemps là dessous, elle allait finir par se retrouver totalement collée à ses vêtements et ça, ça ne lui disait pas grand chose. Autour d'elle, elle voyait ses coéquipiers s'affairer pour la sortir de là et elle remarqua aussi Suzanne complètement paniquée de ne pas voir Laurent. Jill l'appela et lui demanda de se concentrer sur elle pour l'instant et pas sur autre chose. Pour le moment, c'était Jill qui avait besoin d'elle. La jeune femme comprenait tout à fait l'état de stress de Suzanne, mais pour le moment, il fallait qu'elle se concentre sur une seule chose.

Rapidement, tout ce petit monde réussit à sortir Jill de dessous la voiture et ils allèrent l'aider à s'installer à l'arrière de la seconde voiture. Très vite, elle constata les dégâts et lorsqu'elle vit le filet de sang s'échapper de sa jambe, elle arracha un morceau de son uniforme qui n'était pas brûlé pour le serrer autour de la blessure, puis elle vérifia ce qui lui restait comme munitions. Ils s'installèrent tous dans la voiture et alors que Mathilde démarra, un autre tremblement se fit entendre.

Légèrement flippée, Jill jeta un coup d'oeil autour d'elle pour tenter de voir d'où ça provenait et surtout de quoi il s'agissait. Mais alors qu'elle allait abandonner, elle remarqua un char qui se dirigeait vers eux, écrasant tout sur son passage et ayant une seule envie, les faire exploser ou voler, ou les deux. Jill qui se trouvait derrière Mathilde, agrippa le fauteuil et se mit à hurler.


"Mais démarre nom de d*** !!!! Bouge de làààààà !!!"

Heureusement pour eux, la voiture partit peu de temps avant le tir du char. Alors qu'elle regardait partout pour tenter de voir par où la camionette était partie, Jill qui cru être prise d'hallucinations, la vit disparaître dans un virage. Alors que Mathilde entama une course poursuite, Jill ne put s'empêcher de constater que les personnes dehors, suivaient la voiture d'un oeil mauvais, ce qui n'engageait rien de bon pour eux. La jeune femme écarquilla les yeux quand elle vit un papi passer par dessus le capot de leur voiture.

"Droite, droite, DROITE, DROOOOOIIIIITEEEEE !!!"

Agrippée au fauteuil, Jill serrait les dents. Les endroits où son uniforme était collé à la peau commençaient à lui faire mal et elle n'avait qu'une seule envie, arracher les morceaux même si pour ça, elle devait s'arracher la peau.

Une fois l'embranchement prit, Jill constata que l'endroit semblait être propre et surtout calme. La voiture commençait à s'approcher de la fourgonette et vu comment elle tangait, il devait y avoir du mouvement dedans. Alors que Ivan s'apprêtait à tirer sur les pneus, un violent choc les envoya valdinguer.


"SHIIT !"

Mathilde reprit rapidement le contrôle de la voiture. Jill arma son arme, ayant le pressentiment que ça n'allait pas tarder à dégénérer.

Une voiture les frôla avant d'aller percuter la vitrine d'un magazin. La seule chose que vit la jeune femme, fut un corps qui passa par le par brise avant de disparaître sous la voiture. Jill se morda les lèvres avant de reprendre ses esprits. A présent, plusieurs voitures et autres bolides venaient de faire leur apparition et apparement, ils n'avaient qu'une seule idée en tête, les crasher.

Devant eux, la camionette s'effaça pour laisser place à un camion benne qui leur arriver dessus de plein fouet. Heureusement, Ivan qui avait lâché une bonne rafale de balles, toucha le conducteur qui s'écroula sur son volant. Le camion poubelle leur passa à côté et alla percuter quelques voitures qui les poursuivaient. Ils avaient de la chance dans leur malheur pour le coup...

Alors que Jill remarqua la voiture arriver de son côté pour les tamponner, le cri de Suzanne l'interpella. Un jeune homme venait de lui attraper les cheveux et tenter de la tirer en dehors de la voiture.

La jeune femme retourna son arme et donna un grand coup de crosse dans la tronche du bonhomme.


"LÂCHE LA FILS DE **** !!!"

Jill reporta son attention sur la voiture et se mit en position de tir. Un homme baissa la fenêtre et Jill vit qu'il s'agissait d'un flic. Elle comprit rapidement ce qu'il voulait faire et ne se fit pas prier pour lui viser la tête et tirer.

"JE NE SUIS PAS D'HUMEUR !!!"

La jeune femme avait les nerfs et elle était prête à tout pour se débarasser des parasites, même si pour ça, elle devait sauter dans leur voiture.
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mar 13 Mar - 12:35

Le combat continuait sur un ring pas très stable, les coups étaient plutôt maladroits car il fallait en même temps tenter plusieurs choses dans un ordre aléatoire : frapper, esquiver, garder l’équilibre et quand cette dernière préoccupation n’était pas possible du fait du chauffard qui conduisait le véhicule, amortir les chocs contre les parois.

Bien que concentré sur son adversaire, il avait remarqué dès que les portes s’étaient refermées la présence de R&K inconsciente mais c’était surtout pour être certain de ne pas avoir un adversaire pouvant lui arriver par derrière qu’il avait furtivement regardé, après cela il avait uniquement de l’attention pour son cogneur. Heureusement les plaques du gilet tactique atténuaient la violence des coups reçu au torse alors Laurent pouvait favoriser l’esquive des coups portés vers son visage car il ne voulait surtout pas être neutralisé et finir comme la Tok’ra sur laquelle ses talons vinrent butés lorsque une énième secousse le déstabilisa, de ce fait son dos heurta la paroi et il ne pu rester debout. Ce fut les pieds d’un cöté de Rayce et les fesses de l’autre qu’il se retrouva avec la Tok’ra sous ses jambes légèrement pliées.

"Réveillez-vous Rayce... "

Nouvelle tentative de se saisir de son pistolet mais il n’eut le temps que d’ouvrir l’étui avant de devoir se protéger de l’épaisse brute qui lui tombait dessus pour lutter sur le plancher et se servir de Rayce comme tatami.

"... Ou vous allez finir en crêpeeeeeee !"

Laurent évita la clé à molette que tenait son adversaire et qui termina à quelques centimètres de sa tête penchée sur le côté puis le Para tenta de se dégager mais le type était dur à faire bouger…
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 14 Mar - 23:28

Alison commençait à être dans un état de confusion qui ne l'aidait pas à savoir où elle en était et à faire autre chose que se dire qu'il y avait urgence à sortir Jill de là où elle était. Elle fit quelques pas hagards pour voir s'il y avait ce que Mathilde demandait avant de faire demi-tour à l'appel d'Ivan. Suzanne rappliqua aussi, preuve qu'au moins, si on exceptait Laurent, tous étaient encore en vie... soulagement qui ne suffit pas à se faire sentir mieux l'archéologue qui était toujours sonnée par ce qui s'était passé. Malgré tout, elle empoigna la militaire coincée sous la carcasse et se mit à tirer, essayant d'ignorer son épaule blessée qui commençait à se manifester un peu trop douloureusement.

" Embarqué ! Ils l'ont embarqué ! " cria finalement Alison, à bouts de nerfs, à la pauvre Suzanne.

Non pas qu'elle lui en veuille de son inquiétude - elle la comprenait parfaitement et se souvenait d'avoir réagi pareil à sa place, mais parce qu'elle aussi se laissait peu à peu déborder par la situation catastrophique. S'ils revoyaient Laurent vivant, alors c'est qu'ils avaient une chance de tous les diables. Or, pour le moment, la bonne fortune ne leur avait pas tellement souri, si ce n'était pour leur permettre de rester vivant et souffrir un peu plu longtemps.


" Bien sûr qu'on va le retrouver, " conclut-elle pourtant pour calmer sa coéquipière.

Elle avait parlé avec plus d'aplomb qu'elle ne l'aurait cru. Intérieurement, elle pensait surtout qu'ils allaient tous y rester et que dans quelques minutes, le sort de Laurent n'aurait pas plus d'importance que le leur.

Elle se précipita pourtant vers la voiture, comme les autres, s'y installa en serrant son bras blessé contre elle... bras qui passa au second plan lorsqu'elle aperçut ce qui s'approchait d'eux : un char ! Ce qu'elle s'empressa de hurler, complètement folle de terreur :

" Taaaaaank ! "

Bon, elle craquait légèrement, mais c'était bien compréhensible. Quelqu'un hurla à Mathilde de bouger, mais Alison continuait à regarder l'engin, les yeux écarquillés, jusqu'à ce qu'ils prennent le large. La course poursuite qui suivit, agrémentée joyeusement par les patriotes la força à reprendre son zat et à tirer encore et encore... Inutile de dire que, Laurent ou pas, il était évident qu'il fallait s'en aller d'ici au plus vite. Mais bien qu'elle le pensât très fort, Alison ne dit rien. Quitte à mourir, autant que ce soit en essayant de sauver leur coéquipier qu'en tentant lâchement de franchir la Porte sans lui. En admettant qu'ils puissent rejoindre cette dernière, ce qui ne devait même pas être faisable.

Elle laissa échapper un énième gémissement quand son épaule qui l'élançait de plus en plus heurta la voiture au gré de la cavalcade. La douleur se répendait dans tout son corps, lui faisant serrer les dents, sans grand résultat. Impossible de suivre vraiment ce qu'il se passait. En mode automatique, la jeune femme se contentait de tirer sur les éventuels patriotes qui passaient devant son zat sans se poser de question, même si l'utilisation forcée de sa main gauche n'aidait pas à la précision. Lorsque ce fut un bus qui arriva à portée, elle continua le même manège, un peu plus livide à chaque seconde qui passait. Il n'aurait plus manqué qu'elle tourne de l'oeil avant d'avoir dégommé tous ces satanés étudiants !
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Jeu 15 Mar - 5:23

Bien qu'elle avait foudroyé Ivan du regard, Mathilde n'avait rien dit et se concentrait plutôt sur les moyens de sortir Jill de sous la voiture. Elle aurait des brûlure grâce à son subordonné, mais ça elle n'aurait qu'à s'arranger avec lui, ce n'était pas sa jambe après tout et Ivan était de SG4. Au final elle vivrait. Pas forcément très longtemps vu la situation, mais elle ne finirait pas comme une côtelette oubliée sur le grill du barbecue.
Ils avaient embarqué dans la voiture et c'est là que les choses se dégradèrent comme si c'était encore possible. Youpiiiiiii! Un char! Manquait plus que ça...
Et pour couronner le tout, la peugeot refusait d'avancer, elle patinait sur place et cela énervait la jeune femme. Heureusement que ses coéquipiers étaient là... Pour lui prendre la tête. Mais non voyons! Elle attendre de voir ce que ce char allait bien pouvoir faire!


"Bouclez la!"

Elle était quasiment debout sur l'accélérateur. Elle n'avait jamais été une grande pilote, ni même une bonne conductrice. Elle avait son permis, mais elle ne conduisait jamais. Après avoir plié quatre voitures de façon totalement invraisemblable, la scientifique avait une certitude, la route ne l'aimait pas. Mais dans l'urgence et comme elle connaissait bien Paris, elle avait pris le volant. Deuxième option, quelques coups de marche avant/marche arrière pour se dégager, ce fut finalement plus efficace et quand elle retrouva un peu d'adhérence, elle accéléra à fond pour faire fuser leur véhicule tel un boulet de canon juste avant qu'un véritable obus ne les transforme en scories et carcasses fumantes criblées de shrapnels comme encouragé par les jurons et les petites cris de souris qu'elle lâchait sans même s'en rendre compte Ils se firent arroser d'éclats de mur pendant qu'ils commençaient la chasse au panier à salade.
Evidemment à cette vitesse, et vu son niveau de conduite, il ne fallait pas s'attendre à du Sebastien Loeb ou Schumacher, quelques poubelles et panneaux l'apprirent à leurs dépens! Mais au mins elle arrivait à garde un contact avec la camionnette. Et comme il fallait s'y attendre, cela tournait au cauchemar. Les gens qui les toisaient d'un air mauvais se ruèrent sur leur voiture... Sans prêter attention que ladite voiture allait à toute allure. Les bruits sinistres de collision d'os broyés et de cris de douleur et agonie auraient dû donner la nausée à n'importe qui mais là, il n'était plus temps de s'occuper des Patriotes, Laurent était en danger et il fallait le récupérer et donc ne pas perdre de vue le véhicule de la gendarmerie. La baronne ne s'attardait pas sur les changements d'environnement, elle constatait simplement que les rues étaient moins encombrées et c'était tout ce qui comptait... Et elle ne comprit pas ce qui se passa. Bruit d'impact, voiture qui part en tête à queue, percute violemment un mur puis traversa quelque chose... Par miracle, Mathilde parvint à le récupérer et à repartir juste quand on l'avertit. A peine le temps de manœuvrer pour éviter de se faire percuter qu'une petite fourgonnette qui les frôla en imprimant sa marque sur leur pare-choc.


"Mais c'est pas possible! Qu'est ce qu'ils ont tous?!"

Ragea t elle quand un autre véhicule manqua de les percuter, heureusement que Naughart avait eu les réflexes suffisants pour éliminer le conducteur ce qui permit à la physicienne de braquer violemment pour éviter un énième contact viril entre leur pauvre berline de luxe blindée qui avait décidément une sale journée. Mais ce n'était pas fini... Ca ne finissait jamais. Après une énième voiture qui essaya de leur rentrer dans le lard, ce fut le tour d'un bus de faire de la livraison à domicile d'une grappe de frappadingues. La plupart passèrent sous les roues de la peugeot ou du bus, mais finalement un bon paquet s'accrochèrent comme des cancrelats à la voiture. L'un d'eux s'était allongé sur le pare-brise et masquait toute la vue, homme ou femme, Mathilde n'en avait pas grand chose à faire, c'était une gêne, point. D'autres essayaient d'extraire Suzanne par le toit ouvrant.
Ivan n'arrivait pas à se débarrasser du parasite qui obstruait le pare-brise, il fallait donc qu'elle s'en charge.


"Mettez vos ceintures et accrochez vous!"


Mathilde laissa le temps aux équipiers de s’harnacher avant de freiner violemment et une fois qu'elle pensa la vitesse suffisante, donna un coup de volant et de frein à main. Elle se rappelait avoir vu ça dans un film et elle priait pour qu'ils ne finissent pas au cimetière mais il n'y avait de toute façon rien d'autre à faire. Pas de visibilité et c'était vital!Le véhicule devrait partir en un violent tête à queue et ceux qui n'avaient pas valdingué avec son coup de frein seraient éjectés par la force centrifuge. Restait à croiser les doigts pour ne pas partir en tonneaux, ne pas percuter à pleine vitesse quelque chose de plus solide que le véhicule, se faire écraser par un véhicule lourd avant qu'elle ne puisse reprendre le contrôle de la voiture présidentielle, et tout ou partie de ce qu'elle pouvait imaginer comme fin horrible.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 28 Mar - 4:11


La voiture blindée était assaillie de tous les cotés.
Un bus scolaire par la droite, une voiture sur la gauche visant les pneus, sans oublier les fous plaqués sur le toit et la vitre. Malgré les efforts des équipiers, la résistance était insuffisante pour permettre de repousser les patriotes enragés. D'un coté, Alison était parvenue à éliminer quelque uns des rejetons scolaire. Il faut dire que ceux-là sortaient tous du même endroit pour espérer sauter sur le véhicule. En tirant sans cesse, troquant sa précision contre une pluie d'éclair incapacitant, l'archéologue eût la chance insolente de toucher le conducteur. Le bus tangua dangereusement lorsqu'il se mit à ralentir, signe que l'homme s'était couché sur son volant en oubliant la route et la vitesse. Ce fût malheureusement la dernière chose que la jeune femme fût en mesure de voir. Le feu de l'action lui avait caché le fait qu'elle suait abondamment et que son rythme cardiaque avait un peu trop augmenté pour quelqu'un de blessé. Sans les assauts répétés de ces fous, Suzanne comme Jill auraient rapidement remarqué cette large tâche pourpre, virant au noir en étant absorbé par les housses protectrices des sièges. Quelque chose figea Alison lorsque le bus quitta son angle de tir.
Son inconscient ayant jugé la menace comme écartée, elle l'avait abattue d'un épuisement soudain. Sa vue s'en était brouillée, chacun de ses sens s'endormant. Un écran opaque pour la vue, un grésillement inquiétant pour l'ouïe. La bouche pâteuse et une faiblesse musculaire progressive lui faisant perdre son Zat sur la route.
Suzanne, libérée grâce à son amie militaire, s'était tournée vers elle, le visage déformé par l'inquiétude.


- Mais...Qu'est-ce qui t'arrive !!!

Son intervention ne pouvait même pas être considérée comme une question. Plutôt une plainte trahissant son angoisse. Le gémissement d'Alison avait été la seule chose marquant son départ pour l'inconscience alors qu'elle s'était affaissée sur le coté, atterrissant sur ses genoux. Un équipier était tombé, le premier.

- Alison ! Alison ! Mais répond-moi !!!

La pauvre scientifique avait secoué les épaules de sa collègue sans obtenir de réponse. Elle gisait sans dire un mot, se balançant uniquement au gré des secousses du véhicule.

- Elle...elle ne va pas bien !

Mais personne ne l'écoutait. Jill continuait de hurler qu'elle n'était pas d'humeur, comme si cela aurait suffit à choquer les patriotes pour qu'ils s'en aillent subitement, courbant l'échine face à l'offense. Le vacarme de son P90 l'empêcha de se rendre compte de la situation. D'ailleurs, de son coté, la rafale creva le pare-brise en dessinant une vague. Une flot de sang jaillit subitement du coté passager, l'individu en uniforme de flic se crispant brusquement sous l'effet des balles. Il n'avait même pas eût le temps de tirer en direction des pneus. Malheureusement, le conducteur effectuait déjà une nouvelle tentative pour tamponner l'arrière du véhicule.
C'était une véritable anarchie. Un jeu de massacre horrible les plongeant dans un engouement progressif. L'apogée, l'entropie de cet acharnement à résister, se déroula au moment où plusieurs motards et scooters arrivèrent en sens inverse. Ces suicidaires avaient l'intention de passer sous les roues du bolide blindé dans l'espoir de causer l'accident fatal. Et si Ivan, à l'aide de son chargeur de grande capacité, faisait un bon ménage pour ouvrir la voie ; Mathilde fût incapable de les éviter et l'implacable « clic clic » jeta l'effroi sur le militaire. Il n'eût le temps que de voir arriver le casque d'un motard lancé à vive allure, s'enfonçant dans le verre sécurisé avec une force telle que celui-ci se plia devant les lois de la physique. Le casque fêlé laissa le crâne éjecter son contenu sur Ivan, l'arrosant de la matière cérébrale peu évoluée de l'individu. Comble du comble, la femme qui jouait l'écran à la vue de Mathilde était toujours là. A croire que la capitale entière, le destin et tout ce que l'on peut penser d'autre, s'était ligué sur les petits détails qui causeraient leurs pertes.
Le pauvre Ivan avait beau tenter de dégager la tête à coup de crosse, sa fenêtre de tir demeurait obstruée.

Tout cela s'était produit, pour chacun des équipiers, dans un temps relativement court. La décision que prit Mathilde pour freiner d'un coup sec n'était pas la meilleure. Elle était d'ailleurs complétement dingue quand on savait que les routes regorgeaient de ces véhicules suicides. Mais sur le fait, c'était la dernière possibilité qui s'offrait à eux.
Exécutant sa manœuvre dans l'espoir d'éjecter les indésirables pas la force centrifuge, la voiture hurla par la friction sur le bitume et débuta un tête à queue très violent. Mathilde, en sa qualité de scientifique, avait fait une parfaite estimation du résultat. La femme-écran s'envola et le cadavre fût arraché de la fenêtre de tir d'Ivan. C'était parfait...en théorie.
Car malheureusement pour elle, cette trop grande vitesse avait rendu le véhicule tellement incontrôlable que la même force lui arracha le volant des mains, le laissant complétement libre de se balancer. Cet engin avait beau être conçu pour résister aux assauts et, notamment, à ce genre de situation : la partie la plus lourde fît décoller l'arrière. Les roues finirent par se transformer en levier et le véhicule partit en tonneaux.

Le cri de Suzanne se mêla à de nombreux autres. Des objets volèrent dans tous les sens tandis que les équipiers voyaient venir un lampadaire. Et pour chacun d'eux, même les plus courageux, cette voltige faisait si mal que l'obstacle final était le bienvenu, ardemment désiré. L'impact fût d'une violence telle qu'aucun d'entre eux ne fût en mesure de dire quand il avait eût lieu précisément. En rebondissant au milieu de la route, glissant sur le toit sur plusieurs mètres, l'équipe SG se retrouva la tête en bas. On demanda si tout le monde allait bien, s'il y avait des blessés. Bien sûr, tout le monde l'était à divers degré. L'interrogation servait plutôt à rassurer tout le monde, montrer qu'il y avait encore de la vie, et donc de l'espoir.
Hélas, rien ne se termine jamais tout à fait. Un vrombissement sonore attira l'attention de Suzanne qui avait tenté de se détacher. Elle cria, un horrible hurlement naturel qui lui avait échappé. De quoi glacer d'effroi l'équipe sans même en chercher la cause.

Les équipiers n'eurent pas le temps de se poser de questions. Le bus scolaire qu'Alison avait fait ralentir en paralysant le conducteur avait continué sa course. Il ne s'était pas perdu dans de dangereuses embardées, ne s'était pas terminé sur un énième accident. Non.
Le bus scolaire avait continué de décélérer tranquillement en poursuivant sa route sur un axe droit lui permettant de s'allonger. Ce cri, c'était celui qui précéda l'impact du bus contre la carlingue. Les équipiers furent malmenés, propulsés d'avant en arrière. Ils se cognèrent partout, gémirent sous la douleur, n'ayant pour lucidité que leurs dernières pensées avant de suivre Alison. Un grand plongeon dans l'inconscience, la découverte de l'horrible silence réconfortant.

Jill émergea dix minutes plus tard.
Les paupières entrouvertes, elle parvenait à discerner la rue parisienne à l'envers. Mais son corps refusant de répondre, rien d'autre ne pouvait lui venir. Elle ne pouvait pas tourner la tête pour connaître l'état de ses amis. Seule une faible plainte, qu'elle poussait sans même s'en rendre compte, s'élevait à travers le craquement de la tôle et le bruit de l'essence s'échappant du réservoir. La jeune militaire entendait quelqu'un bouger, comme si on se trainait dehors. Peut-être était-ce l'un de ses amis. Il était peut-être capable de les sauver tous. Il leur dirait que tout irait bien, que tout s'arrangerait.
Mais une énorme déception envahit la jeune femme lorsqu'elle se rendit compte que ce qui trainait sur le sol était une Mathilde inconsciente. Un patriote l'avait délogé de la place conducteur et la tirait négligemment par les pieds, l'éloignant par des ac-coups très lent de l'épave. L'homme allait l'emmener comme les patriotes l'avaient fait pour Laurent et Rayce.
La scientifique s'éloigna inexorablement. Jill aurait peut-être voulu crier ? L'aurait- elle fait ? Pour donner l'alerte ?
Elle n'était pas en état.
Là, juste à coté de sa main gauche, il y avait son P90. Il n'était pas tout à fait déchargé et il gisait à portée de main. Il était si proche. Le regard de Jill bougeait. Le patriote, Mathilde, l'arme. Mais elle se sentait tellement faible. Une énorme fatigue, une force invisible qui l'amputait de toutes ses sensations. Mais un éclair de lucidité lui permis de remarquer que son petit doigt bougeait. Oui, il bougeait. Elle n'était pas tétraplégique. Elle était simplement sonnée, perturbée.
Le P90 était là...si proche de sa main...juste à quelques petits centimètres...

Naughart, lui, n'était pas en meilleure posture.
La vitre s'était brisée et les éclats avaient marqué son visage d'une empreinte pourpre. Une large entaille se dessinait sur son œil gauche, profonde. Peut-être l'avait-il perdu. Personne ne pouvait le déterminer tant qu'il ne serait pas entre les mains des médecins. Ce soldat avait beau être solide, il avait été en première ligne lorsque l'impact contre le lampadaire eût lieu. L'homme dérivait lentement dans les songes, des images lui venant, des bribes de phrases et de souvenirs. Puis cette sensation d'humidité sur le visage. A croire que quelque chose pleuvait dessus. Ce froid lui rappela beaucoup de chose. Il était piquant, il le rappelait à la raison et à une douleur fulgurante. En voulant ouvrir les yeux, Ivan eût la mauvaise surprise de remarquer que son œil gauche ne répondait plus. Sa tête lui tournait atrocement, il avait un mal horrible qu'il aurait bien du mal à supporter. Mais malgré tout, il s'en rendait bien compte : il était aveugle d'un coté, il ne voyait plus sur la gauche.
Des vagues successives de douleurs l'assaillirent. Ça le prenait surtout au visage, sur sa peau, avec une impression de métal froid qui laissait penser à de multiples plaies profondes. Heureusement, en se concentrant un peu mieux, il remarqua que ce mal venait de la chienne. Netty était au-dessus de lui, à lui lécher doucement le visage. L'animal était courbé en deux, presque assis. A l'évidence, elle était également dans un piteux état mais il n'y avait pas que ça. Quelque chose lui faisait peur, elle avait la queue entre les jambes.

On aurait pu croire que c'était une suite logique de l'accident et de toute cette histoire dramatique. Mais il y avait quelque chose de plus, un danger supplémentaire qui s'imposait au militaire. Même aveugle d'un œil, il n'eût aucun mal à suivre le regard terrorisé de la chienne. Il y avait deux patriotes juste à coté. Ils tiraient Alison par les bras et tentaient de l'emmener comme le faisait leur compagnon avec Mathilde. Mais là, en l'occurrence, Suzanne s'était agrippée à la ceinture de sa collègue et y mettait toutes ses forces pour la retenir. Le corps de l'archéologue montait et descendait au rythme des efforts, soumise à une tension comme l'aurait été une corde entre deux groupes adverse se la partageant. L'accident avait dû la réveiller, elle avait les yeux ouverts. La seule chose qui lui permettait de penser qu'elle était encore vivante, c'est en constatant l'horreur qui en émanait.
Les deux ravisseurs auraient été surpris par la force de Suzanne s'ils n'étaient pas sous l'influence destructrice qui les conduisaient à se comporter ainsi. L'un d'eux, d'ailleurs, tenta de faire passer son pied par la fenêtre dans le but de l'assommer. L'éveil d'Ivan était passé inaperçu, probablement parce qu'ils ignoraient que la chienne s'en était chargée.
Un « non » plein de désespoir raisonna lorsque Alison fût arrachée à la scientifique. Elle la retint in extrémis, juste par une chaussure, ses doigts glissant au rythme des nouvelles secousses. Il ne restait que peu de temps avant que la pauvre ne disparaisse et soit emportée par les fous.




Bien plus loin d'ici, à peu prés au même instant...



Laurent se réveilla dans une vieille cave.
En rassemblant ses souvenirs et en découvrant une énorme bosse sur son crâne, il se rappela que l'ennemi avait fini par le surpasser de sauvagerie. Le coup de clé à molette lui avait été fatal.
L'endroit était très humide et sombre, parfait pour un film à suspens. Quelques chaînes de poulies pendaient à certains endroits, cliquetant lentement. Des gouttes frappaient sur la tôles de quelques bidons abandonnés. Les murs, eux, était d'une saleté repoussante. Comme le sol d'ailleurs.
La moisissure avait envahi la peinture grâce à l'humidité. S'en était tel qu'il y avait une sorte de mousse fine et grisâtre. Seule la porte semblait en bon état. Et pour cause : elle était blindée. Juste quelques tâches de rouilles ici et là.
Le militaire n'avait plus son gilet ni d'arme. En fouillant les lieux, il tomba sur une barre à mine rongée par la vieillesse. Elle ne ferait pas le poids contre la porte, à moins qu'on veuille transformer l'objet en pied de biche. La situation semblait scellée, d'autant plus qu'il n'y avait pas d'autres sorties. La lumière provenait du plafond, d'un simple petit trou qui grimpait au moins cinq mètres avant qu'on y voit les contours d'une grille solide orientée vers une autre pièce.
Soudain, une plainte éveilla l'attention du militaire. En fouillant les endroits les plus sombres, il découvrit Rayce plaquée contre un mur. Elle oscillait entre la mi-conscience et le délire. Puisqu'elle ne répondait pas à son appel, Laurent l'amena jusqu'à la lumière pour savoir ce qu'elle avait. De très mauvaises surprises lui sautèrent aux yeux : des entailles nettes et profondes cisaillaient ses bras et ses cuisses. Des marques de brûlure un peu partout avait même rongé sa tenue. Il écarta ses mains pour voir que sa poitrine avait été lardée de coups de couteau. En la voyant tressaillir davantage à son contact, il finit par inspecter ses mains pour remarquer que les phalanges avaient toutes été retournées. C'était impensable qu'elle puisse être encore en vie.
Il était probable que sa survie, bien que très incertaine au vu de son état, était dû à son symbiote. Les entailles, surtout au niveau de la poitrine, saignaient encore. C'était récent. Quel que soit la personne qui avait commandité leur enlèvement et l'assaut sur l'équipe SG, il cherchait quelque chose de précis. La Tok'ra avait été torturée et il ne s'agissait pas de méthodes Goa'uld. Laurent n'avait rien pour la soigner, il ne pouvait strictement rien faire pour elle. Sa position ne lui offrait que plus de frustration et le goût amer de l’échec. Il était surement le suivant sur la liste.
Là-haut, quelqu'un parlait d'une manière très officielle, comme si elle intimait des ordres. C'était une voix de femme.

Bien vite, son attention fût attirée par une longue plainte de Rayce. Laurent n'était peut-être pas médecin mais l'agonie de cette jeune femme ne faisait aucun doute. On avait veillé à ce qu'elle souffre longuement avant de s'éteindre.



Citation :
Vous avez tous perdu 90% des munitions de vos armes principales.
Les objets sensibles comme les PDA, les ordi ou les kits des scientifiques sont brisés.

Lisez vos MPs pour ceux qui en auront reçus.
N'hésitez pas à me poser des questions.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 28 Mar - 21:31

L'épaule d'Alison lui faisait souffrir le martyre et, malheureusement, il ne semblait y avoir aucune échappatoire possible pour le moment. Alors, les dents serrées, la jeune femme continua à tirer, tirer, encore tirer... A quoi bon informer ses coéquipiers qu'elle était à bout ? Eux aussi l'étaient sans doute et de toute manière ce n'était pas comme s'ils avaient eu l'opportunité de la soigner tranquillement. Leur annoncer qu'elle était blessée ne servirait qu'à faire baisser davantage leur moral car ils n'y pourraient rien. Mais ce n'était plus qu'une question de minute avant qu'elle ne s'effondre, elle connaissait ses limites et elle savait qu'elle perdait trop de sang pour rester encore longtemps debout. Tant pis, elle tiendrait bon tant qu'elle le pourrait. Teigneuse, elle continua à viser ceux qui se précipitaient vers elle. Trop abrutie par la douleur qui menaçait de la rendre folle, elle ne réfléchit pas spécialement à tirer sur le conducteur, mais au moins lorsque ce fut fait, le bus commença à ralentir... ce qui finalement ne changeait pas tant que cela la situation cauchemardesque.

Lorsque des étoiles se mirent à danser devant ses yeux, il était trop tard. Le bref relâchement qu'elle avait ressentit en voyant le bus s'éloigner légèrement suffit à la faire glisser dans l'inconscience sans avoir le temps d'en informer qui que ce soit ou même retenir son arme.

***

Faire des tonneaux en étant inconscient n'est pas un exercice recommandé par la sécurité routière, semble-t-il, mais apparemment les miracles existent. Quoique... vu l'atroce souffrance qui tira finalement Alison de son état, il aurait peut-être mieux valu qu'elle meure sur le coup.

Mal. Mal. Mal. Et tout était noir. Mal. Le vacarme qui vrillait les tympans. Et mal, encore. Très mal. Alison gémit en ouvrant les yeux, le corps ravagé par la douleur. Il lui fallut quelques bonnes minutes pour se rappeler des circonstances et comprendre qu'elle était encore sur cette planète maudite. Elle n'essaya même pas de bouger, elle s'en savait incapable, sa vue se résumant de toute manière à des tâches de couleurs qui dansaient devant ss yeux. Si elle tentait quoi que ce soit, elle retomberait aussi vite dans l'inconscience, elle en était convaincue. D'un autre côté, cet état aurait été une bénédiction vu ce qu'elle ressentait. Son épaule était devenue le cadet de ses soucis. A ce stade, il n'était plus possible de savoir d'où provenait la douleur qui l'envahissait et lui donnait envie de hurler. C'était trop confus, elle sentait juste une nouvelle vague de souffrance à chaque inspiration. Elle ferma les yeux à nouveau, essayant d'endiguer le flot de terreur qui menaçait de monter à nouveau.

Elle était fichue. Elle allait mourir là.

Son esprit se mit à dériver. Elle eut une pensée confuse pour sa famille... ses amis... Damien qui lui avait fait promettre de faire attention à elle... Ah oui, ses coéquipiers aussi... Cette idée lui redonna un léger sursaut en la ramenant à la réalité. Ses coéquipiers ! Où étaient-ils ? Elle espéra vivement qu'ils s'en soient sortis mieux qu'elle avant de renoncer à nouveau à réfléchir et de se laisser aller, épuisée.

Elle n'eut pas le temps de se reposer. Elle fut soudainement agrippée, puis tirée... dans un sens, dans l'autre... Elle aurait voulu hurler mais n'en avait même plus la force. Impuissante, elle se mit simplement à prier pour que la douleur qui la ravageait suffise à la faire sombrer dans l'inconscience une fois de plus. Elle avait eu sa dose, elle rendait les armes. De toute façon, elle n'était pas en état de résister. Et quitte à mourir, autant mourir de suite.



[hrp : Suzanne, j'ai toujours mon pistolet auquel je n'avais pas touché à ma jambe, c'est cadeau si ça te tente :help:
Sinon, quand est-ce que les rescapés pensent à partir vite vite vite chercher de l'aide au lieu de s'acharner à mourir tous ensemble ? :louis: ]
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Jeu 29 Mar - 16:56

Laurent émergea en sursaut de la nuit noire en ouvrant ses paupières pour passer à une obscurité qui n’était pas prête de lui faire mal au yeux, d’ailleurs en parlant d’avoir mal, c’était le cas à de nombreux endroits de son corps. Dans un premier temps il ne se releva pas, encore abasourdi par ce qu’il aurait aimé être qu'un cauchemar mais en toute évidence, les douleurs et la position peu confortable pour faire un petit somme lui indiquait que ce qu’il avait en mémoire était bien la réalité.

Ramenant doucement ses bras endoloris pour passer ses mains sur son visage, dont une où il avait le plus mal pour sentir ce qui était une grosse bosse, il se remémora sa dernière vision avant d’avoir tiré le rideau sur la dernière scène de l’acte un… Laurent zéro, Clé à molette un !

Finalement le lourdaud avait fini par l’avoir mais il était encore vivant et pour l’instant sans repère du lieu où il se trouvait et sans pouvoir apercevoir quiconque, y remédier était la priorité alors il demanda à voix basse :

« Est-ce qu’il y a quelqu’un ? »

Aucune réponse, il allait devoir bouger pour explorer cette pièce sombre et humide qui avait tout l’air de servir de geôle où on laissait tout pourrir, pas que les prisonniers. Cette fois il se releva pour chercher on ne savait quoi là où il y avait assez de lumière pour voir où on mettait les pieds, la seule trouvaille fut une barre métallique qui pourrait lui servir pour se défendre avant même de penser à s’en servir sur la lourde porte qui ne s’ouvrirait pas aussi facilement.

Un gémissement venant du fond de cet endroit dégelasse le fit sursauter et se retourner dans la direction du son et tenant fermement son arme d’infortune puisqu’il s’’était bien rendu compte qui ne lui restait que ses vêtements ce qui était déjà pas mal vu les tordus du coin qui aurait pu s’amuser à le laisser nu comme un ver. Même s’il ne devait y avoir aucun risque sans quoi ce qui poussait cette plainte se serait déjà chargé de lui pendant qu’il était inconscient, il continua d’avancer avec la barre de fer en avant et en se servant d’un pied pour tâter le sol et savoir si ce dans quoi il buttait était dur ou mou.

Ce fut un mélange des deux, en mettant un genou au sol à côté de ce qui s’avérait être un corps humain, il pu suffisamment détailler cette personne pour être presque certain qu’il s’agissait de R&K mais pourquoi avait-elle plus de mal que lui à se remettre de la bagarre à laquelle elle avait quasiment échappée pour roupillant pendant qu’un autre se débattait comme un beau diable sans réussite.

« Rayce, vous m’entendez ? C’est l’adjudant Campbell »

N’ayant pas de réponse, le Para décida de la déplacer vers une zone plus lumineuse afin de pouvoir se faire une idée de son état, il ne la tira pas par les bras du fait des râles qui accompagnèrent la tentative alors il l’attrapa sous les bras et la traina doucement pour la reposer à l’endroit désiré. Pas étonnant qu’elle ne se soit pas remise avant le militaire, maintenant il pouvait observer les traces de torture et avec de telles blessures, il n’y avait que le symbiote pour l’avoir maintenu en vie. Cruelle sensation d’impuissance pour trouver un moyen de soulager la Tok’ra et aussi en pensant à ses coéquipiers dont il ignorait ce qu’il était advenu d’eux.

Coincé dans ce trou à rats, il ne pouvait qu’attendre son tour en s’asseyant à côté de Rayce et en lui prenant une main afin qu’elle se sente moins seule dans son épreuve mais la encore c’était délicat car les bourreaux lui avaient même retournés les phalanges. Elle avait beau être suspecte qu’elle n’en restait pas moins un être vivant et puis son état actuel et la réaction de ceux qui avaient attaqués l’équipe qui ressemblait plus un endoctrinement mental qu’à de la vengeance prouvait selon le Para que la Tok’ra était le bouc émissaire parfait pour les vrais auteurs de cette infamie.

« Allez, Rayce tenez le coup, battez-vous, ne lâchez pas… »

Des trémolos étaient perceptibles malgré le ton sec employé pour motiver celle qui pouvait succomber à tout moment, quasiment les larmes aux yeux qu’il s’essuya du bout de la manche de son bras libre, l’humain prenait le pas sur le militaire et étrangement il avait plus peur pour Suzanne que pour celle qui agonisait car il imaginait sa belle pouvoir avoir subit le même sort. Ce furent des sons provenant du trou dans le plafond qui le firent se reprendre, cela ressemblait à des instructions données par une femme mais pas évident de se focaliser dessus avec la détresse de la scientifique extraterrestre.

Sans vraiment savoir pourquoi, il se remémora une mission avec son meilleur ennemi, Luc Daving qui avait décidé de jouer à la roulette russe en devenant l’hôte d’un symbiote dont il ignorait s’il était bon ou mauvais. Après coup il était clair qu’il imaginait que Kashan pouvait encore s’en sortir s’il abandonnait Rayce avant qu’il ne soit trop tard, de toute façon le symbiote devait savoir s’il pourrait ou pas sauver son hôte. Pourtant quelque chose retenait Laurent de se lancer dans un tel pacte avec le diable, sans doute la peur de perdre le contrôle si la bestiole en décidait autrement. Peser le pour et le contre était ce qui occupait le militaire et il arriva finalement au fameux les ennemis de mes (supposés) ennemis sont mes amis, il y avait aussi qu’avoir un symbiote même faible lui donnerait un plus, ne serait-ce que les souvenirs des personnes et des lieux avant que la Tok’ra ne sombre dans son état actuel.

Soudainement il se pencha presque au dessus de la malheureuse et il dit :

« Kashan, inutile que vous mourriez tous les deux, si vous pensez que vous ne parviendrez pas à la sauver et que vous me jurez que vous me laisserez le contrôle et que ce n’est que du temporaire alors je suis prêt à faire l’énorme effort de vous faire une petit place en moi mais décidez-vous vite car je ne suis pas certain de pouvoir lutter longtemps contre mes réticences ! »

L’offre était faite et Laurent n’attendait plus qu’une réponse ne serait-ce que physique si l’hôte ne pouvait plus communiquer. Dans le cas ou le deal serait accepté, leurs tortionnaires n’iraient peut être pas imaginer que le symbiote ne serait plus dans le cadavre de la femme, pour peut qu’ils connaissent la présence d’un colocataire chez les Tok’ras et Goa’ulds.


Dernière édition par Laurent Campbell le Sam 31 Mar - 16:40, édité 2 fois
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Ven 30 Mar - 4:46

Un léger tremblement de terre ? Non... Un bruit de chenilles d'un engin lourd qui labourait l'asphalte. Il ne fallait pas être devin pour comprendre ce que c'était en voyant le canon lourd se ramener pile sous leur nez avec une bagnole qui ne voulait pas partir sous les injures d'une chinoise et l'excitation générale, car oui, la pression pouvait être à son comble ! Et ils n'étaient malheureusement pas aux bout de leur peines. Ils n'avaient certainement vu que la partie cachée de l'iceberg mais maintenant une chose était sûre, ce n'était pas seulement une lobotomisation mais clairement un lavage de cerveau qu'ils avaient subit : amorphe sans contrôle, et de parfaits petits soldats avec. Mais ce n'était pas vraiment le moment de se préoccuper de ça !

Après les mortiers, la charge des fous, le blindé c'était maintenant les véhicules béliers qui cherchaient à les envoyer dans le décors ! Ah cette bagnole, le vrai pied ! Tout confort, résistante mais puant la pisse de chien. Bon, on ne pouvait pas tout avoir, fallait pas rêver, mais on a le droit d'être exigeants !

Tirer sur les roues... Facile à dire, impossible à faire sans risquer qu'une balle perdue ne fasse de dégâts à cause de l'instabilité. Tout ce qu'ils pouvaient faire c'était continuer la poursuite et se débarrasser des assaillants potentiels qui arrivaient en grande quantité et pour la seconde fois dans ses missions son trop grand stock de munition portait ses fruits : Il n'allait certainement rien ramener à la base ! Enfin... S'ils rentraient, car à ce rythme, ca serait en puzzle qu'ils les retrouveraient.

Puis l'assaut "scolaire" digne d'un abordage, il ne leur manquait plus que le drapeau et le sabre d'abordage et c'était un film de pirates ! Non, mais ils se foutaient royalement de vivre ou de crever ?! Repousser les assaillants à l'avant n'avait pas l'air trop difficile pour Ivan, il avait juste à garder la voie de devant nettoyée pendant que les autre se débrouillaient seules. Elles en étaient bien capables !

Sauf que... Les motards, ah bah oui, la nuée de moucherons pour le pare brise ! Ou alors l'inverse car il ne tiendrait pas, tout comme le véhicule qui était déjà dans un trop mauvais état pour faire un second round. Fenêtre de tir réduire, visibilité restreinte. Le droit à l'erreur avait pris des vacances bien méritées à tartampion les bains pour lui laisser le droit de se démerder tout seul. Ce qui marcha bien au début ! Sauf... "Clic" puis "Clic clic clic"

"Et merde."

Généralement on n'a pas le temps de dire plus quand le moment fatal arrive. Le fameux motard "chanceux" venait de finir le crane en bouillie à travers le pare-brise pour arroser Ivan de tout ce que pouvait contenir son crane... Ah pour ça, il n'était pas vide ! Si au moins il avait été capable de s'en servir pour autre chose ! Surtout que l'angle de tir était foutu, pour la suite ca serait pas la porte passager ! Enfin...

La suite fut un coup de frein brutal qui laissa à peine le temps aux passagers de se préparer à l'impact et à mettre en sécurité leurs armes. Un véritable tour de manège dans des montagnes russes "parisiennes" avec les tonneaux du véhicule qui n'avait plus supporté les mauvais traitements. Heureusement que c'était conçu pour ! Au pire une bosse ou deux ! Ce qui était d'ailleurs le cas !

Enfin en temps normal... Jusqu'au bus qui leur avait fait une livraison express de passagers clandestins. Puis plus rien... Il était inutile de refaire le même discours que lorsqu'on est sonné par un obus de mortier, c'est généralement le même résultat par un bus.

Il pleuvait ? Non... C'était autre chose. La douleur le ramena doucement à la réalité qui était digne d'un cauchemars ! Il ouvrit difficilement l’œil, la moitié de son visage ayant un peu de mal à répondre aux ordres - ou plutôt n'y répondant pas - aux vues des douleurs. Il fallait juste prier pour que son œil soit intact, mais a-t-on vraiment le temps de se préoccuper de soi quand on reprend a peine ses esprits et que la réalité revient à grand pas avec un autre coup de langue baveuse ? Dans tous les cas celui-ci lui arracha une sorte de râle de douleur.

La pauvre chienne était venue s'occuper de lui pour le réveiller, brave bête qu'il avait maudit sur au moins 10 générations la dernière fois, elle avait du galérer dix minutes et n'était pas vraiment au bout de ses peines pour arriver jusqu'au bout. Peut-être plus intelligente que ces con-patriotes ! Elle avait peut-être sentit qu'il pourrait faire quelque chose pour les collègues ayant des emmerdes. Ce fut la rouquine qui attira son attention en premier à grand renfort de cris et de coups aidés par la scientifique qui la retenait tant bien que mal. Ils allaient tous les isoler, et leur faire on ne savait quoi... Les bouffer vivants ?

Il calma discrètement la chienne tout en attrapant son arme de poing, son bon vieux five-seven, chargé et prêt à l'emploi qui faisait son baptême du feu sur une autre planète. Heureusement que son œil droit n'avait rien. Enfin...

Les deux patriotes semblaient 2, puis 3 puis 8, puis 2 comme passant leur temps à se dédoubler, alors que le combat continuait et semblait durer une éternité. Ce fut un cri supplémentaire qui le décida à prendre le risque, elle allait lâcher ! S'ils s'étaient groupés pour s'emparer de la rouquine, c'était certainement pour mieux se faire tirer dessus avec plus grande facilité. Et quand on a la tête à l'envers...

Le premier tir plutôt hasardeux rata le plus proche mais faucha le mollet du second, s'ensuivit une suite courte pour les mettre au sol et enfin les achever. Lui qui comptait habituellement ses balles avait dérogé à la règle cette fois. Combien étaient parties pour 2 hommes groupés ? 5 ? 10 ? Plus ? Qui d'ailleurs une fois calmé eurent droit à une compilation d'insultes les plus méritées et violentes les unes que les autres.

Puis le réflexe de regarder autour de lui, l'arme toujours en main. La conductrice se faisait aussi sortir du véhicule, mais il ne pouvait rien faire. D'abord il devrait sortir pour ensuite tirer, et ca c'était une autre histoire ! Il fallait donc se détacher et sortir, ou alors que quelqu'un le fasse pour lui.

"La chinoise !" articulât-il difficilement avant de dé-clipser la ceinture de sécurité.

Il s'était juste protégé le visage, par contre au bruit il n'avait pas vraiment retenu sa chute. Il sortirait comme un grand par le pare brise qui n'était plus pour tenter d'avoir un angle de tir, enfin... Quand il réussirait à passer et à se dépêtrer de sa situation peu confortable !
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Ven 30 Mar - 12:19

Jill était concentrée sur la voiture qui s'obstinait à les charger et dont le passager cherchait à leur crever les pneus. Acharnée qu'elle était, la jeune femme ne faisait même plus attention à ce qu'il se passait dans la voiture et elle ne vit pas Alison tomber dans les pommes et Suzanne complètement paniquée qui secouait la pauvre scientifique comme un prunier.

Rapidement, Jill réussit à mettre le passager hors d'était de nuire mais le chauffeur n'abandonna pas pour autant. Il cherchait déjà à tamponer leur voiture ce qui eut le don d'énerver un peu plus la jeune femme. Jill se retourna lorsqu'elle entendit des bruits de moteur se diriger dans leur direction. Des engins à deux roues lancés à pleine allure, vers eux. L'intention était très claire, ils cherchaient à provoquer un accident qui mettrait l'équipe dans un beau pétrin. Alors que Ivan s'occupait de faire le ménage et de nettoyer la voix, le "clic" qui résonna dans l'habitacle n'annonça rien de bon. Il n'avait plus de munitions ce qui n'était pas vraiment favorable pour eux. La femme qui bouchait la vue à Mathilde était toujours accrochée au pare brise et la scientifique eut la brillante idée, enfin brillante c'était vite dit, d'appuyer de toutes ses forces sur les freins de la voiture pour envoyer valdinguer tout les parasites. Certes, la manoeuvre eut le résultat recherché mais malheureusement pour eux, elle n'eut pas que cet effet là.

La voiture roulait tellement vite que quand Mathilde appuya sur le frein, elle parti en tête à queue. Le véhicule était devenu incontrôlable et la scientifique n'eut plus du tout la force nécessaire pour tenir le volant et maîtriser la "bête". La suite fut chaotique... L'arrière se souleva et ils se retrouvèrent à faire des tonneaux.

Jill s'agrippait de toutes ses forces au siège devant elle mais la violence était telle qu'elle finit par lâcher. Elle vit le lampadaire leur arriver dessus et mécaniquement, elle ferma les yeux et serra les dents, se préparant comme elle pu à l'impact. Le choc les envoya promener et ils attérirent au milieu de la route, sur le toit. Situation quelque peu compliquée. Par pur réflexe, Jill demanda si tout le monde allait bien, autant que la situation pouvait le permettre. Alors que Jill s'apprêtait à se détacher pour sortir du véhicule, le cri que Suzanne poussa lui fit froid dans le dos. Inquiéte, elle se tourna vers son amie et c'est à cet instant qu'elle vit le bus arriver dans leur direction. Jill s'agrippa de nouveau à ce qu'elle avait à porter de main quelques secondes avant que le bus ne vienne les percuter. Ce fut ensuite le trou noir...

...

Lorsque Jill se réveilla, elle entrouvrit les paupières pour essayer de voir ce qu'il se passait et alors qu'elle ordonna à son corps de l'aider à se sortir de là, elle constata qu'il n'avait pas du tout envie de lui obéir. La jeune femme ne pouvait plus bouger, ne pouvant même pas tourner la tête pour vérifier si ses coéquipiers respiraient toujours. Une pensée effroyable lui traversa l'esprit, elle allait finir dans un fauteuil roulant. Alors qu'elle voulut leur parler, seul un gémissement sorti de sa bouche. Un bruit attira son attention. Quelqu'un bougeait, ce qui voulait dire qu'un de ses coéquipiers essayait de sortir de la voiture, mais malheureusement, elle déchanta lorsqu'elle consata que quelqu'un tirait Mathilde hors de la voiture. Ils étaient en train de les enlver un par un, ce qui n'enchantait pas vraiment la jeune femme. Voyant la scientifique s'éloigner, Jill fut prise d'une envie de crier ne serait ce que pour réveiller la niponne pour qu'elle se débatte. Malheureusement, aucun son voulait sortir de sa bouche.

La jeune femme bloqua son regard sur son arme qui se trouvait si proche de sa main gauche. Il restait des balles dans le chargeur et le simple fait de voir Mathilde se faire enlever lui donner envie de s'en emparer et de tirer sur le salop qui l'embarquait. Seulement, la fatigue était beaucoup plus forte et Jill n'était certainement pas contre un petit somme... Malgrè tout, Jill se motiva à faie quelque chose et se fut le fait de voir son doigt bouger qui lui donna envie de s'emparer de l'arme et de tirer.

Dans un gros effort, la militaire s'empara de son arme, détacha sa ceinture et visa le patriote, attendant quelques secondes que son bras se stabilise avant de faire feu. Ce qu'elle fit... Détachée, elle était prête à bondir pour récupérer Mathilde.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Ven 30 Mar - 18:31

Quand la voiture partit en tête à queue et que le volant se fit de plus en plus dur à garder en main, Mathilde sut qu'elle n'avait pas forcément eu la meilleure idée de sa vie, bien que cela les avait débarrassé des Patriotes qui encombraient leur véhicule... Véhicule qui devint totalement ingérable. Le volant avait sauté de ses mains et elle s'était bien gardée de tenter de le récupérer car c'était un coup à se faire broyer un poignet ou luxer plusieurs doigts sinon les deux options! Impact léger, basculement et... série de tonneaux. La jeune femme se protégea la tête avec les bras ce qui amoindrit quelque peu les chocs et lui permit de ne pas sombrer totalement. La Peugeot s'était enfin immobilisée.

"Ouf... Personne n'a rien de ca..."

Le bruit d'un moteur de grosse cylindrée se fit entendre... trop proche puis étouffé par le cri de terreur de Suzanne. Jetant un oeil de côté, la physicienne vit le parechoc du bus, mais trop tard.

"Attentio..."

Clong! Bonne nuit.

Quelque chose la tirait par à coups puis elle fut libérée. Ses équipiers la tiraient sans doute de la voiture réduite en compote par le carambolage puis l'impact du bus. Ouvrant les yeux et y voyant de plus en plus net elle eut droit à l'image avant le son. On la trainait par les pieds, sur le ventre... Sympathique attention, elle n'allait juste que manger des morceaux de verre et de plastique. L'adrénaline qui avait reflué irradia immédiatement dans ses veines quand, tournant la tête, Mathilde constata que ce n'était pas Naughart ou Cooper qui la tiraient par les pieds mais un Patriote. Ils n'abandonnaient donc jamais?!
Elle commença à se débattre et aperçut Jill qui essayait de mettre en joue l'homme qui la tirait par les pieds aussi ne fit elle rien pour faire bouger la cible de la militaire et c'est là qu'elle vit ce qui lui glaça le sang. Un patriote s'approchait du véhicule accidenté avec un briquet à la main. A peine Jill avait aligné l'odieux personnage qui voulait la soustraire à ses coéquipiers que la Baronne dégaina le SIG qu'elle avait à la cuisse. Le pointeur laser aidait pas mal surtout quand on n'avait pas les yeux bien en face des trous et elle aligna six balles dans la direction de ce fou dangereux qui pourrait les transformer en méchoui.
Avec le sang qui avait coulé sur ses yeux et qu'elle avait grossièrement essuyé les multiples coupures au visage et son treillis lacéré en plusieurs endroits, elle était à la pointe de la mode pour la saison printemps été 2012 de accidents dramatiques & catastrophes naturelles.


"Il faut partir! D'autres vont tenter de mettre le feu à la voiture!"


Sans s'en rendre compte, Mathilde avait crié. Sa voix semblait comme être étouffée par du coton. Elle avait mal partout, mais le stress, l'adrénaline rendaient ces bobos supportables. Elle ne s'était pas rendu compte que de l'autre côté, des gens tentaient d'enlever un autre membre de leur équipe. Les détonations de l'arme de Naughart étant étouffées par le coton et masqué par les acouphènes. Sous le sang, on aurait pu remarquer le gros hématome qu'elle avait à la tempe gauche quand sa tête avait heurté la vitre blindée de sa portière. Pour le moment ça allait...
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Jeu 5 Avr - 23:45

Suzanne était à bout de souffle, on entendait chacune de ses plaintes lui être arrachée par toute l'énergie qu'elle mobilisait : celle du désespoir. L'accident, aussi violent qu'il fût, avait eût un effet de cloisonnement sur chacun des membres. Lorsque la pauvre scientifique avait fini par abdiquer sous la trop violente tension de ses muscles, Alison avait été tirée sur plusieurs mètres déjà. Celui qui s'était attaquée à Suzanne à coup de pieds se raidit brusquement sous l'effet des balles pulvérisant son corps. Allongé sur le dos, la tête lourdement appuyée sur le bitume du fait de son corps pesant lourdement à l'envers, le militaire avait troqué la précision pour un tir groupé. Vu la tête que le pauvre Ivan affichait, du sang s'écoulant sur son œil valide et l'aveuglant, il s'agissait là de la meilleure décision. Les dents serrées, il vida le reste de son chargeur sur le visage du dernier ravisseur. Il eût assez de lucidité pour entrevoir les morceaux d'os de son visage se fracturer et ressortir à l'orifice opposé.
La culasse de son 9mm s’arrêta sur l'arrière, montrant la chambre dépourvu de munitions alors qu'Alison gisait sur le dos, libre de ses entraves humaines. Alors qu'Ivan tentait de se dégager en retenant quelques plaintes de douleurs, s'aidant de son bras dont la main se cramponnait à l'arme vide, Suzanne s'élança directement à son secours. L'état de tous les équipiers donnaient les airs d'un cataclysme, de fin inéluctable dont l'échéance était sans cesse repoussée. N'importe qui, et notamment Suzanne puisqu'elle était relativement épargnée, pourrait se rendre compte combien la fin de cette mission serait incertaine.
Soudain, un long éclat. Jill venait de vider le reste de son chargeur de P90. La rafale avait dessiné une série de trou sur la poitrine de sa cible. En se rendant compte que le danger immédiat était écarté, la militaire eût exactement la même réaction qu'Alison un instant plus tôt et s'effondra, ignorant les avertissement de Mathilde quand à l'essence. Même si cette réaction ne lui correspondait pas du tout, la jeune femme avait un problème bien plus important en sentant son cœur battre anormalement. Et bien sûr, il ne s'agissait pas de la peur ou de la décharge d'adrénaline. Peut-être avait-elle été plus touchée qu'elle ne l'aurait pensée. De ce fait, Mathilde prit les devants et aida sa coéquipière à se redresser sur ses jambes. Le problème, c'est qu'elle fût immédiatement assaillie de malaises et s'appuya lourdement sur elle. Alison transportée par Suzanne et Ivan, l'équipe quitta finalement le lieu de l'accident. C'est tout naturellement qu'ils trouvèrent refuge à l'intérieur d'un café. La baie vitrée n'était plus qu'un amas de débris et l'endroit ne brillait pas pour un avantage stratégique. Seulement, les équipiers ne pouvaient pas se déplacer longtemps avec leurs blessés. Tous savait bien qu'il fallait soigner les plaies, compter les munitions et faire le point pour ne pas commettre l'erreur fatale.
Au moins, la situation semblait s'être calmée. La rue était déserte de tout citoyens aliens.

Suzanne s'était penchée sur la plaie d'Alison. A vrai dire, elle semblait rongée par l'inquiétude et tentait vainement de rassurer son interlocutrice en occultant la gravité des dégâts. Mais si l'archéologue avait repris un tant soit peu de lucidité, la gêne constante de ce corps étranger la poussait à leur demander de le retirer. Elle l'aurait même suppliée tant elle avait mal à l'épaule. Paradoxalement, c'est cette même douleur qui lui permettait de ne pas sombrer. Car le bourdonnement de ses oreilles et les lucioles blanches tournoyant sur son champ de vision ne trompait pas sur son état.
De l'autre coté, Ivan avait du mouron à se faire pour son œil et Jill, assise à même le sol, dos contre le comptoir, maintenait une main fébrile contre son cœur. Elle tentait de respirer normalement, des inspirations longues et régulières, mais son cœur n'en avait que faire. Il battait irrégulièrement, manquant certaines pulsations, en doublant d'autres. Un vent de terreur commença à la grignoter à l'idée que sa ceinture de sécurité, associée au choc, puisse en être la cause. Comment pourrait-elle poursuivre la lutte ainsi ?

Alors que le silence semblait un peu trop inquiétant, le regard d'Ivan tomba sur la chienne qui n'avait pas quitté la voiture. Sa position apparente ne trahissait plus la peur mais elle semblait s’intéresser particulièrement à un endroit sous de la tôle froissée. Netty grattait de ses pattes avant avec frénésie, enfonçant sa gueule dans le trou qu'elle avait pratiqué. Après plusieurs minutes d'efforts, elle revint avec un morceau de tissu noir qu'elle semblait prendre pour son nouveau jouet.
S'installant entre Suzanne et Alison, l'animal se mit à mordre l'étoffe. Rien de bien surprenant à cela, sauf à se demander si la chienne se rappelait vraiment de la façon dont elle avait été secouée. En revanche, l'un des membres découvrit bien vite qu'il s'agissait d'une casquette à visière du SGC. Or, un seul d'entre en portait une : Laurent. Netty avait sûrement du la lui prendre avant de se réfugier dans le véhicule lors du pilonnage. Qui sait si elle saurait retrouver la trace de l'équipier enlevé ?

L'espoir semblait renaître et une nouvelle vitalité animait chacun des membres.
Les Patriotes avaient probablement dû le sentir, car à l'instant où ils commencèrent à décider de la marche à suivre, de nombreux cris remplacèrent le silence. Un grondement léger retentit, comme lorsque l'on souffle régulièrement sur une flamme, puis une bouteille en verre se brisa à quelques mètres seulement de leurs positions. Un liquide se répandit sous l'impact et s'embrasa sous le feu du torchon. Des coktails molotovs !!!!! Ils en pleuvaient de partout !!!
La lumière issue de ces brasiers repoussèrent les ténèbres de la nuit et l'équipe découvrit des dizaines d'ennemis les entourant. Il y en avait sur les toits, dans la rue, partout où il y avait un peu de place. Mathilde, qui était la première a admirer le spectacle, fût subitement éblouie par une spot lumineux dans le ciel. Elle eût tout juste le temps de s'enfoncer dans le bâtiment, se mettant un peu plus à couvert, avant qu'une mitrailleuse lourde ne vienne faire pleuvoir des projectiles sur eux. Les chaises et tables en plastiques de la terrasse furent pulvérisées.
Le bruit caractéristique ne pouvait échapper à personne. C'était un hélicoptère équipé d'un projecteur puissant et de mitrailleuses de flancs. La seule issue se trouvait à l’arrière et, comble du malheur, en ruelle dégagée, sans couverture. Netty, elle, se mettait déjà à gratter derrière le comptoir ce qui semblait être une trappe en bois.


Un peu plus loin, dans sa cellule, Laurent avait tenté d'aider Rayce à sa façon.
Il n'y avait rien à faire, pas grand chose à dire, seulement quelques mensonges pour la rassurer. Ses paroles eurent de l'effet puisque la jeune femme semblait réagir. Elle eut un sursaut, ouvrant les paupières dont les yeux s’illuminèrent faiblement, puis elle lâcha d'une voix agonisante:


- Pardonnez-moi. Je suis...désolée...

Ce furent ses derniers mots, l'effort lui coûta la vie.
Rayce s’éteignit en fixant le plafond de la grotte d'un regard vide, dénué d'expression. Il n'y avait plus rien à faire.
Au même instant, quelqu'un déverrouilla la cellule. La clé tourna lourdement dans la serrure et la porte laissa apparaître deux hommes en uniforme : un uniforme très reconnu.
Le regard de Laurent se posa immédiatement sur l'écusson où apparaissait distinctement les initiales du G.I.P.N. Ils se tenaient devant lui, armés de MP5, et lui firent signe de sortir. L'expression de leur regards ne laissaient aucun doute : ils étaient également atteint du même mal.



Citation :
Petite précision, ceux qui n’omettront pas de décrire les soins prodigués verraient leurs santé s'améliorer un peu plus.
La trappe mène au sous-sol dans une cave remplie de vins en tout genre et remonte dans la ruelle. Non loin, une plaque d'égout ou (si vous continuez dans la rue) l'exposition complète aux cocktails molotovs.
A vous les studios.
N'hésitez à poser des questions via MP.
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Dim 8 Avr - 11:01

Il était sans doute déjà trop tard vu que le symbiote ne réagissait pas, ce dernier était peut être attaché sentimentalement à son hôte mais c’était peu probable car cela allait à l’encontre du bon sens. Laurent allait devoir assister à la mort de celle dont les doutes sur sa responsabilité dans les événements avaient fait d’elle une suspecte pour les uns et une coupable pour les autres sans forme de procès.

Le seul semblant de réponse fut une demande de pardon avant qu’elle ne trépasse, ce que le Para avait bien remarqué mais il ne voulait l’admettre et continua de lui parler alors que cela était inutile, sans doute un moyen de faire face au fait de perdre quelqu’un sous sa responsabilité et qui n’avait pas tout dit ne serait-ce que pour sauver son honneur :

« Vous pardonnez ? Mais de quoi ? De ne pas pouvoir accepter ma proposition ? D’être responsable de ce qui se passe ici ? Je vous interdis de ma lâcher comme ça et je me fous que vous soyez désolée, vous n’avez pas le droit, pas le droit… »

Le militaire s’acharnait à crier sur la dépouille de la Tok’ra avant de se sentir stupide devant la simple et unique issue de cette situation, il pouvait toujours continuer ainsi, cela ne changerait rien alors il redressa son torse pour revenir dans une position verticale et reposer ses miches sur ses talons, il ramassa la barre de fer dont l’extrémité reposait sur le sol tant il la tenait de façon résignée et cela pour la bonne raison d’avoir entendu la porte s’ouvrir.

Tournant légèrement la tête, il put voir à qui il aurait à faire, deux zombies en uniforme du GIPN, de quoi lui faire lâcher sa pseudo arme et se relever doucement pour être emmené il ne savait où mais en se doutant bien pour quoi faire.

En l’état actuel il ne pouvait rien tenter sans rejoindre R&K loin de tous les drames de l’univers donc il rejoignit son escorte dans l’espoir de pouvoir agir si une possibilité se présentait car il préférait crever en ayant essayé quelque chose plutôt que de revivre des tortures. Les deux gars ayant en main des MP5, il lui faudrait être très près de l’un des deux pour qu’il ne puisse pas s’en servir et qu’il le neutralise rapidement avant que le second ne réagisse et canarde à tout va…
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 11 Avr - 0:00

Heureusement, les quelques tirs que tira la jeune femme atteignirent leur cible ce qui permit à Mathilde de se dégager de l'étreinte de son agresseur. Comme si elle avait attendu d'être sûre de la mort de l'ennemi, Jill s'écroula une fois qu'elle constata que ses balles avaient atteint la cible. Les cris que poussaient Mathilde au sujet de l'essence ne l'empêchèrent pas de sombrer dans l'inconscience.

Jill se rendit compte que son coeur battait anormalement, il avait l'air de ne plus savoir comment faire pour que tout se passe bien. Mathilde vint l'aider à s'extirper de la voiture. Seulement, dés qu'elle se retrouva sur ses deux jambes, son coeur recommença à faire des siennes et elle fut prise de malaises ce qui eut pour effet de la faire s'appuyer sur la petit scientifique.

Les coéquipiers trouvèrent refuge dans un bâtiment qui s'avérait être un café. Pour le moment tout avait l'air d'être calme même si Jill savait parfaitement que les choses n'allaient pas continuer comme ça et que tout risquait de se compliquer à tout instant. Du coin de l'oeil, la militaire vit Suzanne se pencher sur le cas de Alison qui avait l'air dans un sale état. La jeune femme essayait comme elle le pouvait de se calmer et surtout de faire obéir son coeur. Assise à même le sol, dos au comptoir, Jill respirait lentement et calmement, essayant d'avoir une respiration régulière mais son coeur n'avait pas l'air de vouloir l'écouter. Sur le moment, Jill se mit à penser au pire. Et si elle avait subi un mauvais coup pendant l'accident ? Comment allait elle pouvoir continuer ?

Les yeux fermés, Jill essayait de se concentrer sur les battements de son coeur, lui intimant de ralentir et de reprendre son rythme de croisière. Ce fut l'agitation qu'elle perçu près d'elle qui lui fit ouvrir les yeux. Elle remarqua immédiatement que la chienne avait dans sa gueule une casquette qui appartenait à un membre du SGC. Jill fit rapidement le rapprochement entre la casquette et Laurent. La chienne devait certainement sentir l'odeur du militaire et vu comment elle s'agitait, elle devait sûrement être capable de le tracer.

Jill allait se lever lorsque des cris retentirent. Ils venaient d'être retrouvés et si ils ne voulaient pas finir en charpie, il allait falloir qu'ils se bougent. Un autre bruit que la militaire connaissait bien leur arriva aux oreilles. A présent ils se faisaient bombarder de cocktails molotovs. Malheureusement pour eux, un hélicoptère fit son apparition, braquant son puissant sop sur le café. La militaire vit qu'il y avait des mitraillettes sur les flans de l'appareil. Le choix était simple. Soit ils restaient là et se faisaient descendre comme des lapins soit ils trouvaient un moyen de sortir en douce...

C'est à cet instant là que Netty décida de se mettre à gratter derrière le comptoir. Elle venait de trouver une trappe en bois... Jill se redressa doucement et fit signe à ses coéquipiers, discrétement, de la suivre. Certes, elle ne savait pas où ça allait les mener mais personnellement, elle n'avait aucune envie de finir en passoire.

La jeune femme ouvrit la trappe pour laisser ses collègues descendre et elle ferma la marche.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Ven 13 Avr - 7:46

Une fois libre, Mathilde ne fut pas au bout de ses peines, tout le monde tombait dans les vapes alors que les choses allaient virer au cauchemar... Ah non, pas possible, ils étaient déjà en plein cauchemar!

"reste calme, Mathilde, reste calme, si tu craques, tout le monde y passe et cette fois pas de résurrection!"

Double claque sur les joues pour se ragaillardir puis elle récupéra son sac à dos avant de se porter au secours de Jill pour la réveiller avec la même amabilité avec laquelle elle s'était comportait avec elle auparavant, autrement une paire de gifles rapides et vives et un bon cri pour lui secouer les neurones.

"DEBOUT! BOUGEZ VOS FESSES BON SANG!"

Ca fonctionnait et cahin-caha elles purent s'éloigner du véhicule. Ivan et Suzanne portaient Alison qui n'était pas en meilleure forme que sa blessée à elle, au moins Jill pouvait elle marcher juste en s'appuyant sur la physicienne qui se demandait si elle n'allait pas perdre quelques centimètres tant l'américaine s'appuyait sur son épaule secourable.

Il gagnèrent l'abri le plus proche. Ce n'était ni le plus sûr, ni le plus discret, mais ils n'avaient pas le choix, ils devaient faire une pause pour s'occuper de leurs deux blessées. Suzanne était déjà bien en peine avec Alison s'affairant sur son épaule, apparemment blessée. Mathilde n'avait que la formation de base en matière de soins et ne put que nettoyer et panser la blessure à la jambe de la militaire qui dériva bien vite dans un état second. Elle devait se reposer un peu. La Baronne en profita alors pour aller fouiller un peu dans la café voir s'il y avait des fournitures intéressantes. Elle avait vidé sa sacoche vu que tout son matériel avait été broyé consciencieusement par l'odieux Murphy, y compris son portable antichoc... Elle ferait partager son avis sur ce qu'elle pensait de la conception qu'avaient les techniciens militaires du mot antichoc, ils allaient l'entendre ça c'était certain. Allumettes, sucre, café, chocolat en poudre, alcool, tout ce qui pouvait être intéressant finit dans sa besace.
Quand elle revint dans la salle où ils étaient retranchés, des bruits au dehors et des lumières attirèrent son attention. Décidant d'aller jeter un oeil, les cheveux de sa nuque se hérissèrent quand un cocktail molotov explosa à quelques mètres de sa position. Et d'après les lueurs, d'autres n'allaient pas tarder à leur tomber sur le coin de la figure!


"Bon sang!"

Elle eut un mouvement de recul, mais pas assez, deux projecteurs à haute puissance se braquèrent sur elle, les bourrasques, le bruit, elle était éclairée par un hélicoptère. Mathilde ne demanda pas son reste et bondit littéralement en arrière avant de chercher un abri alors que les premières balles de mitrailleuses réduisaient en copeaux la table renversée près de laquelle elle s'était dissimulé.

"Cette fois c'est définitif, je hais cette planète!"

Elle n'avait pas remarqué Netty et la casquette, mais vit que ses coéquipiers s'étaient regroupés, en les rejoignant, elle vit également la trappe. Ils n'avaient pas d'alternative, il fallait filer par là. Restait à espérer qu'Alison et Suzanne aillent un peu mieux car ils n'avaient pas fini de cavaler selon toute vraisemblance.
Avant de descendre dans le sous sol, Mathilde devait s'assurer que l'on ne les suivrait pas, aussi elle fracassa quelques bouteilles d'alcool divers et alluma le tout afin de bloquer le passage. Entre son petit tour et les cocktails molotov, ils étaient relativement à l'abri d'une tentative de poursuite directe. Pour autant cela ne les mettrait pas à l'abri des Patriotes qu'ils croiseraient ailleurs.


"Il faut savoir où nous sommes. Il nous faut trouver un point de repère, de là nous pourrons espérer nous localiser dans leur Paris. Ce sera plus facile de se déplacer par la suite."

Mathilde ne perdait pas de vue que la mission première était de trouver une solution à ce problème et elle espérait que le fait de couper le réseau NESS influerait sur le comportement des Patriotes. Et surtout, qu'ils ne succomberaient pas à leur tour à cette folie furieuse. Trouver Laurent et Rayce, oui, pourquoi pas. Mais la priorité c'était de s'en sortir pour aller les récupérer et la jeune femme doutait qu'ils y arrivent sans mettre hors service le réseau d'antennes qui changeait les gens en dément nihiliste. Elle savait cependant qu'elle serait en minorité et que les autres, Suzanne en tête voudraient récupérer Laurent et la Tok'Ra. Elle défendrait ses opinions comme à son habitude, mais elle doutait pouvoir infléchir leur avis, surtout avec la chimère d'une piste à suivre.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Dim 15 Avr - 14:21

Alison avait du mal à faire le point sur quoi que ce soit. Tout n'était que douleur et vertiges qui l'empêchaient d'aligner deux pensées cohérentes. Elle navigua un bon moment entre l'envie de se laisser sombrer et l'instinct de survie qui lui criait de fuir, en rampant s'il le fallait. Elle se laissa transporter en essayant vaguement de mettre un pied devant l'autre sans grand succès.

Il y eut un léger mieux lorsqu'on cessa de la transporter et qu'elle réussit à faire le point sur ses coéquipiers. Alison aurait volontiers hurlé qu'on lui retire ce qu'elle avait dans l'épaule mais elle doutait sérieusement des compétences en médecine de Suzanne. N'ayant aucune envie de se faire charcuter, elle espéra que cette dernière opterait plutôt pour un bandage qui limiterait les dégâts, même si serrer sur les éclats n'était sans doute pas une solution très futée.


" Vais bien... " marmonna-t-elle avec autant de conviction que possible pour la rassurer.

Inutile de lui mettre la pression en plus, tout le monde était assez perturbé comme ça. Et puis si la scientifique l'empêchait de se vider de son sang, ce serait déjà pas mal. Alison serra les dents et essaya de penser à autre chose qu'à la douleur qui lui vrillait le corps : il fallait qu'ils se sortent de là avant de tous y rester... elle étouffa un gémissement suite à une manœuvre un peu trop douloureuse de Suzanne et tenta de se reconcentrer sur ce que son cerveau essayait de lui dire, ce qu'elle ne tarda pas à formuler aussi fort qu'elle le put :


" Faut qu'on... parte... à... la Porte... chercher... de l'aide. "

Parler était déjà pénible, elle se demanda par quel miracle elle allait réussir à se déplacer sans tomber à nouveau dans les pommes. Même assise, la tête lui tournait et elle ne se sentait pas le courage d'expliquer à Suzanne que courir après Laurent n'était pas le plus judicieux. Et puis en un sens, elle se sentait trop faible pour être certaine de faire le bon choix. Peut-être qu'elle était juste lâche ? Des étoiles dansaient devant ses yeux et le sang lui battait les tempes, de quoi oublier son coéquipier pour le moment. Quoique non... ce qu'elle voulait, c'était qu'ils aillent chercher de l'aide : que des personnes en état de se déplacer aillent le rechercher. Comment pouvaient-ils espérer le récupérer alors qu'ils peinaient déjà à se garder en vie eux-même. En admettant qu'il ne soit pas déjà mort. En admettant qu'ils aient la moindre chance de retrouver la Porte

Il y eut à nouveau de l'agitation, mais Alison était dans un état un peu second t ne vit pas de réelle différence. Les soins prodigués par Suzanne lui firent assez de bien pour qu'elle puisse suivre à peu près le mouvement de fuite. Du moins avait-elle toujours besoin d'aide pour se déplacer, la tête lui tournant beaucoup trop pour qu'elle mette un pied devant l'autre seule. Son épaule la lançait toujours mais en un sens elle commençait à s'y habituer et l'urgence de la situation l'empêchait de s'appesantir sur ce qu'elle ressentait.
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mar 17 Avr - 17:33

Évacuer tout ce petit monde pour rentrer en vie, tout l'équipe était dans un sale état. Et la panique ne devait pas être loin de s'emparer des plus faibles, sans parler des émissions qui risquaient de leur laver le cerveau à tout moment. Mais ce n'était certainement pas le pire. Le café dans lequel ils s'étaient réfugié ne serait pas sûr très longtemps, il ne faudrait pas longtemps avant que les renforts ennemis ne leurs tombent dessus, ils avaient juste le temps de bander les blessures pour éviter les saignements ou que les choses n'empirent.

L'IFAK eut droit à son baptême du feu, il fallait immobiliser l'épaule d'Alison, ce que Suzanne fit, et qu'on lui bande le visage pour éviter qu'il ne soit tenté de se servir de son œil, ce qui pourrait aggraver la situation. Oh, il savait faire, même seul il pourrait se prodiguer ses propres soins, il avait été formé pour se débrouiller blessé et isolé de son escouade.
Il s'occupa de son visage après avoir désinfecté avec les produits prévu à cet effet. Éviter le pire et trop de séquelles, c'était le minimum. Il pourrait certes de nouveau combattre mais ca ne serait pas au mieux de son efficacité. De toute manière il avait vu des soldats faire pire dans ce genre de situation. Et pour le moment c'était juste des soins de fortune qu'il pourrait prodiguer. Encore heureux que l'autre allait bien.

C'est à ce moment que la chienne ramenait la casquette de Laurent... Au moins ils avaient une piste à suivre pour le récupérer c'était mieux que rien, alors que la suite des festivités reprenaient sous un feu nourri de cocktails molotov et d'un hélico d'assaut. La chienne trouva même l'issue de secours avec une trappe pour se rendre à ce qui pouvait être la réserve et avec un peu de chance des accès aux sous sols s'il y avait des catacombes ou quelque chose du genre ce qui leur permettrait d'éviter la surface et potentiellement d'esquiver les patrouilles ennemies.

"Nous devons continuer d'avancer, la porte est trop loin." Dit-il alors qu'il passait le premier comme pour répondre aux couinements de la tube à essai. Il vérifia les moindres coins et recoins dès le premier pas au cas ou un de ces malades mentaux ne soit présent.

Une cave à vin, pas d'alcools forts pour faire des cocktails molotov à leur tour, tant pis. Ivan ne se gêna pas pour autant pour embarquer une bouteille en partant vers la porte qui semblait être une sortie, a savoir ce qu'il voulait en faire, soit la boire, soit peut-être s'en servir pour autre chose comme par exemple faire diversion. Il entrouvrit la porte, tenant la fameuse bouteille en main, la rue semblait pour le moment sans surveillance. Mais il fallait faire vite car leurs nouveaux amis ne mettraient certainement pas beaucoup de temps à s'apercevoir qu'ils avaient pris la tangente.

"La ruelle est dégagée, mais continuer en surface est trop dangereux. Les bâtiments sont aussi trop exposés. Il y a une plaque d'égout, avec un peu de chance on pourra passer par là." Il désigna la chienne "Avec un peu de chance elle nous conduira à Campbell et en comptant bien dessus il sera directement au QG ennemi, s'ils ont des hélicos alors on pourra faire le plein de munitions à ce moment là."

Il glissa la fameuse bouteille dans son sac à dos pour reprendre son arme en main.

"J'ouvre la plaque pendant que vous couvrez mes fesses." Il se tourna vers les équipiers. "Sauf si vous voulez rester ici !"

C'était de toute manière le seul plan viable alors quitte à être dans la merde au sens figuré, autant que ce soit fait au sens propre !
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 18 Avr - 13:40

L'équipe SG n'avait pas d'autre choix que d'aller se réfugier dans les égouts.
Déjà, juste au-dessus de leurs têtes, l'hélicoptère de combat cherchait une position adéquate pour ses mitrailleurs de flancs. Les patriotes meurtriers pullulaient et semblaient de mieux en mieux armés. Contrairement aux équipiers, ces types n'avaient besoin de rien. Ils ne dormaient pas, ne mangeaient ni ne buvaient. Ils n'avaient pas besoin de soins ni de matériel. Tous ces éléments leurs permettaient, en plus de leurs nombre, de constituer la menace ultime.

Le moral était maintenant au plus bas.
Même si personne ne voulait vraiment le reconnaître, la situation ne pouvait être plus désastreuse. Plus de leader, la Tok'ra envolée, et le reste des membres étaient blessés à divers degrés. La mission, sans nul doute, tournait au véritable fiasco et ils n'auraient pas l'occasion d'en médire une fois de retour à la base. Car l'idée même de traverser l'anneau était devenu purement fantasmatique au vu de ce qui les attendait dans la rue. C'était fini...à peu de chose prés.
Comme les pièces d'un échiquier sur la défensive, l'adversaire à l'agonie offre sa dernière résistance tandis qu'on le cerne et exploite une dernière fois ses faiblesses. Rien ne pouvait être plus semblable aux yeux des équipiers. A présent, ils ne pouvaient se rendre que là où ces tunnels menaient.

L'obscurité fût chassée par les quelques lampes qui fonctionnaient encore. Le cliquetis des gouttes d'eau entretenaient une sinistre mélodie, à croire qu'on voulait jouer avec leurs nerfs. Ivan, qui avait pris la tête, s'était occupé de descendre la chienne en espérant que celle-ci se mettrait en chasse de Laurent. Malheureusement, l'animal se contenta de sauter joyeusement et d'aller trottiner plus en avant. Logique pourtant. Le leader n'était jamais passé par là, le chien n'aurait aucune piste à suivre puisqu'il n'y en avait même pas.
Juste au-dessus, ils entendirent clairement la marée humaine piétiner le pavé et s'attaquer à la plaque d'égout. S'ils n'avaient pas la présence d'esprit de la soulever, l'équipe ne risquerait rien dans l'immédiat. Seulement, le risque zéro n'existait pas, surtout à ce moment-là.

Ivan ignora superbement les dires de sa collègue scientifique. A vrai dire, elle commençait à lui taper sérieusement sur les nerfs. L'homme sentait la colère et une certaine haine le gagner à la simple idée de sa présence. Cette femme qui faisait étalage de son savoir et de sa petite personnalité. Une vraie garce oui. C'est pour cette raison, trouvant qu'elle cherchait à le contredire et remettre en cause ses décisions par méchanceté gratuite, qu'Ivan refusa de lui accorder la moindre attention. Pour lui, il fallait avancer et mettre de la distance avec les fous qui ne cessaient de frapper le bitume dans l'espoir de le percer.

Du coté de Mathilde, elle releva le dédain de son coéquipier et s'en offusqua immédiatement. Lors de leurs progression dans les égouts, le silence fût d'or jusqu'à ce que l'un d'eux relance le débat. La tension avait été palpable et aucun des deux ne s'était encore rendu compte de l'horrible réalité. Tous les deux excédés, bloqués sur leurs propres décisions, le ton monta rapidement. Ivan voulait avancer, Mathilde voulait se repérer en jetant un œil au-dessus. L'escalade de la discorde ne dura qu'une petite trentaine de secondes mais se solda par une paire de gifles et des armes de poings rivées de part et d'autres. Mathilde et Ivan s'apprêtaient à s'entretuer. Tout ceci avait été si soudain que Jill s'était figée sans trouver la moindre solution. Son arme s'était levée par réflexe mais il n'y avait personne à menacer.


- Mathilde ! Ivan ! Qu'est-ce qui vous prends ?!? S'écria Suzanne.

Laissant à Jill le soin de porter Alison, la jeune scientifique s'était élancée et placée entre les deux armes.

- Mais qu'est-ce que vous faites ?!? Nous sommes dans le même camp !

Mathilde et Ivan continuèrent de se toiser à travers le corps de Suzanne, à croire que celle-ci n'eût jamais existé ou que son père fût vitrier en son temps. Toujours est-il que les visages commencèrent à se décrisper. Pour les deux jeunes gens qui se menaçaient, ils sentirent leurs cœurs battre moins fort. Le sang cessa de bouillir, les oreilles cessèrent de siffler, jusqu'à ce que la lucidité remplaça la haine apparente.
C'était le NESS ! Ce qu'ils craignaient depuis tant de temps finissaient par se produire. La façon dont le contrôle leurs avait échappé à tous les deux avait de quoi les terrifier. C'était une colère, une haine injustifiée si violente, qu'elle éclatait avant même de comprendre la véritable cause. Ivan et Mathilde n'avait aucune raison valable de se menacer mutuellement. Le NESS ramollissait vraiment l'esprit, le plus petit différent pouvait servir d'excuse pour en venir à de telles extrémités. C'était subtil et terriblement dangereux. Comme être le témoin devant son propre corps devenu fou. Petit à petit, les armes se baissèrent et la colère disparut complétement pour de l'embarras. Suzanne se dégagea lentement en s'évertuant à les calmer, adoptant un ton qui n'avait rien de vindicatif.
Le problème semblait être réglé, du moins pour l'instant.

Le sol se mit brusquement à danser sous les pieds des équipiers, les prenant tous au dépourvu. Serait-ce un tremblement de terre ou y avait-il eût une explosion au-dessus, dans la rue ? Les vibrations gagnèrent en intensité au point qu'ils en furent tous déséquilibré. Pendant une longue minute, soixante interminable secondes, le sol continua de tanguer dangereusement, fissurant le béton qui les entouraient. Des plaques tombèrent, de la poussière et une multitude de débris. Finalement, le calme revint progressivement. A croire que le gros de la tempête était passé, ce qui fût le cas. Suzanne se redressa et interrogea ses amis du regard. Patauger dans de l'eau croupie pleine d'excréments n'avait rien de joyeux et l'odeur lui donnait des hauts de cœurs. C'est donc avec les traits tirés qu'elle demanda s'il n'y avait pas de blessés. Son attention fût attirée par une large faille qui s'était ouverte dans le plafond au-dessus d'eux. Un mince filet de poussière tombait continuellement et il ne fallait pas être très devin pour savoir que c'était très instable.
La jeune scientifique s'apprêtait à inviter Jill, qui était la plus proche, à les rejoindre lorsque la pierre se mit à grincer. Une violente secousse, avec un bruit à déchirer les tympans, signa la rupture des tonnes de terre qu'il y avait au-dessus d'eux. Suzanne hurla, plus par la surprise que la terreur, en regardant impuissante la scène qui s'offrait à elle. En quelques secondes, un énorme mur de terre, de béton et de fer s'était levé entre eux. Jill et Alison était derrière, prise au piège.


- Jill ! Alison ! Répondez-moi !

Silence. Suzanne commençait déjà à déplacer quelques morceaux de roches. Mais elle ne faisait que refuser l'évidence. Le béton armé distordu et toute cette terre ne pouvait être déblayée sans une bonne main d'œuvre et les outils adéquat. Jill devait trouver un autre moyen de rejoindre ses amis et il n'y avait aucun autre chemin. Elle devait faire demi-tour : du suicide pur et simple.
Peut-être que l'un d'eux avait été inspiré de l'idée de déposer un explosif. Le problème, c'est que tout ce qui serait assez puissant pour creuser cet obstacle suffirait également à les ensevelir tous en même temps.
Derrière, la militaire retrouva ses esprits en toussant. Elle cligna des yeux, ne comprenant pas encore ce qui venait de se passer, puis posa instinctivement sa main sur son crâne. Elle reconnût immédiatement l'aspect poisseux du sang qui coulait de son cuir chevelu. Par chance, la blessure semblait mineure. Alison, par contre, gémissait alors qu'elle était à moitié sous l'eau. Son instinct l'avait poussée à adopter la position fœtale et à préserver son visage. Elle était encore consciente mais, de toute évidence, serait bien incapable de marcher seule.
La chienne se tenait à coté et lui léchait le visage. La casquette qu'elle aimait tant garder dans la gueule était au pied d'Ivan derrière le mur de terre.
Rien ne pouvait être pire à présent. L'équipe était scindée et il y avait une horrible décision à prendre. Ivan, Mathilde et Suzanne allaient-ils laisser leurs deux amis pour continuer leurs route ? Il ne semblait pas y avoir d'autre alternative.


- Jill ! Alison ! Parlez-moi ! Se répétait la voix triste de Suzanne derrière le mur. Est-ce que ça va ?!?





Pendant ce temps, non loin de là...



Laurent étouffait.
A peine s'était-il présenté en face de ses deux geôliers qu'on lui avait mis une cagoule sur le visage et qu'on l'avait étranglé avec une corde. C'était un principe vieux comme le monde pour s'assurer que le captif n'aurait pas d'idées audacieuses. Il n'avait que la possibilité de suivre le mouvement pour garder quelques maigres bouffées d'air supplémentaires.
Malgré tout, le militaire parvenait à discerner quelques éléments à travers le tissu. Il se rendit compte qu'il était sous terre et que l'endroit se composait de plusieurs niveaux, qu'il y avait de l'éclairage et que les couloirs étaient plutôt animés. Des patriotes patrouillaient par deux ou trois, tous étant des flics, des militaires, des membres du GIPN ou autre. De ce que Laurent pu constater malgré sa cécité forcée, c'est qu'il se trouvait dans un bastion, un camp de survivants. L'espoir un peu fou le prit à l'idée que tous les occupants de cette planète n'ait pas été atteint par l'effet du NESS et qu'il pourrait peut-être s'expliquer. Malheureusement, il déchanta rapidement en entendant plusieurs d'entre eux rire comme des déments ou répéter des phrases incompréhensibles. L'homme fût trainé de force jusqu'à une grande salle dont les murs avaient été sciemment défoncés. Lorsque la cagoule fût retirée et que la lumière cessa de l'éblouir, il distingua sans mal les câbles qui sortaient de part et d'autres des parois. Ils convergeaient tous vers une pièce en contrebas, sur sa gauche, à plus de quatre mètres de profondeur. Au milieu des gravas du plancher qui n'avait pas survécu, les câbles se regroupaient autour de plusieurs appareils qui n'avaient rien d'humain. A voir les éclairs de surtension qui s'en dégageaient, il devait probablement s'agir de générateurs de conception alien destinés à alimenter ces câbles.

La porte d'en face s'ouvrit.
Ce n'était pas vraiment nécessaire compte tenu du fait que le mur avait été largement éventré pour y faire plus de place. Le militaire manqua de s'étouffer en reconnaissant l'uniforme Tok'ra de la jeune femme qui approchait. La tête haute, la démarche impériale, elle se planta en face de lui en affichant une mine dédaigneuse. Ses deux geôliers étaient occupés à le ligoter sur un siège couvert de sang : celui de Rayce.
Un chariot à roulette supportait tout un tas d'instrument de torture dont l'aspect de certains lui échappaient. L'homme s'était longuement demandé pourquoi cette Tok'ra pouvait se conduire de la sorte et s'apprêtait probablement à poser la question....jusqu'à ce qu'il entende une voix rauque prononcer :


- Soumet-toi à ton Dieu, Tau'ri ! Parle, et tes souffrances seront brèves !




Citation :
Attention :

Vous remarquerez que vous avez tous été pnjisé. Les comportements que vous pouvez considérer comme inadapté à vos personnages (surtout concernant Mathilde et Ivan) trouvent leur explication de l'effet du NESS. Si ça vous pose un problème, n'hésitez pas à me MP pour un édit.

Lisez vos boites mails, vous allez recevoir quelques informations complémentaires.
Merci
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 18 Avr - 23:48

Jill referma la trappe derrière elle, laissant Ivan prendre la tête de la marche. Alors qu'ils avançaient sûrement mais prudement dans le tunnel, la jeune femme redressa la tête lorsqu'elle entendit les bruits provenant de la rue au dessus de leur tête. Ils avaient l'air bien décidés à faire céder la plaque d'égoût ce que qui n'annonçait rien de bon pour les équipiers.

Alors que la jeune femme allait demander à tout le monde d'accélérer un peu le pas, elle fut plus qu'étonnée par ce qu'il se passa sous ses yeux. Sans même comprendre pourquoi, elle vit la situation dégénérer. Rapidement, tout s'accéléra. Suzanne lui confia Alison et Jill ne comprit pas de suite pourquoi. Ce fut seulement quand elle vit son amie se précipiter vers les deux fous furieux qu'elle comprit qu'elle essayait de les calmer et de les ramener à la raison.

Comme si de rien n'était, ils se calmérent tout simplement et c'est à cet instant que Jill comprit qu'il se passait quelque chose avec le NESS. Ces fichues antennes étaient en train de leur ramollir le cerveau et si ils ne trouvaient pas rapidement une solution, ils risquaient de devenir comme les fous furieux qui grattaient le sol au dessus de leur tête.

Dés qu'ils furent calmés, tout le monde reprit son chemin, Jill tenant toujours Alison pour l'aider à avancer, elles se déplaçaient moins vite que les autres. Alors qu'elle pensait que tout était rentré dans l'ordre, des tremblements dans le sol la ramenèrent à la réalité. Les ennuis étaient loin d'être terminés. S'arrêtant, se couvrant la tête et essayant de couvrir celle d'Alison du mieux qu'elle le pouvait, Jill ferma les yeux, attendant que ça se passe. Heureusement pour eux, la situation eut l'air de se stabiliser. Alors qu'elle se redressait pour pouvoir repartir, le regard de Suzanne fixant une large fissure au dessus de leur tête ne la rassura pas le moins du monde. Elle allait accélérer le pas pour rejoindre l'autre partie du groupe mais malheureusement, tout se remit à trembler et Jill vit des morceaux du plafond tomber juste devant elle et Alison, leur bouchant le tunnel. Les deux jeunes femmes étaient prises au piège et séparées du reste de l'équipe. Jill n'eut pas le temps de dire quoique ce soit, un rideau noir tomba devant ses yeux.

Ce furent les cris poussés par la scientifique qui firent sortir Jill de son sommeil forcé. Jill cligna des yeux et toussa pour évacuer la poussière qui lui avait envahi la gorge.


"C'est...c'est quoi ce bordel..."

Jill se redressa, essayant de se souvenir de ce qu'il venait de se passer. Machinalement, elle porta une main à son crâne et sentit qu'elle saignait. Heureusement ça n'avait pas l'air grave.

"Fuck..."

La militaire tourna le visage et vit Alison, allongée dans l'eau, la chienne lui léchant le visage. Jill se mit debout et se précipita vers sa coéquipière pour la redresser tout doucement.

"Hey Alison, tu m'entends ?"

De la main, elle écarta doucement Netty pour qu'elle arrête de lécher la tronche à l'archéologue. Jill regarda autour d'elle, analysa le plus rapidement la situation. Le choix était simple... Si elles faisaient demi tour, elles allaient directement au suicide... Si elles restaient là, ils allaient leur tomber dessus et ça aussi c'était du suicide. La voix de Suzanne la sortit de ses pensées.

"Tout va bien Suzanne !! Alison est juste un peu sonnée, on a la chienne avec nous ! Continuez votre chemin, on se retrouvera un peu plus loin !"

Jill avait dit ces derniers mots sans vraiment en être convaincue mais au point où ils en étaient, il ne fallait pas qu'ils se permettent de perdre du temps. La militaire se mit debout et aida son amie à faire de même.

"Allez Alison on se bouge, faut pas rester là..."

Elle ne savait pas vraiment comment elles allaient sortir de là mais il était hors de question pour elle, qu'elle reste ici et qu'elle attende sa fin.
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Jeu 19 Avr - 16:21

Qu’il était frustrant de ne rien pouvoir faire, comment y parvenir sans voir et pratiquement sans avoir un bon apport en oxygène, les deux salopards savaient ce qu’ils faisaient et ainsi ne risquaient pas que Laurent ne puisse leur jouer un mauvais tour. Malmené comme un pantin car il avait du mal à savoir où il mettait les pieds du fait qu’il focalisait sur le peu qu’il pouvait observer à travers la cagoule, comme l’humidité de sa cellule le prouvait, il devait se trouver en sous-sol et l’endroit était plutôt fréquenté. Jusque là, il n’avait croisé que des types en uniformes qui circulaient en petits groupes dans un méandre de couloirs assez bien éclairé pour ce type de lieu. Le para se contentait d’accumuler les informations, la semi-strangulation par la corde ne l’aidait pas à cogiter en même temps pour faire des plans sur la comète, il devait déjà essayer de suivre le rythme imposé pour éviter de se faire frapper inutilement, de toute façon quoiqu’il puisse penser ou imaginer, cela ne changerait rien à sa condition actuelle.

Les rires sadiques ne lui disaient rien de bon et il s’attendait à tout moment à se prendre des coups juste pour le bon plaisir de ces timbrés, malmené jusque là, on finit par lui retirer l’étouffant bout de tissu pour un brusque retour à la luminosité qui l’éblouissait. Reprenant petit à petit ses esprits en même temps que son souffle et sa vision, il resta calme et regarda ce qui l’entourait afin de se faire une idée d’où il était et qui il y avait. Il y avait bien des câbles dont la disposition sortait de l’ordinaire, par contre il n’avait pas de mal à comprendre qu’il v allait mieux éviter d’y toucher en voyant les éclairs ou ondulations électriques les parcourir. Son analyse s’arrêtait là car étant dans l’expectative de ce qui pourrait lui advenir, le bazar à câbles était le dernier de ses soucis et puis la porte qui s’ouvrit attira son attention.

L’incompréhension s’empara de lui en voyant la tenue que portait la femme qui entrait, ses yeux froncés traduisaient sa difficulté à démêler les fils de ce tragique mystère, que foutait cette Tok’ra à la tête de ces fous, pour peu que cela en soit bien une car l’habille ne faisait pas le moine selon la méfiance du moment du militaire. Sa démarche et son attitude ne collaient pas avec le déguisement, on savait les Tok’ra fiers et réservés mais là c’était trop, c’était plus le style d’un Goa’uld. La fixant du regard sans broncher afin de bien lui faire comprendre que son petit manège ne l’impressionnait pas mais évidemment, on vint briser ce moment de franche amitié (ironie) en agrippant le Para pour l’attacher à une chaise qui malheureusement avait déjà servi peu de temps avant.

A femme se décidait à entamer la conversation qui s’annonçait intéressante car l’avantage était qu’elle allait directement à l’essentiel, voila qui confirmait l’hypothèse du terrien.

« Me soumettre à mon dieu ?! J’ai du louper un épisode… Au moins celui des présentations car je n’ai pas mémorisé votre nom… Par contre si on pouvait éviter d’en venir aux tortures ce serait sympa, j’en ai marre de servir de punching-ball pour personne en mal de sadisme ! »

Voila de quoi converser calmement entre gens de bonne compagnie (ironie encore et toujours), la suite était prévisible et Laurent savait qu’elle ne lui serait pas favorable, il ne fallait pas être médium pour le deviner, simplement connaitre la façon de penser des Goa’ulds suffisait.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mar 24 Avr - 14:55

Un peu de répit dans les égouts, c'était pas du luxe! L'endroit était vraiment nauséabond et Mathilde fut tentée de prendre son masque histoire de se couper de cette puanteur. Mais ils auraient peut être besoin de se protéger de quelque chose plus dangereux que des mauvaises odeurs donc ne pas utiliser pour rien la cartouche. Pour autant elle ne se priva pas de faire quelques commentaires. Et ceux ci furent plus ou moins ciblés sur Naughart qui non seulement l'avait ignoré et s'avançait dans les égouts sans vouloir daigner faire de reconnaissance dans la rue, mais elle savait que c'était une tête de mule... Sauf que là trop c'était trop. sa patience qui n'avait jamais été légendaire, loin s'en faut, avait définitivement rendu les armes. Le soldat en fut quitte pour une volée de bois vert d'une virulence peu commune, même pour la Baronne de l'Argentière dont le ton était presque strident du fait d'un accès de colère totalement irraisonné.

"Vous écoutez ce que je vous dis ou vous avez le front trop épais pour comprendre le français? A moins que vous ayez perdu plus qu'un oeil et que ce soit tombé de votre treillis sans que l'on s'en rende compte vu votre utilité depuis le début de la mission! Vous comptez aller jusqu'où dans ces égouts? Je vous rappelle que nous ne sommes pas sur Terre donc vous trouverez pas votre appartement! Si nous ne remontons pas, impossible de savoir où nous sommes, où nous allons et de retrouver la trace de Campbell, mais ça vous vous en foutez, trop égoïste et trop trouillard!"

Ce qui devait arriver arriva, Naughart finit par exploser à son tour - à raison vu ce que la Baronne lui avait balancé à la face - et sa réaction fut cependant plus violente que ce que les autres équipiers auraient put penser, la spirale de colère inexplicable et sournoise s'aggravait et le soldat colla une belle paire de gifle à la demie portion d'origine nippone.
Et dans le même geste la scientifique braqua son zat'nik'tel sur le militaire tandis qu'il lui rendait la pareille. Et sans l'intervention de Suzanne les choses auraient sans doute tourné court et de façon sanglante. Le regard de la jeune femme n'était pas celui de l'aristocrate qui fusillait les gens des yeux, la lueur était pleinement homicide. Elle aurait fait feu, le doute n'était pas de mise.
La colère grondait encore en elle et Mathilde dut prendre sur elle pour finalement baisser son arme. Peu à peu elle recouvra son empire et plus elle se calmait plus elle prenait conscience de quelque chose, leur comportement n'était pas rationnel. Certes il y avait la peur, le stress, mais Ivan comme elle avaient déjà traversé des situations catastrophiques, du danger et des menaces bien trop importantes pour être affrontées, mais là ils avaient complètement lâché prise pour ne pas dire qu'ils avaient perdu les pédales. S'ils n'avaient pas tenu le choc ils ne seraient pas restés dans le programme Porte des Etoiles bien longtemps.


"Le NESS... Les ondes commencent à nous affecter. C'est différent pour nous. Progressif. Si nous ne nous dépêchons pas cela pourrait recommencer, plus intensément et peut être de façon permanente. Il faut atteindre la Tour Eiffel!"

Elle conclut avec Suzanne que cela devait tenir à des différences physiologiques entre terriens et patriotes, mais ils devraient reporter à plus tard leurs conjectures scientifiques, il fallait trouver un endroit où se protéger de ces ondes et comme elle l'avait suggéré la Tour Eiffel était le meilleur, sinon le seul endroit qui puisse joué le rôle d'abri. Le hic étant que ce devait être également un endroit protégé... Rien n'était jamais simple.
Mathilde se tourna vers le soldat qu'elle avait jusque là soigneusement évité du regard et après une certaine hésitation se lança d'un ton très, très protocolaire. Elle allait faire quelque chose qui lui coûtait énooooooooormément, mais c'était nécessaire vu leur état.


"Naughart, même si c'est le fait des antennes NESS et que je n'étais pas dans mon état normal je tiens à vous présenter m...AAAH! SEISME!... ARGH"

Le sol tangua soudain sous ses pieds et l'envoya s'écraser contre un mur humide tête la première. Par chance -chose rare pour elle - ce fut le gros sac qu'elle portait qui heurta le mur en premier et amortit l'impact de la petite furie qui se retint comme elle put tandis qu'un séisme assez conséquent secouait tout le tunnel, faisant tomber des éléments de la structure. Par chance la secousse tellurique fut de courte durée et ils ne finirent pas écrasés sous les décombres. Les séismes elle connaissait pour toutes ces années passées au Japon. Elle connaissait les consignes et les les appliqua instinctivement.

"Il faut sortir avant la prochaine secousse sinon tout va nous tomber sur le coin de la figure!"

Ayant suivi le regard de Suzanne, la physicienne avait remarqué elle aussi la fissure trop profonde et large pour être catholique qui parcourait tout le plafond. Sa collègue faisait signe à Jill et Alison de les rejoindre pour filer au plus quand dans un grondement de fin du monde le plafond prit tout le monde de court en s'effondrant. Des tonnes de roche et de terre furent vomis par la plaie béante dans le plafond et il s'en fallut d'un cheveu pour que Suzanne ne finisse pas écrasée sous les blocs de béton armé.
Par chance les deux femmes coupées du reste de l'équipe étaient saines et sauves. Le souci principal était la séparation du groupe, Alison était mal en point, Jill pas vraiment mieux... Leurs chances de survie seules étaient bien minces.


"Jill, Alison! Trouvez une plaque d'égout pour sortir le plus près possible d'ici, il faut que nous nous rejoignons au plus vite!"

Puis se retournant vers les deux coéquipiers avec elle.

"Notre seule chance est de sortir de cette fosse! Jill et Alison ne tiendront pas sans notre aide et de toute façon avec les séismes nous ne pouvons pas rester sous terre. Bon sang... Qu'est ce que je ne donnerai pas pour une bonne douche!"

Elle aurait aimé dire "pour avoir été malade avant de partir" mais elle connaissait bien Paris, et c'était la seule de l'équipe avec une connaissance suffisante des systèmes technologiques extraterrestres pour stopper le réseau NESS sans risque comme une surcharge fatale du système suite à une indigestion de C4 ou de plomb, méthodes favorites des militaires et sans doute de celles qu'affectionnait Ivan et Jill... Et peut être Laurent. Elle ne devait pas oublier Laurent. Ne plus y penser serait le considérer comme perdu et il fallait faire tout son possible pour le récupérer. Et récupérer cette vipère de Tok'Ra également histoire de lui faire payer.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Mer 25 Avr - 17:07

Alison ne prit pas la peine de répondre à Ivan, préférant garder son énergie pour se déplacer et jouer le moins possible les boulets pour l'équipe. Impossible de marcher seule, malheureusement, mais elle ne fit pas de commentaire et essaya de se débrouiller le plus possible pour avancer sans trop peser sur sa coéquipière. Pour le moment, elle s'appliquait à mettre un pied devant l'autre. La situation était catastrophique, mais elle avait connu d'autres missions, alors elle refusait de perdre espoir et de se lamenter. Après tout, ils étaient encore en vie, non ?

Leur progression fut stoppée lorsque les cris de Mathilde et Ivan résonnèrent contre les parois, plus violents qu'ils n'auraient dû.


" Stop it ! Calmez-vous ! " s'écria-t-elle d'une voix faible.

Ils n'avaient même pas dû l'entendre tant elle se sentait épuisée. Les ondes. Il n'y avait que ça pour transformer deux coéquipiers qui s'étaient comportés jusque là en professionnels, en gamins colériques. Par tous les dieux, jusqu'où tomberaient-ils ?

Les dieux, justement, avaient décidé de s'amuser encore un peu et le sol se mit à trembler, Alison essayant de se tenir comme elle pouvait au mur pour ne pas entraîner Jill avec elle. Sauf que les murs en questions paraissaient vouloir se dérober. Elle voyait déjà tout à travers un brouillard dû à la douleur et aux calmants, alors là, la poussière et les odeurs n'arrangeaient rien... la mission se déroulait depuis un moment dans un chouette flou artistique.


Et là... hop ! Un mur surgit d'elle ne savait où et vint séparer l'équipe. Instinctivement Alison se replia sur elle-même, ses jambes ne la soutenant plus. Elle aligna quelques mots en chinois mêlés d'elle seule savait quoi et qui devaient être des jurons bien sentis. Trop épuisée pour paniquer, elle se contenta de repousser doucement la chienne qui la débarbouillait et de répondre à la militaire en essayant de faire le point sur ce qu'elle voyait, marmonnant en anglais :

" Jill ? Ca va ? "

La militaire essayait de lui faire retrouver ses esprits. Les autres, elle les entendaient au loin, confusément... Jill se chargea de répondre, Alison puisant dans ses forces pour se donner la volonté de poursuivre. Oui, elle allait bien, juste un peu sonnée... ce qu'il fallait comme optimisme, quand même ! Heureusement, elle avait par nature plein d'entrain, aussi elle ne râla pas lorsque Jill l'aida à se relever et entreprit de les faire continuer. Et hop, c'était reparti... Un pied devant l'autre et on recommence. Par contre, il ne fallait pas lui demander d'élaborer des stratégies. Elle suivait Jill, c'était déjà pas mal !
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Jeu 26 Avr - 23:22

Au moins ils étaient en sécurité une fois la plaque refermée derrière eux, ces malades mentaux restaient assez intelligents pour piloter un hélico et les arroser joyeusement avec des armes lourdes et des cocktails Molotov, mais pas assez pour ouvrir une plaque. Pour une fois qu'ils avaient un peu de chance... Mais le moment n'était pas vraiment à la détente, ils finiraient bien pas réussir à la défoncer et à se précipiter sur eux. Il fallait donc avancer ! Quitte a aller dans la mauvaise direction et à reprendre la bonne plus tard. Mais cette foutue scientifique ne faisait que piailler... Bah oui, va voir dehors et fais toi défourailler la tête par une barre en fer ou par un hélico, nous faire repérer et nous faire tuer ou pire encore... Il garda son "calme" jusqu'au mot de trop ou lui lui colla une baffe pour la faire redescendre sur terre, jusqu'à ce qu'elle pointe son Zat sur lui, et la riposte classique : un five seven pointé sur elle, une balle n'était jamais réellement gaspillée.

"Ne me donnez pas une raison de plus pour retapisser les égouts avec votre boite crânière si remplie. Je sais pas qui a été le plus utile entre celle qui a bousillé notre seule bagnole ou celui qui a passé son temps à déblayer le chemin pour qu'une chinoise puisse apprendre à conduire !"

Puis ils furent séparés avant de reprendre contenance : les effets de ce foutu système à la mort moi l'noeud ! Et ils allaient tous devenir complètement barjos s'ils ne trouvaient pas vite le refuge qu'était la tour Eiffel et si ses souvenirs étaient exacts : le centre de commandement du système.

C'est lorsque la chinoise énervée essaya de lui parler, certainement lui présenter des excuses qu'un tremblement de terre, encore un, vint la déranger. Une véritable catastrophe qui leur vaudrait encore quelques frayeurs. Enfin... Pire encore : Un éboulis sépara le groupe. Ce qui au final était très mauvais signe ! Une fois la situation calmée, ils pourraient réfléchir à la suite...

Il surveilla l'autre côté, laissant les autres essayer tant bien que mal de communiquer, mais aussi de dégager les gravats. Peine perdue, seuls des engins spécialisés leur permettraient de les sortir de là, les explosifs feraient s'effondrer le reste du sous sol. Il entendit néanmoins les ordres de Cooper, c'est à dire continuer et qu'ils les rattraperaient... C'était l'ordre qui voulait tout dire, c'est à dire de continuer la mission quoi qu'il arrive et quoi qu'il en coute et de les abandonner, voire peut-être de les retrouver au chemin du retour. Il n'aimait pas ça, mais c'était certainement la décision qu'il aurait lui aussi prise. Cette mission était sous commandement militaire et il était le plus haut gradé de son groupe. Il détestait faire ça, mais il le ferait.

"On se rejoint à la tour Eiffel Sergent, ne soyez pas en retard sinon vous vous ferez griller le cerveau toutes les deux ! Même si on accomplit la mission sans vous, je ne partirai pas sans vous ramener à la maison !" avait-il hurlé à travers la paroi, avant de se retourner vers Mathilde, qui serait certainement un frein. "On va à la tour Eiffel, les ordres sont de continuer, on jettera un oeil dehors pour prendre la bonne direction à la prochaine sortie, je n'ai pas envie de me retrouver dans une rue à jouer au lapin pour un hélico en chasse. Et vu notre état, c'est soit presser le pas soit tous nous condamner." En parlant de se condamner, il sortit le chargeur vide de son five pour transférer 5 balles de l'autre dans celui-ci. "Vérifiez vos chargeurs et 5 balles de côté, c'est toujours mieux de finir comme ça que la lobotomie. Autant les réserver si nous échouons." Il se foutait pas mal que les autres ne comprennent pas, il ne voulait juste pas finir ainsi.

Si Cooper faisait demi tour elle retournait dans l'enfer précédent, et elle ne sortirait pas inconsciemment à découvert et malgré le risque de séisme, elles étaient plus en sécurité en sous sol. Et il fallait être conscient que le temps était plus que compté, Alison serait un poids pour Jill, elles n'avanceraient pas vite et trop les attendre pouvait aussi bien condamner la mission.

S'il n'y avait pas d'autres oppositions Ivan reprendrait la marche dans les sous terrains avec les deux tubes à essais à sa suite jusqu'à la prochaine sortie avec entre eux et celle-ci un immense charnier... Une sorte de champs de bataille dont le seul témoignage étaient les stigmates que portaient les murs et les douilles des armes utilisées. Mais tout ce qui pouvait encore servir avait été emporté, visiblement les derniers résistants avaient eux aussi cédé... Il fallait avancer prudemment, ces fous auraient été capables de piéger les cadavres.

"Vos pas dans les miens." ordonna-t-il.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Sam 28 Avr - 4:44

Jill & Alison




Ainsi, la jeune militaire était contrainte de faire marche arrière. Dans son esprit, comme dans celui de tous ses coéquipiers, résidait cette petite idée dont personne ne voulait croire. Elle s'imposait d'elle-même au regret de tous, se faisant haïr par sa présence même, pour se nourrir de craintes. Jill allait inévitablement rencontrer la marée humaine qui tentait d'accéder à l'égout. Mal équipé, blessée, et servant de béquille à l'archéologue, la rencontre serait du suicide pur et simple.
Malheureusement, attendre devant ce mur de terre serait encore plus risqué. En faisant demi-tour, elle conservait une petite chance de trouver une autre sortie.
Alors qu'elle évoluait, mobilisant toutes ses forces pour ne pas lâcher Alison, elle sentait son cœur battre de façon anormale. Les muscles de son bras agrippant la ceinture de l'archéologue était fréquemment soumis à des crampes. Son mollet blessé la tiraillait. Et pour clore le tout, sa blessure à la tête faisait ruisseler un mince filet de sang descendant directement dans le creux de ses yeux.
Bref, la pauvre Jill était dans un état catastrophique et Alison pire encore. Mais il fallait avancer, ne surtout pas s'arrêter. Car la jeune femme avait vécu à de nombreuses reprises des situations d'épuisement extrême. S'arrêter, c'est mourir. Faire une pause l'empêcherait de repartir.

Bien malgré elle, des plaintes se mélangèrent à sa respiration devenue lourde et rapide. Son cœur continuait de faire des siennes et elle buta parfois, manquant de s'étaler de tout son long en emportant son amie avec elle.
Finalement, au bout de quelques minutes, Jill parvint à hauteur de la plaque d'égout. Elle eût une pensée pour la chance qui semblait lui sourire, du fait que la route ne lui était pas coupée, et hasarda un regard sur le disque en fonte. On ne tapait plus dessus car une paire de main s'était glissée sur une fente taillée dans le bitume. Son regard s'écarquilla alors que l'objet se soulevait brutalement, dévoilant des dizaines de visages déformés par la folie. Et à travers cette masse et tous les objets leur servant d'armes, la militaire reconnût un pistolet modifié. Le constat lui arracha un cri et elle eût tout juste le temps de se jeter en avant. En une seconde, trente balles ricochèrent contre les parois du tunnel. Il y eût un horrible boucan, comme un écho se répétant sans cesse. Et alors qu'elle se relevait en emportant Alison, elle entendit clairement ses poursuivants sauter dans le trou pour atterrir dans son dos.
Il fallait courir pour sauver sa peau, pousser au maximum de ses capacités dans l'espoir fou de réussir à les semer. Un « clic » d'une arme vide s'accompagna instantanément d'un jet de projectiles en tout genre. Des bouteilles en verre explosaient sous ses pieds, lui envoyant des morceaux de verres dans les jambes. Des cris de déments résonnèrent fortement. Ces gens étaient assourdissants, horribles. Et ils semblaient être de plus en plus proche.

Jill aurait certainement perdu espoir s'il n'y avait pas eût cette grande salle. Le tunnel l'amena directement sur des bassins de filtrage dont les passerelles avaient cédé. C'était peut-être un cul de sac mais elle n'avait plus rien à perdre. Il ne restait plus que quelques mètres et il fallait sauter sans la moindre hésitation. D'ailleurs, comme pour lui rappeler que le temps lui était pressant, une boule de pétanque lui frôla le visage avant de plonger lourdement dans cette eau souillée. La jeune militaire assura sa prise autour d'Alison puis elle plongea avec elle, l'entrainant dans le flot. L'odeur était épouvantable et elle aurait pu s'inquiéter de l'infection de ses blessures s'il n'y avait pas plus important. Jill se débattit longuement, ramenant son amie jusqu'au bord du bassin. Elle luttait contre un léger courant provenant du trop plein. Une sécurité automatique avait levé un système d'écluse dérivant l'eau dans un immense conduit. Les projectiles, encore, accompagnaient sa progression. Mais la jeune femme ressentit une immense vague de soulagement en comprenant que ses poursuivants s'étaient arrêtés au bord s'y entassant par dizaine. Certains, sous l'effet de mouvement de foule, chutaient dans l'eau et s'y noyaient sur le champ. Elle était presque sauvée. Il suffisait juste de se hisser jusqu'à la passerelle.
Cette perspective de réussite lui donna un regain d'énergie. La militaire posa la main d'Alison sur le rebord afin qu'elle puisse se retenir puis elle grimpa sur la passerelle. La chienne, quant à elle, avait poussé plusieurs plaintes. Elle avait du croire que les filles comptaient l'abandonner ici et, avec la foule qui se pressait derrière, l'animal avait plongé à son tour. Mais elle n'était pas la priorité de la militaire qui devait d'abord remonter sa camarade. Elle lui tendit la main et la tira à son tour jusqu'à elle. Ça y était presque, elles étaient presque sauvées. Alison était sur le point de basculer sur le métal froid de la passerelle.

Mais au moment où la jeune femme se hissa sur le rebord, elle se cabra soudainement en poussant un horrible hurlement. Sa léthargie semblait avoir soudainement disparue, comme éveillée par une douleur si violente qu'elle était incapable de la retenir. Sa lucidité disparût ensuite peu à peu, son étreinte se desserra, laissant Jill seule à la maintenir. La pauvre femme cria sous la violente tension. Mais hélas, blessée et fatiguée comme elle l'était, Alison lui échappa et retomba dans la cuve. Son regard ahuri se posa sur elle. L'archéologue flottait mais semblait complétement figée, comme si elle était morte. Elle chavira sur le coté, emportée par le courant, et dévoila le javelot d'un lance-harpon qui lui avait traversé le flanc gauche. Ce fût la dernière chose que la militaire pu voir d'Alison avant qu'elle ne disparaisse dans le déversoir de trop plein. Devant, un patriote un peu plus alerte que les autres rechargeait son arme d'un nouveau harpon en s'esclaffant.
Ce salaud donnait l'air d'être fier de son acte...terriblement fier.





Ivan, Mathilde & Suzanne



La vision d'horreur de ce charnier avait largement de quoi dégoûter le reste du groupe. Ils n'étaient peut-être pas d'accord sur tout, harcelés par la discorde et de fréquents accès de colère, mais le silence régna en maitre devant ce génocide. Il y avait même des femmes et des enfants. L'un des murs avait reçu tant de balles qu'il était impossible de définir sa surface plane. En somme, ils avaient été exécuté là. C'était de nombreux innocents qui, par chance, avait pu fuir temporairement les effets du NESS. C'était pour mieux tomber entre les griffes de ces fous et du monstre qui semblait tirer les ficelles. Ordonnant la marche, Ivan progressa dans le couloir en évitant des tas de détritus. Des vêtements arrachés, des sacs de voyages, des sacs à dos troués, étaient les deniers restes de ce qui avait du être la cachette de ces gens. L'eau qui ruisselait était pleine de sang. Elle maculait les rangers et les uniformes de cette horrible teinte pourpre tandis qu'une odeur terrible s'en dégageait. Puis dans ce silence morbide, le groupe remarqua qu'une ambiance lointaine leur parvenait. Il y avait de nombreux cris de fous, ceux-là même qui devaient probablement courser Jill et sa collègue.

- Mon dieu ! Est-ce qu'ils sont...

Ivan comme Mathilde refusèrent de les croire morts. Mais il fallait avancer, ils y étaient obligés.
Par chance, l'un des tunnels portait la plaque de la rue d'au-dessus. Mathilde en connaissait suffisamment pour savoir qu'ils étaient déjà sur la bonne direction pour rejoindre la tour Eiffel. Seulement, le tunnel avait la fâcheuse tendance à se réduire. Finalement, au bout de cinq minutes, ils rencontrèrent une énorme grille qu'il serait impossible de faire tomber sans un bon chalumeau et une demi-journée. Il y avait toujours le C4, bien entendu, mais avec ce qu'il venait de se passer plus tôt, c'était un risque trop important.
Mathilde s'étonna de découvrir un point lumineux sur sa radio. Le spot indiquait que quelqu'un transmettait sur la fréquence sécurisé et, c'était évident, seul le SGC en était capable. On cherchait donc à les joindre. Cela faisait tant de temps qu'ils erraient que la base avait du s'inquiéter de ne pas recevoir de nouvelles. L'idée même de pouvoir contacter le général amena un vent d'espoir en chacun d'eux. Mais il y avait tout de même un problème. Mathilde comme Suzanne savaient pertinemment qu'ils n'étaient pas assez profondément enterré sous le sol pour bloquer les émissions radio. Or, s'ils recevaient le signal mais n'entendaient rien, c'est que quelque chose bloquait les ondes...comme ce bouillon électromagnétique qui risquait à tout moment de les rendre dingue par exemple.

Cette fois-ci, Ivan fût bien obligé de remonter à la surface. En prenant la tête, il agrippa l'échelle et souleva la plaque d'égout en laissant juste de quoi jeter un regard. Il faisait nuit noire et il n'y avait apparemment personne. Riche de précaution, le petit groupe parvint finalement à se dégager et à trouver refuge dans un renfoncement de cette petite ruelle. Une pétarade brisait le silence. Quelqu'un se faisait plaisir avec une mitrailleuse mais il était encore impossible de dire d'où cela pouvait provenir. Mathilde reçut un tas de friture et des bribes de paroles incompréhensibles. Mais elle reconnût la voix du général. Il demandait surement un contact.
Rapidement, les tirs se firent plus précis. Les rotors d'une hélice accompagnaient les échanges et, avant que quiconque ne puisse comprendre ce qu'il se passe, un UAV du SGC piqua dans la ruelle. Le drone effectua un rase-motte si court que les équipiers eurent le temps de le voir passer à trente centimètres d'eux, de sentir le vent balayé par son hélice, et de suivre les impacts de balles qu'il trainait dans son sillage. L'engin fît ensuite un coude très serré pour reprendre de l'altitude et vira sur la droite.
Pas de doute, il était pourchassé par l'hélicoptère qui avait tenté de les crucifier une demi-heure plus tôt. Par chance, l'engin n'avait pas activé ses projecteurs et il ne remarqua pas la présence de l'équipe SG. Il avait d'ailleurs fort à faire avec sa cible volante. Ça tirait dans tous les sens, l'opérateur du drone devait s'arracher les cheveux à esquiver ces attaques. Tout d'un coup, l'UAV vira brutalement pour revenir vers la ruelle. Sa proximité avec l'équipe SG lors de son rase-motte lui avait permis de recevoir la signature de l'une des radios. Le drone fît une approche basse, zigzaguant pour éviter les projectiles, et largua une boite au moment où il survola la ruelle. Elle avait la taille d'une valise antichoc et atterrit cinq mètres plus loin.
La radio de Mathilde grésilla encore. Elle entendit un peu mieux cette fois-ci :


//...3...dez...ort..énéral...ray. Trans...po...est...a...ise. Deploi...mis..le...cou.//

Même si ces bribes restaient incompréhensibles, l'équipe avait une très bonne raison d'espérer. Le survol de l'UAV et le largage de cette caisse signifiait beaucoup de chose. Le Général savait qu'ils étaient encore vivant et la belle amitié de l'hélicoptère d'en face lui en disait long sur la raison de leur silence. Mathilde fût la première à atteindre la mallette. Elle l'ouvrit grâce à un code spécifique et manqua de sauter de joie en découvrant son contenu.
Le P90 et les deux recharges, elle s'en foutait un peu. La marqueur laser manuel, en revanche, lui donnait de quoi sourire. Tous les membres du SGC savaient que cet objet permettait de marquer les cibles au laser. Le message était donc clair. Le SGC s'apprêtait à déployer des missiles sol-air et des javelins téléguidés pour leur venir en aide. Les patriotes allaient enfin comprendre leur douleur. La radio ne passait toujours pas à cause de l'électromagnétisme. Mais si le drone survivait à l'hélicoptère, il pourrait relayer le signal du marqueur laser. L'équipe SG venait de gagner un sérieux atout. Encore fallait-il qu'il puisse l'utiliser à bon escient.
Suzanne tapota l'épaule d'Ivan. L'expression de son visage mélangeait une forme de joie avec de la crainte. D'un mouvement de menton, elle pointa la silhouette qui se profilait sur leur droite. La tour Eiffel !!! Elle était très proche, presque à coté. Mais au même instant, des éclats de voix résonnèrent et plusieurs rafales les frôlèrent de très prés. Suzanne eût juste le temps de crier un « attention » avant de s'effondrer au sol, un projectile lui déchirant la cuisse droite. Un hurlement de terreur recouvrit temporairement la pétarade. La scientifique plaqua une main contre sa jambe. A la tête qu'elle faisait, elle commençait déjà à s'enfoncer dans l'état de choc. Du sang giclait d'entre ses doigts, elle en perdait beaucoup. Là-bas, sur les balcons, venaient de débarquer quelques hommes. Il y en avait peu. Six tout au plus. Mais Ivan remarqua la particularité de la tenue : celle du GIPN et de leur MP5 a visée laser.



Laurent



Au départ, Laurent avait cru qu'il aurait le droit à une violente torture ayant pour but de lui arracher des secrets. L'atmosphère, les outils, sa position d'emprisonnement et la prétention de la Goa'uld le confortait dans cette idée. Tous l'aurait cru. D'ailleurs, sa dernière intervention était sans équivoque : « Parle et tes souffrances seront brèves. »
Mais plus il sondait le regard de cette Tok'ra, plus il comprenait que ses intentions étaient tout autres. C'était clair, à la façon dont elle le regardait après avoir parlé, elle se foutait littéralement de sa gueule. Le sourire narquois et l'éclat de son regard façon Goa'uld la rendait impressionnante d'une certaine folie. Elle aussi était sujette à l'effet du NESS. Mais avec une larve Goa'uld, le résultat semblait différent. Les outils avaient peut-être servi à faire tuer Rayce mais on aurait cru qu'il avait le droit à un tout autre projet. Moins douloureux peut-être mais plus terrifiant. Lorsqu'il lui demanda son nom, la jeune femme se contenta de pouffer en balayant l'air de sa main.


- Ce badinage est divertissant, humain. Mon nom est connu de tous. Je suis LA déesse !

Puis elle commença à lui tourner autour. Laissant ses mains baladeuses lui parcourir les épaules et la nuque. Laurent, pendant ce temps, ressentait un très mauvais pressentiment. Il avait l'impression d'avoir en face de lui une Tok'ra devenue complétement cinglée. Ses gestes et sa façon d'être trahissait l'attitude d'un Goa'uld. Mais peut-être qu'elle n'en était pas une.

- J'ai mis longtemps à fixer mon choix Tau'ri. Je vous ai bien observé et la décision a été difficile à prendre.

Ses doigts lui caressèrent la joue. Il y avait un gros problème...un très gros.

- Toi ou l'autre mâle. J'aurais été aisée de prendre le deux mais...pour mes futurs enfants...il ne me faut qu'un père.

Le choc de la surprise passé, le militaire commença à comprendre lorsque les gardes d'en face dévoilèrent un rideau de la pièce du fond. Il y avait une très vieille piscine, plus une ruine qu'autre chose, que l'on avait rempli d'eau chaude. Les colonnes romaines et la décoration lui rappelait un endroit pas très sympathique et qu'il avait eût à visiter quelques fois. Cet endroit était les ruines d'un ancien temple Goa'uld. Et le symbiote qu'abritait ce corps de Tok'ra était une pondeuse. Il ne lui fallait plus qu'un code génétique pur pour réaliser des centaines de larves à distribuer à ses esclaves. Si cette femme ne s'était pas perdue en explication, lui n'avait aucun mal à rassembler les pièces du puzzle. Avec tout cet électromagnétisme, la pondeuse n'avait probablement pas dû trouver chaussure à son pied...jusqu'à ce qu'il débarque avec son équipe. Plusieurs éléments lui échappaient encore mais l'essentiel était là. On ne l'avait pas kidnappé pour lui prendre des informations sur le SGC. Laurent était tombé sur un Goa'uld pondeur complétement fêlé qui voulait sa semence. Le principe avait de quoi dégouter n'importe qui et surtout lui.

- Je pourrais te faire mien simplement d'un baiser humain. Mais je n'y tiens pas. Je veux voir ta vitalité et valeur...

Et d'un signe de tête, elle accorda sa liberté.
Les deux gardes du GIPN le détachèrent en s'assurant qu'il ne fasse rien d'héroïque et le balancèrent en face de la fausse Tok'ra. Le sourire jusqu'aux oreilles, elle s'équipait d'un gant de facture Goa'uld. C'était leur outil favori pour blesser et balancer des gens sur plusieurs mètres. Il ne fallait pas être spécialement malin pour comprendre qu'elle cherchait le défi.


- La sholva a été très sympathique de m'indiquer l'endroit où avait été rangé mes précieux outils. A présent, je vais prendre ta semence et ton amour par la force humain. Tu vas te soumettre à ta déesse autrement que par ma grâce.

Laurent avait vu juste en la traitant de sadique. Cette Goa'uld était complétement dingue. Alors qu'elle reculait de quelques pas, adoptant une posture inquisitrice façon « grande reine », l'un des gardes envoya sur le sol, à une distance raisonnable, le couteau de combat de son gilet. Son équipement ne devait pas être bien loin.

- Pathétique humain. Je te plierais à ma volonté.


Citation :
Vous avez tous reçu des Mps avec des indications. Pensez à les lire.
N'hésitez pas à me poser des questions.
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MessageSujet: Re: Mission 90 : Asile mondial   Dim 29 Avr - 9:05

Comme une prédatrice, la Goa’uld semblait vouloir s’amuser avec sa proie en commençant par jouer celle dont personne ne pouvait ignorer le nom sans doute pour impressionner et se donner un rang, une valeur dont évidemment Laurent s’en foutait totalement. A la base, son attitude n’avait rien de bien étonnant, la folie de ces parasites et leur égo démesuré ne leur permettaient pas de sembler ordinaire, il fallait toujours qu’ils se fassent remarquer, adorer, vénérer, bref un Goa’uld.

Toujours était-il qu’il n’aurait pas son nom qui était connu de tous sauf de lui, après tout elle pouvait se le garder pour elle, cela n’allait rien changer si son nom était Roberta, Ginette ou encore Germaine. Le seul point positif pour le moment était qu’elle n’avait pas encore usé de la force pour marquer emprise sur ce début d’interrogatoire. Elle commença à lui tourner autour en lui effleurant les épaules et la nuque, le militaire avait beau tenter de se dégager localement de ce contact en essayant de bouger énergiquement la tête et les épaules mais c’était inutile car elle parvenait à ses fins.

Pour le para, elle venait de faire son repérage à sa façon et il l’imaginait déjà lui implanter un symbiote sans qu’il ne puisse rien y faire pour empêcher le futur squatteur de prendre le contrôle de son corps. Elle partait dans une histoire de choix et de décision difficile à prendre tout en s’obstinant à vouloir le toucher, cette fois ce furent ses doigts sur la joue mais de courte durée car Laurent écarta sa tête pour fuir ce contact.

« Connaissant vos semblables, vous n’avez pas dû avoir de mal à vous décider et à opter pour le pire des choix ! »

Autant dire que les deux n’étaient pas vraiment sur la même longueur d’onde alors la surprise fut de taille quand elle précisa ce qu’elle avait en tête, chercher un mec à tabasser ou à servir de logement pour un de ses potes… Futurs enfants… Père… Gloups !

A ce moment là ça fit tilt et le Para releva la tête pour regarder la Goa’uld avec un air mélangeant surprise et dégout avec une pointe de désaccord.

« Heu je crois qu’il y a erreur sur la personne… Je ne suis pas un des vôtres, vous savez la bestiole qui fait briller vos yeux quand vous voulez faire peur… Ah d’accord vous me faites marcher, c’est votre façon de me déstabiliser et le bassin est pour la torture par noyade, un instant j’ai cru que vous parliez d’avoir besoin d’un géniteur »

Comment se rassurer en repoussant l’idée désagréable qui lui était passée par la tête, refuser de croire ce qui était pourtant le plus probable, chercher une incompréhension là où malheureusement il n’y en avait pas.

Cerise sur le gâteau, elle voulait le tester avant, histoire sans doute de ne pas avoir misé sur le mauvais cheval et d’avoir des rejetons les plus trouillards de la galaxie. Au moins, plus longtemps durerait le test et moins tôt il passerait à la casserole. D’ailleurs on le libéra et il fut poussé en avant pour qu’il décolle son postérieur de la chaise, il se retrouva un genou et une main au sol alors que son autre jambe était en position idéal pour l’aider à se remettre debout car il ne pouvait se laisser faire pour dissuader cette dévoreuse d’homme qu’il était le bon candidat, le risque était qu’elle puisse accéder facilement aux informations qu’il avait en tête à l’aide de l’objet qui ornait sa main donc aucun autre choix que de faire ce qu’elle attendait de lui.

Le couteau de combat qui venait d’être balancé sur le sol à une certaine distance attira son attention pendant une seconde avant de nouveau fixer son adversaire en la mettant en garde :

« Je ne suis pas du genre à frapper une femme mais si vous ne me laissez pas le choix je serait contraint de le faire »

Encore faudrait-il pouvoir l’approcher !

Laurent commença à faire quelques pas de côté afin de pouvoir changer de position et observer de nouveau la zone qui était dans son dos jusqu’à présent, la Goa’uld semblait curieuse de voir quel serait sa première réaction dans ce combat inégal, se jeter sur le couteau ? Se jeter sur elle ? Tenter de s’enfuir ? Demande la pitié ? Se mettre à chanter pour se faire éjecter par le jury ? Tant de possibilités et aussi tant d’échecs à envisager mais qui ne tente rien n’a rien.

Vu la situation, il opta pour la tentative de fuite, il aurait peut être plus de chance hors d’une grande pièce où le gant Goa’uld serait moins efficace du fait d’obstacles, il regarda à l’opposé de la porte et fit même un mouvement comme s’il allait partir par la pour soudainement foncer vers la sortie de la salle, étrangement il ne se senti pas pousser des ailes pour venir morfler contre un mur ou finir grillé contre un câble, sauf qu’en approchant de son sésame pour prendre la poudre d’escampette, la porte se ferma, sans doute un garde à l’extérieur avait cru bon de faire du zèle pour être bien vu par sa maitresse. Se retournant vers la fausse déesse, il ne put s’empêcher de parler :

« Ok mauvais choix, faut me comprendre LA déesse, j’ai une copine et c’est avec elle que je compte avoir mes enfants et au moins elle, elle n’est pas du genre sadomaso… Enfin j’espère ! »

Ce qui devait arriver arriva à force de trop parler et de ne pas agir, elle lui envoya une impulsion qui lui plaqua violement le dos contre la lourde porte

« Ouch ! Ca, ça fait mal »

Option suivante, se remettre à faire des pas de côté pour se mettre entre la Goa’uld et le couteau, une fois cela fait il fonça cette fois non pas vers l’arme mais vers son adversaire et essaya de la tacler pour finalement se retrouver à frapper du pied son écran de protection et de se faire une nouvelle fois éjecter en étant propulser sur le sol et finir sa course non loin du couteau, à croire que c’était peut être fait exprès car le militaire se jeta dessus avant qu’elle ne puisse réagir à moins que ce ne soit volontaire de sa part pour jouer avec sa victime.

Laurent savait quoi faire de l’arme mais le jeté de couteau n’était pas du tout sa spécialité et il y avait sans doute une chance sur dix pour que la pointe soit orienté vers l’ennemi au moment de pénétrer dans ses chairs, en plus il s’agissait aussi de viser un endroit vital alors les probabilités baissaient encore ses chances de réussite. Soit, il était décidé à le conserver en main pour le moment, le serrant bien fort, il reprit son face à face en se mouvant encore pour tourner le dos aux deux gardes qui se moquaient de ses tentatives infructueuses à leur goût.

Jamais deux sans trois, le Para s’élança encore vers la Goa’uld qui une fois de plus le renvoya valser dans les airs, sauf que Laurent avait prévu le coup contrairement à un des deux gardes qui se trouvait sur la trajectoire et qui vit la lame fermement tenue venir se planter dans sa poitrine avant d’en ressortir aussitôt pour que Laurent passe à la suite, le deuxième gars qui n’avait pas encore réalisé ce qu’il venait de se passer mais qui rigolait déjà plus de ne pas avoir anticiper un telle manœuvre et pensant sans doute que sa déesse serait là pour l’aider alors que cette dernière observait le spectacle, le sang qui coulait devait la ravir et voir la fougue du futur père se ses rejetons devait la rassurer sur son choix au grand damne du militaire.

Le corps à corps avec le second garde débutait par ce dernier victime de l’effet de surprise titubant en arrière sous l’impact du coup de pied qu’il venait de se prendre dans l’abdomen pour lui couper le souffle, ce dernier à force de reculer vint tomber en arrière sur le gilet tactique de Laurent qui ne manqua pas de lui sauter dessus pour enfoncer le couteau à la base de son cou, ce que la femme ne pouvait voir car le corps du Para masquait cet évènement et le fait que ce dernier continue de simuler un combat au sol ne pouvait laisser présager que d’une main il cherchait un objet précis dans une des poches de son gilet alors que l’autre main frappait le malheureux qui devait déjà être mort. Dernier acte de cette mascarade, il planta le couteau au même endroit mais avec la gestuelle à la façon d’un prestidigitateur pour attirer l’œil où il voulait et mettre l’objet discrètement dans sa poche.

Il se releva et se tourna pour faire face à la femme qui se délectait de la boucherie, puis il fit quelques pas dans sa direction avec les deux bras pendant et le couteau dans une de ses mains dont le sang coulait le long de la lame avant de la lâcher et de dire d’un ton sec et sérieux:

« Je n’aime pas les voyeurs, ils me gâchaient les préliminaires ! Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On continue ce petit jeu où vous êtes sûr de gagner ou on passe à autre chose ? »

Laurent avait mal un peu partout à force de se faire envoyer dinguer dans tous les sens mais le principal était qu’il n’avait rien de cassé, la blessure la plus voyante était une arcade sourcilière ouverte et dont le sang qui en sortait coulait en filet jusqu’à son menton.
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