La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 Hello Dady (PV)

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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Hello Dady (PV)    Jeu 10 Mai - 23:46

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !

Je connaissais par coeur le dédale de la base, et je pouvais vous dire que plus je m'approchais de la porte des étoiles et plus je flippais, je continuais à me dire qu'une alerte était toujours possible, mais je ne me faisais pas d'illusions, même si c'était le cas, le général enverrait une autre équipe gérer le problème et pas SG3. Je m'arrêtais devant la porte sécurisée de la salle de la porte, et jetais un petit coup d'oeil à Jeff, avant que le soldat de garde m’interpelle, jetant un petit coup d'oeil à Jeff, comme si il ne s'attendait pas à le voir ici.

"Major, le général Peleonor vous attendant dans la salle de commande."

Je fis claquer ma mâchoire, prenant une profonde respiration, tripotant nerveusement ma carte d'accès qui pendait à mon jean, je pris la direction de l'escalier qui menait à la salle de commande.

"Quand il faut ein."

Je passais mes mains dans mes cheveux, les repoussant en arrière. Mon coeur battait dans ma poitrine, mais à cet instant je faisais bonne figure, un sourire sur le visage. J'entrais dans la pièce et découvrais mon paternel en pleine discussion avec un technicien qui visiblement était en train de lui expliquer le fonctionnement de la porte. Je l'observais de dos, l'idée de sortir de la base était tombée à l'eau, il portait son uniforme, visiblement il avait l'intention de rester ici et de connaitre de fond en comble cette base, rien d'étonnant en fait son côté militaire. Je trouvais que ses cheveux étaient plus blancs que la dernière fois que je l'avais vu même si c'était assez difficile à déterminer avec sa coupe militaire. Je me fis griller par le technicien qui me fixait suffisamment du regard pour que mon paternel se retourne. Son visage était beaucoup moins tiré que sur la photo que m'avait offert Tajid, il semblait plutôt en forme. Je remarquais aussi qu'il commençait à se dégarnir, il posait ses yeux bleus sur moi, un petit sourire sur son visage. Il n'était pas difficile de voir de qui je tenais ma rigueur militaire, et pourtant vu comme ça, c'était bien la seule chose qui nous liait. J'avais hérité du physique de ma mère, j'étais beaucoup plus petite que lui, une véritable crevette lorsqu'il m'attrapait violemment pour me serrer dans ses bras, ne prêtant pas le moindre intérêt à Jeff.

"Viens par là gamine."

Je le repoussais difficilement, le paternel restait tout de même assez impressionnant au niveau de sa carrure. Du haut de ses 55 ans il était plutôt bien conservé, surtout pour un général qui passait sans doute la plus part de son temps le cul sur une chaise. Après avoir échappé à son étreinte je reculais de plusieurs pas, remettant mes cheveux en place. Son regard se fit d'un coup plus dur.

"Et ton uniforme? Tu ne me feras même pas le plaisir de voir tes galons de major? Nous sommes dans une base militaire pas en boite chérie, va donc te changer je t'attends."

Mon regard agacé en disait long sur ce que je pensais, mais je retins mes mots, essayant de ne pas déclencher la guerre.

"Nan c'est bon, je suis très bien comme ça, mais je vois que tu te sens comme chez toi ici. Tu veux que je te laisse t'amuser."

M'ignorant totalement, il avait posé son regard sur Jeff, visiblement il avait envie de déloger l'intrus, poitrine gonflé, il toisait mon mari.

"C'est pourquoi?"

Le ton n'était pas engageant, et vu le sourire que je jetais à Jeff, mis désolé mi amusé. Je passais une nouvelle fois ma main dans mes cheveux.

"Tu vois de qui je tiens mon sens de l'accueil?"

Petit allusion à l’accueil que je lui avais réservé lors de son arrivé dans SG3. Si je ne ressemblais pas physiquement à mon père, il n'était pas difficile de savoir de qui je tenais mon caractère de cochon.

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Jean François Cosey
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Ven 11 Mai - 0:59

Malgré ce qu'il pouvait faire pour la rassurer, sa femme manifestait une nervosité grandissante à l'approche de la salle d'embarquement. Aussi prit il le parti de la laisser gérer ses émotions comme elle l'entendait. Il lui offrait l'appui de sa présence et plus si elle le désirait, mais il ne s'imposerait pas. Le regard du soldat quand ils arrivèrent devant la porte blindé ne lui plut pas et le regard qu'il lui retourna le faisait savoir. Ce n'était certes pas forcément sa faute si on ne l'avait pas briefé comme il fallait, mais c'tait comme ça.

"Allez, le plus dur est derrière nous."

Se retenant d'ajouter "Enfin je crois." Il avait oublié qu'elle était la fille d'un officier général. Ca allait être chouette les réunions de famille! Nappe en treillis Centre Europe, rations de combat au menu, discutions sur les programmes d’acquisition de l'Armée, les OPEX et les réaffections régimentaires... Le "paradis" en somme!
Quand ils entrèrent et qu'il détailla du regard son beau-père,Jeff nota qu'il était de belle corpulence et bien conservé. Certains militaires avaient tendance à se laisser un peu aller une fois arrivé au sommet ou étant en fin de carrière, cela n'était pas son cas visiblement et le commando de marine appréciait ce détail. Il fut légèrement surpris de l'accolade donnée à sa femme. Mais après tout c'était un père retrouvant sa fille après de longs mois sinon plus, rien d'étonnant à ce qu'il y ait quelques effusions. Il ne releva pas le terme employé pour la désigner, c'était sa fille et il savait qu'elle resterait éternellement sa petite fille. Il avait comprit bien des années auparavant, que dans l'esprit des parents, une femme restait la petite fille de ses parents jusqu'à ce qu'elle soit mariée, avec un ou plusieurs enfants, une maison et un chien. Et même ainsi, certaines n'étaient toujours pas tirées d'affaire!
Lui était resté en retrait d'un bon mètre, l'air sérieux qui le rendait totalement interchangeable avec Mathieu, droit comme un "i", silencieux. Il ne broncha pas quand le paternel fit la leçon à sa fifille quand à sa tenue, la fifille en question était à même de se défendre et il eut raison de ne rien dire car elle opposa une fin de non recevoir à son général de père, en essayant malgré tout d'arrondir les angles. Cet homme savait il à quel point il était privilégié de voir ce petit coq teigneux essayé de faire dans la diplomatie? Sans doute n'en avait il pas conscience, c'était bien souvent le cas d'ailleurs.

Finalement ce fut au tour de Jean François d'avoir les attentions de l'homme et à la façon dont il le regarda et lui parla, soit il n'avait absolument aucune idée de son identité et voulait simplement faire déguerpir quelqu'un qui n'avait rien à faire là alors qu'il venait voir sa fille, soit il était au courant et dans ce cas, de deux choses l'une, il le mettait à l'épreuve ou il commençait son travail de sape. Dans les deux cas, le "just married" soldat n'allait pas se laisser faire. il n'avait pas réagi à la petite remarque de Rakel, se mettant juste au garde à vous comme il le ferait devant n'importe quel officier s'adressant à lui.


"Caporal Cosey Jean François, Général Peleonor. Anciennement lieutenant rattaché au commando Penfentenyo. C'est un honneur de vous rencontrer enfin, monsieur."

Ton calme, voix claire, regard ne cillant pas et comme tout bon soldat il ne dévisageait pas son interlocuteur. L’éclaireur faisait dans le protocolaire, mais en même temps, il n'avait pas spécialement d'alternative. Les phrases étaient en coupe réglée et on aurait pu les retrouver dans un manuel d'étiquette militaire au souffle près! Il s'était par la même occasion bien identifié afin que le père de sa femme comprenne qu'il n'avait pas un simple troufion faisant le planton ou escortant Rakel comme aide de camp.

"Et si je suis présent aujourd'hui au côté de votre fille pour une raison très simple..."

On inspire légèrement et on se lance, calme, et cette fois en regardant l'homme droit dans les yeux d'un regard franc, le genre de regard qui indiquait que Jeff ne serait pas du genre à battre en retraite si le vieux tigre montrait les crocs.

"... Rakel et moi même sommes officiellement mariés depuis le vingt cinq Décembre dernier."

Simple, direct. Jeff n'avait jamais aimer tourner autour du pot et puis de toute façon il avait essayé bien des façons de dires cela et au final était convenu d'une chose. Si le vieux barbon avait décidé de mal prendre la nouvelle, quelle que soit la façon de lui dire, il ferait sa petite colère donc une annonce claire, nette et concise ne laissant aucun doute quand à ce qui était dit.
Il aurait donné cher pour voir le visage de sa femme à cet instant. Peut être pourrait il demander à Féral de lui montrer les images de la vidéo surveillance, nul doute que cela vaudrait son pesant d'or!


*Faites seulement qu'il ne nous fasse pas une attaque. S'il vous plaît, pas une attaque!.. Et elle non plus.*
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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Ven 11 Mai - 2:12

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !


C'était parfaitement désagréable d'avoir l'impression d'être une petite fille face à cet homme. Il me traitait comme une gamine devant mes collègues, mes supérieurs. J'avais honte, je n'appréciais pas montrer ce genre d'étalage de sentiments devant tout le monde, j'étais clairement mal à l'aise, et le paternel ne semblait pas décidé à en rester là. C'était peut être ma faute, il serait peut être moins pot de colle si je donnais un peu plus souvent de mes nouvelles et si comme une petite fille prodigue je lui rendais un peu plus visite. Mouais, à cet instant j'en voulais à De la Couperay, il aurait pu se passer de l'inviter ici, je me serais déplacé à Paris et ça aurait été tellement plus simple. Je laissais Jean-François se débrouiller comme un grand, il se présentait mais plus il parlait, plus je fronçais les sourcils, jusqu'à ce qu'il ne prononce une phrase de trop. Bouche bée, je me retournais vers Jeff, cessant d'observer mon père qui faisait plus ou moins la même tête que moi. A vrai dire il semblait encore plus surpris que moi, et avait du mal à réagir, c'était la première fois que je voyais mon père bloquer aussi longtemps. J'articulais silencieusement un "tu fou quoi?" à mon époux, jusqu'à ce que la voix de mon père raisonne dans la pièce.

"Je vois..."


Il se retourna doucement vers moi, et vu le sourire que j'affichais, je ne me sentais pas particulièrement ravie, surtout à voir son regard pas franchement approbateur. L'avantage dans tout ceci c'était que mon père avait détourné le regard de Jeff, il avait retrouvé sa tranquilité au moins quelques temps.

"Tu joue à quoi toi? Comment ça tu t'es mariée et tu n'as pas jugé bon de me prévenir, et va pas me faire croire que l'enveloppe s'est perdu en chemin, je ne suis pas d'humeur à plaisanter. Le 25 décembre? Tu avais décidé de te faire un petit cadeau de Noël et paff la bague au doigt c'est ça."

Ah bah voilà que maintenant que je me faisais engueuler comme une gamine, j'eus un petit rire nerveux, essayant de me grandir, toisant mon père avec difficulté. Après tout ce que j'avais vécu, je n'allais pas supporter de me faire engueuler comme lorsque j'étais gamine.

"T'es sérieux là? Je veux dire tu as fais toute cette route pour m'engueuler?"

Je restais quelques secondes à toiser mon père qui faisait la même chose, statue de sel qui attendait que l'autre lâche l'affaire, je lui accordais cette victoire, retournant auprès de Jeff. Il était clair que ce n'était pas la fête tous les jours lorsque j'étais gamine, deux têtes de cochons qui n'était pas prêt à lâché le morceau de gras. Et pourtant je fis l'effort de ne pas continuer les hostilités. Après un dernier regard agacé, le militaire reposait son regard sur Jeff, pendant un instant, je me dis qu'il allait l'attaquer mais au final, le fait qu'il soit militaire le rendait visiblement plus sympathique que Matt à l'époque. Il finit par tendre la main à Jeff, visiblement en laissant tomber l'armée quelques instants.

"Nicolas Peleonor. Soyons clair, j'ai rien contre vous mais si un jour ou l'autre vous faites du mal à ma fille, je ferais en sorte que Jean-Edouard vous laisse de l'autre côté de cet engin. Sinon des projets d'avenir?"

Il avait désigné de la tête la porte des étoiles, alors que je secouais la tête, décidément, il y en avait des gens prêt à tuer mon mari en cas de problème, s'en était même effrayant, je commençais à croire que tout mon entourage était flippant. Bras croisés, j'observais mon père qui essayait de tirer les vers du nez de Jeff, et d'en savoir plus sur ma vie privée en contournant mes habituelles protestations.

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Jean François Cosey
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Ven 11 Mai - 4:12

*Ca y est... Je les ai tué tous les deux...*

Par chance ce n'était qu'une manifestation de surprise qui coupa la chique au tyran trois étoiles en face de lui. En soi c'était une petite victoire qui valait bien le regard de sa douce qui promettait mille souffrances plus tard. CE fut un véritable effort de ne pas sourire en la voyant lui demander silencieusement ce qu'il faisait. Oui, bon, c'est vrai, c'était du genre abrupt comme déclaration et cela pouvait désarçonner la pauvre jeune femme qui appréhendait que les choses se passent mal.
De façon prévisible, les deux se mangèrent le nez un court instant, mais Rakel abdiqua rapidement de façon à couper court à toute dispute, aujourd'hui était un jour particulier et elle faisait de son mieux. Quand elle vint à ses côtés il lui adressa un petit sourire de soutien. Bon, c'est sa petite tirade qui lui avait fait encaisser cette volée de bois vert, mais dans tous les cas elle n'y aurait pas échappé alors autant expédier ce moment désagréable, régler ce petit souci et se concentrer sur l'essentiel.
Au moins lui aussi semblait vouloir passer à autre chose et se présenta moins formellement avec les même mises en gardes que n'importe quel père aurait pu faire, en gros, "fais pleurer mon enfant chérie et je te ferai regretter d'être venu au monde." Sauf que l'enfant chérie en question était sans doute bien plus dangereuse que le papounet, même en colère.
Le commando s'autorisa un sourire et serra la main du général d'une poigne franche, ils allaient pouvoir vraiment parler.


"Je n'en attendais pas moins monsieur. Mais au risque de vous surprendre je dois vous dire que si je faisais souffrir Rakel, il vaudrait mieux pour moi de rester de l'autre côté, ce qu'on y trouve est bien moins redoutable. Mais je ne vous apprends rien je suppose."

Petit regard en coin vers cette chère et tendre petite chose fragile qui liquidait du jaffa à tour de bras et mangeait du goa'uld au petit déjeuner, il lui fit son petit sourire taquin. Certes, physiquement il n'avait pas grand chose à craindre d'elle, mais elle était suffisamment retors et rancunières pour lui faire vivre un enfer et peut être même lui faire la peau. il ne ferait jamais l'erreur de la sous estimer. Rakel était jeune oui, mais très doué pour chasser son prochain.

"Pour ce qui est de nos projets, organiser un office civil pour pouvoir inviter nos proches. Nous voulons avoir les gens à qui nous tenons pour notre seconde cérémonie. Présenter ma femme à mes parents. Ensuite... Et bien continuer à mettre de côté, survivre aux opérations et... ce sera déjà un bon début. Servir son pays est une occupation à plein temps, monsieur vous le savez sans doute mieux que nous.
Mais j'ai des rêves somme toute très conventionnels, aimer ma femme, exercer ce métier que j'aime, trouver une maison dans les environs, fonder une famille. Et nous les partageons tous les deux."


Il passa un bras autour des épaules de sa moitié en lui souriant. Il se rappelait de leur projet fou quand ils étaient touchés par "l'esprit de Noël", s'enfuir sur un autre planète et fonder une famille en vivant d'amour et d'eau fraîche.

"Par contre pour les derniers points, on m'a bien fait comprendre que, pour citer les mots exacts "il n'y a pas le feu au lac" et elle a raison je dois dire . J'ai tendance à être un peu trop enthousiaste quand à ce qu'implique le fait de fonder un foyer. Nous avons nos carrières et de la même façon que j'apprécierai pas qu'on me demande de sacrifier la mienne, je ne voudrai pas qu'elle abandonne la sienne à contrecœur. Rakel est faite pour ce métier, elle l'aime et le dernier mot lui reviendra toujours sur la question."

Le militaire était courtois sinon avenant. Il ne cherchait pas à embobiner son beau-père pour autant, même s'il évoquait le thème de la famille ô combien souhaité par le paternel d'après ce que lui avait déjà dit Rakel, il se montrait d'une fermeté polie quand à la perspective de fonder une famille. Ce serait quand ELLE le voudrait et pas autrement. Il ne lui forcerait jamais la main et doutait de toute façon que quelqu'un puisse le faire. Au moins cela ne laissait pas vraiment de doute quand aux sentiments de Jean François à l'égard de la petite fifille à son papa. Il était son mari, son bouclier et essayer de passer par lui pour l'influencer elle était condamné à l'échec. Et puis l'idée d'une Rakel enceinte avec ses poussées d'hormones, ses crises de nerfs, ses envies... D'un coup Jeff pensa à l'adoption. avoir un enfant sans avoir à subir la grossesse de sa femme. Il était bien gentil l'ancêtre avec son envie de faire sauter des têtes blondes sur ses genoux cagneux, mais ce n'était pas lui qui allait devoir encaisser neuf mois cauchemardesques. Pourtant doté d'un aplomb et de nerfs d'acier, le soldat cilla à cette perspective, posant un regard incertain sur sa femme.
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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Sam 12 Mai - 0:01

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !

J'avais vraiment l'impression que tout ceci était une véritable catastrophe, et à vrai dire, me coucher devant le raisonnement de mon père pour éviter qu'il ne me pète un câble n'était pas ma vision d'une journée réussite. Qu'importe, il fallait passer par là, mais j'étais assez contente de savoir que ce genre de conneries ne dureraient pas, il ne pouvait pas rester ici indéfiniment. Et tant mieux quel était l'intérêt de travailler dans une base secrète si c'était pour avoir à supporter la visite et les critiques constantes de son paternel. Non quitte aller sur Revenna pour visiter nos supers petits amis Tok'ra ou mieux aller botter le cul aux serpents, se serait tellement plus simple. Je n'avais qu'une envie, m'éloigner de cette base, aller prendre un verre au bar du coin tiens, mais ce n'était pas une bonne idée, mon paternel voudrait absolument nous accompagner, et nous ne passerions pas du tout inaperçu dans le coin. De toute façon, il semblait tellement fasciné par cet endroit qu'il se contenterait sans doute de m'attacher dans un coin alors qu'il continuerait à poser des questions embarrassantes.

Je m'étais toujours demandée si je serais aussi chiante lorsque j'aurais des gosses, je m'étais promise que non, mais il fallait être réaliste, il y avait de grande chance pour que mes parents c'étaient fait la même promesse. J'observais mon père qui menaçait mon homme, un petit sourire sur le visage, le pauvre, il y en avait des gens qui souhaitaient le tuer et qui n'attendaient qu'une simple petite excuse, qui plus est assez médiocre. Jeff le disait si bien, ils avaient beau montrer les dents, j'étais sans doute plus dangereuse que tous mes protecteurs réunis. Il faut dire que j'étais très rancunière, et que lorsque j'en voulais à quelqu'un, il était rare que je laisse ma haine s’atténuer. Il faut dire que j'étais impulsive, la Goa'uld qui s'était amusée un peu trop avec Matt en avait fait les frais, une balle dans la tête, sans aucune forme de procès, et le fait qu'elle soit une goa'uld ne rendait que les choses plus tolérable. Je lui adressais un petit regard amusé, lui envoyant une petite droite comme pour protester, même si au final, je savais qu'il avait probablement raison, quoi que...

J'écoutais en silence Jeff, sincèrement, je me serais bien éclipsé à cet instant, de toute façon je n'étais pas réellement sûr que l'un comme l'autre verrait que j'aurais disparu avant que je ne sois très loin, planqué dans un coin de la base. Mais très rapidement ses paroles attiraient mon attention. Il faut dire qu'après notre mariage, nous nous étions évité, ne sachant pas comment réagir, puis il y avait eu la mission... Bref, nous n'avions jamais réellement prit le temps de savoir ce que nous allions faire, ni de comment nous envisagions l'avenir, je devais avouer qu'à cet instant, je ne savais pas quoi répondre, j'étais bien contente d'être mise à part. Mon père, quant à lui, affichait un regard visiblement septique. Mais difficile à dire si c'était à cause des paroles de Jeff ou juste de voir sa fille en compagnie de son époux. En tout cas ça me faisait réellement un drôle d'effet d'écouter Jeff parler de fonder une famille, de devenir parents. A vrai dire, la dernière fois qu'on en avait parlé, je m'étais sentis si prête, mais nous étions surtout totalement drogué. Je ne compris pas réellement le regard que Jeff posait sur moi, l'interrogeant du regard avant de me faire interrompre par la voix de mon père et son ton cinglant.

"Tu es bien silencieuse dis donc, peur de contredire ton époux? Je t'ai connu plus loquace."

J'avais très bien compris l’insinuation, et je n'aimais pas du tout. Il faisait ce que je craignais c'était simplement comparer ce qui n'était pas comparable. Avec Adam nous avions simplement été en conflit quasiment tout le temps, je me sentais bien avec Jeff, et je ne voyais pas de raison de le contredire sans raison. Je lui répondis simplement que ce n'était pas à moi qu'il s'adressait. Mais le ton était sec, visiblement je commençais à être agacée par cette situation.

"Non mais ma fille est persuadée d'avoir tout son temps, elle se retrouvera à 40 ans sans gamin, avec des regrets, si je ne l'aurais pas poussé elle ne serait pas là où elle en ai. Et puis chérie il ne faut pas te montrer égoïste, Jean-François voudra sans doute voir grandir ses enfants, c'est compréhensible, n'est ce pas?"

J'hallucinais totalement, oh pas sur ce qui me concernait, ça j'avais simplement l'habitude, ces réflexions je les avais déjà entendu des dizaines de fois, non plutôt qu'il venait d’insinué que Jeff était vieux et il le prenait à partit. Mon père était un être vraiment charmant... Je me penchais vers Jeff de façon à ce qu'il soit le seul à attendre.

"C'est pire que ce que j'imaginais..."

Face au regard interrogateur de mon père qui s'apprêtait sans doute à me rappeler que les messes basses étaient d'une impolitesse et que je n'avais pas été élevée ainsi, j'affichais un sourire sadique.

"Nan je lui disais juste qu'on devrait s'y mettre dès ce soir avant qu'il ne meurt de vieillesse, mais sérieusement on se débrouille comme des grands, on cherche une nounou et on verra après, parce que je me vois mal partir en mission avec un porte kangourou, le design kaki, ça se fait pas encore pour ces petits trucs."

Le paternel haussait les épaules. Visiblement il n'était pas convaincu par cette réponse.

"Oh tu sais je pourrais très bien m'en occuper ne cherche pas de fausses excuses."

A voir ma tête à cet instant, je n'étais pas réellement convaincu, j'étais persuadée que petite j'avais survécu grâce à ma mère et parce qu'à sa mort j'étais suffisamment grande pour me débrouiller toute seule, alors laisser un bébé à mon père je n'étais pas convaincu, mais je devais avouer que là, il m'avait coupé le sifflet, j’appelais Jeff à l'aide d'un regard, visiblement totalement terrifié à l'idée de laisser mon enfant , bien que pas encore né entre les mains de mon paternel.

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Jean François Cosey
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Sam 12 Mai - 1:27

Ce qu'il lui avait dit, la façon dont il le lui avait dit ne semblaient pas avoir convaincu le père Peleonor et ce dernier non content de jouer avec sa fille ou plutôt avec ses nerfs. Son objectif finalement n'était pas de discuter avec eux, mais de s'imposer, lui et son avis sur les questions qui ne le concernaient qu'indirectement. jouer avec les mots, faire des sous entendus déplacés sur Rakel, sur lui, sur eux... En fait surtout sur elle, ces petites remarques sur sa femme l'énervaient et pas qu'un peu. Il avait voulu faire bonne figure pour elle, pour donner une chance au pater familias qu'elle redoutait plus qu'une armée de grands maîtres goa'ulds. Mais on ne touchait pas à sa belle sans qu'il ne fasse savoir que ce n'était pas une bonne idée, en fait carrément une très mauvaise idée, tout paternel qu'il était. Elle essayait de répondre du tac au tac à son tyran personnel, mais elle donnait plus l'impression de se débattre dans un sable mouvant.
Quand Jeff s'adressa à son beau-père sa voix était bien trop proche de celle de Mathieu pour que cela augure quelque chose de chaleureux. La politesse restait la même, mais le ton était aussi glacial qu'un blizzard arctique.


"Comprenez bien une chose, monsieur, ma femme aura un ou plusieurs enfants quand elle se sentira prête à en avoir. Aux dernières nouvelles, en France une femme est libre dans ses décisions. Rakel pourrait bien dire qu'elle ne veut pas d'enfant du tout que cela me conviendrait parfaitement. Je n'ai pas épousé une mère pondeuse et nous ne sommes pas en Arabie Saoudite. Si ma femme veut des enfants à quarante ans, soit, nous en auront quand elle le voudra. Et si elle ne peut plus en avoir, mais en désire, nous adopterons un ou plusieurs bambins. Et pour ce qui est d'avoir la chance de voir mes enfants c'est assez cocasse de me faire tacler sur mon âge. Je ne suis pas une de ces têtes d'ampoules qui vivent dans nos laboratoires mais je sais encore faire quelques additions et soustractions. Vous avez combien de différence avec votre fille, monsieur? J'aurai bien assez de temps pour voir nos enfants grandir si vous avez pu le faire. Vous voulez des petits enfants, je peux le comprendre, vous voulez les voir grandir un peu, ça aussi je le conçois et cela nous ferait plaisir à tous les deux... Mais vous croyez que lui parler de cette façon, me balancer quelques remarques hypocrites au passage plaident en votre faveur?

Vous avez quelque chose à nous dire, vous n'avez pas besoin de tourner autour du pot et de tenter de nous manipuler. La famille c'est sacré. On ne joue pas avec les membres de sa famille comme on le fait avec ses subordonnés. Vous croyez vraiment que c'est en vous comportant comme ça que vous allez persuader Rakel de vouloir des enfants? On croirait presque que vous faites tout pour la dissuader."


On pouvait voir les muscles de ses mâchoires se contracter. Rakel tout contre lui sentait que son homme était en proie à une contrariété grandissante le faisant ressembler de plus en plus à son faux vrai jumeau. Bon, généralement c'était très mauvais signe quand la gémellité devenait trop manifeste.

"Vous avez la chance de pouvoir passer du temps avec votre fille et au lieu de profiter de ce moment vous jouez avec elle en appuyant là où ça fait mal comme si vous jouiez du piano. Ca vous fera une belle jambe d'avoir pu montrer que vous êtes le plus fort avec elle si elle se fait tuer à la prochaine mission ou pire encore. Vous pourrez toujours vous dire que la dernière fois que vous l'avez vu vous avez pu "gagner" encore une fois et l'éloigner un peu plus. Je suis certain que ça vous tiendra chaud la nuit de vous dire qu'elle aura encore souffert de vous avoir vu. Vous voulez garder nos enfants, j'en doute parce que vous savez général, ses enfants on les confie à sa famille, pas à son supérieur. Si mes parents étaient encore de ce monde, je leur confierai mon enfant, mes enfants, ma femme, sans hésiter. On voit la même certitude et la même confiance dans le regard de votre fille à votre égard n'est ce pas? Vous croyez vraiment qu'elle laisserait son enfant au général qui la met dans cet état? Vous croyez que JE laisserai mon enfant à cette même personne? Je n'oserai même pas infliger ça à mon poisson rouge. Nos enfants auront besoin d'un grand père, pas d'un officier général en mal d'autorité, monsieur."

Contrairement à Nicolas Peleonor, Jean François Cosey n'y allait jamais par quatre chemin pour dire ce qu'il pensait et il était d'autant plus incisif qu'il avait vu comment Rakel souffrait du comportement de son géniteur. Il n'avait pas envie d'être diplomate avec cet homme qui prenait un malin plaisir à torturer psychologiquement la femme de sa vie. A vrai dire, si cela n'avait pas été le père de Rakel, il lui aurait collé son poing dans la figure depuis un bon moment déjà. Par chance, il était doté d'un self control peu commun et la colère qu'il distillait en rafale était parfaitement sous contrôle. Oui, il était colère de voir cet imbécile gâcher ce qui était un moment privilégié. C'était au dessus de sa compréhension ce comportement.
Il posa un regard sur celle qu'il aimait au point d'avoir risqué... et bien tout, sa carrière, sa vie, sa santé mentale.


"Je suis désolé, Rakel. Je ne savais que c'était à ce point là."

Il y avait une véritable et profonde peine dans le regard de Jeff. Pour lui des parents, c'était un appui infaillible, des gens qui vous prodiguaient un amour inconditionnel, des gens qui vous donnaient la force d'avancer, de vous battre quand les choses n'allaient pas, parfois de vous secouer un peu, des gens à qui l'on pouvait se confier, bref, tout ce que n'était pas le Général Peleonor pour sa fille. Et que cela soit le fruit d'un caractère déplorable du père ou d'une incapacité de sa part à assumer ce rôle, les faits étaient là et cela emplissait le commando de marine d'une grande tristesse.
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Sam 12 Mai - 2:28

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !


Je passais ma main sur mon visage, refusant d'observer le combat qui se déroulait juste devant mes yeux, mon père contre mon mari et inversement, chacun y allait de ses arguments pour déstabiliser l'autre. Au final c'était sans doute la diplomatie d'Adam et sa façon de fermer sa gueule ou de toujours être de l'avis de mon paternel, c'était la chose la plus intelligente à faire avec mon père et ça avait toujours été la position que j'avais choisis d'adopté, particulièrement lorsqu'il cherchait la confrontation. Au final, lorsque l'on évitait les sujets qui fâchait, tout se passait relativement bien, même si depuis toujours il y avait des sujets dit sensible. Je finis par m'éloigner de Jeff, m'appuyant contre le mur le plus proche et observant la scène totalement abasourdie. En faite c'était juste une mauvaise idée, De la Couperay aurait sans doute tenue sa langue, il m'aurait suffit de voir mon père sans lui parler de Jeff pour que tout se passe bien, j'aurais eu un petit peu plus de temps pour les briefer l'un et l'autre, j'aurais pu calmer le jeux, mais non là juste devant mes yeux se déroulaient la 3eme guerre mondiale. Le ton qu'employait Jeff me faisait froid dans le dos, et le regard de mon père n'était guère plus rassurant. Et dire que certains trouvaient que les missions, c'était l'enfer, j'aurais donné n'importe quoi pour voir débarquer je ne sais quel goa'ulds mégalo pour me sortir de cette impasse parce que oui c'était une impasse. Les deux hommes allaient resté campés sur leur position et à vrai dire Jeff renchérissait sur des sujets qu'il aurait mieux fallut expliquer.

"Je ne tiens pas à étalé ma vie privé ici étant donné que ma fille vous expliquera bien tout ça sur l'oreiller, apprenez juste que les enfants ne tombent pas toujours du ciel. Quant à votre âge, à vrai dire j'aurais surtout préférée que mon adorable gamine choisisse quelqu'un de son âge, plutôt qu'un quarantenaire qui doit faire sa crise et choisisse une fille qui a la moitié de son âge. Au final vous avez raison, je préfère qu'elle prenne son temps pourquoi pas attendre son prochain mari."

Je ne disais plus un mot, restant appuyée contre mur, refusant de me laisser prendre à partit par mon père qui commençait à me demander du soutient du regard. A vrai dire à l'instant je surveillais surtout Jeff, espérant qu'il n'aurait pas la bonne idée de frapper mon père.

"Et si vous croyez réellement que ma fille est influençable, c'est que vous ne la connaissez vraiment pas, ça fait quoi quelques mois que vous la connaissez c'est ça? On vivrait à Las Vegas je serais persuadée qu'elle était juste bourrée quand elle vous à dit oui. Et justement j'étais là pour passer un bon moment avec ma fille, par pour apprendre une mauvaise nouvelle de ce genre. Surtout que je commence à me poser des questions sur votre cohérence, n'aviez vous pas comme projet de présenter ma fille à vos parents, si ils décédés l'exercice risque d'être difficile n'est ce pas. J'ai élevé Rakel seul, et visiblement elle ne s'en sort pas si mal si on on met de côté ce dernier choix plutôt douteux."

Vu la tête que je tirais, ni l'un ni l'autre n'avait mon appréciation. Je n'étais pas un chaton que l'on s'évertuait de défendre ni d'un côté ni de l'autre. Je finis par relevé la tête, et mon regard se fit noir, ce n'était pas bon ni pour l'un ni pour l'autre.

"En faite non, c'est moi qui suis désolé, je savais exactement comment ça se passerait. Parce quoi toi."Je désignais mon père du doigt." Tu n'es pas capable d'assumer mes choix, et qu'au final tu as juste la trouille, la trouille que je n'ai plus besoin de toi pour une raison ou une autre, parce que je ne serais plus ta petite fifille."

Je ne lui laissais pas le temps de protester que mon doigt se pointait vers Jeff.

"Et parce que toi tu es toujours prêt à croire que je suis un pauvre chaton sans défense, prêt à défendre mon honneur peu importe le résultat, alors que des fois il faudrait juste la fermer et laisser passer quelques petites broutilles sans importance. Mais non le pauvre petit chaton que je suis à besoin de se faire protéger, comme si j'allais me laisser toucher parce que l'on critique une ou deux de mes choix, mais si j'étais si fragile que ça je ne serais pas ici. Bref amusez vous bien, si vous vous foutez sur la tronche vous m'enverrez le résultat du match, ok? Au faite, maman serait là elle t'en aurait probablement collé une."

S'en était trop, j'en avais juste ras le bol, je sortis de la pièce visiblement en colère, laissant mon père bouche bée, il s'attendait à tout sauf à ça visiblement. J'avais l'intention d'aller me calmer, mais ailleurs, si je m'écoutais je quitterais même la base, mais ça ne les empêcherait pas de me retrouver.

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Jean François Cosey
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Dim 13 Mai - 17:48

Voilà que le vieux lion édenté essayait de mordre. Imperturbable, le commando de marine laissait passer le petit orage qu'il ne doutait pas avoir déclenché. La riposte était venimeuse et démontrait surtout qu'il n'aimait pas qu'on remette ses propos en question. La sanction était virulente et le général n'hésitait pas à taper sous la ceinture. D'ailleurs quand il parla des parents de Jean François les narines du soldat frémirent légèrement sous la montée d'adrénaline. Rakel avait pu entendre le poing gauche de son homme se serrer et les articulations craquer toutes seules signe qu'on touchait à quelque chose qu'il n'était pas indiqué de toucher. Par chance, il n'en parla de façon rapide uniquement pour pointer selon lui un défaut de raisonnement du commando. Si cela lui chantait... Le traiter de quadra qui faisait sa crise de la quarantaine, pas de problème. Il en avait vu d'autres et tant que cela ne le touchait que lui, il s'en battait l'oeil comme de sa première chemise. Ce qu'il appréciait moins déjà c'est qu'il se permette de remettre en question les choix de sa fille de façon aussi triviale, mais elle l'avait plus ou moins prévenu.
La réaction de Rakel, tout à fait logique quand on la connaissait un peu et vu les enjeux hautement anxiogènes surpris le paternel. Sans doute ne s'attendait il pas à se prendre cette rafale de récriminations sans doutes fondées. Jean François fit la grimace quand ce fut son tour de passer un sale quart d'heure, d'autant plus que c'était vrai. Quand bien même elle était un soldat d'élite, elle n'en restait pas moins pour lui la prunelle de ses yeux qu'il ferait tout pour protéger et il savait qu'elle détestait ça. Le seul qui pouvait un tant soit peu jouer le protecteur était Mathieu et elle ne manquait pas une occasion de râler à ce sujet.
D'abord poing sur les hanches, visage fermé, jean François regarda sa femme hors d'elle, partir. Puis se passant une main sur le visage en regardant ses chaussures, visiblement mal à l'aise il lâcha un profond soupir. La voir ainsi ne lui plaisait pas. Elle souffrait et cette perspective lui était insupportable. Il avait promis de faire de son mieux et il s'était laissé embarquer dans le jeu mesquin d'un paternel qui ne voulait pas lâcher prise et lui s'était comporté comme il n'aurait jamais dû. Oui, il aurait mieux fait de la boucler, ravaler ses répliques, encaisser sans broncher et attendre la fin de journée pour aller se défouler sur un sac de frappe. Elle méritait au moins ce petit sacrifice... Mais son instinct étant ce qu'il était, quand on touchait à ceux qu'il aimait, et ils était bien rares, Jeff avait tendance à donner des coups de griffes. Au final, il était tombé dans le panneau. Balançant entre colère franche et amertume, sa première envie était de décocher un direct dans la tête de cet homme de toutes ses forces, mais une petite voix dans sa tête lui rappelait que c'était la meilleure chose à faire pour anéantir sa relation avec Rakel donc forcément, il se retint.


"Bon... Au moins j'aurai appris que je n'avais pas de traitement de faveur avec coups de sang. Pas que ça me rassure cela dit."

Il regardait son beau-père dans le blanc de l'oeil. Oh, certes, Rakel leur en avait mis plein les dents pour pas un rond comme il l'aurait dit lui même, mais ça ne faisait pas du général un compère d'infortune. Peleonor senior avait décidé de se positionner en porte à faux vis à vis de lui, de sa relation avec sa fille, s'évertuant à le descendre en flamme aussi il n'allait pas lui payer une bière au mess pour se remettre de leur déculottée commune. Cela se sentait dans la voix du militaire, dans son expression et son regard. Le beau papa avait rejoint l'ex dans la même catégorie.

"Et bien je suppose qu'après sa mise au point et le fait que vous appris cette mauvaise nouvelle nous n'avons plus rien à nous dire. Vous avez décidé que vous ne m'appréciez pas, soit... Je sais à quoi m'en tenir maintenant. Je comprends mieux pourquoi son premier réflexe quand elle décroche une permission n'est pas de venir vous voir. J'ai naïvement eu l'espoir que je pourrai faire évoluer les choses, mais je m'aperçois qu'au mieux j'étais optimiste et d'où elle tient son caractère si facile à vivre. A défaut d'être agréable cette rencontre aura été instructive. Sur ce, général si vous voulez bien m'excuser je dois retrouver ma femme et me faire mettre en pièces avec le sourire. Autant que le beau-fils serve à quelque chose le temps qu'elle trouve un bon mari, n'est ce pas?"

Salut militaire de rigueur et un Jeff dégageant autant de gaieté qu'un félin blessé quitta la pièce, plantant sur place l'homme qu'il tenait pour responsable de ce fiasco. Pour bien lui faire comprendre où en était leur relation, il l'avait replacé dans l'anonymat protocolaire, l'appelant "général" et le saluant non pas comme on saluerait un beau-père, mais un officier que l'on quitterait. C'est dire le gouffre qui s'était creusé entre les deux hommes en quelques minutes. Jean François était quelqu'un de plutôt cool dans ses relations avec les autres, mais quand il prenait quelqu'un en grippe cela était non seulement visible, mais il était difficile de sortir de la case "persona non grata".

PDA à la main il envoya un court message à Féral.

/*/trouve ma femme et dis moi où elle est. Vite./*/

Le pauvre assistant de Dante n'aurait pas besoin de beaucoup réfléchir pour se douter qu'il y avait un problème.
Jeff savait qu'il se ferait gentiment pourrir ou pire, qu'elle ne voudrait pas lui parler, mais il fallait bien essayer. Il aurait pu aller prendre l'air se défouler au gymnase ou au stand de tir, cependant le just married voulait tenter de la calmer avant de se rabattre sur ces pis-aller si cela ne fonctionnait pas. Il avait fait un deuil rapide sur les potentielles bonne relations avec le paternel de sa bien-aimée. Elle n'apprécierait sans doute pas qu'il ne s'entende pas avec son père, il en était le premier désolé et ne ferait pas d'effort supplémentaire.
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Dim 13 Mai - 22:51

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !


Je m'en doutais, jamais je n'aurais du prendre le risque de présenter Jeff à mon père sans y avoir réfléchit avant, sans avoir prit le temps d'en parler. Je m'en voulais beaucoup, je savais que j'avais tout fait foirer et que je devrais supporter cette situation pendant un long moment. 'étais en colère, j'avais du mal à croire que ces 2 hommes n'avaient fait aucun effort pour s'entendre alors qu'ils étaient sensés être là pour moi. Ca donnait tout de même une bonne vision de ce qui arriverait si nous devions faire une cérémonie civile pour notre mariage, de toute façon, c'était simplement une mauvaise idée. Je fonçais dans les couloirs, au début, je ne souhaitais qu'une chose le silence, et rapidement, il devint évident que je n'avais qu'une seule solution c'était de m'éloigner de cette pièce et si possible de cette base. Je fonçais en direction du garage, filant d'un pas rapidement, me laissant emporter par ma colère, mais ce n'était pas si simple, au final, je ne pouvais m'en vouloir qu'à moi même. Jeff n'avait pas joué de rôle, il avait été lui même et n'avait essayé qu'une chose, me protéger, même si au final, ça avait tendance à m'agacer, Mathieu avait lui aussi cette mauvaise habitude, celle de croire que j'étais sans défense. Je comprenais ce comportement, après tout nous voulons tous protéger les personnes qui sont important pour nous, j'aurais sans doute fait la même chose. Peut être que j'aurais du plus le défendre devant mon père, mais ce n'aurait pas été la chose la plus intelligente à faire mon paternel l'aurait sans doute prit encore plus en grippe.

Je finis par m'arrête, m'appuyant contre un mur, au final je n'en voulais pas à Jeff, ni à mon père d'ailleurs, chacun avait été égale à eux même, alors qu'est ce que je pouvais leur reprocher, si j'avais été un peu moins stupide je me serais sans doute pas fait d'illusion sur cette situation. Qu'importe, je n'allais pas me mettre les nerfs en pelote pour si peu, après tout ce n'était pas comme je n'avais pas l'habitude des petites crises de mon père. Je lui parlerais une fois seule et le tout passerait sans doute mieux même si je ne doutais pas un seul instant qu'il serait difficile à faire accepter mon mari à mon père et inversement. Au moins il y aurait moins de chance pour que les deux compères ne m'abandonnent pour aller voir un match de foot, mais beaucoup plus pour qu'ils ne transforment une réunion de famille en match de catch. Bof c'était un risque à prendre le soucis c'était que de m'avoir en garde fou n'était pas toujours une bonne idée, je n'étais pas la meilleure dans ce rôle. Je finis par rouvrir les yeux, observant le mur gris qui se trouvait en face de moi, rien de bien passionnant, mais à vrai dire j'étais perdue dans les pensées, jusqu'à ce que je lève le regard vers l'une des nombreuses caméras. Même si je le voulais, j'étais quelqu'un de très surveillée, je ne pouvais pas disparaitre facilement, il y aurait toujours quelqu'un pour me suivre du regard. Féral, Mathieu, Jeff, il y avait toujours quelqu'un pour veiller sur moi, que je le veuilles ou non. Mes Anges gardiens. Je finis par voir Jeff arriver, visiblement préoccupé, mais ça n'avait rien de bien étonnant vu la situation. Je ne bougeais pas d'un poils, l'observant jusqu'à ce qu'il arrive jusqu'à moi. Bras croisés, je gardais le silence quelques secondes, visiblement dépitée.


"Rassure moi, il lui reste quelques dents?"

Je n'avais pas franchement l'air de plaisanter, mon regard était froid et dur, puis après une petite grimace, je laissais tomber mes bras le long de mon corps, lâchant finalement mon air boudeur, m'approchant de lui.

"Une cata..."

Je poussais un petit soupire, m'approchant de lui, passant mon bras dans son dos et posant ma tête sur son torse.

"J'irais lui parler."

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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Lun 14 Mai - 0:27

Ce qu'il y avait de bien avec les gens impressionnables c'était leur réactivité quand on savait les... motiver. En moins de cinq minutes Féral avait retrouvé la petite furie dans la base et savait par extrapolation où elle allait, destination confirmée par la suite avec l'empressement qui était coutumier au pauvre bougre. Le remerciant de vive voix sur un ton reconnaissant, il lui évita de stresser plus que de nécessaire et de montrer par la même occasion qu'il avait apprécié le petit geste car rien n'obligeait l'agent de renseignement de donner ce genre d'information. Un de ces quatre il faudrait qu'il lui paie un coup à boire parce que mine de rien il avait pas mal roulé pour eux auparavant.
Donc direction le garage et au pas de course. Sa moitié pouvait très bien décider de prendre le large en voiture d'un moment à l'autre, il était donc chaudement recommandé de trotter dans les couloirs. Ascenseurs, trop lents. Il les avait englouti au pas de course profitant de l'absence de passage. Le commando s'arrêta juste avant l'entrée du garage, respira profondément pour calmer son pouls et se calmer tout court en fait. Facile de la repérer. Pile à l'endroit décrit et personne autour - pas folles les guêpes! Il la contempla un petit moment, la trouvant si belle même en colère... Peut être même surtout en colère. Une bonne minute s'écoula avant qu'il ne s'avance ans sa direction et qu'elle ne le remarque.
Elle posa un regard chargé de colère sur le pauvre Jean François qui aurait tout fait pour remonter dans le temps, mais on ne pouvait défaire ce qui avait été fait... Sa phrase lui tira un pauvre sourire contrit.


"Oh... Tu sais, après ton intervention il n'y avait plus grand chose faire tomber, chez lui comme chez moi." Il se laissa faire et la serra doucement quand elle se blottit contre lui.
"C'est ma faute. J'ai démarré au quart de tour. Je t'avais dit que je ferai de mon mieux et dès qu'il a commencé à jouer, j'ai pas marché, j'ai couru... Tu as raison. Dès qu'on s'en prend à toi je réagis comme si tu étais en cristal et que le moindre coup de vent te ferait tomber en morceau. Mais après ce qu'on a vécu... La mission, tout ça... Je ne voulais pas que tu subisses encore. C'est pas que je considère que tu peux pas te défendre seule, je sais très bien que tu es une grande fille de ce point de vue là. Mais c'est pas pour autant que je vais apprécier qu'on te traite comme ça. Y a des sujets qui me font réagir... Tu en es fait partie. Je t'aime et je ne supporte pas de te voir dans l'état où tu étais... Et résultat j'ai fait pire. Tu parles d'un bon mari!"

Soupir à fendre l'âme de sa part. Elle lui aurait demandé à ce moment de sauter d'une falaise pour se faire pardonner, qu'il lui aurait seulement demandé si elle avait une préférence pour un lieu en particulier. C'était ça d'être amoureux véritablement pour la première fois, on était un tantinet trop exalté. Il s'en voulait et pas qu'un peu. C'était une occasion particulière pour elle et il avait tout bonnement joué le jeu de l'ennemi.

"Le bon côté des choses c'est qu'il ne te harcèlera pas pour te demander de mes nouvelles. Tu veux que je m'excuses auprès de ton père? Personnellement, j'aimerai autant pas. Je crois que le courant aura du mal à passer entre ton paternel et moi, je corresponds à ce qu'il attend, ça se voit à dix bornes à la ronde... Simple curiosité, il avait des raisons de m'en vouloir de cette façon ou c'est simplement le fait que je sois ton mari et que je lui réponde quand il a commencé à nous en balancer plein les dents? C'est quoi son idéal de gendre? Une carpette sortie tout juste de l'adolescence et aspirant dans un état major? Me balancer que je faisais ma crise de la quarantaine... Fallait oser! J'ai tout juste trente cinq ans et je ne t'ai pas épousé sur un coup de tête c'est grâce à au Père Noël!"

Jeff tentait de la dérider un peu en plaisantant un petit peu. Il n'aimait pas la voir triste ou préoccupée. De façon touta à fait immature, il aurait fait la chasse à tout ce qui aurait pu la contrarier - tu parles d'une vie - il n'y pouvait rien. Restait qu'à espérer qu'elle puisse passer à autre chose.

"Qu'est ce que tu veux faire? A part me taper je veux dire."
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Lun 14 Mai - 1:42

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !


Je me doutais bien que Jeff ne m'avait pas trouvé par l'action du saint esprit, c'était là que j'avais jeté un petit coup d'oeil à la caméra, encore une preuve que j'étais surveillée 24h/24. Lorsque je le vis enfin arriver, je devais avouer que j'avais eu une petite poussée de colère mais qui fut très rapidement dissipée, en particulier lorsqu'il me confirmait qu'ils ne s'étaient pas battus, je me serrais réellement sentie stupide. Au moins s'était moins désespéré que je ne le pensais, peut être arriverais-je à rattraper les dégâts, même si il faudrait que soit extrêmement convaincante. Au final, ils finiraient bien par se supporter tous les deux, ils n'avaient pas le choix, à moi que l'un des deux préfères s'effacer et m'abandonner, mais en soit j'avais le cuir dur et je supporterais surtout que je ne pensais pas que Jeff ferait un tel choix... Enfin je l'espérais. Le reste ne comptait pas. Face à son soupire, je lui jetais un petit sourire moqueur.

"Justement je te signale qu'après tout ce que l'on m'a fait subir, je suis encore debout, je te l'ai déjà dis j'ai le cuir dur. Ce n'est pas parce que mon paternel me gueule dessus que je m'effondrer, je subis ça depuis que ma mère est décédée, quoi que non, depuis que j'ai décidé de me rebeller et arrêter de me plier à ses règles. Il gueule beaucoup, mais il mort rarement en faite. C'est peut être impressionnant pour quelqu'un qui n'en a pas l'habitude, mais il aurait fini par se calmer et par se montrer agréable, il y aurait encore eu les petites réflexions comme quoi je ne l'appelais pas assez et puis il aurait finit par passer à un autre sujet de conversation, le plus crédible étant la porte des étoiles vu la façon dont il la regardait. Au final, il veut juste le meilleur pour moi, même si il a une façon très particulière de le montrer, on n'est pas très doué avec les sentiments dans la famille, mais bon tu devrais déjà avoir l'habitude avec moi. Bon d'accord il est plus critique, mais vachement moins parano..."

Oui dans la famille nous n'avions pas un caractère facile, ma mère était la seule exception, et je ne l'avais pas assez connu pour adopter son comportement, se qui expliquait sans doute la difficulté que nous avions du mal à nous entendre. Je l'écoutais essayer de tourner la situation à la dérision, je ne semblais pas réellement convaincue, mais quoi qu'il arrive je ne lui demanderais pas de s'excuser, c'était le genre de chose que je n'apprécierais pas que l'on me demande. Et puis au final, mon paternel était bien aussi fautif que Jeff. Au final, je ne savais pas réellement ce que mon père voulait, c'était assez difficile à comprendre, je ne pouvais pas me mettre à sa place, et je n'avais jamais réellement compris pourquoi il avait tant apprécié Adam, et il ne s'agissait sans doute pas que d'une histoire de petits enfants, au final Adam n'avait jamais montré son enthousiasme à cet idée, même si à cet époque je restais tout de même la plus réfractaire à cette idée, et heureusement sinon je n'osais même pas où j'en serais aujourd'hui.

"Nan jvais pas te demander ça, ça serait idiot, sincèrement ça ne le toucherait même pas. A mon avis, la seule chose qui lui pose problème c'est que tu l'as contredis, il se fiche pas mal du reste, il est le patriarche, si on veut la paix on le laisse jouer les coqs dans son coin et basta, c'est ce que j'ai appris à faire."

Je l'observais en silence, semblant chercher quelque chose quelque chose sur son visage, plus je passais ma main dans ses cheveux.

"Nan mais je crois qu'il a raison, je commence à voir des cheveux blancs, c'est ça de vieillir papy."

Amusée par mes conneries, je posais un baiser sur ses lèvres avant de lui envoyer un petit coup de poing dans le ventre.

"Ca c'est pour m'avoir tenté, depuis le temps que je me retenais. Mais plus sérieusement viens on va un bébé tout de suite, au moins mon père te pardonnera."

Il était clair que je n'étais pas sérieuse, de toute façon ce n'était pas une bonne raison de faire un enfant, mon père finirait bien par se faire à mon choix et par accepter Jeff, il n'avait pas réellement le choix.

"Si on allait prendre l'air?"

L'idée de sortir de la base me tentait trop, j'avais besoin de me changer les idées et c'était le meilleur moyen que j'avais trouvé de le faire. Depuis que nous étions de retour à la base je sentais la fatigue m'envahir, j'avais tiré la corde non stop pour réussir à ramener Mathieu à la base, et là c'était officiel, j'avais besoin de vacances, mais je n'étais pas encore prête à l'avouer. Et pourtant nous n'avions pas eu le droit à notre voyage de noce. La fatigue prenait le dessus 4 ans sans le moindre petit jour à moi mise à part les "week end". Oh il y avait beaucoup d'autres choses qui pesaient sur mes épaules mais à quoi bon remettre tout ceci sur le tapis. J'avais le cuir dur, je l'avais toujours dis.

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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Lun 14 Mai - 14:56

Jean François fut rassuré de voir qu'au final l'incident de la salle d'embarquement n'avait pas trop affecté Rakel. Enfin, sur le coup sans doute, mais elle s'en était vite remise et maintenant elle se moquait de son pauvre mari. elle ne manqua pas non plus l'occasion de lui rappeler que c'était une dure à cuire, et qu'elle avait l'habitude de voir son père se comporter de la sorte... Très bien pour elle, sauf que Jeff lui ne l'avait pas. La relation qu'il avait eu avec son propre père était à des années lumières. Ils allaient à la pêche ensemble, parfois en balade "entre hommes" ramasser des champignons ou simplement profiter du beau temps profitant de l'occasion pour parler de tout et de rien, son père lui donnait des conseils, le sermonnait un peu quand il le fallait. C'était une relation de complicité et de confiance, pas ce conflit larvé voire ouvert permanent que Rakel vivait avec son paternel. Forcément le choc était rude. Il ne cacha pas son soulagement quand sa douce lui dit qu'elle ne lui demanderait pas d'aller s'excuser. Devoir avaler ce genre de couleuvre ne lui plaisait pas d'autant plus qu'il se doutait qu'effectivement cela n’arrangerait rien et qu'en plus cela aurait permis à l'ancien de se gargariser à ses dépends par la suite. Le laisser râler dans son coin? Ok, ça lui allait parfaitement. De toute façon, le moins il le verrait, le mieux tout le monde se porterait!

Quand elle fit mine de chercher quelque chose, le pauvre Jean François ne comprit pas de suite et il se demanda s'il n'avait pas quelque chose sur le visage... tout ça pour découvrir qu'elle se payait sa tête par rapport à ce qu'il avait dit sur son âge. A peine consolé par le baiser il allait répliqué quand elle lui donna un coup de poing dans les abdominaux, le genre qui vous tirait un sourire. sourire qui se changea en surprise quand à la fin de la phrase. Bon, ok, elle plaisantait! Mais sur le coup... Surtout la connaissant, elle aurait pu balancer une telle bombe le plus sérieusement du monde.
Passant du coq à l'âne, elle lui proposa de sortir prendre l'air comme elle disait.


"Ma foi, pourquoi pas! A pied ou bien on prend une voiture? Tu comprends, à mon âge on commence à avoir des petits problèmes de sciatique et d'arthrite. Va falloir que tu t'y habitues, fillette maintenant que tu as prononcé les voeux. D'ailleurs en parlant de ça, tu aimerais une destination particulière pour notre lune de miel? Et si tu me dis que non, ton cuir épais je le tanne avec mes mains calleuses jusqu'à ce qu'il prenne une belle couleur cerise, là où personne ne devrait voir cette si jolie couleur... Parce que mine de rien il s'est écoulé trois plombes depuis le mariage. Si ça continue on fera notre petit voyage en amoureux le jour de notre retraite militaire et comme tu me trouves déjà vieux, je ne voudrais pas que tu ais l'impression de promener un fossile vivant. J'aimerai bien qu'on est du temps pour nous, juste nous et pas seulement quatre heures en douce dans ta chambre ou la mienne. Quinze jours tous les deux, en amoureux... Quelque part."

Petit regard en coin et sourire complice.

"Et attention à ce que tu vas dire sinon je mettrai ma menace à exécution en plus d'être privée de faire des bébés."

C'est sûr qu'il se montrerait incorruptible si la tentatrice qu'elle pouvait être le soumettait au supplice de ses charmes. Cela avait été un tel "succès" les fois précédentes qu'il avait dû bricoler son sommier à lattes pour réparer la casse commise parce qu'il avait si bien résisté à la tentation... un vrai moine!
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Mar 15 Mai - 0:53

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !


Je n'étais pas du genre à m'excuser, surtout pas devant mon père, ça n'arrangeait pas les choses, et je me mangerais sans doute des réflexions sur ce genre de comportement pendant des moi, je n'avais pas réellement envie que mon père me rappelle qu'en plus d'avoir épousé un vieux, mon mari se trouvait aussi être une lavette. Non j'avais toléré ses remarques pour ne pas créer de conflit ouvert, mais c'était la première et dernière fois. Je remettrais les choses en place une fois seule avec lui, je n'allais pas me donner en spectacle, ce qui arriverait avant son départ du SGC. Il fallait qu'il comprenne une chose, c'était mes choix et je ne le laisserais pas interféré dans ma vie, avant il prenait un malin plaisir, mais ça c'était avant, je n'étais plus prête à le laisser faire. J'étais une grande fille, et le jour où il aura subit le quart de ce que j'avais pu subir à cause ma relation avec mes hommes, il pourra commencer à me donner des missions, en attendant je ne laisserais personne juger ces relations si particulière. Mon père était un vieil ours mal-embouché, rien de plus, je n'avais pas envie de craindre ses colères, qu'il gueule et basta, au final, je m'en fichais pas mal. Tout ceci était du passé, et un problème que je ne comptais pas laisser me gâcher la vie. Bon je me doutais bien que de toute façon que Jeff ne voudrait pas revoir mon père avant un bon moment, j'aurais la paix de ce côté là.

Bref après cette petite crise, je passais un bon moment avec mon mari, nous allions nous changer les idées, juste profiter d'un agréable moment ensemble, au final des choses qui pouvaient paraitre dérisoire ne l'était pas tant que ça lorsque l'on avait manqué de les perdre. C'était d'ailleurs sans doute pour cette raison que je n'allais pas laisser mon père tout gâcher. Il n'en avait pas ce droit. Quoi qu'il en soit, j'avais besoin d'un bon bol d'air frais, ça ne serait pas du luxe, ne serait ce que pour terminer de me calmer, oublier cet incident. Je le bousculais légèrement alors qu'il me rappelait que j'avais épousé un papy, mais il fallait être honnête, avec mon poids plume, je ne faisais pas le poids sur le coup, et il faudrait que j'y mette toutes mes forces pour réussir à le faire bouger de quelques centimètres.


"Je préfère tout de même marché, ça évitera que je te fasse faire une crise cardiaque avec ma façon de conduire."

La deuxième partie de sa question me posait plus de problème, décidément il lisait dans mes pensées ou quoi? Mais qu'importe face à cette perceptive, je me sentis tout de suite moins à l'aise. Depuis plus de 4 ans, le SGC était mon chez moi, et les rares fois où je m'étais éloignée, ça n'avait pas réellement donné quoi que se soit de bon, il n'y avait qu'à voir lorsque je m'étais rendu à toulouse. Bref, je ne me sentais pas profondément à l'aise avec l'idée de m'éloigner d'ici, comme si le monde allait s'écrouler si je prenais un peu de bon temps. J'eus un petit sourire amusée, mais qui ne cachait pas mon malaise, pourtant je m'étais bien promis de prendre des vacances une fois Mathieu de retour à la maison. Je n'étais qu'une sinistre menteuse, je me cherchais toujours une excuse pour m'obliger à rester ici, ça semblait me rassurer de savoir que je protégeais ce monde, je me sentais utile, maintenant, je me sentais soudainement mal. J'eus petit sourire, essayant de dévier la conversation.

"Ne fais pas de promesse que tu n'arriveras pas à tenir."

Je lui tirais la langue, amusée, avant de me replonger dans les pensées.

"A la mer obligatoirement, il y a bien trop longtemps que je n'ai pas mis les pieds dans le sable chaud. Et du beau temps, j'en ai marre de ce temps pourrit sérieusement la prochaine fois qu'ils font une base secrète, qu'il la mette sur la côte d'azur."

Mon petit sourire s'éteint rapidement lorsque je me rendis compte de ma gaffe principalement si on considérait Typhon comme un ennemi, même si ce n'était pas réellement mon cas, je m'abstenais d'avoir un avis tant que l'on ne m'avait pas donné l'occasion de m'avoir fait ma propre idée. Je pris la direction de la sortie de la base, me réfugient comme toujours aux alentours de la base.

"L'idée de me retrouver avec mes pensées pendant des heures, ça me fou la trouille. Sérieusement."

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Jean François Cosey
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Mar 15 Mai - 10:06

"Va pour la marche! Mais au moins je sais que maintenant ce sera moi qui prendrai le volant tout le temps."

Jean François l'écouta lui rappeler qu'en effet il ne pourrait lui résister bien longtemps, lui même laissant échapper un petit rire complice. Ses projets de vacance lui convenaient parfaitement. Une plage de sable fin, du soleil, de la plongée, de la pêche, de la farniente à l'ombre d'un arbre, des soirées romantiques et des nuits passionnées...

"Je signe où pour les vacances? Et non, la prochaine base, on nous la colle à la Réunion, la Martinique ou Tahiti, ça c'est de la destination qui vend du rêve!"

Ils quittaient le complexe et s'engageaient sur les chemins menant en périphérie de la base. Il y avait là de quoi faire niveau promenade et l'on restait tout près de la base, il orientait sa douce pour ne pas trop s'éloigner. Jeff restait méfiant. Ce n'était pas parce qu'ils avaient démantelé Hégémonie dans sa quasi intégralité que l'organisation était hors jeu complètement. Il restait des têtes pensantes, des opérateurs, des contacts et il ne faisait pas l'ombre d'un doute que le commando de marine, son jumeau et sa femme étaient en tête de liste dans leur livre des rancunes. Et rien de tel qu'un ennemi désespéré pour vous pourrir la vie, voire la raccourcir.
Profitant de leur tranquillité, personne n'étant sur le chemin, Jeff passa son bras le dos de sa moitié et la serra contre lui, main sur la taille, marchant d'un pas tranquille. Elle aussi semblait malgré tout préoccupée, préoccupée et inquiète quand à la suite des évènements.
La trouille de se retrouver à ruminer. Oui, il pouvait la comprendre sans mal. Cela le minait lui aussi, avant quand il se devait de lui mentir sur son identité et jouer l'agent triple afin de la protéger. Et maintenant avec tout ça. L'après Hégémonie, la possibilité que ce groupe ne révèle sa véritable identité, ou pire, que dans une vœu de vendetta gratuite, ils s'en prennent à Rakel. Et malgré ses craintes, vivre le plus normalement possible parce que se cantonner à la peur revenait à finalement ne pas vivre du tout et leur accorder la victoire avant même qu'ils aient levé le petit doigt. Il voulait pouvoir profiter de la vie, de sa vie la femme qu'il aimait par dessus tout et la rendre heureuse.


"Tu sais, il ne faut pas avoir peur de ses pensées. Leur faire face, les comprendre, les partager si tu en ressens le besoin. C'est pratique de s'occuper l'esprit avec une chose ou une autre, mais au final on ne fait que repousser l'échéance, le moment où on se retrouve tout seul face à ses démons et malheureusement on choisit pas quand on se retrouve sans possibilité de s'esquiver une dernière fois. Que ce soit moi, Mathieu, de tes amis ou même une des psys de la base, c'est important que tu parles de ce que tu as sur le cœur, de ce qui se bouscule dans ta tête de bois. On en a bavé et pas qu'un peu. Tu as tout donné et pas mal encaissé durant l'année qui vient de passer. Je ferai pas l'inventaire, tu le connais aussi bien que moi sinon mieux... Tu crois que je vois pas que tu es au bout du rouleau? Mais t'es pas toute seule, nous sommes là et y a rien de déshonorant à se faire aider par ceux qui t'aiment et pour qui tu comptes. Oui... Je sais... Tu as le cuir solide et beaucoup s'y sont usés les dents dessus avant que tu les leur casse, mais tu ne me la feras pas à moi, je le vois que tu as besoin de souffler c'est pas sur le plan physique que je parle. Et tu ne le cacheras pas à Mathieu non plus quand il reviendra. Je ne te force pas la main, mon ange, je te dis juste que quand tu voudras parler, nous serons là. Ok?"

Jeff s'était arrêté et tourné vers elle, lui prenant le visage dans ses mains et lui faisant lever la tête pour qu'elle le regarde dans les yeux. Il lui déposa plusieurs baisers sur le front, le nez et enfin les lèvres avant de se reculer après d'agréables longues secondes. Il lui souriait, heureux d'être simplement là avec elle.

"Donc, on se prend deux semaines paradisiaques à Honolulu, je me charge de ne pas te laisser seule avec tes pensées, tu me fais de jolies danses du ventre en tenue traditionnelle hawaïenne, je te fais roucouler jusqu'au matin, on se câline jusqu'en milieu d'après midi. Ensuite ce sera plage et plongée, je t'apprendrai la pêche au harpon, tu verras c'est génial. On visitera l'archipel, on parlera de ce que tu voudras et bien entendu on s'entraînera beaucoup à faire des bébés... C'est quelque chose qui demande beaucoup, beaucoup, beaucoup d'entraînement."

Le ton était léger, enjoué. Le militaire programmait des vacances tout ce qu'il y avait de plus alléchant. bon, la danse traditionnelle, il se doutait bien qu'elle esquiverait. Mais tout le reste fleurait bon la détente et le bon temps, deux choses dont ils avaient cruellement besoin tous les deux. Sans doute n'étaient ils pas les seuls dans cet état d'ailleurs. Il avait constaté que ce fichu programme amochait les gens et pas qu'un peu. A eux deux de ne pas le laisser les bouffer vivants.
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Mar 15 Mai - 20:31

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !


Un nouveau coup d'épaule alors qu'il plaisantait sur la perche que je venais de lui tendre, laisser ma place derrière le volant? Jamais. Après même si je craignais l'idée de me sortir de ma petite routine, comme tout le monde je rêvais de plage de sable fin et de mer à l'eau d'un bleu hypnotisant, même si je n'osais imaginer à quel point le retour à la réalité serait une chose difficile, après quelques semaines à profiter ainsi des richesses de ces pays. Il faudrait reprendre les entrainement, se cacher, bref je n'étais pas sûre que quelques jours de bonheur vaille le coup d'avoir du mal à se remettre dans le bain une fois de retour. Mais après tout le voyage de noce faisait partie de la tradition et pour une fois je me lâcherais un peu, de toute façon, 4 ans sans vacances c'était bien assez, il était temps que je prenne un peu de temps pour moi.

S'était d'un pas habitués que je marchais aux alentours de la base, je me refusais d'avoir peur d'Hégémonie ils devaient juste apprendre que les prédateurs c'étaient nous, et avec le coup que l'on avait porté j'espérais avoir la paix un bon moment. Tant bien même ils reviendraient je n'avais pas terminé de leur faire payer ce qu'ils avaient tentés de me faire et même ce qu'ils avaient réussis d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, je n'avais pas peur pour ma vie, Mathieu était en sécurité, et je ne doutais pas un instant que Jeff savait se défendre, alors qu'est ce que je devais craindre au juste? Non ce que je redoutais par dessus tout, c'était ma propre personne. Les jours que j'avais passé à l'infirmerie murée dans mon silence la plus part du temps m'avait amplement suffit. J'avais pris le temps de réfléchir à beaucoup de chose, et au final, ça n'apportait rien de bon, juste d'autres questions, des "et si", de quoi mettre Paris en bouteille.

Je n'étais visiblement pas convaincue par les paroles de Jeff, d'ailleurs je ne pu m'empêcher de détourné la tête, mâchoire serrée, visiblement Jeff venait d'appuyer là où ça faisait mal, très mal même vu la tête que je tirais. Il fallait être réaliste, j'avais joué à un jeu dangereux et j'avais perdu beaucoup, il me suffisait d'avoir vu la réaction de Mathieu, j'avais l'impression que garder notre secret avait été son ultime cadeau, parce qu'il fallait être réaliste, Jeff n'aurait pas été le seul touché, j'étais sa femme et j'aurais fais partit des dégâts collatéraux, envoyé dans une base au fin fond du pôle sud dans le meilleur des cas, dans le pire renvoyé de l'armée pour manquement à l'honneur. Poing contre mon front, j'observais le paysage droit devant moi, n'osant plus regardé Jeff.


"Mathieu m'en veut à mort, il faut être réaliste je l'ai déçue... Je le comprends. Tu imagines toi, si tu n'avais pas décidé de trahir Hégémonie ce qui se serait passé? J'aurais permis la destruction du SGC juste parce que je me suis faites avoir comme une bleue..."

J'avais attrapée une mèche de mes cheveux entre mes deux doigts et le jouais avec tirant dessus, l'enroulant autour de mes doigts.

"Ce n'est pas à toi que j'en veux, c'est à moi, Hégémonie m'avait déjà attaqué, j'aurais du me montrer plus prudente, au lieu de ça j'ai été une cible de choix, et facilement en plus..."J'eus un petit sourire mi amusé mi triste." Mon père serait au courant de cette histoire, je crois qu'il m'aurait enfermé dans la cave question de sécurité nationale. Je n'arrive pas à me faire à l'idée que j'ai peu être aussi conne, et c'est pas en parler qui arrangera les choses, d'ailleurs tu veux réellement que j'aille raconter ce genre de chose à un psy de la base? Je hais les médecins, si je n'ai pas protesté à l'infirmerie en rentrant de mission c'est que j'en avais pas la force. Et parler ne changera pas ce qui est arrivé."

Je passais mes mains sur le visage, de toute façon, tant que je n'aurais pas vu Mathieu en personne je n'aurais jamais la certitude qu'il me pardonnerait un jour, ça ne servait à rien de se retourner le cerveau pour ça, ce n'était pas constructif, je semblais avoir chassé mes démons pour le moment, à vrai dire j'avais l'habitude de cohabiter avec eux depuis le temps.

"Je te préviens tout de suite, tu vas avoir intérêt à me trainer pour que je remettes les pieds ici après, mais bon avant que je ne fasses ma valise, il va falloir que je règles quelques petits trucs, notamment voir le remplaçant d'Isaak, il a été renvoyé en Russie, visiblement le SGC ce n'était pas trop son truc, surtout après avoir manqué de crevé sur une autre planète. SG3 récupère un nouveau mec, Elias Forge, ça m'a l'air d'être un bon, du moins d'après son dossier, à voir ce qu'il donne sur le terrain. Boulot, boulot quand tu nous tiens."

Tiens un domaine où je me sentais à l'aise, il était clair que parler de mon équipe, des prochaines missions me mettait parfaitement à l'aise, j'étais dans mon élément, c'était d'ailleurs sans doute lorsque je parlais ainsi que l'on découvrait les ravages qu'avaient pu faire mon éducation, ou plutôt les choix que mon père avait fait pour moi. J'étais militaire avant d'être une jeune femme comme les autres, l'armée me paraissait bien plus naturel que la plus part des choix de vie du commun des mortels. La base était ma maison, mon uniforme ma tenue habituelle, je me rendais bien compte que ce n'était pas naturel, qu'il fallait que j'y remédie, mais ça me foutait plus la trouille qu'autre chose, la routine avait quelque chose de rassurant. Je semblais quelque peu perdue dans mes pensées, puis je finis par relevé mon regard vers Jeff.

"Tu sais cette nuit, j'ai dormis chez Jill, je sais pas si tu te souviens d'elle, la fille avec qui j'étais à Halloween, elle s'est acheté un appart, je trouve ça sympa..."

Ouais je tournais un peu autour du pot, mais mine de rien, c'était une décision importe pour moi, je prenais ma vie en main, acceptant que l'armée ne soit plus le centre de mon monde.

"Je crois que je vais m'acheter un appart ou une maison, ça ne peu que me faire du bien de m'éloigner de la base..."

J'avais encore du mal à parler de lui et moi comme un tout, ce n'était pas facile pour moi, et tout nouveau.

"Et puis ça nous fera un endroit où nous n'aurions pas à nous cacher..."

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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Mer 16 Mai - 5:57

A1, touché! Et voilà, il avait coulé Rakel avec la précision d'un Exocet. Jeff soupira. Il comprenait bien la réaction de sa femme, l'impression de s'être faite avoir comme une bleusaille, d'avoir perdu son grand frère. La perte de confiance en soi était forcément là. Et bien entendu la méfiance à l'égard des médecins ce qui fit malgré tout sourire le soldat. La culpabilité, la perte de confiance en elle, il faudrait du temps pour que ça cicatrise, et il était là pour l'aider dans sa convalescence.
Comme à son habitude, elle préféra ne pas épiloguer, bien fait savoir que les confessions, même à son mari ce n'était pas sa tasse de thé et de passer à un autre sujet, le boulot. Comment c'était étrange!... Si confortable, sécurisant et impersonnel. Il leva les yeux au ciel, mais ne dit rien pour autant, sa femme avait fait des efforts pour s'ouvrir ainsi jusqu'à présent, ils iraient à son rythme.
Le second de SG3 apprit donc que leur bleusaille reprenait la route du pays du froid. Si une simple blessure - certes presque fatale - l'avait convaincue de jeter l'éponge, c'était une bonne chose qu'il parte le plus tôt possible. Il leur fallait des équipiers fiables, pas des pleureuses qui partaient en chouinant à la première coupure.


"Mouais, Yarmola aussi avait un bon dossier... On verra ce qu'il a dans le ventre à la première mission et seulement au figuré j'espère. Forge? Je jetterai un oeil et j'irai p'tet voir de quel bois il est fait. Si j'vais trimbalé le ruskof sur un ring j'aurai sans doute pu voir qu'il n'avait pas le cran de se prendre des coups pour en donner."

Vu les bras de l'éclaireur et son entraînement spécialisé, c'est sûr que les pistaches qu'il distribuait devait faire sonner les cloches aussi fort que lors d'un mariage. Il avait pieusement ignoré les quelques secondes d'hésitation de Rakel, sans doute pensait elle à quelque chose dont elle n'était pas prête à s'ouvrir à lui. Il avait épuisé le forfait intimité de toute évidence, mais le soldat était heureux qu'elle lui au moins parlé à coeur ouvert. Il fallait laisser le temps au temps comme disaient les anciens. C'était la même chose dans le ROHUM. Si on brusquait les choses, si on voulait brûler les étapes, on se retrouvait le bec dans l'eau voire pire, avec de fausses informations et des ennemis en plus. C'est pour ça que les américains étaient si mauvais dans le renseignement, ils ne connaissaient rien aux subtilités des négociations et les rares qui connaissaient étaient court circuités par une hiérarchie qui voulait tout, tout de suite pour pouvoir se planter royalement et dire que finalement la source la plus fiable restait le ROE et leurs petits joujoux made in NSA et CIA. Pour ce que ça leur réussissait... Heureusement que l'Astan leur avait fait ouvrir les yeux sur la nécessité d'avoir un contact avec les locaux. Là, il devrait faire la même chose avec la bleusaille, creuser et voir ce qu'il y avait sous la couche de kaki dont on peignait tout le monde après les classes.

Et comme le disaient les prestidigitateurs "voilà!" . Il suffisait de rester près d'elle, qu'elle se sente suffisamment à l'aise et lui donner le temps, et Rakel s'ouvrait petit à petit. Bon, en même temps, c'était logique aussi, il n'était pas le premier venu, ni même seulement son second.
Les deux informations étaient intéressantes, la première parce qu'au moins, sa femme n'était pas trop isolée à la base. Avec son caractère, il n'aurait pas été surpris d'apprendre qu'elle n'avait pas d'ami. L'autre information aussi avait son importance. Qu'elle quitte le nid n'était rien moins que surprenant... Et en même temps totalement logique vu ce qui s'était passé depuis plus d'un an.


"Jill... Hmmm... Je me rappelle bien une nana habillée en Freddy, le genre qu'on laisserait bien griffer le dos, mais je dois avouer que même si c'est sans doute une jolie pépé, à cette époque là, mon attention était attirée par une jeune femme bien précise et particulièrement... séduisante. A peu près taille, la même coiffure, mais mieux arrangée et quelque chose qui te surprendrait, elle portait du maquillage et une robe de soirée! Tu imagines? Je devrai te la présenter un jour histoire qu'elle te donne quelques cours."

Comment pourrait il oublier cette soirée? Cela avait commencé comme un vrai cauchemar et fini de la plus délicieuse des façons. Certes c'était Hégémonie qui avait décidé de faire accélérer la cadence pour que la jeune femme succombe à son espion qui n'était déjà plus à leur botte, mais leurs sentiments, ce qu'ils avaient vécu cette nuit là restait unique et magique à ses yeux. Il se moquait gentiment d'elle et de sa tendance à se complaire dans un comportement et une garde robe typiquement masculins alors qu'elle était tout bonnement renversante quand elle mettait en valeur sa beauté et sa féminité. Bien entendu, lui dire ça tout de go était un bon moyen pour se faire taper dessus... Rakel était une femme garou, un militaire qui ne se changeait en diabolique tentatrice que les nuits de pleine lune.

"J'en conclus que c'est une bonne amie ou alors que tu étais vraiment trop ivre pour rentrer à la base... Ou les deux. Ces jeunes... Ca sort de l'adolescence et voilà, on veut s'essayer aux plaisirs des grandes personnes! La prochaine sortie c'est diabolo fraise et grenadine, ma chère."

Petite vengeance de sa part concernant l'âge. Un juste retour des choses après tout. Il fit rapidement le rapprochement de cette Jill avec Jill cooper brièvement madame Jill Sheppard avant qu'on s'aperçoive que son cher époux était en fait un agent d'Hégémonie. Evidemment, pas question de poser de question sur ce sujet, l'étrange similarité avec leur propre cas était assez troublante et il n'avait pas envie de retourner le couteau dans la plaie concernant le fait qu'il était venu au SGC dans le but de la séduire et l'enlever par la suite.

"Un petit nid douillet, c'est une excellente idée je trouve. Avec un peu de chance tu finiras même par t'habiller de façon féminine en dehors de la base... Ok, ok, j'arrête de te charrier. C'est vraiment une bonne idée. Pouvoir couper avec le milieu, avoir ton chez toi et en faire ce que tu veux. Et le fait qu'on puisse y passer de bons moment en amoureux sans personne pour nous emmerder c'est bonus. Excellent bonus d'ailleurs. La perspective que nos brosses à dent se mettent en ménage... Ca me plaît."

A le voir sourire, "ça me plaît" était un doux euphémisme. Bon, il ne dirait rien des recherches qu'il avait fait dans le secteur pour acquérir un appartement pour eux deux. Il ne pouvait plus retourner à la maison familiale, Hégémonie la ferait sans doute surveiller et même s'il ne perdait pas espoir d'y retourner un jour, pour le moment il faudrait se contenter d'un pied à terre dans les environs. Il pourrait lui faire la surprise plus tard.

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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Jeu 17 Mai - 1:00

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Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !


Personne n'était sans faille, moi y compris, et comme depuis toujours, Mathieu avait toujours été un sujet sensible, il faut dire que si j'avais réussi à le ramener sur Terre, je n'étais pas sûre qu'il me pardonnera un jour, et ça me minais. Pourtant je n'avais pas du tout envie d'en parler, même si j'aimais beaucoup Jeff, je ne pensais pas un seul instant qu'il serait en possibilité de me comprendre, pour ça, il faudrait déjà que quelqu'un puisse comprendre ce qui me liait à cet homme, et ça c'était une autre histoire. J'avais déjà du mal à le comprendre moi même. Il me manquait, j'avais l'impression plus encore que lorsqu'il ne se trouvait pas sur cette foutue planète. Je ressentais un manque douloureux et un doute qui l'était plus encore. A vrai dire même si le domaine du boulot me semblait que peu rassurant car stable, je n'avais plus cette étincelle, celle que j'avais eu à mon début de carrière au SGC, à présent tout ce qui était administratif m'ennuyait, et diriger l'équipe, m'intéressait à peine plus, j'avais l'impression d'avoir fait le tour.

A vrai dire même si je n'avais pas pris le temps d'en parler avec Jeff, et que je ne tenais pas à en parler, voler me manquait, je ne trouvais que de moins en moins d'intérêt au SGC, oh cette mélancolie passerait dès que je serais de nouveau en uniforme sur le point de passer la porte des étoiles parce que découvrir de nouveau monde, c'était tout simplement excitant, il y avait ce petit quelque chose en plus, mais ce n'était pas ma formation, ce n'était pas ma vie, dire qu'au début je pensais que tout ceci ne serait qu'une petite pause pub, avant de reprendre mes missions au moyen orient, 4 ans, ce n'était même plus une pause, j'avais passé le plus clair de mes années de boulot ici à présent. Il faudrait que je loue un avion, juste pour le plaisir, voir le monde d'en haut était plaisir, j'adorais ça, tout paraissait si petit de ce point de vue. Je me sentais libre une fois dans les airs, comme si plus rien n'avait de prise sur moi. Qu'importe, pour le moment, j'étais ici, et acheter une maison était sans doute une façon pour moi de me prouver que je serais capable d'avoir une vie stable ici, après tout j'avais déjà la bague au doigt, il ne manquait plus que la baraque, les gosses et le labrador, quelle connerie. Finalement à la remarque de Jeff, je me contentais d'hausser les épaules, il n'avait pas tord, mais je ne supportais pas les Russes alors j'étais plutôt contente qu'il se casse dans son pays de sale traitre. Moi rancunière? Vous n'imaginez même pas à quel point. A vrai dire si ça ne comptais qu'à moi, je l'aurais sans doute achevé, mais il avait eu la chance de faire partie du SGC durant cette mission.

Je grimaçais face à la remarque de Jeff sur la tenue que j'avais porté à la soirée Halloween, il croyait quoi que c'était si simple de porter une jupe au SGC ? On ne pouvait pas dire que c'était très pratique, ni très bien vu, on se retrouvait avec des pots de colles accrochés à notre jambe rien de plus. D'ailleurs je me demandais si il m'avait vu dans la tenue que j'avais porté hier soir, quoi que non, sinon il ne m'aurait sans doute pas fait cette réflexion, d'accord, le sweat n'était pas tout ce qu'il y avait de plus sexy, mais je n'avais pas trop envie de me faire remarqué dans la base. Qu'importe je pris mon air le plus sérieux possible, avant de répondre.


"Laisse tombé, je la connais, elle est mariée, t'as aucune chance. En plus, son mari c'est un beau gosse, tu n'arriveras pas à rivalisé. Et puis de toute façon, ce n'est pas une question de savoir faire, c'est juste que tu n'es jamais là au bon moment, tu n'as qu'à milité pour que l'uniforme féminin soit un peu plus sexy, mais je doute que ce genre d'initiative ne plaise aux huiles."

Quoi qu'il en soit, je gardais un bon souvenir de cette soirée, même si Hégémonie y avait glissé son nez. Mais au final, je ne regrettais rien, si les choses n'avaient pas été ainsi ce jour là, Hégémonie aurait bien trouvé un autre moyen pour me faire tomber dans leur piège. Pourquoi regretter mes choix, c'étaient eux qui m'avaient permis de sauver Mathieu, et au final d'être heureuse avec Jeff. Tout n'était peut être pas parfait, mais ce n'était pas si mal. Vu la tête que je tirais, il était clair qu'il n'avait pas tord sur l'état dans lequel j'étais hier soir, mais hors de question de l'avouer, même si il fallait l'avouer j'avais abusé sur l'alcool, et que je n'aurais de toute façon pas été en état de conduire.

"Arrête là ça fait un peu vieux pervers qui s'est marié avec une mineur, et je proteste, c'était juste pour finir une soirée entre filles comme il se doit. On a terminé par une soirée pyjama... Quoi que je n'avais pas de pyjama, mais chut faut pas le dire, avec ce genre de détail, les hommes ont tendances à fantasmer. Et puis de toute façon, c'est mal poli de refuser des cadeaux, alors j'ai pas eu trop le choix de boire les verres que l'on m'a offert."

Bon d'accord, je faisais exprès de lui faire payer sa remarque en tant de le rendre jaloux, mais en même temps, il ne s'inquiéterait sans doute pas vraiment, il me connaissait si bien qu'il se doutait probablement qu'aucun verre ne suffirait à s'attirer suffisamment ma confiance pour que j'accepte de discuter avec quelqu'un. J'étais un animal sauvage, le plus dangereux de tous d'ailleurs, et pourtant on ne pouvait pas dire que j'étais d'apparence effrayante, j'avais l'air d'un petit chaton innocent, c'était peut être pour ça que j'étais si dangereuse. Bref j'étais assez contente que Jeff partage mon envie d'un nid douillet, même si j'avais assez de mal à imaginer avoir mon chez moi. Non je ne craignais pas Hégémonie, plutôt mon propre bordel, je devais avouer que faire le ménage n'était pas mon activité préférée et mes quartiers étaient bien assez grand lorsque je devais me mettre à cette tâche ingrate.

"Je crois que je vais avoir du mal à me faire à cette nouvelle vie, tu vas voir je vais abandonné mon chez moi pour retrouvé mes bons vieux quartiers en moins de deux. Ou je vais me perdre dans mon bazar, au choix."

J'avais toujours vécu en maison lorsque j'étais gamine, une maison assez grande dans mes souvenirs, avec 3 énormes chiens, mon père avait toujours trouvé que c'était le meilleur moyen d'éloigné les voleurs, et puis mon paternel avait toujours adoré ces animaux. D'ailleurs ce n'était pas vraiment un étonnement lorsque je l'avais vu avec un quadrupède sur une photo prise par Hégémonie. Je m'installais sur un vieux tronc d'arbre mort, visiblement toujours un peu perturbée.

"Je me sens vieille, j'ai l'impression d'avoir prit 10 ans en une seule année, le SGC c'est pas de tout repos, surtout pas avec toi et Mathieu."J'eus un petit sourire amusé, je le taquinais encore." Au final, tu as raison, des vacances, ça va me faire du bien, le monde va continuer de tourner rond sans moi. Je crois qu'il est temps de grandir, mais j'étais bien moi, à jouer avec mes avions et mes P90."

Je relevais le regard vers Jeff visiblement j'en étais convaincue, amusée par mes conneries, mais ça ne m'apportait pas grand chose, surtout pas de la tranquilité. Bon en soit à présent j'avais autre chose que mon boulot, mais j'avais du mal à m'imaginer d'être avant tout une épouse et rien d'autre. Comme si sauver le monde était la seule chose qui comptait réellement, les certaines anciennes habitudes sont difficiles à perdre.

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Jean François Cosey
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Ven 18 Mai - 11:44

Rakel se payait sa tête, c'était de bonne guerre aussi joua t il le jeu tant avec sa remarques sur la Rakel féminine que la soirée pyjamas sans pyjama et celui ou ceux qui auraient eu l'inconscience de lui offrir à boire. Evidemment, il s'était inquiété sur le coup parce que n'importe quel salopard pouvait glisser quelque chose dans son verre, mais les deux femmes étaient des militaires d'élite et elles ne se laisseraient pas avoir par ce genre de technique. Il lui fallait savoir lâcher prise pour qu'elle ne se sente pas étouffer et au final, un jour, le quitter.

"Et bien je me contenterai de mon garçon manqué alors, heureusement qu'elle est douée dans ce qu'elle fait, c'est déjà ça." Lui aussi se payer le luxe de la boutade un peu salace dont elle était si friande pour le mettre en déroute... si facilement. "Par contre, ne parle pas de soirée pyjama, même si tu n'as pas mis de pyjama... Et oublié de prendre des photos pour ton mari par la même occasion, égoïste! J'ai vraiment du mal à t'imaginer dans ce genre de soirée où les nénettes s'envoient gentiment leurs coussins à la tête et où je t'imagine répondre par high kick dans les gencives. Vous n'avez même pas fait un p'tit film sur vos portables? Sans coeur va! Au moins je pourrai me consoler en allant démembrer ceux qui ont eu l'idée de te draguer. Un p'tit coup de fil à Féral, récupération des bandes vidéos, reconnaissance faciale, identité... Tu sais comme dans les Experts. Et ensuite je leur rendrais visite avec ma caisse à outil!" Son regard de méchant de série Z quand bien même le ton se voulait sérieux ruinaient toute possibilité de prise au sérieux justement. Il enchaîna sur la performance du mari éploré devant la frivolité d'une épouse, façon la Femme du boulanger. Si Rakel était connue pour son caractère de cochon et sa rancune, Jeff lui était plutôt du genre pitre et doté d'un calme pour deux... Ca tombait bien d'ailleurs. "Même pas six mois que tu laisses déjà les jolis coeurs t'approcher... Je vais devoir te faire porter une slate armor pour qu'ils restent à bonne distance sinon je vais finir comme un vieux pervers épuisé. Tu sais comme le héros dans Lolita? Pas la chanson hein! Le livre."

La suite de ce que lui révélait sa douce n'était qu'à moitié une surprise. Elle n'aimait pas le changement, et tout son cortège de remises en questions des petites habitudes. L'accompagnant, Jean François s'assit à califourchon sur le tronc d'arbre et enlaça doucement sa femme tandis qu'elle continuait de s'ouvrir et de lui parler de ce qu'elle ressentait. Sa crainte du changement, sa fatigue suite à tout ce qu'elle avait pu vivre et dont il était en grande partie responsable, son besoin d'évoluer malgré sa peur de le faire justement.

Son mari allait lui répondre quand un téléphone dans une de ses poches sonna. Il le sortit, se leva et s'éloigna un peu en faisant un geste de la main pour lui dire de ne pas bouger, sans doute était ce un appel court. Ce fut le cas.

"Oui... Non c'est bon, annonce... Ok... Hun hun... Une date?... On peut y aller ou... Ah, ok. C'est pas plus mal... Merci, j'te revaudrai ça!"

Le portable était le même que celui que Rakel avait dans une de ses poches et donné par un gentil agent de renseignement. L'appareil retourna dans sa poche et le commando sur le tronc d'arbre, un petit sourire en coin signe qu'il retenait un sourire qui serait allé d'une oreille à l'autre sinon. Se collant contre sa douce épouse, il lui embrassa le sommet de la tête comme il aimait le faire si souvent, même si cela soulignait la belle différence de taille entre le deux. Réfléchissant une bonne minute sans rien dire il finit par lui parler de son ton enjoué et léger. Pas de doute, le coup de fil avait été porteur de bonne nouvelle et le vil militaire se montrait démonstratif juste ce qu'il fallait pour titiller la curiosité.

"T'en fais pas. Je serai là aussi souvent que possible, enfin, tant que tu voudras de moi quoi. Je pourrai m'occuper de ton bazar, et puis tu sais, les femmes de ménage ça existe. Faudra juste ne pas oublier des dossiers secret défense sur la table de salon entre les cartons de pizza, cadavres de bière et p'tites culottes... Et une dernière chose, ne grandis pas trop quand même sinon tu vas te mettre à faire le ménage, la lessive, chercher un emploi plus calme, vouloir une petite maison, un chien et des enfants. Moi j'aime la petite furie aux P90... Bon, je pourrai m'y faire à la Rakel adulte, mais ça demanderait beaucoup de travail. Le seul avantage c'est que tu ne serais plus mon off et que quand je demanderai une bière tu m'amènerais au lieu de ma la jeter à la tête. Hmmm... Non en fait tu as raison, grandis!"

Avec un petit rire moqueur, il la serra tout contre lui et l'embrassa longuement. En cet instant lui ne pensait qu'à l'instant présent. Adieu tout le reste, il n'en avait que pour sa femme.

"Oh, comme je suis un mari génial, prévenant et qui pense à tout, j'avais demandé à Féral de me tenir informé de l'état de santé de ton frangin. Ils l'avaient embarqué pour une unité de soin spécialisée et je pense aussi pour le débriefer loin du SGC. J'ai eu des nouvelles et elles sont plutôt bonnes."

Evidemment quand quelqu'un disait ce genre de chose, il ménageait le suspense histoire de faire monter l'ambiance. Ne lambinant que le strict minimum - tout le monde savait ce qui se passait quand la petite tigresse s'impatientait - Jeff poursuivit.

"Alors je commence par les moins bonnes nouvelles, il va falloir un mois pour qu'il sorte de sa cage dorée, t'énerve pas je vais te dire pourquoi, l'autre moins bonne nouvelle, qui est aussi une très bonne nouvelle c'est qu'il était affecté par le sarcophage dans lequel ces enfoirés n'ont pas arrêté de le foutre qu'il soit vivant ou pas. Donc il n'était pas vraiment lui même quand on l'a sauvé. Il a demandé de tes nouvelles d'ailleurs. Tu vois tu ne l'as pas perdu ton grand frère chéri. C'est vraiment trop la fête pour Jean François, le beau-papa et le frangin qui m'adorent, quel veinard il fait hein? Et pour finir puisqu'on est toujours dans les bonnes nouvelles, il devrait être réintégré dans le personnel du SGC en tant que consultant permanent du BSPC. C'est le personnel qui va être heureux d'apprendre cette bonne nouvelle!
Je vais pas te dire ce que tu dois faire, mais tu devrais quand même aller faire une bise à Féral un de ces quatre parce qu'il s'est bien démené pour toi. Oui je sais pas besoin de le rappeler, il a lâché le morceau a général... En même temps, toi aussi tu aurais lâché le morceau si le Vieux t'avais pris entre quat'z'yeux dans son bureau. L'est pas commode tu sais!"


C'était assez vrai pour les deux points. Le général de la Couperay que certains à la base appelaient "la guillotine" rapport avec son nom et son caractère... Tranchant, n'était pas un joyeux drille ou un gentil à la façon du premier directeur du programme, la générale Parray. C'était un vieux loup de mer blanchis sous le harnais et avec un caractère bien trempé. D'ailleurs on pouvait voir que le nouveau patron était quelqu'un de sévère, le sergent instructeur Hartman l'avait à la bonne et pour le plus grand désespoir de tous, la réciproque était vraie. Quand le pacha vous convoquait dans son bureau c'était souvent pour vous souffler dans les bronches et personne à la base ne la ramenait, ses coups de gueules n’ayant rien à envier à la fureur du temps dans les Quarantièmes Rugissants.
Ensuite, le pauvre assistant du Capitaine Dante était depuis le début un atout pour eux et un allié aux compétences et sésame très appréciables. Son caractère calme voire effacé ne le rendait pas méprisable pour autant, et il donnait l'impression de sincèrement vouloir aider son prochain. Un brave type en somme, doublé d'un serviteur zélé et dévoué comme pas deux à son idole, aka le Croquemitaine du SGC, celui que tout le monde connaissait sous l'alias de Virgile Dante.
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Sam 19 Mai - 1:27

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !

Je me contentais de lui tirer la langue pour protester, je détestais que l'on afflige de ce qualificatif péjoratifs, je n'aimais pas trop ça, au final, j'avais toujours été une vrai fille, bon certes un peu violente et avec un très mauvais caractère. Enfin, je savais qu'il plaisantait et heureusement, sinon il aurait eu le droit à ma mauvaise tête et j'étais aussi particulièrement douée pour bouder. Mais ça je ne lui apprendrais rien, il avait déjà fait tant de fois les frais de mon mauvais caractère, et à vrai dire, j'avais toujours été assez surprise que ça ne le fasse pas fuir, surtout qu'il avait un caractère si facile à vivre, ce n'était pas comme Mathieu, nous étions fait l'un pour l'autre, aussi caractériel l'un comme l'autre, ce qui nous condamnait à tout casser à la moindre dispute qui prenait bien sûr des proportions surdimensionnées.

"Fait gaffe à ce que tu dis, sinon tu n'auras plus le droit de profiter de mes talents, et ça même si je t'ai promis qu'on s'enverrait en l'air en avion."

Je devais avouer que cette petite soirée entre filles n'était pas le genre de chose dont j'avais l'habitude, mais heureusement avec Jill, ça ne tournait jamais au ridicule des séries américaines. Au final ça n'avait des soirées entre filles que le nom, et simplement parce que nous n'avions pas pensé à invité d'hommes, et que ça n'aurait pas été la même chose, je ne me voyais pas réellement aller en boite avec mon mari après ce qui c'était passé, j'avais juste besoin de décompresser et au final, c'était ce que cette soirée m'avait apporté. Il me fallait du temps pour digérer tout ce que j'avais subis et voir les choses avec plus de sérénité, ce n'était pas si simple que ça, j'avais beaucoup de mal à accorder ma confiance et me sentir ainsi trahie avait faire remonter me paranoïa, parfois, je me demandais si Jeff était réellement sincère. Je m'en voulais d'en douter, mais j'étais un animal sauvage blessé, la méfiance était ancrée en moi, la seule personne en qui j'avais une confiance totale était Mathieu, et simplement à cause d'un événement à part, ce fameux Noël, oh mais sans doute aussi parce que nous étions si semblables, s'en était presque effrayant.

"C'est pas gentil, tu ne pense pas que je leur ai assez fait regretté d'avoir tenté de s'approcher de moi? Tu me sous estime ou quoi?" Je pointais mon doigt sur son torse avant de m'approcher dangereusement de son visage, un petit sourire amusé sur le visage." Et puis c'était juste un moyen de préservé ma carte bancaire, je ne me souvenais pas que les mecs étaient aussi cons en boite, c'est même plus de chacals, c'est pire. Bref je ne t'ai pas trouvé de remplaçant, aucun ne t'arrivait à la cheville."

Se fut avec plaisir que je me laissais aller dans ses bras, c'était assez étrange pour moi de me sentir si bien avec une personne, généralement j'allais toujours au conflit, j'avais du mal à être juste à l'aise avec quelqu'un. N'importe quel psy aurait conclu que tout ceci était lié à la relation que j'entretenais avec mon père. S'était sans doute le cas mais au final, je m'entendais très bien avec Jeff, alors je les laissais établir leur théorie dans leur coin, je m'en foutais bien. Alors que je profitais de cet instant, mais un téléphone se mit à sonner, sourcils légèrement froncé, j'observais Jeff qui répondait au téléphone, aussitôt ma curiosité était piquée au vif, en faites surtout parce qu'il s'agissait de CE téléphone, le même que celui qui ne me quittait jamais. La bonne humeur de Jeff m'intriguait, je l'observais en silence, ne le quittant pas du regard, même lorsque celui posa un baiser sur mon front, me donnant cette habituelle sensation d'être toute petite. Je l'observais peut être en silence, mais mon visage affichait mon habituelle impatience. Bon l'idée d'une femme de ménage me fit tiquer, un loup ne laisse pas n'importe qui entrer dans sa tanière et surtout, personne en son absence.

"Oouh tu sembles oublier que ta femme est légèrement sauvage, il est hors de question de laisser quelqu'un entrer chez moi et fouiner dans mes affaires, il ne manquerait plus que ça, j'ai trop de chose à cacher.Et puis ne rêve pas trop, ça n'arrivera jamais, je te l'assure, je ne pourrais jamais être une gentille petite ménagère, par contre je veux bien un chien, un gros, un qui fait peur aux voisins."

Parler d'enfant, ce n'était pas encore le moment, mais je devais avouer que la grossesse de Jill m'avait fait le poser beaucoup de questions, il fallait avouer beaucoup de mes amis commençaient à former une petite famille, ça me faisait un drôle d'effet, et c'était aussi pour cette raison que je me sentais si vieillir en ce moment, trop de choses changeaient et il fallait faire avec. Presque inconsciemment je tripotais mon alliance, il fallait être honnête, je changeais aussi, même si au final, je trouvais que c'était moins flagrant. Je profitais de l'instant, des baisers, des câlins, ce n'était pas réellement mon habitude diraient toutes les personnes qui me connaissaient, mais les derniers événements m'avaient sans doute assagis, et surtout appris à profiter de l'instant présent. Enfin je ne me fis pas prier lorsqu'il commençait à cracher le morceau, bien qu'un peu trop lentement à mon goût, je m'impatientais facilement. J'eus un petit sourire, même si je me demandais pourquoi mon époux faisait autant confiance à Féral et inversement, surtout qu'on ne pouvait pas dire que ça avait particulièrement bien commencé entre eux.

Dès que l'on parlait de Mathieu, je devenais tout de suite beaucoup plus sensible que d'habitude, lorsqu'il m'annonça de but en blanc que je ne pourrais pas le voir avant un bon mois je sentis les larmes me monter aux yeux, je voulais lui parler, à vrai dire si j'en avais eu l'occasion, se serait sans doute la première personne à qui j'aurais parlé en rentrant de mission, si j'avais été en état peu importait l'infirmerie et ses conneries, malheureusement parfois le corps ne suivait pas.

"Tu sais c'est pas parce qu'il demande de mes nouvelles qu'il ne m'en veut pas. Je peux t'assurer que je l'ai vu en colère et ce n'était pas pour autant qu'il ne s'inquiétait pas pour moi, et pourtant Dieu qu'il m'en voulait."

Je ne savais pas trop quel épisode de nos scènes de ménage avaient été les pires, l'ordinateur qui filait droit dans le mur, la baffe et la réaction qui s'en suivait, ou peut être les fameux, "remettons les choses à leur place", le tout finissant toujours ou presque en 3eme guerre mondial.

"Et puis si ça peut te rassurer, Mathieu n'aime personne, bon sauf moi, mais moi tout le monde m'aime c'est normal, alors ça compte pas vraiment. D'ailleurs il ne t'a pas cassé les cervicales, donc il ne te déteste pas..."

Je lui tirais de nouveau la langue, sachant très bien que ce n'était pas le cas, mon caractère de cochon me valait plus d'un ennemi, chose que j'assumais parfaitement et revendiquais presque. Par contre je n'étais pas tout à fait d'accord avec le reste, Féral était habitué à faire face à Mathieu, et pour l'avoir vu dans ses pires colères, je savais qu'il n'y avait pas pire alors comment avait il pu se laisser impressionner par le vieux général.

"Mouais vu que c'est toi qui me pousse à aller faire des bisous à d'autres garçons, j'y réfléchirais, et puis non je ne peux pas comprendre ce genre de chose, tu crois vraiment que j'aurais eu peur d'un général, j'en ai un à la maison depuis mon plus jeune âge, et je pense qu'ils ne sont pas amis pour rien. Tu en oublierais presque que j'ai choisis d'aimer l'effroyable Virgile Dante et son sosie, 2 pour le prix d'un, aucun membre du SGC aurait le courage, ou la folie, d'un tel geste."

Je posais un baiser sur ses lèvres.

"Tu sais quand je pourrais le voir? Un mois c'est loooong..."

Le regard suppliant, comme si sa réponse dépendant uniquement de la peine que je pourrais lui faire.

"Et puis je pourrais pas partir en vacances avant, je te préviens, pas la peine de prévoir des vacances tant que j'ai pas vu Mathieu, des fois j'ai déjà du mal à croire qu'on a réussit depuis le temps, j'ai vraiment besoin de le voir, après libre à toi de venir me chercher en pleine nuit pour aller prendre l'avion vers une destination inconnue et sauvage. Promis une fois que je suis sûre que tout ceci n'est pas un vulgaire rêve, je me laisserais aller à mes premières vacances depuis 4 ans. Presque 5 d'ailleurs. Ca me donne un coup de vieux, t'imagine, 5 ans au SGC, il n'y a vraiment que les fous qui sont capables de supporter cette folie aussi longtemps. Va falloir que je demande une prime d’ancienneté..."

Ce n'était pas peu dire, avec tout ce que nous pouvions voir en mission, et pas seulement, le SGC avait cette tendance à faire vieillir les gens de l'intérieur, à les ronger, les rendre si méfiance, si solitaire.

"Remarque c'est la classe, imagine quand on aura des gosses, profession des parents : sauveur de l'univers? Mes chevilles, vont bien oui merci, mais pourquoi?"

Je plissais le nez, encore une fois amusée par mes propres conneries, mais ça ce n'était pas franchement nouveau.

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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Mar 22 Mai - 12:27

Oh ça oui il savait qu'il avait épousé une petite sauvageonne qui aurait mangé toute crue la pauvre femme de ménage qui aurait eu l'audace de vouloir faire son travail chez la petite tigresse du SGC. Il ne put que sourire et la regarder d'un air entendu, elle prêchait un converti et même si Jeff se disait que ce serait bien qu'elle quitte la base, il faudrait un sacré moment avant qu'elle arrête d'agir comme en terrain ennemi et entourée de sournois espions. Bon, le fait d'être la "soeur" de Dante et d'avoir manqué de peu de tomber entre les mains d'Hégémonie n'aidaient pas le commando dans ses tentatives pour adoucir les moeurs de Rakel. Que pouvait il faire contre ce genre de choses sinon essayer d'arrondir les angles autant que faire se peut? Même lui avait ses accès de paranoïa à cause de ses anciens employeurs après tout.

Evidemment, parler du Croquemitaine, la touchait et cela se voyait dans son regard, dans son empressement à parler et ce besoin de le voir. Pour un peu il en aurait conçu une réelle jalousie... Mais c'était avec lui qu'elle était mariée après tout. C'est lui qu'elle avait choisi, non pour son apparence mais pour ce qu'il était vraiment. Elle tempéra le commentaire de son mari quand à son frère adoré. Oh, il pouvait bien ne pas l'aimer, ça Jean François s'en battait les roufles avec une pelle à tarte selon l'expression consacrée, mais ça il se gardait bien de le lui dire, il savait qu'elle n'aimerait pas et que cela la toucherait plus qu'elle ne voudrait le montrer. Le petit commentaire de sa moitié sur les cervicales le fit cependant réagir. Un simple regard, mais qui en disait long, le genre "il peut toujours essayer." Pour sûr il serait bien accueilli! Contrairement à Rakel, lui ne ressentait rien pour l'agent du BSPC et s'il l'avait tiré du merdier dans lequel il était, ce n'était pas pour lui, mais pour la soeurette en détresse.

"T'en fais pas pour mes cervicales..."

Le ton était légèrement pincé. Des deux ce n'était pas celui qui était dans une cellule capitonnée actuellement qui était un spécialiste du close combat et de l'infiltration. Elle pouvait bien idolâtrer son agent de renseignement de frère, lui le remettrait à sa place s'il oubliait ce détail. Pour montrer qu'il n'était pas fâché ou agacé, il renifla de façon ostensible, surjouant la réaction d'orgueil histoire de désamorcer toute polémique dans l'oeuf. Episode clos, on pouvait passer à autre chose en somme.

Comme toujours quand il était question de filer droit, de ne pas la ramener face à quelqu'un, elle renfilait son costume de guerrière. Bon, pour le coup, elle n'avait pas tort. Avec un père pareil, De la Couperay c'était pas vraiment différent des dimanches à la maison. La différence principale étant que le taulier pouvait vous coller sur la touche ou vous faire muter à perpette... Mais ça, pas besoin de lui dire, elle le savait sans doute et le pire était qu'elle devait s'en foutre royalement. Rakel et la réflexion souvent ça faisait pas bon ménage. Cela le fait sourire, elle était cette petite tête de mule qu'il aimait et il se laissa embrasser. Par contre la suite lui arracha un soupir exaspéré et il leva les yeux au ciel. Voilà ce que pouvait être Rakel aussi, une emmerdeuse. Et têtue avec ça.

"Rakel, c'est pas parce que j'ai sa trombine que j'ai les mêmes accréditations je te signale. Tu te rappelles? Tu as épousé un soldat, pas James Bond ou un hacker de génie. C'est déjà pas mal que Féral ait pu me refiler ces infos là. Alors mis à part y aller comme si je rendais visite à un goa'uld, ça je peux sans doute, et encore ça doit être mieux surveillé que l'Elysée ce complexe, mais toi tu ne pourrais pas venir de toute façon. Franchement t'es marrante toi! Je suis même pas sûr que de la Couperay pourrait faire quelque chose alors qu'est ce que tu veux que moi je fasse?"

C'était plus de la frustration que de la colère. S'il en avait eu la possibilité, il aurait tout simplement devancé son désir de le voir et l'y aurait tout simplement conduite. Là, il ne pouvait tout bonnement rien faire et ça l'énervait. Et le fait que Rakel lui fasse les yeux doux et lui dise qu'elle ne pourrait pas partir en vacance, et donc commencer à passer à autre chose ne faisait que remuer le couteau dans la plaie.
Inspirant profondément, il l'enlaça étroitement. Pas question pour elle de s'esquiver.


"Excuse moi... Je sais que tu veux le voir, pas besoin de me le dire, ça se lit facilement sur ton visage dès qu'on prononce son nom. C'est juste que ça m'énerve de rien pouvoir faire. Si ça tenait qu'à moi il serait au SGC et tu pourrais aller l'emmerder tous les jours que Dieu fait, mais moi je suis les ordres, je les donne pas..." Soupir dépité.

"J'aurai voulu qu'on mette ce mois à profit justement pour décompresser un peu. Comme ça tu aurais pu le revoir dans un meilleur état que maintenant. Là tu tiens juste par trois bout de ficelle et ton caractère de cochon, et encore. Il a besoin de se refaire une santé, toi aussi, moi aussi. Il est au bercail entre de bonnes mains. Tu crois qu'après ce qui s'est passé avec son kidnapping, le Vieux allait le laisser sans protection? Il est sans doute mieux protégé que nous ou le Président! Arrête de t'inquiéter pour lui, c'est un grand garçon je te rappelle et il a tout un tas de gens très compétents pour s'occuper de lui. Alors tu oublies ton idée de reporter tes vacances jusqu'à son retour sinon je t'assomme, je te colle dans une cantine et tu te réveilleras dans un bungalow à douze mille bornes d'ici... Et tu sais que j'en serai capable. Tu crois que la boutique va s'arrêter de tourner pour nous? Dans un mois on sera sans doute de nouveau sur le terrain et j'ai pas envie de repartir en mission sans avoir pu relâcher la pression et laisser ce merdier dans un coin pendant au moins une quinzaine voire même un mois complet. Juste nous deux, loin de tout ce bordel."

La petite Rakel avait touché un point sensible apparemment. Que n'aurait il pas donné pour la satisfaire, même s'il doutait qu'une visite à Virgile ait un quelconque effet positif pour sa femme. Même si on pouvait mettre sa réaction sur le coup de l'hospitalité d'Hégémonie, torture sans fin plus sarcophage, il n'en restait pas moins que le grand frère avait très peu goûté à la grande nouvelle. Décidément, dans l'entourage de sa femme, ce mariage était vu comme une plaie d'Egypte plus qu'autre chose... Cela faisait toujours plaisir d'être vu comme le pestiféré service. Entre le personnel de la base qui ne pouvait pas le voir en peinture à cause de sa ressemblance avec Dante, l'ex qui se la jouait emmerdeur charognard, le frangin qui aurait sans doute adoré lui en loger une entre les deux yeux et le paternel qui aurait sans aucune hésitation aidé ledit frangin à creuser la tombe pour l'honni beau-fils dans son jardin pour aller lui pisser dessus tous les dimanches, Jeff en avait un peu ras la casquette et cette escapade en amoureux était pour lui aussi un besoin vital de prendre de la distance avec tout ça. Mais on pouvait difficilement parler de ce genre de choses. A cause de son passé, il ne pourrait même pas en parler à une des psys de la base, elle devrait faire un rapport au général quand à l'identité trouble d'un de ses patients. D'autant plus qu'une des psys avait déjà été impliquée dans une histoire avec un vrai faux espion. Il portait sa croix en silence, mais certains moments étaient plus pénibles que d'autres.
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Mar 22 Mai - 22:04

Rakel & Jeff

Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine !


Je n'étais pas du genre à tolérer la présence des autres dans mon espace de vie, les rares exceptions étant limités et devaient savoir gérer mes sauts d'humeur. J'étais comme un fauve que l'on tentait d'apprivoiser, le moindre moment d’inattention c'était prendre le risque que je vous arrache la tête. C'était peut être aussi mon caractère qui faisait que j'étais en continuel conflit avec mon père, aucun de nous deux n'acceptait de mettre de l'eau dans son vin, nous étions deux fauves s'affrontant continuellement pour affiché notre supériorité. Cette relation conflictuelle n'avait d'ailleurs pas lieu qu'avec mon père, si c'était le cas tout serait si facile à vivre. Plus récemment, il y avait eu Faith, et même si j'avais essayé de la faire changer d'équipe, ça avait été peine perdue, je devais la supporter et tenter de ne pas lui faire sauter la tête parce qu'elle m'agaçait. Soit disant qu'il fallait que nous apprenions toutes les deux à être plus diplomate. Inutile de chercher à protester, il fallait faire avec, et malheureusement je ne pourrais pas l'envoyer à chaque fois loin de moi en mission, ça ne fonctionnait pas ainsi. J'eus un petit sourire face à sa réaction, amusée mais légèrement tristounette.

Je l'écoutais parler en silence, mais mon visage avait retrouvé cette ombre qui était habituel, difficile de savoir à quoi je pouvais bien penser à cet instant. A vrai dire c'était plutôt rassurant de nous savoir en pleine nature sans la moindre arme à feu autour de moi, ce visage c'était celui que j'avais lorsque j'étais en mission, lorsque tuer ne serait pas un problème. Il n'y avait pas de chaleur dans mon regard, visiblement la réponse ne m'avait pas plus. D'ailleurs j'avais bien l'intention d'aller moi même voir Féral et mettre mon nez où je ne devais pas, mais qu'importe, j'avais bien l'intention d'obtenir des réponses à certaines de mes interrogations, et je savais que ce n'était pas Jeff qui me les apporterait, oui il m'aimait mais il c'était surtout qu'il pensait que j'avais besoin d'être protégée, ménagée par rapport à ce qui c'était passé. Je ne voyais pas les choses comme lui, même si je l'aurais voulu, je n'y arrivais pas. Je n'arrivais pas, plus, à me sentir en sécurité ici, je n'arrivais pas à croire qu'il l'était. Au final vouloir mon appart ou ma maison était une façon totalement stupide de croire que je pourrais maitriser parfaitement mon environnement. Je n'aurais plus forcément besoin de discuter avec des membres du SGC, je n'aurais plus à les côtoyer autant qu'aujourd'hui. J'étais un animal solitaire, au final seul Mathieu pouvait me comprendre, parce qu'il était comme moi. Quoi que non, il était bien plus je je-m’en-foutisme que moi. Au final pourquoi je devrais craindre le général, je n'avais rien à perdre, qu'il me fasse muter dans un coin perdu, je m'en foutais pas mal, et je me plaisais à croire qu'un certain général aurait du mal à l'accepter. Au final c'était peut être ce que je cherchais, trouver une raison de quitter l'armée, et cette mutation serait peut être le déclic. Mais je ne m'inquiétais pas trop, après toutes les conneries que j'avais pu faire, j'étais toujours là, c'était qu'il y avait une raison. C'était l'avantage d'être douée, généralement on supportait plus facilement nos petits, ou gros, défauts.


"C'est pas grave j'irais toute seule, après tout ça ne doit pas être si difficile, après tout, ce n'était pas comme si je n'étais pas habituée à l'impossible. J'irais voir Féral moins même, après tout tu veux bien que je le remercie, non?"

Et je lui soutirais des informations, si il ne voulait pas, je me démerderais pour avoir accès à l'un des ordinateurs qui pourrait me donner les informations que je souhaiterais. Abandonner ne faisait pas réellement partit de mon vocabulaire, et j'étais déterminée.

"Quand à la surveillance je me méfie, le SGC était bien sensé être l'une des bases les plus sécurisées de notre bonne vieille France, ça me laisse quelque peu perplexe si tu peux me le permettre."

Je ne me défilais pas alors qu'il me serrait dans ses bras, mais j'étais d'une raideur militaire, mon regard déterminé, c'était habituel, je n'étais pas du genre à accepter facilement que l'on me contredise, je l'accepterais peut être lorsque j'aurais vu que seule je n'arriverais pas à grand chose, et encore. J'étais un cadeau empoisonné, tout le monde l'aurait dit à mon époux que c'était une mauvaise idée de s'accrocher à moi, Jeff méritait bien mieux que moi, malgré ce qu'il avait pu faire. Ma respiration était assez forte, le calme que j'avais visiblement réussit à garder face à mon père commençait à se fissurer. Je me sentis immédiatement attaquée, comment ça j'étais dans un sale état, je devais lui rappeler que c'était en grande partie SA faute? Je luttais pour ne pas m'énerver, mais ce fut peine perdue, je me levais d'un bond visiblement en colère.

"Tu veux que je te rappelle que j'étais sois disant sous protection, et je peux dire que Mathieu n'avait pas lésiné sur les moyens, je me faisais suivre la plus part de mon temps, ça ne m'a pas empêcher de me faire approché à plusieurs reprises d'Hégémonie que ça soit Tajid ou ..."

Le regard fut sans équivoque, qu'il le veuille ou non, au moins au début il avait été cet agent d'Hégémonie qui avait réussit à m'imposer sa présence et à faire craquer ma carapace. Ma respiration forte et irrégulière laissait paraitre plus que je n'aurais souhaité je perdais pied.

"Je ne comprends pas. Oh c'est pas nouveau, je n'ai déjà pas compris pourquoi tu as continuer à chercher de te rapprocher de moi si tu n'avais pas l'intention de remplir leur mission, mais surtout je ne comprends pas pourquoi tu veux que je fasses une confiance aveugle en ceux qui sont sensé le protéger, si tu me connaissais si bien que ça tu serais que ce n'est pas dans mes habitudes. Tu veux que j’aille faire bronzette, ou pourquoi pas baiser toute la journée sans savoir comment il va, non je dois juste me baser sur ce que Féral ou toi me dite. J'en ai marre de vous laissez contrôler ma vie, Dante, mon père, toi, Féral, De la Couperay, j'en ai marre d'être un vulgaire jouet."

Je n'avais même pas pris la peine de monter le ton, j'étais resté incroyablement calme, du moins jusqu'à ce que j'envoie une droite dans l'arbre le plus proche de moi. L'écorce m'ouvrit la main sans que je m'en préoccupe, au final, j'avais eu ce que je souhaitais, une décharge d'endorphine, et cette douleur qui me permettait de me remettre les idées en place.

"Je ne m'éloignerais pas d'ici tant que je serais pas sûre que tout va bien, et me sors pas une lettre ou ce genre de connerie, ça fonctionne une fois mais pas deux."

On s'attendrait prendre à me voir sortir une tronçonneuse de ma poche pour détruire tout ce qui m'entourait, ce n'était pas nouveau, en colère, j'étais plus dangereuse que la bombe A.

"Ce n'est pas que je n'ai pas confiance, c'est que tu peux être manipulé toi aussi, Féral aussi, je n'ai aucune preuve que ses informations sont vraies. Fin de la partie."

N'attendant pas de réponse je tournais le dos, ne prêtant pas attention à ma main en sang, prenant la direction de la base.

_________________

∞ we were infinite.
we accept the love we think we deserve
Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
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Jean François Cosey
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MessageSujet: Re: Hello Dady (PV)    Mer 23 Mai - 0:24

Jeff aurait du savoir que ce qu'il venait de dire allait entraîner ce genre de réaction chez sa femme. Elle était à cran, usée par ces mois de guerre nerveuse, par le contrecoup de la mission... Et donc c'est lui qui allait avoir droit au privilège de se manger la tempête. Il aurait pu rétorquer, batailler, l'envoyer balader. A vrai dire il en eu très envie quand elle lui cloua le panneau agent d'Hégémonie dans la poitrine. Bien entendu il aurait été soulagé sur le coup de lui renvoyer la balle, mais il voyait plus loin que sa crise de colère et lui comme elle avaient besoin de ne surtout pas en arriver à la guerre.

Plutôt que de s'énerver, de rentrer dans la spirale de la colère et du conflit, Jeff décida de tout bonnement laisser couler. Laisser Rakel lui balancer tout ça à la figure, calme, comme si cela coulait sur lui sans l'atteindre.
L'arbre fut une victime commode, il aurait préféré qu'elle lui balance le coup dans le ventre plutôt que de s'exploser, mais l'instinct autodestructeur de la miss ne se serait pas satisfait d'un simple direct dans les abdos. Elle lui balança quelques petites piques à la figure avant de partir vers la base.
C'était le moment d'intervenir. L'attrapant par le bras, Jean François l'arrêta et la fit se retourner.


"Tu n'es PAS mon jouet, mon petit chat ou quoique ce soit d'autre. Je t'aime c'est tout. Et ce n'est pas parce que je veux t'épargner certaines choses que je veux te coller dans une cage dorée. Tu veux rester? Reste. Tu veux aller voir Mathieu même si c'est pas possible, je t'en prie. Fais ce que tu veux, comme tu veux, quand tu veux. Je ne t'en empêcherai pas, je n'essaierai même pas. Quand tu auras compris que je ne cherche pas à te mettre une laisse au cou, peut être que tu voudras que nous passions du temps ensemble. En attendant, je vais prendre de la distance avec le SGC... Tu as mon numéro si tu veux parler."

Le commando se détourna d'elle. Il ne voulait pas parler plus avant, elle voulait être seule et lui avait besoin de faire le point sur pas mal de choses. Ils avaient besoin de temps pour digérer pas mal de choses et de toute évidence, Rakel avait besoin de temps seule... Ou avec son frère qui ne l'était pas. Là pour le moment, il avait besoin de courir, de se défouler violemment.
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Hello Dady (PV)

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