La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)

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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Mer 23 Mai - 23:09

Rakel Peleonor

Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.


Ah Paris, Paris, son bon air pollué me faisait un bien fou. Qui aurait cru que j'aurais choisis d'accompagner mon père jusqu'à Paris, le chemin en train jusqu'à la capital ne fut pas si froid que ça, à vrai dire s'était même le contraire, une fois les sujets difficiles il n'était pas si difficile d'être agréable l'un avec l'autre. Il ne demandait même pas la cause de mes blessures sur ma main droite, ce n'était pas beau à voir, mais je l'oublierais tout bonnement. A vrai dire, je donnais presque l'impression d'une personne pleine de vie, je souriais, plaisantais, j'avais même envie de sortir, ou plutôt de dépenser de l'argent. Mais derrière cette façade, ça n'allait pas, mais avoir pas du tout, mes yeux me trahissaient, des cernes noires avaient élus domicile sous mes yeux. Quoi qu'il en soit, lorsque je n'étais pas seule, tout allait bien, et l'avantage d'être à la maison, c'était que je n'étais jamais réellement seule. Enfin si mais même là j'appréciais le temps seule, ça faisait que quelques jours que j'étais à Paris, et au final, je ne me sentais pas aussi mal qu'au SGC, enfin c'était relatif, je me sentais mal mais moins. Peut être que je ne pouvais pas voir Mathieu, mais au final cette distance physique avec ce qui pouvait me le rappeler était une bonne chose.

Je me sentais seule, mais au final, j'arrivais très bien à supporter cette situation, ce n'était pas réellement difficile, j'y avait été habituée et au final c'était une chose qui me plaisait assez, j'arrivais à occuper mon esprit, seulement ça ne durerait pas, il faudrait que je retrouve ma véritable vie et donc que je reprennes la route du SGC. Demain ou peut être après demain, je ne me voyais pas passer une semaine à Paris et de toute façon ma permission prendrait fin. Je ne trouvais pas que c'était une mauvaise chose, je reprendrais l'entrainement, j'irais voir Féral, je chercherais des informations, bref je reprendrais mes obsessions malsaines. Qu'importe, au moins ça me donnait de quoi m'occuper, ce n'était pas plus mal en attendant je prenais du bon temps, et ce n'était pas peu dire, j'avais emprunté la audi R8 de mon paternel pour me balader dans les rues de Paris. Je pénétrais dans le parking souterrain du carrousel. Le Louvre, j'avais passé beaucoup de temps ici lorsque j'étais enfant, en tout cas surtout avant le décès de ma mère, elle trouvait qu'il était important de s'instruire, et à vrai dire elle n'avait pas tord, mais ce n'était pas tant pour l'aspect culturel que pour cet impression de sérénité que je choisissais ce lieu. J'aimais m'installer dans ces salles dont les murs étaient couverts d'immenses peintures de maitre. Il y avait si longtemps que je n'étais pas venue ici, je n'arrivais plus à reconnaitre les lieux, il me fallait du temps pour que j'arrive à l'endroit que je souhaitais. Je trainais marchais de long en large dans les salles, écouteurs sur les oreilles. Je me baladais jusqu'à ce que je me sente étouffée par cet enfermement. Le temps était agréable, et je fus éblouie par la lumière du soleil. Ray-ban sur le nez, je m'approchais d'une des fontaines située près de la pyramide de verre, laissant ma main glisser dans l'eau, et profitant simplement du soleil.

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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Ven 25 Mai - 2:28

Rakel Peleonor

Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.


Pour la première fois de ma vie, je n'avais pas envie de reprendre le boulot, je n'avais pas la moindre envie de retrouver la base, pas tant que Mathieu n'y sera pas. Il me manquait terriblement, c'était le genre de douleur qui ne cessait que lorsque l'on dormait. Attrapant mon Iphone, je vérifais mes messages, pestant une nouvelle fois de ne pas voir de SMS du moins pas de la personne que je souhaiterais. Il s'imaginait quoi? Que je craquerais la première que j'arriverais en rampant? Non ce n'était pas dans mes habitudes, et à vrai dire, il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait se vanter d'avoir ce privilège, et c'était Mathieu. Je prenais sur moi, ça me tuais, j'étais énervée même si je ne laissais rien paraitre. Machinalement, je me mis à jouer avec mon alliance. Il n'avait jamais été question de l'enlever, et ce pour plusieurs raisons. Même si j'étais du genre à voir la fin du monde à chaque dispute, je ne voulais pas donner raison à mon père, j'espérais qu'il me contact. Mais au final nous étions sans doute aussi têtu l'un et l'autre, aucun des deux ne souhaitait lâcher le morceau, mais surtout j'aimais beaucoup Jeff, même si j'étais perdue. Je ne savais plus comment réagir, je pensais qu'il me comprenait, mais au final, ce n'était pas le cas. D'ailleurs personne ne me comprenait, même pas Mathieu, il n'y avait qu'à voir les nombreuses disputes que nous avions eu. Je soupirais agacée par tout ça, à croire que je n'étais pas capable d'avoir une relation normale. Je me laissais tomber le long de la fontaine, jouant toujours avec l'eau d'une main, observant toujours l'écran de mon téléphone, comme si je pensais que contempler l'écran ferait apparaitre le message que j'attendais trop.

Je finis par lâcher l'écran du regard pour observer les personnes qui m'entouraient. Il y avait de nombreux touristes, rien d'étonnant sur cette place, le Louvre attirait les foules du monde entier. C'était étonnant de voir autant de monde lorsque l'on avait l'habitude de vivre dans un coin pommé du massif central. Je n'étais pas sûre que ça me plaisait, à vrai dire je n'y prêtais pas grand intérêt. Peu importait le nombre de personne présente autour de moi, je me sentais toujours aussi seule. Non pas que ça me gênait réellement j'en avais l'habitude. Non j'en rageais de voir qu'au final, je n'étais pas indispensable, en tout cas visiblement moi qu'il ne l'était pour moi vu comment je tournais en rond alors que j'attendais ce foutu message. Bon d'accord toute personne normale aurait simplement envoyé un message pour avoir des nouvelles ou juste pour savoir où il était mais voilà c'était pas mon cas, je me torturais parce que c'était dans ma nature, je devais aimer ça, à croire que j'étais sadomasochiste. Je finis par prendre sur moi et entamer un nouvel sms, mais les mots ne me venaient pas. A chaque fois que j'écrivais un mot, ne serais ce que le commencer, je l'effaçais dans la seconde. Je finis par écrire juste quelques mots qui n'appelaient même pas de réponse. Au final, ce n'était même pas un aveux c'était si simple.


*Je t'aime*

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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Lun 28 Mai - 6:43

Un temps magnifique, des congés bien mérités, un moment d'intimité en un lieu superbe. Tout cela était bel et bien beau, trop beau pour durer en tout cas et cela la pauvre Rakel l'apprit à ses dépends quand juste au moment où elle recevait un message et vit qu'il s'agissait d'une réponse de son mari - qui avait répondu très vite soit dit en passant - elle entendit un cri.

"ATTENTIO..."

Trop tard. Avant même que la jeune femme ait pu esquisser le moindre geste, elle était percutée par une personne. L'impact lui avait fait lâcher le téléphone des mains et ce dernier s'envola dans les airs, comme au ralentit. Avec horreur, elle pu suivre sa trajectoire, le voir rebondir ue première fois sur le rebord de la fontaine, une seconde fois même, laissant espérer un fugace instant qu'il ne chuterait pas, puis s'ouvrant en deux, il plongea dans l'eau avec un plouf timide, mais malheureusement fatal. Du coin de l'oeil, elle avait pu voir aussi un gobelet plastique voler dans une direction différente et s'écraser sur le visage d'un pauvre agent de sécurité du musée qui fut aspergé d'un liquide ayant la couleur du gazon et légèrement mousseux. Le plus étonnant fut de voir la petite bonne femme rebondir littéralement sur Rakel pour partir à l'attaque de ce qui était apparemment la source de son déséquilibre. Un gros touriste chinois qui l'avait bousculée pour passer alors qu'elle slalomait entre les gens. Le malheureux reçut un déluge de noms d'oiseaux, et eut la bêtise de vouloir agir en bon gros primate primaire se recevant en guise de récompense le sac à main de la petite furie nippone en pleine face et il devait être très dur et lourd parce que le résultat fut violent pour le faciès porcin du malotru qui ne s'attendait pas à une telle agressivité de la part de la demie portion s'agitant devant lui. En une petite seconde et un croche patte plus tard, il était par terre et se faisait pilonner à coup de sac à main.
Le gardien finit par réagir alors que les gens s'écartaient histoire de ne pas se prendre un coup perdu et il s'approcha de l'inconnue pour lui demander de se calmer. Monumentale erreur...


"Vous! Vous feriez bien de faire profil bas! Votre patron est un ami de famille très proche et je suis de TRES mauvaise humeur depuis que ce gros porc de chinetoque m'a bousculée comme une moins que rien en se croyant tout permis! Alors plutôt que de venir m'enquiquiner foutez moi cet imbécile et sa morue dehors avant que je ne vous demande votre nom et que je fasse de votre vie misérable un enfer!"

Rafale courte, mais dense de venin et de menaces. Devant l'aplomb et la répartie belliqueuse on pouvait imaginer qu'elle était certaine de son bon droit et du fait qu'elle pouvait écrabouiller le pauvre employé sous le talon d'un de ses escarpins comme elle ferait avec une fourmi. En tout cas, lui le crut car il s'excusa en bredouillant et s'occupa alors du touriste en le relevant manu militari et appelant un collègue, l'escortèrent jusqu'à la sortie.
La valkyrie de poche sembla satisfaite de la chose le manifestant par un petit reniflement de satisfaction appuyé d'un mouvement du menton puis elle se tourna vers Rakel et son téléphone noyé ans les mains. Le ton avait changé du tout au tout, l'expression et me^me la gestuelle. A croire qu'elle ne s'était pas excitée et énervée. C'était là un jeune femme tout à fait charmante et compatissante.


"Je suis terriblement navrée de ce qui vient de se produire, ce tas de graisse et ses mauvai... Mais... Attendez une minute, je vous connais! Vous êtes... vous êtes... Peu importe, je sais où vous travaillez. Docteur de l'Argentière. De meilleures circonstance auraient été préférables pour une première rencontre, mais le destin est ce qu'il est diront les superstitieux, n'est ce pas?"

Et oui, Mathilde et les gens de la base. Etant donné qu'elle n'avait jamais travaillé avec SG3, qu'elle n'était pas du genre à frayer avec les autres employés, trop occupée par ses recherches et ses séjours à l'infirmerie quand elle n'était pas en mission, non, elle ne connaissait pas Rakel, sans doute l'avait elle déjà croisée au mess ou dans un couloir, voire à l'infirmerie. Elle posa un regard intrigué sur le téléphone et comprit ce qui s'était passé, lâchant un soupir désolé. Elle tendit la main.

"Laissez moi voir. L'électronique grand public ne me posera pas de problème."

Le problème étant qu'à part un miracle, on ne pouvait pas espérer grand chose, on pouvait même voir que la batterie était complètement déformée comme si elle avait gonflé ce qui évidemment n'était pas bon signe du tout. Mais elle était une experte en technologie du SGC donc un petit espoir n'était peut être pas tout à fait vain...
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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Lun 28 Mai - 16:34

Rakel & Mathilde

Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.



A croire qu'il n'était pas possible d'avoir un peu la paix dans ce monde de brute, non la malchance me poursuivait, et alors que je venais de recevoir un SMS et que je m'empressais de le lire, je ne pus avoir d'autres informations que l'envoyeur avant de voir mon Iphone voler dans les airs et retomber sur le bord de la fontaine. Me faire bousculer n'avait pas franchement d'importance, j'étais habituée à bien dire, mais je ne tenais pas réellement voir mon téléphone, finir dans... Et merde, après un second rebond il décida visiblement que le meilleur moyen de supporter la chaleur était de piquer une tête dans l'eau fraiche des fontaines. Je pestais, laissant la petite asiatique qui m'avait bousculé s'exciter sur un énorme chinois. Je plongeais ma main dans l'eau et récupérait le cadavre de l'engin de communication. Décidément, mes portables ne faisaient jamais long feu, et pourtant je ne les utilisais pratiquement jamais c'était assez perturbant. Je m'installais sur le rebord de la fontaine, à la recherche de la seule chose importante du téléphone, la carte SIM, le reste serait remplacé avant ce soir, le téléphone ne contenait aucune information importante, mise à part mes numéros de téléphone, mais c'était l'avantage avec les Iphones, tout était aussi contenu sur mon pc, il ne me resterait plus qu'à détruire mon pauvre et fidèle compagnon d'infortune.

Je n'étais pas spécialement attachée au matériel, du moins tant que ça ne touchait pas ma voiture, alors je n'étais pas spécialement touchée, j'enrageais juste de ne pas avoir lu la réponse de Jeff. Si seulement j'avais écris ce foutu message un peu plus tôt, et puis merde, avec des si on mettrait Paris en bouteille. Je redressais le regard quelques instants, voyant l'attroupement créée pour je ne savais pas trop quelle raison, et à vrai dire je m'en foutais, j'étais juste amusée de voir un sac voler de si de là pour s'écraser sur la figure de ceux qui osaient s'approcher de trop prêt. Je retournais à la pêche pour attraper la batterie, mais de toute façon, je ne fondais aucun espoir quant à la survie de l'engin, naturellement ce téléphone n'était pas sensé s'ouvrir, il avait rendu l'âme et point barre, ce n'était pas une catastrophe. Je ne redressais que la tête lorsque je remarquais une petite asiatique qui s'était approché de moi. Sur le coup, reconnaissant son visage je me sentis quelque peu mal à l'aise. Elle était membre du SGC, et alors qu'elle se présentait, je devais avouer que je connaissais déjà son nom, il était connu dans la base autant pour son talent que pour sa maladresse. A vrai dire je connaissais bien plus les histoires qui circulaient à son sujet que son visage, il paraitrait même qu'elle était responsable de tir ami en mission. Pourtant vu comme ça, elle paraissait quelque peu inoffensive, difficile de croire qu'elle était réellement la petite furie que l'on décrivait ou simplement celle qui envoyait volé son sac quelques instants auparavant. Visiblement elle aussi m'avait reconnu, pas difficile nous faisons partie des anciens aux SGc, je connaissais aussi son visage on c'était sans doute croisé dans les couloirs, au mess ou ailleurs d'ailleurs. Je glissais la carte SIM miniature dans la poche de mon short, et laissais la femme observer les reste du téléphone.


"Rakel Peleonor. Ne vous en faite pas, ça arrive, c'était un accident, il y a un applestore juste à côté, j'irais simplement en reprendre un autre, j'ai récupéré la carte SIM, c'est la seule chose qui compte. Je ferais détruire ce qui en reste au boulot. Il faudra juste que je fasses sécurisé le nouveau, ça ne prendra sans doute pas trop de temps."


J'avais vraiment l'impression d'être poursuivit par le SGC qu'importe jusqu'où je pouvais aller j'avais l'impression de connaitre toujours quelqu'un. C'était presque flippant, du moins tout était relatif particulièrement lorsque l'on connaissait l’existence de goa'ulds entre autre.


"En tout cas je ne m'attendais pas franchement à croiser un collègue ici, mais comme vous dites le destin, même si votre nm vous précède."





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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Mar 29 Mai - 3:49

Un bref coup d'oeil, une moue critique et Mathilde jeta négligemment le téléphone dans une poubelle et s'essuya les mains avec un mouchoir papier qu'elle jeta également. L'examen avait été rapide, sinon éclair. Elle s'intéressa alors à ce que lui disait Rakel en souriant, ses pommettes rosissant même un peu à la mention de sa petite célébrité, bien qu'il fut peu probable que les deux femmes aient pensé à la même chose en parlant de la notoriété de la scientifique.

"Hors de question que vous payiez. Même s'il s'agit de la responsabilité de cet énergumène, c'est moi qui vous paie ce téléphone de remplacement. Ne vous inquiétez pas de ce qui reste de votre ancien téléphone, tout est grillé et plutôt deux fois qu'une et l'équipe de nettoyage ne fera rien de plus que de l'incinérer bref, perte de temps. Et je dois dire que je ne pensais pas trouver quelqu'un du travail ici, d'où l'idée de cette balade. Voir la famille, des amis, dépenser une fortune en shopping, passer du on temps, vous voyez le topo. Tout ce qui n'est pas le travail. J'ai eu ma dose de ce que vous savez."

Le duo prit la direction du applestore et à peine entrées le constat fut immédiat et amer pour Rakel. Deux employés expliquaient aux clients assez mécontents qu'ils ne pouvaient rien faire à cause d'une panne informatique, des techniciens devaient passer dans la journée pour tout remettre en ordre. Pas de chance donc pour madame Peleonor Cosey. L'air de rien, l'aristocrate parisienne tendit un smartphone à sa collègue.

"Désimlocké, batterie chargée, code usine classique... Vous aviez l'air d'avoir vraiment envie d'avoir un téléphone de rechange au plus vite."

Le téléphone en question était un de ces gadgets nippons inconnus en Occident. Rose bonbon et la coque décorée de petits personnages étranges, cela n'en restait pas moins un téléphone... Enfin, on pouvait l'espérer, avec les japonais, on ne savait jamais à quoi s'attendre. Comme avec la scientifique d'ailleurs. Autre chose surprenante, la sollicitude de la jeune femme. Après tout, elles ne se connaissaient pas vraiment. Solidarité féminine? Sympathie envers une collègue de travail dans la panade? Quelque chose de moins avouable?

Quand elle se tourna à un moment donné, Rakel put remarquer que la jolie robe de sa collègue ne masquait pas complètement une série de marques argentées dans son dos, irrégulières et étranges, on aurait pu penser à des lacérations qui auraient pris une couleur argentée en cicatrisant. un des petits mystères qu'on accumulait en travaillant au SGC sans doute? Ca les mystères, on en accumulait des wagons! Pour ses coéquipiers, pour ses proches, sa famille, sa hiérarchie, pour le grand public...


"J'ai une folle envie de tarte au citron! je vous invite, venez, le Café Marly en fait une d'excellente et c'est à un jet de pierre du musée. Vous y venez souvent?... Au musée, s'entend."

Expression de curiosité polie, la jeune femme avait détourné la conversation, bye bye le téléphone et tout ce que cela pouvait amener. En même temps c'était aussi une de ces petites habitude de la baronne de passer d'un sujet à l'autre parfois sans que l'on puisse comprendre le fil directeur entre chacun, elle parlait, elle parlait et a suivre pouvait se révéler. En tout cas, elle se montrait sous une disposition des plus avenantes ce qui était encourageant car quand elle n'aimait pas quelqu'un et que ce quelqu'un n'était pas dépositaire de sa survie, elle le lui faisait comprendre de façon très claire.
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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Mar 29 Mai - 18:15

Rakel & Mathilde

Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.


Je fus assez amusée de voir la réaction de Mathilde, personnellement je ne me sentais jamais flattée quand mon nom me précédait, généralement ce n'était jamais pour de bonne raison, je le savais fort bien depuis le temps, il n'y avait qu'à voir le regard que me jetait certaines personnes que je n'avais pourtant jamais rencontré. Quoi qu'il en soit, la petite scientifique semblait plutôt agréable, loin de la description que mon pouvait entendre, mais sincèrement, je n'étais pas du genre à me baser sur une première impression, après tout à l'instant moi aussi j'avais l'air agréable et civilisé, comme quoi. Je me contentais d'hausser les épaules, ce n'était pas un téléphone qui allait me ruiner, mais bon ça me permettrait de faire un peu de social, lorsque j'y réfléchissais réellement, je ne connaissais pas grand monde au SGC mis à part les personnes faisant ou aillant fait partie de SG3, on ne pouvait pas dire que j'étais très sociale mais ce n'était pas réellement une surprise c'était dans ma nature.

"Tant mieux je n'aurais pas à me balader avec ça jusqu'à la base et à vrai dire j'avais plus ou moins les mêmes projets, se vider la tête, ça fait un bien fou de temps en temps, surtout après tout ce que l'on vit de l'autre côté, j'ai enfin l'impression de respirer."

Parler à quelqu'un qui pouvait comprendre ce que l'on ressentait sans être aussi proche que je ne l'étais avec Jeff avait quelque chose d'agréable, et c'était d'un pas léger que je marchais en direction de l'Applestore, du moins jusqu'à ce que je remarque qu'il faudrait que je patiente encore un peu pour avoir ce foutu téléphone, j'eus du mal à retenir un moue agacée, il faudrait que je me rende à la fnac pour en récupérer un, c'était l'avantage de Paris ce n'était les revendeurs Apple qui manquaient. Se fut un peu perplexe que j'observais, puis rapidement ma méfiance revint au galop, il n'y avait rien de précieux sur la carte sim, mais il serait stupide que quelqu'un tombe sur les SMS que j'échangeais avec Jean-François, même si on ne pouvait pas dire que notre "secret" soit bien garder, n'importe qui avait pu faire le rapprochement lors que je portais la bande patronymique à son nom. Machinalement je fis tourner mon alliance.

"Oh ne vous en faite pas trop, il ne faut pas être totalement dépendant de la technologie, c'est malsain, après tout je peux bien attendre un peu, le monde ne va pas s'effondrer pour si peu. Mais merci."

Remarquant les cicatrices dans le dos de ma collègue, je sentis un pincement au coeur, ces marques ne représentaient que le poids que nous portions sur nos épaules. Je n'avais pas envie de retourner à la base, je me sentais bien ici, si légère, pas la moindre obligation, et je pourrais bien vivre sans travailler pendant un moment avec mes économies. Mais même si à l'instant c'était ce que je pensais, je m'ennuierais sans doute trop rapidement ici. Finalement l'idée d'une tarte au citron me plaisait bien, j'adorais ce désert, et à vrai dire il y avait bien longtemps que je n'en avais pas mangé, pas question de refuser l'invitation.

"Je vous suis, une tarte au citron, c'est le genre d'invitation que je ne peux pas refuser."

Je n'étais pas du genre à me livrer facilement et je dus prendre sur moi pour continuer cette agréable conversation, mais après tout Mathilde était la personne la plus digne de confiance et la plus loin d'Hégémonie possible, c'était évident, depuis le temps, et puis Mathieu l'avait sans doute convoqué, il ne m'avait pas fait part de ses méfiances. Et puis merde je ne voulais pas laisser Hégémonie dominer ma vie, ne serait ce qu'à cause de ma méfiance.

"Beaucoup lorsque j'étais enfant, j'ai grandis à Paris, mais aujourd'hui le temps me manque malheureusement. En faites je ne quitte que très rarement le boulot, mais vous connaissez la situation. J'avoue que ça me fait du bien de me ressourcer, et puis au moins ici il y a des vraies boutiques, ça fait plaisir à voir."

Difficile de m'imaginer faire les boutiques et y prendre plaisir en temps normal, et pourtant Jill en était témoin, j'adorais ce genre de petit plaisir.

"En faites ça peut paraitre étonnant mais je trouve que le musée à de véritables vertues appaisantes, sauf quand il est remplit de touriste excité en faites. Je m'y sens plutôt bien. Et puis ça change de notre univers, je fais une cure de lumière, c'est bon pour le moral. Vous étiez venu pour faire une visite?"

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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Mar 29 Mai - 22:08

Rakel avait décliné s'offre, soit, la petite Baronne ne s'en offusquait pas du tout, certaines personnes n'aimait pas être redevable... Elle en faisait d'ailleurs partie donc que sa collègue préfère attendre ne lui paraissait pas étrange. En plus elle ressentait la même chose à quitter la base. Mettre le cadre du travail dans une petite case de sa mémoire se consacrer à se faire plaisir pendant son court séjour dans la capitale... Et puis cela lui permettait d'exorciser les souvenirs de sa dernière mission, ici on était sur Terre, Paris était comme on pouvait l'espérer, pas envahie de fous dangereux suicidaires. Non, là si les gens couraient c'était tout simplement pour ne pas manquer un bus ou une rame de métro, pas pour vous fracasser le crâne contre un trottoir, pas de champ énergétique qui faisait perdre la boule, juste le tintouin habituel de la circulation et de la foule, c'était rassurant. Elle rit quand Rakel lui dit qu'il ne fallait pas être trop dépendant de la technologie... A elle.

"Vous vous payez ma tête, ce n'est pas gentil. Je suis totalement et irrémédiablement dépendante de la technologie, totalement accro! J'ai déjà fait des aller retour Paris Tokyo pour mettre la main sur la dernière tablette tactile à écran OLED HD ou un smartphone comme celui que je comptais vous donner..." Ca faisait cher la babiole! "j'aime les nouveautés, voir comment elles sont faites, et éventuellement les modifier pour mes besoins comme vous vous aimez ajouter des gadgets sur vos... outils de travail." Sourire entendu. Mathilde aimait bien parler de leur travail de façon détournée, par allusion, cela lui donnait l'impression d'être dans un roman d'espionnage. On pouvait voir qu'elle s'amusait beaucoup rien qu'à son regard pétillant. "Et puis croyez moi, mieux vaut être technophile que l'inverse car nous baignons dedans. C'est l'Age de la Technologie, et cela va aller en s'accélérant, si vous vous accrochez aux signaux de fumée et à la calèche, vous allez en pâtir! Ces néo-luddites qui vont faire du fromage de chèvre à la montagne sont très comiques au moins et plus encore quand ils reviennent en pleurant pour retourner dans le vrai monde, celui qui bouge, pulse à la vitesse de la lumière. Mais c'est la scientifique et l'ingénieur en moi qui parlent.
Evidemment, pouvoir s'asseoir sur un banc et contempler tranquillement une statue en profitant du soleil et d'oublier tout le reste ça aussi c'est bien... A petite dose.
J'ai besoin d'action, de défis à relever, sinon j'ai l'impression que je vais me noyer dans mon propre ennui. C'est pour cela que je reste dans le programme malgré toutes ses turpitudes et certaines personnes que je transformerai bien en mannequins de test pour mes essais en laboratoire, vous savez ceux que l'on fait dans le caisson 4-12 à double revêtement... C'est affreux, mais je dois sans être accro à mon travail. Et ils le savent bien ces mufles!"


La jeune femme ne put qu'approuver d'un vif et enthousiaste hochement de tête. Oh ça oui, elle connaissait bine la situation, elle s'était elle même laissée enfermer dans le train-train du boulot et depuis que Roxanne n'avait plus donné signe de vie après son départ, elle avait tout bonnement mis de côté sa vie personnelle pour ne se concentrer qu'à son travail, ne s'autorisant qu'un peu de temps libre pour son père. Et elle savait ce que cela faisait aussi de se retrouver dans une ville où les seuls magasins étaient une épicerie, un revendeur de matériel agricole et quelques petites boutiques avec un choix à pleurer de désespoir. La capitale était sa caverne d'Ali Baba, son temple.

"Ne m'en parlez pas! De toute façon, je ne prends jamais rien qui ne vienne pas de mes boutiques habituelles... Oh! Il faudra d'ailleurs que je jette un oeil à l'une des boutiques Gucci. J'ai vu deux sacs qu'il me faut à tout prix et de toute façon je devais m'acheter deux ou trois paires de tongs. Le classique en somme, je dois refaire ma garde robe. Avec le travail je n'ai plus trop eu le temps de faire quoi que ce soit d'autre et voilà, je suis habillé à la mode d'il y a deux ans... Si ma mère voyait ça elle me déshériterait sur le champ et m'emmènerait faire le tour des boutiques en me traînant par une oreille. La Baronne de l'Argentière habillée comme une souillon! J'en entendrai parler pendant des semaines sinon des mois... Haaaaaaa... Enfin, ce n'est pas le cas et j'ai deux jours pour rectifier ce crime de lèse majesté.

Ce qu'il y a de fabuleux avec cette ville c'est qu'elle combine un pôle urbain à l'activité frénétique et malgré tout il y a des sanctuaires, des endroits connus des seuls privilégiés qui vous donne une vision de la capitale totalement différente. Une retraite au calme, dans un cadre naturel savamment arrangé où l'on entend seulement les oiseaux. Vous faites deux pas et vous vous plongez dans la cohue des rues et les néons multicolores!
C'est pour cela que j'aime beaucoup cette ville, pas seulement parce que c'est ma ville, que j'y ai en partie grandi... Bien que la plus grande partie de mon enfance je l'ai passée au Japon pour m'inculquer les valeurs de la rigueur, de la discipline et de l'obéissance, si chères aux gens de bonne famille. Bien que j'imagine qu'avoir des enfants qui obéissent au doigt et à l'oeil et puissent jongler avec les orteils pour épater les amis soit un voeu secret de tout parent... Vous ne pensez pas?

Bref, je m'égare, comme toujours. Oui je suis venue ici pour faire un peu le vide. Me détacher de tout ce qui encombrait mes pensées, me mettre au diapason question mode, et voir mon cher père qui s'il ne se plaint jamais que je ne passe le voir que trop rarement m'offre ce regard mouillé de cocker chaque fois que je passe le portail. A croire qu'il essaie de me faire culpabiliser en douce... Mais non. De toute façon je lui manque à peine ai je passé le seuil et je bénis Margot d'être aussi patiente parce qu'il n'arrête pas de lui parler de moi. La pauvre doit connaître tous les détails de ma vie par coeur à force d'écouter ces rengaines de vieillard se languissant de fille. J'ai bien fait une demande officielle auprès du général Parray, puis auprès du Général de la Couperay pour que mon père puisse venir de temps en temps me rendre visite, mais vous comprenez, question de sécurité nationale! Mon père pourrait être un agent au service du Spectre. Et comme j'en ai assez pour le moment de brandir la menace de la démission, c'est au point mort et je fais donc des aller retour quand c'est possible pour prendre de ses nouvelles. Il est la seule famille qui me reste et chez le De l'Argentière, nous prenons soin des nôtres. Surtout quand on les aime!"


Elle rit de bon coeur, une main cachant poliment sa bouche. la vraie petite aristocrate jusqu'au bout des ongles. Et dire que ce petit bout de femme tirée à quatre épingle dans son ensemble hors de prix et qu'on croiserait sans sourciller d'étonnement dans les plus chics soirées mondaines partait en mission à l'autre bout de la galaxie, avait combattu contre des créatures extraterrestres plus que hostiles et discutait d'égal à égal avec d'autres. Là, tout de suite, impensable, ce ne pouvait pas être la même Mathilde De l'Argentière. Mais on aurait sans doute pu en dire presque autant de Rakel. Bien que cette dernière soit plus sauvage, même au civil et se comporta de façon ostensiblement plus prudente sinon paranoïaque.

"Désolée, je suis un vrai moulin à parole! Mère me disait tout le temps, Mathilde, un jour à force de babiller sans arrêt un oiseau va s'engouffrer dans ta bouche! J'ai tellement eu peur sur le coup que je n'ai pas desserré les mâchoires pendant trois jours. Ah! En y repensant c'était très drôle de les voir se démener pour me persuader que non je ne risquais pas d'avaler par mégarde un de ces pauvres petits moineaux du parc."

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rakel peleonor-cosey
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Mer 30 Mai - 23:50

Rakel & Mathilde

Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.


J'eus un petit sourire amusé aux paroles de Mathilde, je ne m'attendais réellement pas à me trouver des points commun avec un rat de laboratoire, même si on ne pouvait pas dire que la petite asiatique collait réellement à cette définition. Non l'entendre parler me donnait l'impression d'être un peu moins étrange. Elle semblait tout aussi obsédée par son boulot, mais ça n'avait rien de réellement étonnant lorsque l'on faisait un boulot aussi passionnant que le notre, n'importe qui deviendrait fou. Nous voyions des choses tellement folle, tellement incroyable, qui dépassait l'entendement, y compris l'imagination du plus brillant romancier. Quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas blâmer Mathilde pour être accro à la technologie, j'avais moi même du mal à me passer de mon téléphone, j'avais l'impression d'être totalement nue.

"Disons que c'est une curiosité totalement naturelle et surtout parfaitement professionnelle." Au vue de mon sourire amusé, je n'y croyais pas réellement" Quoi qu'il en soit, je vous y encourage même, ces petits gadgets sont bien pratiques une fois sur le terrain, voir même indispensable, un petit détail peu nous sauver la vie, alors il ne faut pas rechigner sur la technologie. Et puis je ne vais pas vous le cacher, je ne me vois pas aller faire du camping en pleins milieu d'une forêt perdue au beau milieu d'une étendue sauvage, je le fais pour le boulot, jamais pour le plaisir. Je me sens totalement nue sans mon téléphone, je regrette de ne pas avoir prit mon PDA, il m'aurait été d'un grand secours, et surtout avant ce soir j'aurais trouvé un magasin acceptant de me vendre mon Iphone. Il ne faut pas se leurrer, je suis tout aussi dépendante que vous de la technologie, et heureusement, parce que je ne suis réellement pas douée avec les signaux de fumée."

Le besoin de se surpasser, de se donner de nouveaux défis, de se prouver qu'on est capable d'aller toujours plus loin, même si nos métiers étaient bien différent, au final nous étions toutes les deux accros, mais c'était sans doute ça qui faisait de nous l'élite de notre beau pays.

"Et puis au final, je doute réellement qu'il existe des personnes qui ne sont pas accro à son boulot dans notre petite "entreprise", nous avons tous besoin de nos dépasser dans notre domaine et ils en profitent jusqu'au bout. 4 ans et demi que je n'ai pas pris de vacances, et j'avoue que j'ai l'impression de respirer là. Et encore je n'ai pris que quelques jours, je n'ose même pas imaginer le bien que ça va me faire de prendre de vraies vacances. Et pourtant j'arrive presque à me sentir coupable, comme si la maison allait arrêter de tourner sans moi, c'est idiot."

En tout cas c'était vrai que d'avoir un véritable choix pour faire les boutiques, était un plaisir, même si personnellement, Gucci n'était pas réellement le magasin où je passais le plus de temps, d'ailleurs pour être honnête, je n'avais pas le moindre article qui venait d'une boutique de luxe, quelques marques assez côté de l'autre côté de l'Atlantique, notamment un sac mais c'était des cadeaux du temps où je vivais encore avec Adam, une autre partie de ma vie, et à vrai dire, il était rare que je ne m'encombre d'un sac à main, j'aimais voyager léger. J'écoutais les paroles de Mathilde avec un petit sourire, il était vrai qu'elle était un moulin a parole, avec moi qui parlait si peu, j'avais réellement l'air totalement silencieuse. Oh portant je faisais un gros effort étrangement, j'arrivais à bien parler, ou au moins assez bien lorsque l'on voyait le silence de mort que j'offrais le plus souvent à mes collègues.

"Etre bavarde n'est pas spécialement un défaut, on ne peut pas dire que ça soit le genre de qualité des membres de mon équipe, mise à part une, mais elle ne sait jamais quand elle doit se taire, un véritable moulin à parole et à vrai dire vous paraissez plutôt calme par rapport à elle. Je pense que c'est une question d'habitude, je vais finir par ne plus avoir cette folle envie de la fournir en tant que cobaye pour vos tests."

Quand au sujet du père, étrangement j'avais presque l'impression qu'elle faisait la description de mon paternel, même si le mien était surement beaucoup plus dur que le sien, carrière militaire oblige.

"Et puis les parents nous font tous le même coup, je crois que mon père m'enchainerait avec plaisir dans ma chambre pour m'empêcher de quitter la maison familiale si il ne savait pas que je servais mon pays, et si il n'en était pas aussi fier. D'ailleurs j'ai presque cru qu'il allait versé une larme lorsqu'il m'a vu m'installer pour quelque jour dans ma chambre d'enfant. Malheureusement je ne vais pas le voir autant que je le devrais, trouvant comme excuse que j'ai trop de boulot, mais ce n'est pas une bonne excuse si vous voulez mon avis."

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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Ven 1 Juin - 18:30

Le trajet avait été rapide entre le magasin et la brasserie chic du Louvre. Mathilde écoutait sa compère de balade avec un sourire amusé aux lèvres quand elle ne lui répondait du même ton léger, parlant et bougeant les mains dans tous les sens comme elle l'avait toujours fait quand elle ne se cantonnait pas à son rôle strict de Baronne. C'était d'autant plus amusant qu'elle était un moulin à parole non seulement par la bouche mais par les gestes tant c'était expressif.
Installées côté baies vitrées, elles pouvaient contempler la pyramide du Louvre et l'esplanade fourmillant de touristes. On avait pris leur commande rapidement et elles pouvaient continuer à parler librement. Etrangement le Café Marly était relativement désert ce qui était visiblement du goût de la scientifique.


"Au tout début de mon intégration au programme, je me sentais également coupable de prendre du temps pour moi. J'avais l'impression que cela faisait partie des choses normales quand vous devez faire vos preuves, montrer que vous êtes disponible, compétente et que vous ne rechignez pas à la tâche. Je ne me suis pas ménagée pour montrer que j'étais non seulement la référence mondiale dans mon domaine, mais aussi une valeur sûre dans d'autres domaines. Finalement ce qui m'aura sauvé si je puis dire ce fut de me retrouver bloquée trois ans de l'autre côté avec mes équipiers. C'est fou ce que l'on apprend et ce que l'on mûrit - si je puis me permettre ce mot - quand on se retrouve ainsi coupée de tout, seulement occupée à survivre et se mêler aux populations sans risquer de se faire prendre. Croyez moi, vous ne voulez pas connaître les méthodes barbares qu'ils ont de l'autre côté pour l'épilation! Un conseil d'amie, emportez toujours des réserves de cire!" Elle partit de son petit rire bon enfant, ne s'arrêtant que lorsqu'on leur apporta leur commande. Elle leva son verre de Perrier et porta un toast. "Aux femmes du programme. Puissent elles toujours avoir de quoi se faire belle, même au fond des trous les plus paumés de la galaxie!"

Reposant son verre elle poursuivit comme si de rien était. Mathilde la mitrailleuse était lancée apparemment.

"En parlant de se faire belle, n'avez vous pas de problème? Je ne veux pas insinuer que vous n'êtes pas belle, loin s'en faut! Mais au fil des années les marques s'accumulent... Je crois qu'il va falloir que je me fasse retirer des cicatrices par chirurgie esthétiques tant elles se sont accumulées. Le problème est que le général de la Couperay ne veut pas en entendre parler. Il faut un chirurgien doté des accréditations secret défense car certaines marques sont spécifiques aux risques du programme. Et moi je me retrouve à collectionner les souvenirs... Le pire dans toute l'histoire c'est qu'il n'y a qu'une série de marques qui correspondent à ce qu'il qualifie de "spécifique" et donc parce qu'il est trop frileux, je suis condamnée aux col roulés et interdite de piscine ailleurs qu'au SGC. Et même là bas je vois que l'on me regarde bizarrement vu l'accumulation. Si cela continue je sens que je vais m'autoriser à le faire et ils pourront bien aller se faire voir chez les serpents. J'ai déjà mouché des officiers qui voulaient me faire faire quelque chose qui ne me plaisait pas, s'il croit pouvoir me donner des ordres qui ne me conviennent pas et que je vais gentiment écouter comme une fille bien sage, il se fourre son déambulateur dans l'oeil! Si encore c'était quelque chose d'important pour le programme, mais ça! C'est juste important pour moi, pour me sentir bien.
Quand je me regarde dans une glace, j'ai l'impression que l'on m'a passée dans un robot cuisinier! Et tout ça accumulé de la plus banale des façons. Tenez, ces petites lignes sur les deux avant bras, fractures et poses de broches. Pareil pour les deux pouces. Ici, juste sous le menton, pose de broche en titane pour ne pas que la mandibule parte en morceaux, je passe sur les marques de brûlures, impacts de balles et autres petits souvenirs. Par miracle, même si j'ai eu le nez cassé trois fois, il n'a pas bougé et un ami de la famille a fait réimplanter des sourcils pour cacher les cicatrices qui les marquaient.

Ces hommes ne comprennent pas que nous voulions garder notre féminité malgré tout. Ils sont bien contents quand nous nous sommes pomponnées pour eux. Que nous puissions le faire pour nous même, ça c'est une hérésie!"


Le temps de recharger quelques munitions, elle goûta sa tartelette en ronronnant comme un chaton satisfait, manifestant son plaisir de façon moins volubile que gestuelle.
On ne remarquait les outrages d'une vie de malchance qu'en faisant plus attention. Sur le dos de la main droite, une brûlure chimique habilement camouflée, les petites marques autour des sourcils qui indiquaient des coupures, de très fines cicatrices chirurgicales au niveau des épaules et des clavicules, les marques sur ses avant bras également comme elle les avait indiqué, sa dentition trop régulière. Rakel ne connaissait pas le dossier médical de la physicienne et d'un côté c'était une bonne chose histoire de ne pas avoir le tournis car elle cumulait à elle seule plus de passif qu'une équipe SG entière, même uniquement composée de militaires, cela faisait trente cinq ans qu'elle accumulait les accidents plus ou moins sérieux.

Passant du coq à l'âne comme elle le faisait tout le temps, Mathilde posa une question sur un sujet totalement différent.


"De quelle équipe êtes vous? Je crois savoir à quelle archéologue vous faites allusion, mais avec les changements d'affectation je ne jurerai de rien. Et puis ce n'est pas comme si j'avais été proche du personnel de la base de toute façon. Entre ceux qui me fuient comme la peste, ceux qui sont inintéressants ou tout simplement bêtes à manger du foin et ceux qui comme moi sont trop occupés généralement pour aller faire la causette au mess... je dois dire que même dans mon équipe, je ne connais pas vraiment quelqu'un."

L'établissement étant quasi désert et toutes deux étant dans relativement isolées, Mathilde avait pris la liberté de parler de leur travail. Elle se demandait bien qui était la jeune femme assise en face d'elle et discuter avec lui permettrait de la connaître un peu plus. Le nom avait fait tilt et était associé à diverses choses, bonnes et mauvaises. elle jugerait sur pièce comme elle le faisait toujours.
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Mer 6 Juin - 0:47

Rakel & Mathilde

Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.


C'était assez amusant de voir à quel point la petite scientifique était extravertie, on ne devait pas s'ennuyer avec elle particulièrement en mission, parce que visiblement, contrairement à l'archéologue de SG3, elle ne semblait pas parler pour ne rien dire, et heureusement, il n'y avait rien qui m'agaçait plus que ces gens là, ceux qui ne pouvait cesser d'ouvrir la bouche pour placer des choses totalement inintéressante juste pour le bonheur d'entendre leur voix. Je la suivais mais déambulais dans cette ville en habituée tout comme ma collègue. Après tout j'avais grandis dans ces rues. Le café Marly par contre j'évitais généralement, trop de monde, trop huppé, trop loin de mon univers. Mais après tout je n'allais pas refuser une invitation, et j'étais plutôt contente d'avoir trouvé quelqu'un à qui parler, la journée passerait plus rapidement comme ça, et je penserais sans doute moins au message manqué de Jeff. Même si j'avais de quoi m'occuper l'esprit avec la petite asiatique, je ne pouvais m'empêcher de penser à cet SMS loupé. Bon j'avais réussis à vivre jusque là sans savoir ce qu'il pensait et sans lui envoyer le moindre message, je pourrais bien survivre une journée de plus.

Les paroles de Mathilde raisonnaient en moi, après tout elle avait raison, la maison n'arrêterait pas de tourner si je prenais un peu de temps pour moi, après tout je n'avais pas été là depuis le début du programme, il avait commencé sans moi, et donc serait se débrouiller. C'était stupide mais ça ne me faisait pas du bien au contraire, je me sentais un peu mal, comme quoi, j'étais comme tout le monde absolument pas indispensable. Je m'installais en silence, ruminant les paroles de la jeune femme tout en observant la vue que nous avions sur le Louvre et ses touristes. Levant mon verre de coca je trinquais avec Mathilde.


"Oui et croyez moi je me souviendrais de votre conseil, je crois même qu'il va falloir que je prennes rendez vous avec le général pour exiger qu'un pot de cire face partie du matériel de survie indispensable pour les femmes, c'est plus prudent."

On en riait et pourtant on abordait un sujet grave, les risques que nous prenions chaque jour dans notre boulot et tout ça pour sauver la Terre, la protéger de toute menace. Le tout sans que personne ne connaisse notre existence.

"Je dois dire que j'ai assez de chance, j'ai bien quelques cicatrices mais rien de bien méchant, avec ma peau blanche, ça ne se voit pas réellement, elles me démangent un peu lorsque je m'expose trop longtemps au soleil, mais rien de plus. Avec le boulot qu'on fait je dois avouer que j'ai de la chance. C'est tout de même déplacé de la part du général de vous refuser quelque chose qui vous permettrait de vous sentir mieux et surtout d'oublier un peu le boulot lorsque vous quittez la base. Rien de bien agréable de voir nos cicatrices à tout bout de champs. On fait un métier dangereux, mais j'avoue que vous n'avez vraiment pas été gâté."

Je pouvais bien me taire, si mes blessures n'étaient pas physique, elles étaient bien présentes, et me bouffaient la vie. Il fallait être clair, la plus part de mes comportements parfois étrange, cette mauvaise habitude de ne faire confiance qu'à Mathieu, tiens simplement cette relation assez étrange avec cet homme tout ceci était du à ce programme, et si j'évitais d'en parler et encore plus les psy, c'était pour que personne ne remarque à quel point ce boulot m'avait affecté durant ces 4 années.

Au final, Mathilde avait raison malgré tout ceci, c'était important de rester un femme, et j'avais assez de chance de ce côté là j'avais visiblement eut plus de chance que la jeune femme en face de moi, malgré des missions parfois tumultueuse je n'avais pas autant de trace qu'elle qui avaient été laissées par mes passages répété par la porte des étoiles. Pendant un instant je ne pu que me demander si elle avait la poisse, à moins qu'elle ne soit la cible préférée des Goa'ulds et compagnie, mais avec tout ce que nous vivions derrière la porte des étoiles, difficile de juger, et puis de toute façon, je ne me le permettrais pas.


"oh oui et lorsque l'on ne porte pas notre uniforme, on a tout de suite le droit à une petite remarque, même lorsque l'on ne bosse pas, et quand on a de vraies allures de femmes, c'est encore pire. Les hommes dans un milieu militaire sont les pires croyez moi. Jamais content quoi qu'il arrive, il ne faut pas les écouter et bien faire ce qui nous chante."

A mon tour je goûtais la tarte au citron, un vrai délice, il y avait si longtemps que je n'en avais pas mangé. D'ailleurs je ne pouvais m'empêcher de repenser à celle que ma mère faisait dans mon enfance. Le regard perdu au loin, je me laissais me perdre dans mes pensées jusqu'à ce que Mathilde ne reprenne la parole, m'attirant un petit sourire, malgré tout ce que j'avais subis, j'aimais mon boulot, j'aimais aussi en parler, du moins autant que je pouvais apprécier de parler à quelqu'un, et si ça me surprenais je prenais plaisir à discuter avec Mathilde.

"SG3. Je dois dire que l'équipe à pas mal changé depuis nos débuts et j'ai du mal à m'y faire, la plus part de mes équipiers sont juste des collègues, je ne les connais pas réellement, et à vrai dire j'en ai pas trop envie. Entre celle qui cause trop, et celui qui l'ouvre pas assez, je dois dire que j'ai du mal à m'y faire. Il faut savoir se défaire de l'équipe que j'avais formé, de mon ancien second en qui j'avais une véritable confiance, bref c'est assez compliqué. Mais j'avoue que je n'ai pas spécialement envie de discuter avec les gens au SGC, la plus part ne m'intéressent pas ou pire m'agace. Pour vous s'est SG6, si je ne me trompe pas, comme je vous l'ai dis votre nom vous précède. J'avoue que j'aimerais bien travailler avec votre équipe, même si la plus part du temps ça c'est plutôt mal passé lorsqu'SG3 a dut agir en duo avec une autre équipe. Mais bon ça ne pourra pas toujours être ainsi."

Je pris une gorgée de coca, toujours aussi étonnée de la facilité avec laquelle je parlais avec Mathilde.

"En tout cas, vous m'avez ouvert les yeux, je pense qu'il est temps de prendre un peu de distance avec tout ceci, ça me fera du bien, et puis après plus de 4 ans de bon et loyaux service, je pense que je pourrais bien m'accorder un peu de vacances, il y a tant d'endroit où j'aimerais me rendre, et tellement plus accessible que tout ces endroits que l'on visite jour après jour dans notre boulot."

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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Lun 11 Juin - 0:29

Mathilde était visiblement ravie de pouvoir parler à bâton rompu avec une collègue et de voir cette dernière approuver ce qu'elle disait. Généralement ses conversations se limitaient à quelques mots échangés dans un couloir ou quelques brèves banalités au mess, y compris avec les membres actuels de son équipe. C'en aurait presque pu être dépaysant pour la pie bavarde de pouvoir ainsi deviser de tout et de rien. Elle ne put qu'opiner du chef en écoutant Rakel parler de son équipe et de son sentiment quand à ses coéquipiers, les deux femmes étaient sur ce sujet là encore une fois sur la même longueur d'onde ce qui fit sourire la scientifique qui en plaisanta.

"Si j'étais paranoïaque je pourrai penser que vous m'avez fait espionner et que vous savez quoi me dire, c'est assez amusant. En effet je suis toujours affiliée à SG6 et très attachée à cette équipe, je l'ai bien fait comprendre au général qui sait que s'il veut me voir sur le terrain aura intérêt à me laisser mon badge d'unité. Mais ce n'est plus pareil. Il n'y a plus ceux qui faisaient de SG6 l'équipe que j'aimais, malgré nos désaccord. J'avais beau détester cordialement ce fichu rosbif de Ranks, ce n'est plus la même chose sans lui. Et c'est un vrai crève coeur de ne plus avoir Roxanne avec moi." Elle laissa un soupir triste s'échapper et son regard s'embua légèrement, mais comme à son habitude, elle secoua la tête et continua comme si de rien était. "Je ne dis pas que mes nouveaux coéquipiers soient incompétents, ni désagréables, non mais ce n'est pas "mon" équipe. Nous plaisantions là dessus en nous appelant les MIB, Tallinder, Ranks, Roxanne et moi. Puis les WIB quand Ranks a quitté le navire et qu'il ne resta plus que Roxanne et moi pour veiller sur l'équipe. Et maintenant me voilà toute seule. Ce n'est pas la fin du monde, j'ai l'habitude de voir les équipes tourner depuis que je travaille, mais nos missions font que l'on s'attache à certaines personnes et que leur présence est un appui sur lequel on peut compter en cas de coup dur. J'aurai donné n’importe quoi pour avoir Kuro-chan durant ma dernière mission. Parfois quand je ferme les yeux je me revois encore en train de patauger au milieu des décombres dans ces amas de membres et de corps déchiquetés. Une vraie sale mission... Si avant je n'aimais vraiment pas les serpents, maintenant c'est plus que viscéral et je compte bien participer à leur extermination complète.
Par chance je peux aller me vider la tête avec la psy de la base, j'ai un rendez vous avec elle pour après demain, j'espère qu'elle ne fera pas comme les précédents qui m'ont expédié en deux temps trois mouvement en me disant que je n'avais rien et qu'il valait mieux qu'ils consacrent leur temps à des patients vraiment dans le besoin! Quatre fois déjà, ces charlatans m'ont fait ce coup de Trafalgar! Mais cette fois, je ne la laisserai pas s'enfuir. Je ne sais pas vous, mais leur parler de tout ce qui me passe par la tête et généralement de choses que je n'aborde pas avec tout le monde, ça m'allège d'un poids! Pfiou! J'ai l'impression qu'un sumo vient de se lever de ma poitrine et que je peux à nouveau respirer."


A nouveau elle pratiquait l'art du contre-pied conversationnel et d'un ton bien plus détendu, accompagnée de ses mimiques expressives, elle passa sur un sujet de façon totalement désinvolte et pour elle visiblement anodin, sans doute bien moins anodin pour Rakel... Jeff. Discuter avec Mathilde relevait du match de ping pong avec des changements de rythme et de sujet sans crier gare. Et à la voir parler comme si de rien était c'était tout aussi naturel pour elle que de respirer. Quoique vu son débit, respirer devait être assez peu courant au final.

"Mais en parlant d'équipe, j'ai cru comprendre que vous aviez le sosie de "celui dont on ne doit pas prononcer le nom" dans votre équipe, cela n'est il pas... Hmmm... particulier de travailler avec lui? En tout cas le pauvre garçon ne brille pas par sa popularité. Je n'ai pas spécialement l'occasion d'entendre les bruits de couloir comme on dit, entre les missions, mes essais en laboratoire et mes rares déplacements, et pourtant à plusieurs reprises ça poignardait honteusement dans son dos... et le vôtre. Ce qu'il y a de bien avec Radio Corbeau c'est que c'est distrayant quand on a la tête pleine d'équations et de diagrammes, ça l'est déjà moins quand on entend quelque chose sur soi. Si celui dont on ne doit pas prononcer le nom n'avait pas ce visage, je pense que j'aurai pu le trouver craquant. Immense..." Forcément, avec son mètre quatre vingt dix, la pauvre Mathilde lui arrivait tout juste sous les pectoraux. "Musclé et un joli minois un brin farouche. Sans cette ressemblance ce serait un vrai bourreau des coeurs j'imagine sur cette base."

La jeune femme sirota son eau gazeuse en regardant son interlocutrice d'un air amusé sans doute par la petite plaisanterie qu'elle avait commise, après tout rien n'indiquait qu'elle chercha autre chose sinon papoter en toute liberté et détente avec une collègue fortuitement rencontrée lors d'une balade. De toute évidence, la Baronne ne savait pas qu'elle parlait du mari de celle qu'elle avait invité à manger une pâtisserie ni de son "frère". En tout cas, elle ne cachait pas une certaine aigreur à l'endroit de l'agent du BSPC, mais ça Rakel savait très bien qu'il devait y avoir au SGC autant de gens appréciant Dante que de doigts sur la main d'un lépreux et la plupart du temps avec des raisons bien fondée du fait du comportement quelque peu expéditif et froid de son frère d'adoption.


Dernière édition par Mathilde de l'Argentière le Jeu 21 Juin - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Lun 18 Juin - 1:46

Rakel & Mathilde

Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.


J'eus un petit sourire amusée alors que Mathilde parlait de paranoïa, si elle n'était pas depuis aussi longtemps que moi au SGC j'aurais sans doute pensé la même chose qu'elle. C'était sans doute pour cette raison que j'étais si seule. Je n'avais pas confiance en mes collègues, ni envers les autres en général. Et pourtant discuter de tout et de rien ça me faisait du bien j'aimais parler si librement à quelqu'un qui pouvait me comprendre et qui n'était pas Jeff. C'était bien de pouvoir parler à mon époux mais ce n'était pas pareil que discuter entre ami. Oh il y avait Jill, je ne la remercierais jamais assez de tout ce qu'elle avait pu faire pour moi, tout ce qu'elle m'avait apporté, et pourtant ce n'était pas pareil, nous ne parlions pas réellement du SGC ensemble parce qu'elle était mon lien avec l'extérieur. Elle est celle qui m'a empêché pendant tout ce temps de me noyer dans mon monde militaire. J'avais l'impression de respirée enfin depuis une longue apnée, je relâchais une pression que je m'imposais depuis trop longtemps et sans réelle raison. Au final, malgré le suicide de mon téléphone portable, et cette foutue envie de découvrir la réponse à mon SMS je ne pouvais m'empêcher de passer un bon moment et ce n'étais pas plus mal, il fallait apprendre à se détendre, même si c'était compliqué.

"Je penserais presque la même chose, et pourtant la paranoïa ça me connait parait il. Non mais il faut être réaliste, nous sommes les vieux de la vieille, les rares assez costaud pour avoir passé quoi, au moins 4 ans au SGC et avoir encore tant de choses à revendre, trop costaud pour que le programme ai notre peau. Notre équipe c'est sentimental, on a tant vécu avec ce badge, mais tout comme votre équipe, SG3 n'est plus ce qu'elle était. Notre gentil petit archéologue au grand coeur à été remplacé par cette fille incapable de garder la bouche fermée plus de 10 secondes, à croire qu'elle respire en débitant des paroles parfois sans intérêt. Mon second a été remplacé par un mec bizarre, un bleu qui n'était ni rasé, ni lavé si vous voulez mon avis lorsque je l'ai vu pour la première fois. Le genre de type qui à l'air de vouloir tout juste dégommé de l'extraterrestre."

Volontairement ou non, je ne parlais pas de Jean-François, pas pour ne pas penser à lui, simplement je savais les rumeurs qui passaient dans les couloirs du SGC, et je ne voulais pas donner à qui que se soit des raisons de cancaner, même si en soit la plus part des rumeurs avaient raisons.

"Et je dois vous avouer que je ne suis une grande fan des médecins en général, et les psy ne font pas exception. J'ai déjà eu à faire aux deux anciens médecins de la base, je ne me sens pas particulièrement bien après avoir discuté avec eux. A vrai dire je crois que je préfère largement discuter librement avec un collègue autour d'un verre ou d'une tarte au citron, plutôt qu'avec quelqu'un qui ne vous écoute que parce qu'il est payé pour ça. Mais qui au final s'en passerait bien, ou pire vous trouve intéressant, un véritable cas d'école. D'ailleurs généralement ils commencent tous par essayer de justifier ma peur des médecins, et ce n'est pas une bonne façon d'entrer dans le vif du sujet."

Le sujet de conversation suivant choisit par Mathilde me fit serrer la main sur ma cuillère, je devais avouer que je n'avais pas imaginer que ce sujet de conversation viendrait dans ce petit échange. Je ne sais pas ce qui me mettait le plus mal à l'aise, qu'elle parle de Jeff ou sa façon de parler de Mathieu comme si il était le méchant à tête de serpent d'Harry Potter. Mâchoire serrée, j'essayais de me détendre, écoutant parler Mathilde de plus en plus mal à l'aise alors qu'elle se mettait venter la beauté du corps de mon mari. Oh ça oui il était beau, grand, musclé, et surtout à MOI. Cependant difficile de se la jouer jalouse alors que notre relation ne devait pas particulièrement s'ébruiter. Quant à ce que l'on parle dans mon dos, j'en avais l'habitude, ce n'était pas le genre de détails qui hérissait les poils du dos, au final ça me passait au dessus de la tête, bien au dessus.

"C'est vrai qu'il est plutôt mignon, mais surtout il est compétent dans son domaine, la seule personne en qui j'ai réellement confiance dans mon équipe, un véritable atout. Alors si il faut subir les rumeurs pour le garder dans mon équipe, ce n'est pas le genre de détails qui me dérange réellement. Après tout il faut les laisser s'amuser un peu et si c'est ça leur délire, pourquoi pas. J'ai le cuir solide, j'en ai même entendu qui m'ont tiré une crise de rire, notamment sur le fait que dans SG3 ont s'amusait bien, partouse à chaque retour de mission et tout ses dérivés."

Maintenant l'important était de détourner cette conversation de "mes" hommes, ce sujet me mettait réellement mal à l'aise et étant donné que ce sujet de conversation ne semblait pas réellement tenir à coeur à Mathilde, se ne devrait pas être difficile.

"D'ailleurs c'était ce que je vous disais, je me sens plus légère, maintenant que j'ai trouvé quelqu'un avec qui je peux parler librement, ça fait un bien fou, il va réellement falloir que je me prenne des vacances, je me rends enfin compte à quel point je suis fatiguée. Je ne sais pas encore où je partirais mais au soleil. Il y a tant de merveilleuses destinations, je rêves juste d'une plage de sable fin, avec un cocktail, et de beaux mâles bronzés à moitié nu. Le genre de chose qui fait rêver n'est ce pas?"

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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Jeu 21 Juin - 20:52

Mathilde avait fait signe à la serveuse et avait commandé une deuxième part de tarte en roulant des yeux gourmand de façon aussi expressive que comique au point que l'employée en rit en partant. Et revint avec une part pour chacune des deux femmes au plus grand ravissement de la scientifique. Tout en écoutant Rakel, elle prenait un plaisir fou à se régaler de cette pâtisserie et cela se voyait. On aurait pu la prendre pour une star en passage à Paris tant sa façon exubérante collait bien aux personnes du show-business...

"Les destinations sable fin et mer cristalline... Oui j'avoue que cela me tente parfois. Mais rien ne vaut un retour aux sources finalement. Aller voir mon cher papa, rendre visite à celle qui fut comme une grand mère pour et sa famille... ma famille aussi maintenant, je n'ai pas trouvé mieux. Bon, faire les boutiques, allez chahuter dans un club hype à Londres ou Ibiza, parfois, j'avoue ça fait du bien, sur le moment du moins, le lendemain est toujours un peu plus difficile."

La scientifique partit de son petit rire aigu.

"Enfin, vous voyez le tableau. Je suis quand même un peu surprise, j'aurai pensé que pour vos premiers congés depuis les dernières missions vous seriez partie accompagnée. J'avais il est vrai entendu circuler quelques cancans sur votre équipe et son soit disant sens aigu de l'esprit d'équipe, mais j'ai surtout entendu dire et eu confirmation qu'en plus d'être très mignon votre colosse était aussi très marié."

Petit sourire et clin d'oeil presque enfantin. Cela amusait beaucoup la jeune femme apparemment.

"Je vous envie un peu je dois dire, mais étant ce que je suis, je pense que ne pourrai qu'envier les jeunes mariés et me lamenter sur mon destin de vieille fille en devenir. Ils sont tellement rares ceux qui attirent mon attention, et généralement soit ils prennent la fuite bien vite, soit je les intimide ce qui est certes assez grisant, mais pas très pratique pour avoir une relation, soit je m'aperçois que c'était une erreur monumentale et dans tous les cas et bien la baronne de l'Argentière finit seule le soir devant son miroir. Cela me fait un peu de peine pour mon pauvre papa qui aurait bien aimé un jour avoir des petits enfants à serre dans ses bras, mais... De toute façon, avec notre boulot et mon désir d'aller toujours plus en avant dans mes recherches, fonder une famille, même si je trouvais la perle rare, je crois que ce serait simplement une chimère. Au moins j'ai une petite nièce que je peux gâter de façon totalement déraisonnable et câliner jusqu'à ce qu'elle devienne toute bleue!"

C'était assez étrange parce que parlant de quelque chose de sans doute très intime et de normalement assez démoralisant, Mathilde évoquait sa solitude avec un détachement proche de la décontraction amusée, comme si au fond d'elle, tout cela ne la touchait pas. Mais de là à savoir si ce qu'elle affichait était bien ce qu'elle ressentait... Au moins même si elle avait dit avec sa légèreté habituelle qu'elle était au courant de la relation entre Jeff et Rakel, ne donnait elle pas l'impression de juger, plutôt d'être sincèrement heureuse pour le couple.

"Vous savez, j'ai de suite remarqué votre tension quand nous nous sommes rencontrés. Je me dis que si vous êtes comme ça quand vous êtes avec un psy, forcément les choses ne peuvent pas aller de l'avant. Au tout début j'étais plus ou moins aussi réticente que vous quand parler de mes peurs, mes espors et aspirations à un inconnu qui plus une sorte de mercenaire qu'on payait pour tendre l'oreille et griffonner sur un carnet et qui nous répéterait sur un ton faussement méditatif "Mouiiii... parlez moi de votre relation avec votre mère." et qui donnerait l'impression de se faire un plaisir de transformer toutes vos phrases en question histoire de vous rendre chèvre. Pis finalement j'ai compris que l'important n'était pas vraiment le thérapeute, mais moi, le fait d'arriver à parler débloquait des choses et au final j'allais mieux. Je me fichais tellement de mon psy qu'un jour je me suis carrément trompée et suis retourné voir un de mes précédents conseillers par mégarde, déboulant tout de go dans son cabinet comme si c'était normal je me suis assise et j'ai fait ma petite séance et c'est à la toute fin que je me suis rendue compte qu'il était là, assis et médusé. Pauvre homme...
Tout ça pour dire que cela vous ferait sûrement du bien de parler et surtout pendant une petite heure de relâcher la pression. Un peu comme maintenant, bien que vous soyez toujours un peu sur vos gardes. Mais vu le métier, je peux le comprendre.
Mais ne pas tomber dans le travers inverse non plus comme apparemment votre archéologue si je comprends bien, ça c'est typique des gens qui ont toujours besoin de prouver le compétence au yeux des autres parce qu'ils ont peur qu'on ne les considère pas comme ils espéreraient l'être, en somme un désir de reconnaissance. Si vous lui confiez quelques petites responsabilités ou faisiez montre de quelques marques de confiance, ça s'améliorerait et elle n'aurait plus besoin de justifier chacun de ses pas par un débat de trois heures. Ou elle peut tout simplement être perdue pour la cause et comme une moi une incorrigible bavarde!"


Tout en riant elle prit son verre et but... Mauvaise idée, Mathilde! Tu le sais pourtant ce qui se passe quand tu bois sans faire attention! Tu avales de travers!
toussotant dans un mouchoir en essayant de garder un minimum de dignité, elle manqua de réellement s'étouffer, faisant signe que tout allait bien de sa main gauche pendant que la droite tenait le mouchoir sur sa bouche. Il lui fallut cinq bonnes minutes pour respirer normalement, le serveur avait voulu appeler des secours, mais devant les non énergiques de la main de la baronne, il avait abdiquer non sans transpirer à grosses goutte... Une cliente décédant dans l'établissement ce ne serait vraiment pas bon pour l'image de marque!
La serveuse apporta un verre d'eau plate, mais Mathilde fit un non de la main.


"Plus d'eau, apportez moi plutôt un cognac! J'ai besoin de me remettre de mes émotion là!"

Elle s'adressa à Rakel de sa voix éraillée par la toux qui terriblement - pour elle - rendait la digne héritière de la famille de l'Argentière très, très drôle surtout quand elle essayait de faire comme si de rien était.

"Vous savez, Rakel... Je crois qu'il y a quelqu'un là haut qui m'en veut! Si j'étais croyante je dirai même que Dieu a une rancœur particulière à mon égard parce que j'ai fait quelque chose de très, très vilain dans une autre vie!"
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Mar 26 Juin - 19:46

Rakel & Mathilde

Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.


Une tarte au citron était bien suffisant pour moi, il s'agissait déjà d'un excès dans mon régime alimentaire, en particulier à cette heure là aussi je me contentais de siroter ma boisson. Plus j'y pensais, et plus je mourrais d'envie de quitter la France et son climat monotone pour une île de sable fin, ne serait ce que pour quelques semaines. Il faudrait que je demande une permission, mais il restait Mathieu, j'avais du mal à me détendre, à ne pas penser à lui. Bien qu'il avait s'était montré plus que gentil avec moi en fin de mission, je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter, il avait été pendant si longtemps aux mains de nos ennemis, et je n'osais imaginer ce qu'il avait subit. Il me fallut un peu de temps pour reprendre conscience de la situation et des paroles de Mathilde. Il faut dire que sur le coup, je ne réagis même pas, heureusement que les personnes réellement au courant devaient savoir tenir leur langue. Je l'observais quelques instants, ne sachant pas trop comment réagir. Visiblement Mathilde ne nous causerait pas de soucis, elle avait l'air contente pour nous, mais ma méfiance était là, et ce n'était pas si simple de m'en défaire. Je dus choisir mes mots avec attention pour ne pas avoir l'air d'être sur la défensive.

"Moui, depuis le temps je devrais m'y être faire, au SGC tout se sait, ce n'est pas réellement une nouveauté. Et puis à vrai dire, c'est encore cette foutue porte qui a joué avec moi, ça pourrait vous jouer des tours à vous aussi, et vous vous réveillerez marié, et avec beaucoup de soucis avec la hiérarchie. Bon d'accord j'ai eu de la chance de tomber sur un mec sexy et musclé, ça aurait pu être pire."

L'histoire ce n'était pas tout à fait ça, cette histoire ne nous était pas réellement tombée dessus par hasard, mais je n'étais pas du genre à raconter ma vie si facilement. Non je préférais garder le silence sur une bonne partie de ma vie, c'était aussi pour cette raison que je ne me sentirais jamais à l'aise en compagnie d'un psychologue. Ce n'était pas dans ma nature de parler facilement de moi.

"Je suis fille unique, et je n'ai aucun cousin ou cousine, je dois avouer que des enfants, j'en vois surtout à la télé, c'est un peu comme les vaches, pour les gosses parisiens qui ne quittent jamais la ville. Mais c'est le genre de question qui ne se posent pas trop quand on fait un boulot comme le notre. S'arrêter 9 mois pour une grossesse serait une catastrophe au niveau de nos aptitudes physique. Et puis je ne pense pas que l'on puisse partir sereinement en mission si on a un enfant qui attend notre retour. Sauver la Terre est sans doute une charge déjà bien assez lourde pour ne pas en rajouter."

J'affichais un petit sourire très convaincant, mais je devais avouer que j'avais de plus en plus de mal à me conforter à ma vision des choses. De toute façon, je ferais sans doute une mère épouvantable, il fallait se rendre à l'évidence. Et puis de toute façon, ma carrière passait avant tout, même avec des enfants les militaires faisaient toujours passer leur carrière en premier, mon père en était le meilleur exemple. J'écoutais cette femme parler, mais je n'arrivais pas à faire preuve du même détachant qu'elle, en particulier quand il fallait parler de ma vie. Avant que je ne puisse répondre, Mathilde manquait de s'étouffer, face à mon air inquiet, et celui de la serveuse, elle agissait comme si c'était une chose plus que naturelle. Finalement elle reprit ses esprits.

"Il m'arrive de croire la même chose, même si je crois que je suis chanceuse par rapport à vous. C'est sans doute le prix à payer pour vos connaissances."

Oui il y avait un prix à payer pour tout après tout.

"En tout cas pour en revenir à ce que vous disiez, je crois que je pourrais difficilement faire plus que de lui confier la vie de certains de mes hommes, mais je crois qu'on ne se comprend tout simplement pas du tout. Qu'importe, je suis quelqu'un qui a pas mal de mal à communiqué en général. A vrai dire c'est grâce à Cosey que je commence à peine à commencer une vie "normale" il y a quelques mois, je n'aurais pas pris le temps de parler avec vous, ni de faire connaissances, j'étais plus sauvage qu'un animal. Je m'améliore doucement on va dire."

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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Sam 7 Juil - 10:48

La serveuse apporta son verre de cognac à Mathilde et cette dernière après l'avoir remercié et l'avoir assurée encore une fois que tout allait bien, vida son verre d'un trait laissant l'employée abasourdie. La scientifique agita les main, nez froncé, yeux fermés et visage crispé pendant quelques seconde puis avec une grande exclamation lâcha un souffle de satisfaction.

"Ca va mieux!"

La petite Baronne continua à écouter Rakel avec un petit sourire aux lèvres. Pas moqueuse non légèrement amusée de voir que cette militaire se retrouvait plus ou moins avec le même état d'esprit qu'elle. Sans doute le métier qui voulait ça. Elle souriait également de l'entendre parler de son mari en l'appelant par son nom de famille chose curieuse s'il en était. Sans doute un reste de son bouclier qu'elle s'était forgée pour éviter que son nouveau statut matrimonial ne s'ébruite. Dommage parce que depuis que des secrétaires de la base avaient eu leurs dossiers respectifs sous les yeux, leur union était aussi secrète que le défilé du 14 Juillet, la seule différence étant que les deux époux devaient sans doute faire suffisamment peur aux gens pour qu'ils évitent d'en parler trop ouvertement. On appelait peut être l'Armée, la Grande Muette, mais ça cancanait autant derrière les murs que partout ailleurs...

"C'est important de s'améliorer et de ne pas se satisfaire de ce que l'on a, de ce que l'on est. C'est ce qui nous pousse à avancer dans la vie, à être meilleurs. Et si pour cela je dois payer le prix de la malchance comme vous le dites, ma foi, c'est sans hésiter. Je ne dirai pas avec plaisir parce que c'est parfois très pénible et que les conséquences ne m'affectent pas moi uniquement, mais à recommencer je pense que je ferai sans doute les même choix pour quasiment tout. Sans doute chercherai je à être plus proche de ma mère, mon père me dit souvent que je tiens d'elle cette "énergie" façon polie de dire que je ne suis pas ce qu'on pourrait appeler une aristocrate modèle, vous savez, le genre sois belle et tais toi. Mais même si l'on sait maintenant que le voyage dans le temps est possible, ce n'est pas pour autant que je chercherai à revenir en arrière pour changer les choses. Enfin si, quelques petits détails qui m'ont coûté des greffes de peau par exemple.
C'est une bonne chose que vous vous ouvriez aux autres, votre mari a une bonne influence sur vous je dirai, comme quoi il n'a décidément que le visage de l'autre animal, ce qui n'est pas un mal au final, je peux vous l'assurer! en tout cas, vous êtes plus chanceuse que moi en matière d'évènements bizarres la base. Je n'ai eu droit qu'à des micro-organismes conscients et intelligents qui ont colonisés mon oreille, donnant le prétexte idéal à un pervers totalement cinglé que le programme avait recruté pour je ne sais quelle raison, peut être l'avez vous croisé avant qu'il ne finisse dans une chambre capitonnée, Lewellyn Drogon, un soit disant physicien. Grand échalas au regard bovin, les cheveux filasses, la peau blême de ces espèces de larves qui ne voient jamais la lumière et tout aussi flasque d'ailleurs... Donc cet énergunème en a profité pour me sauter dessus et me fourrer sa langue dans l'oreille! sous prétexte de me retirer ces organismes! Vous imaginez?! Ah oui, je ne vous ai pas dit que la clim avait rendu l'âme et que nous étions légèrement dévêtus. Quand il a fait ça, je n'ai pas cherché à débattre ou quoique ce soit, il a eu droit à une démonstration d'aïkido avec une projection dans les règles de l'art qui lui a fait embrasser la porte de mon laboratoire avec suffisamment d'élan pour le calmer, mais ce saligaud s'était accroché à mon chemisier! je me suis retrouvée en soutien-gorge devant les autres personnes présentes! Pouvez vous imaginer pire humiliation? S'il n'y avait eu ces gens pour m'empêcher d'agir, cet abruti ne serait pas sorti indemne de la pièce vous pouvez en être sûre!"


Comme toujours quand elle parlait, c'était avec animation, son ton variant selon les moments de l'histoire, sa gestuelle si imagée accompagnant chaque phrase. Elle aurait pu faire barde dans une autre vie.

"Et la seconde fois c'était lorsque la base fut envahie par une céréale intelligente qui nous avait tous asservi. Par chance certaines personnes, dont moi, avions développé une résistance à son effet hypnotique. Certaines membres du personnel sous sa coupe avaient glissé de ses fruits dans les repas , nous faisant tous succomber, et après certains y ont été immunisés. Nous avons pu avertir l'extérieur et mettre en place un dispositif afin de reprendre le contrôle. Ce ne fut pas de tout repos et je dois dire que nous sommes passés près de l'autodestruction. Le pire c'est que dans mon illusion provoquée par la plante, je me retrouvais en mission dans un univers parallèle où je tombais sur double de moi servant d'hôte à une reine serpent et cette saleté avait eu la "bonne" idée de prendre pour animal de compagnie, Ranks... De tous les hommes c'est lui qu'elle avait choisi pour amant! Inutile de vous dire ce que je voulais lui réserver comme sort. Tiens c'est d'ailleurs durant cette mission illusoire que j'ai zaté le vrai Ranks en priant que ce soit vraiment le vrai Ranks. Enfin bref, vous voyez le tableau. Depuis, quand les périodes de fête approchent je fais ce qu'il y a de plus prudent, je fuis ventre à terre et ne me retourne que lorsque plusieurs centaines de kilomètres me séparent de cet endroit définitivement trop bizarre, même pour la scientifique que je suis!"

Et la voilà partie dans un fou rire communicatif non pas tant par ce qui l'avait provoqué chez Mathilde mais par le rire de la nippone en lui même. En tout cas, elle disait vrai, rien n'aurait pu la faire rester à la base durant la fin d'année. Elle avait connu un évènement particulier, bien que totalement explicable contrairement aux deux derniers évènements vécus par Rakel, mais c'était plus que suffisant pour lui faire prendre la poudre d'escampette quand on approchait du 24 Décembre!

"Je me permettrai de vous donner un seul conseil, ne faites pas comme moi, ne vous posez pas trop de questions et profitez de ce que vous avez. Les enfants, le mariage, la famille, le travail, bah! Au diable tout ça, profitez de l'instant présent parce qu'une fois que ce sera passé, vous regretterez d'avoir loupé le coche, comme vous dites vous les militaires. Et même si vous vous persuadez qu'il n'y a rien à regretter, viendra le jour où vous ne voudrez ou pourrez plus faire partie du programme et là... Ah oui, je me rappelle, vous serez marron! Prévenez moi quand même si n'avez plus envie de votre mari, je pourrai toujours lui trouver quelque utilité."

Grand sourire effrontément taquin, Mathilde titillait la jeune mariée de façon bon enfant, mais son conseil était sincèrement donné. Elle trouvait dommage qu'une si jeune femme se condamne à un avenir bien morne par souci d'être toujours sur la brèche pour le SGC. Certes, elle même faisait la même chose, mais parce qu'elle était convaincue que jamais elle trouverait chaussure à son pied, du moins tant que son beau Georges ne voudrait apparaître devant elle dans son bel ensemble blazer et rien d'autre, car de toute façon what else? Mais à part son petit fantasme cinématographique, elle ne se faisait pas d'illusion, il faudrait au moins une intervention de la Porte pour qu'elle trouve chaussure à son pied et encore...

D'un petit geste elle avait appelé le personnel et après avoir sorti un petit porte monnaie assorti à son tailleur et son sac, glissé un billet à la jeune femme tandis qu'elle en posait un autre sur la planche d'addition tout en se levant signe qu'elle ne s'attendait pas à recevoir la monnaie sur les cent euros laissés. La pauvre serveuse avait roulé des yeux effarés en regardant la coupure en main et avant même qu'elle prononce un mot s'était vu intimé le silence d'un petit geste désinvolte et un clin d'oeil de l'aristocrate si généreuse.

"Vous voulez retenter votre chance dans un applestore ou vous laisseriez vous tenter par une invitation à faire du shopping? Comme je vous l'ai dit je devais passer à la boutique Gucci toute proche?"
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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Dim 15 Juil - 16:08

Rakel & Mathilde

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J'observais la petite asiatique l'air surprise, je ne m'attendais pas à ce que la petite scientifique puisse boire un verre d'alcool fort ainsi sans défaillir. Comme quoi il ne fallait pas se laisser influencer par les apparences. A ne pas en douter, Mathilde était sans doute plus forte qu'on ne pouvait le penser en l'observant. Il ne fallait pas se fier à sa petite stature et ses airs de princesses. Pourtant j'aurais du connaitre cette leçon depuis longtemps, mais il y en avait certaines que j'avais du mal à intégrer, comme le fait que je ne devrais pas fricoter avec les autres agents de mon équipe, et pourtant je m'étais mariée à l'un d'entre eux. Quoi qu'il en soit, Mathilde avait sans doute raison, même si je pouvais recommencer depuis le début, je ne changerais probablement rien, ma vie me convenait comme elle était, et au final, est ce que j'aurais imaginé aller aussi loin lorsque je suis entrée au sein du SGC. Je me contentais d'hocher la tête, approuvant les paroles de la petite furie qui se trouvait à côté de moi. Je serrais le point sous la table, essayant de ne rien laisser paraitre, mais j'avais du mal à accepter les critiques ouvertes à Mathieu, principalement parce que ce n'était pas simple avec son absence depuis que nous l'avions retiré des griffes d'Hégémonie. Quoi qu'il en soit j'acceptais déjà de parler de ma relation avec Jeff c'était bien assez, hors de question de parler de celle que j'entretenais avec Mathieu, celle ci était bien trop personnelle.

L'évocation de Drogon me fit froid dans le dos, ce mec était un fou, et encore c'était même pire que ce que l'on pouvait imaginer, je m'étais contentée de l'éviter. Et à vrai dire les paroles de Mathilde me tiraient une grimage, imaginer un pervers pareil me coller sa langue dans l'oreille me dégoûtait totalement, je crois que le pauvre ne s'en serait pas sortie vivant si il avait décidé de faire une telle chose sur moi. Et plus Mathilde me racontait son histoire et plus je compatissais et me disais qu'il avait eut de la chance de ne pas tomber sur moi.


"Quelle horreur, ce type est un véritable psychopathe, je suis bien contente qu'il ne fasse plus partie du SGC, je suis sûre que ce type a fini dans un asile, c'est là qu'est sa place."

Cette histoire de céréales ne me rappelait pas grand chose, je faisais partie des gens qui n'avaient pas été immunisé et pour moi tout ceci avait été un vulgaire rêve.

"Au final, ce qui m'est arrivé est presque banal à côté de toutes vos histoires, au moins ça donne pas mal de chose à raconter, on pourrait presque en écrire un livre de science fiction si tout ceci n'était pas secret défense."

Finalement j'arrivais à me détacher petit à petit de mon téléphone, même si je me demandais bien ce que Jeff avait pu me répondre. Quoi qu'il en soit je finirais bien par récupérer un téléphone, d'ailleurs la boutique Gucci ne se trouvait pas bien loin des champs et au virgin, je finirais bien par trouver mon bonheur.

"Allons faire un tour dans cette boutique, je passerais au Virgin des champs pour récupérer un téléphone, je ne pourrais pas avoir la poisse au point que plus aucune boutique ne puisse me fournir un téléphone."

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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Jeu 9 Aoû - 11:09

Mathilde ne pouvait qu'approuver les propos de sa collègue de travail, le soit disant physicien était surtout un patient évadé d'une institution spécialisée dans les malades mentaux dangereux et au comportement déviant. Finalement elle allait apprécier quelqu'un après s chère et regrettée Kuro-chan.

*Ne te fais pas de film, ma belle! Tu discutes avec celle qu'ils appellent la Sauvage et il leur arrive de dire des choses vraies. Si tu vas vite en besogne au final ça finira mal... tu le sais alors keep cool, smile and pray!*

Et si elle ne pria pas à haute voix, la mini Baronne en sourit de toutes ses dents ce dont elle était la spécialiste, le sourire Mathilde comme disait son paternel.

"Oh je crois que vous avez eu votre lot quand même. Retourner à la petite enfance... J'ai entendu dire que ceux qui n'avaient pas changé en avaient bien sué de ce Noël!" Petit rire caché poliment derrière sa main comme on le fait dans les bonnes familles aux manières que certains qualifieraient de démodées. "Et puis ce mariage! Non seulement c'était quand même bien étrange de ce que j'ai pu en comprendre avec des animaux imaginaires tout droit sortis d'un film Disney, des princes et des princesses... Evidemment il fallait que cela arrive quand je n'étais pas là. Petite... Je veux dire, enfant, je voulais tellement être une princesse, avoir mon prince qui vienne me chercher dans un carrosse tiré par des chevaux d'un blanc immaculé. Quand j'avais la permission de pouvoir regarder un film je choisissais toujours Blanche Neige ou Cendrillon en priant très fort la nuit venue pour que mon prince vienne me chercher. Comme vous pouvez vous en douter, j'ai eu un succès très mitigé avec les prières."

Marchant d'un pas tranquille, l'éternelle célibataire souriait en écoutant Rakel, opinant du chef, oui, leurs histoire pourraient faire l'objet d'un roman, sinon de plusieurs. D'ailleurs ce pourrait être un moyen très bien d'étoffer le budget du programme. Créer des médias basés sur le programme avec juste ce qu'il fallait de différence pour ne pas compromettre le secret des opérations. Romans, films, jeux vidéos, logiciels d'apprentissage ludique, série télévisée issue du film, puis des romans issus du film lui même issu des premiers romans, des gadgets et bibelot de merchandising. Mais ils auraient intérêt à choisir un belle et talentueuse actrice pour la représenter, elle. Pas question que l'on confie son rôle, même "caviardé" à une de ces poupées sans cervelles et aussi naturelles que la nourriture dans les fast-foods!
La dernière phrase de la vétérane de SG3 fit hausser un sourcil à la physicienne qui lui répondit d'un ton dans lequel on sentait un fatalisme teinté d'amertume.


"Sincèrement, après toutes ces années passées dans le programme vous doutez encore que les choses ne puissent empirer au delà d'un certain point?"

Et comme pour faire écho à ses propos, plusieurs véhicules de pompiers les dépassèrent, gyrophares allumés et sirènes mugissant pour que les automobilistes leur laisse le passage. Il y avait également quelques véhicules de la Police Nationale quand elles arrivèrent en vue du Virgin. La route avait été coupée et des badauds s'entassaient au delà des grilles installées pour bloquer l'accès. Des gens parlaient d'alerte à la bombe ou au gaz, d'autre qu'un forcené s'était retranché dans le bâtiment et menaçait de se faire sauter... Impossible de faire un pas de plus et bien entendu d'aller dans le Virgin.
Mathilde adressa un regard entendu à Rakel et de sa petite voix d'aristocrate heureuse d'avoir raison mais qui se montre modeste.

"Vous disiez donc? Ah oui, vous ne pourriez pas avoir la poisse à ce point. J'admire votre optimisme je dois avouer."


Elle savait très bien que les choses partaient toujours en quenouille, et bien entendu au pire moment, c'était un peu son quotidien et même si elle s'en serait sans aucun doute passé, Rakel goûtait à la vie de la Baronne de l'Argentière rythmée par cette succession de déconvenues petites ou grandes.

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MessageSujet: Re: Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)   Lun 13 Aoû - 23:27

Rakel & Mathilde

Vous seriez surprise de voir ce avec quoi on peut vivre.


Pourquoi je me permettais une chose aussi insensé que de faire confiance à Mathilde, sans doute parce qu'elle était dans le projet depuis aussi longtemps que moi. Qu'importe qu'elle n'appréciait pas Mathieu, après tout ce n'était pas comme si c'était exceptionnel, après tout c'était le cas de la plus part des membres du SGC. Quoi qu'il en soit ça me faisait du bien de pouvoir parler avec quelqu'un, je ne me confiais à personne, sauf peut être à Mathieu ou Jeff, et encore avec ce dernier j'avais encore du mal, ce n'était pas comme si je ne faisais plus de cauchemars à cause de cette foutue mission. Quoi qu'en soit qu'importe, elle m'avait rendue Mathieu et c'était tout ce qui comptait même si il m'arrivait de me réveiller avec cette impression qu'un courant électrique parcourait mon corps. Je ne l'avouerais jamais, mais je crois que ce cauchemar ne se terminerait que lorsque je l'aurais vu, lorsque je serais qu'il ne m'en voulait pas, qu'il m'aimait encore. J'avais besoin de ça, même si ça pouvait paraitre idiot. Je savais que personne ne pouvait comprendre aussi je gardais tout ceci pour moi, c'était le mieux à faire, parler de tout et de rien était une bien meilleure idée.

Même si au final, tous mes souvenirs semblaient me rapprocher de lui. Etre retournée en enfance était la plus belle chose qui m'était arrivée, et la pire en même temps. Il avait été le plus beau cadeau de ma vie, mais aussi le plus dur. Tant de souffrance et si peu de plaisir, mais qu'importe ce n'était pas ça qui comptait.


"Tu m'étonnes, me supporter gamine, il faut en avoir du cran, j'étais presque plus terrible que maintenant."

Chose affreusement faux, j'étais une gamine plutôt attachante, mais il ne fallait pas avouer une telle chose, ça entacherait mon image. Oui imaginer Raky la terreur, Rakel Prédator en train de regarder un dessin animé disney et à rêver qu'elle en était la vedette, ça ne collait pas réellement à ce que j'étais aujourd'hui.

"Qu'elle gamine ne rêve pas de ça? Personnellement j'étais plutôt tournée vers des princesses rebelles à la Pocahontas, mais au final le résultat est toujours le même. Et pourtant, très sincèrement, m'être mariée à la cendrillon en compagnie de souris et d'oiseaux ça ne colle vraiment pas à la personne que je suis devenue, c'est assez étrange. Pourtant je devrais être habituée à toutes les étrangetés que nous offre notre boulot."

C'était assez étrange lorsque l'on y pensait, oui j'essayais de rester positive, c'était suffisamment difficile comme ça, mais au final, si je me laissais aller au fatalisme, je serais probablement dans ma chambre en train de déprimer. J'avais déjà connu ça et ce n'était pas la meilleure des choses à vivre. voyant des voitures de police débarquer, et des personnes parler de bombes ou autres, je me contentais d'hausser les épaules, au final qu'importe.

"Bof tu sais j'ai des vieux téléphones chez mon père ça fera l'affaire en attendant qu'Apple m'en envoie un nouveau, à moins que la compagnie ne fasse faillite entre temps à cause de toi. Qu'importe, il y a bien d'autres choses à faire à Paris, n'est ce pas? De toute façon, je ne vais pas me laisser déprimer à cause d'un téléphone, et puis si monsieur voulait des nouvelles, il n'avait qu'à pas m'abandonner."

Sourire sur le visage, je prenais du bon temps, ma journée passait bien plus vite que lorsque je restais seule.

"Ca me rappelle lorsque j'étais gamine et que je sèchais les cours pour venir faire du shopping, j'étais toujours flippé à l'idée d'être surprise par mon père. Il m'aurait coupé la tête."

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Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together At skyfall. Where you go I go, what you see I see. I know I'll never be me, without the security are your loving arms. Keeping me from harmPut your hand in my handAnd we'll stand. Let the skyfall, when it crumbles. We will stand tall face it all together
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Respirer Paris, cela conserve l'âme. (libre)

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