La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 [Mission 93] L'Etoile d'Argent

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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Mer 19 Déc - 1:57

La petite gamine les menait bon train avec un coup d'oeil expert pour éviter les traquenards ce qui était une bonne chose, elle en avait eu plus que sa part de pièges et de promiscuité non désirée avec le panier de crabe XXL dont l'enfant les avait tirés. Comme l'enfant malgré tout Mathilde se laissait aller à une joie toute simple et pour un peu elle se serait laissée à trottiner avec la petite fille, mais une Baronne ne trottine pas, elle marche avec élégance et distinction... Elle avait pris assez de coup de baguette pour que toutes les règles de vie de ses semblables soient marquées jusque dans sa moelle. Contrairement à ce que l'on aurait pu le penser, elle ne posait aucune question à la petite si ce n'était la question sur son identité et qui matérialisa comme par magie une inconnue qui avait son arme pointée sur le cou de Laurent totalement pris au dépourvu... et il n'était pas le seul. Totalement absorbée par la petite fille, la scientifique n'avait réalisé la présence de la femme menaçante qu'une fois que cette dernière s'était adressé à eux d'un ton sans bien plus tranchant et menaçant que la dague dardant dangereusement.
Comme toujours, elle savait faire preuve de calme quand il le fallait, là c'était le cas, la vie d'un coéquipier était en jeu et sans doute même la sienne car nul doute que la petite nippone serait la suivante sur la liste des victimes aux vues des propos de l'inconnue.


"On se calme, on se calme. Nous ne voulons aucun mal à cette enfant, ni à vous. Nous sommes des explorateurs et..."

La scientifique s'interrompit en sentant que son interlocutrice la détaillait avec attention. Ce n'était pas la première fois que des autochtones la dévisageait ainsi, certains avaient même voulu voir sous la combinaison, mais ça s'expliquait toujours. Comme à son habitude, Mathilde attendit donc que l'inspection soit finie, faisant en sorte de ne présenter aucune menace, ce qui n'était pas dur vu son gabarit de poids plume et sa taille de préadolescente. Le plus étonnant était la surprise et l'incompréhension se faire jour dans son regard, comme si ce qu'elle avait vu l'avait profondément perturbée et le fait qu'elle cherchait ses mots était un signe des plus ostensibles. Echange de bons procédé, elle ne s'était pas privée en retour de l'étudier de pied en cap et ce qu'elle vit manqua de la faire tomber par terre. Au premier abord, on ne pouvait pas s'en rendre compte vu l'état, mais ce que portait la femme si terriblement mutilée n'était rien d'autre qu'une combinaison du SGC avec tous les détails... et certains étaient plutôt choquants. La bande patronymique notamment, il n'y avait pas des masses de M. de l'Argentière dans la galaxie voire dans l'univers tout entier aussi voir ce nom sur cette bande délavée, voir le badge d'équipe SG, pas au même endroit mais bien là - laissait tout d'un coup un goût de bile dans la bouche, sans doute la même sensation que sa vis à vis devait ressentir. La voir s'approcher, hésitante et la toucher comme pour bien s'assurer qu'elle n'avait pas perdu l'esprit était déroutant car impliquait des choses que la physicienne n'était pas sûre de vouloir connaître, surtout après toutes ces sensations étranges qui n'avaient cessé de la harceler depuis le début de cette mission. Le coup de grâce furent les paroles prononcées sur un ton mi hébété, mi incrédule alors que la petite babillait gaiement.

"Euh... Je..."

Par chance, son chef d'équipe intervint, ne sachant sans doute jamais à quel point il avait été d'un secours si immense à cet instant - et ça même sous la torture, Mathilde ne l'avouerait jamais - et rien de tel pour reprendre pied que de boiter un coéquipier dans les règles de l'art, levant les yeux au ciel en signe d'exaspération.

"Réfléchissez deux secondes espèce d'andouille! Cette femme a visiblement plus de vingt ans, j'en ai trente quatre... J'aurai été maman à quoi, dix, douze ans? Et puis je m'en serai un peu rendue compte si j'avais été mère, par deux fois qui plus est! Vraiment... Irrécupérables ces militaires. Et baissez votre arme, elles ne sont pas une menace."

Avec un soupir accablé par ce qu'elle donnait l'impression de considérer comme la bêtise crasse, la "maman" se tourna vers la petite qui lui adressait la parole toujours aussi joyeuse et son comportement changea du tout au tout redevenant la maman poule à sa petite fille adorée.

"Je suis enchantée de te connaître Arya, tu as un nom tout à fait charmant et il te va à ravir." Lui caressant la joue avant de lui ébouriffer les cheveux, lui dédiant un de ses lumineux sourires, la jeune femme s'intéressa alors à sa fille aînée supposée gardant malgré tout le contact avec sa cadette. "Ecoutez... Je ne veux pas vous faire de fausse joie, ni vous blesser..." Elle lui adressa ce petit sourire triste que l'on fait quand on annonce une mauvaise nouvelle qui va toucher au coeur et que l'on compatit sincèrement. "Comment pourrai je être votre mère alors que vous avez l'âge d'être ma soeur cadette? Je ne peux pas encore expliquer pourquoi une... autre moi - si je puis l'exprimer ainsi - serait votre mère tout en étant plus âgée que moi-même. Cela doit provenir de cet endroit sans doute. Je suis sincèrement désolée de réveiller chez vous des souvenirs peut être douloureux. Je suppose que Liana signifie quelque chose comme mère ou maman?"

La jeune aristocrate était émue par ce qui se passait. Elle venait de prendre dans la figure pas mal de choses enfouies en elle, de choses qu'elle avait consciencieusement et méthodiquement occulté voire littéralement placardé au fond de son être, choisissant d'être une scientifique, la meilleure possible et ce au prix de sa vie de famille et de sa vie privée qui était aussi déserte que les champs d'énergie à l'extérieur. Savoir qu'une Mathilde dans une réalité alternative avait eu des enfants alors qu'elle était malgré tout agent SG l'émouvait et réduisait en miettes toutes ses croyances et ses convictions. Pour l'heure, seuls ses nerfs d'acier et son éducation faisaient qu'elle ne se changeait pas en statue de sel avant de s'effondrée en miettes.

"Quel est ton prénom?"

Malgré elle, la jeune femme était passé au tutoiement, comme si elle étaient déjà intimes car Mathilde ne tutoyait pas grand monde, seules les personnes qu'elle laissait entrer dans son petit monde y avaient droit et il étaient moins d'une dizaine à travers le monde...
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Marion

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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Mer 19 Déc - 11:10

Marion acquiesça lorsque la scientifique lui demanda la traduction. Effectivement, Lia’na signifiait maman. Mais elle ne devait pas encore réaliser que c’était du Eurling avec les conséquences généalogiques qu’elles imposaient.
Pendant l’intervention de Mathilde, Marion s’était tût pour la regarder. Elle redécouvrait des traits que sa mémoire avait finis par oublier avec le temps. Mais plus que tout, sa respiration, le soulèvement irrégulier de sa poitrine, trahissait son stress et l’appréhension. La jeune femme laissa parler sa mère en hochant la tête, comme si elle luttait pour ne pas fondre en larmes. Elle devait être forte pour Arya, il fallait s’en rappeler.
Alors, lorsque Mathilde posa ses dernières questions, elle baissa la tête en fixant ses chaussures de manière honteuse. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un sentiment dominant, elle le ressentait malgré tout pour ce qu’elle aurait à lui annoncer. Mais chaque chose en son temps. Il fallait avant tout encaisser ce coup dur, surtout après toutes ces années d’attente et d’espoir.


- Je m’appelle Marion, mère. S’exprima-t-elle à la façon d’une enfant qui essaie de cacher des sentiments trop longtemps enfouis. Arya dit que tu as tout oublié…que tu nous as oublié…

Elle soupira discrètement. Durant tout ce temps, elle avait espéré et rêvé tous les soirs de sa rencontre avec sa mère. La jeune femme avait envisagé toutes les façons dont elle aurait pu dialoguer, fêter ces retrouvailles, sans jamais s’attendre à ce contexte. Marion se sentait très mal, comme si un dialogue déguisé lui annonçait qu’elle serait orpheline à tout jamais.
Toujours dans le but de lui cacher les vives émotions qui l’assaillaient, elle évita de regarder Mathilde dans les yeux en poursuivant :


- D’aussi loin que remontent mes souvenirs, tu n’as jamais vieillie. L’Entre-Deux Monde, cet endroit que tu qualifiais souvent de « poubelle de la réalité », coupe les liens et interrompt la dégradation cellulaire. Mais nous deux, puisque nous sommes nées ici…

Marion fît une pause durant laquelle elle fixa sa petite sœur. Elle reprit alors :

- Si cela avait été une autre Mathilde, tu ne porterais pas la clé de cet endroit sur ton doigt. Tu avais conçu ce système et l’autel avec l’aide de père avant de partir. Il est unique. Je…

Elle secoua négativement la tête. Marion avait de plus en plus de mal à assumer la nouvelle. Elle comprenait dans quelle position se trouvait Mathilde mais subissait une trop grande tristesse, une véritable désillusion. Et parce qu’elle ne comptait pas en faire profiter les autres, elle leva le nez pour finalement faire face au regard de la scientifique. Elle eût l’impression que ces prunelles noires lui crevaient la peau. Son cœur se mit à battre encore plus fort.

- J’ai du travail. Arya va vous montrer notre lieu de vie, vous pourrez vous y reposer.

Puis après avoir hoché la tête avec un maigre sourire, Marion s’éloigna du groupe puis disparût au détour d’un couloir, la tête basse. Comme n’importe qui d’autre à sa place, et peut-être même comme Mathilde actuellement, elle avait surement besoin de temps pour s’y faire. Mathilde apprenait qu’elle avait deux filles, dont l’une pratiquement adulte. Marion se rendait compte que son unique espoir, de même que sa principale motivation, n’avait été que de la poudre aux yeux. Et comme étant un trait familial, il n’y avait rien de mieux pour oublier que de se plonger dans le travail. Aussi, Marion entreprit de réactiver les vingt-deux pièges qui demandait son attention.
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Mer 19 Déc - 13:14

Laurent se retint de répondre à Mathilde qu’en autant de missions à son actif elle ne puisse admettre que parmi les nombreuses étrangetés rencontrées cela puisse être possible même si le militaire aussi avait du mal à y croire. Cela devait être un sacré coup de bambou que la scientifique venait de se prendre en pleine tronche, d’où sa réaction envers lui et c’était bien pour ça qu’il ne comptait pas remettre de l’huile sur le feu, quand la nipponne perdait pied, il valait mieux ne pas en rajouter.

Comme preuve de cette maternité, il était question de l’anneau porté par leur coéquipière qui avait servit à entré dans ce lieu des plus étrange. Cela n’était que des mots, sans un test ADN pour confirmer, Laurent restait prudent sur la véritable identité de ces deux êtres vivant dans le monde magique des Eurlings, de ce fait il garda son arme à énergie prête à servir au cas où cet épisode des feux de l’amour tourne au règlement de compte en pseudo famille.

Et dire qu’on reprochait à R&K de ne pas être assez franche alors si la grande fille disait la vérité, les doutes sur Mathilde verraient le jour, est-ce qu’elle mentait en jouant celle qui ne savait pas ? Aurait-elle oublié une chose aussi importante que ses enfants ? Pourquoi être parti d’ici et sans les siens alors que le lieu ne ressemblait pas au Club Med ?

En attendant peut être des réponses sans avoir à poser ces questions, le Para observa le mélodrame qui se jouait, se sentant un peu idiot de sa réaction spontanée quelques instants plus tôt. Et puis quand la jeune femme s’en alla, il s’approcha lentement de sa petite sœur et vint se mettre à sa hauteur en posant un genou au sol afin de lui demander d’une voix calme et posée :

« Je souhaiterais rencontrer l’adulte qui dirige cet endroit, tu comprends ce que je veux dire, une grande personne qui s’occupe de vous, vous protège… »
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Arya

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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 6 Jan - 19:37

Ces discussions d'adultes dépassaient un peu la petite Arya même si elle comprenait parfaitement le français, elle avait beaucoup de mal à comprendre l'enjeu de ce qui se jouait devant ses yeux, la seule chose qu'elle appréciait c'était de voir que Mathilde l'appréciait, et ce n'était pas peu dire, elle devenait une vraie petite pile électrique face aux petites attentions de la baronne. Sourire sur le visage elle accueillit les compliments de Mathilde avec de gros câlins, la petite asiatique du groupe était donc définitivement et totalement adoptée par la jolie petite fille. Malgré le ton de Marion et sa tristesse très bien ressentit par la petite princesse, elle n'arrivait pas à cacher son bonheur. Oh elle en parlerait avec sa soeur le soir, mais chaque chose en son temps, pour le moment Arya voulait profiter de la joie d'avoir une mère, chose qu'elle n'avait pas connu d'aussi loin qu'elle pouvait se souvenir.

Elle acquiesçait face à l'ordre de Marion, il était clair qu'elle avait l'habitude d'obéir à la jeune femme, enfin lorsqu'elle était d'humeur à répondre au demande de sa frangine, après tout elle était consciente qu'elle faisait son possible pour la protéger et que tout ceci lui avait déjà coûté cher.

Quand l'homme se mit à genou face à elle la petite fille eut l'air amusé, il y avait bien longtemps qu'elle n'en avait pas vu un, le dernier était son père mais elle était bien trop jeune lors de son décès pour s'en souvenir. Amusée elle approcha sa main de son visage, hésita avant de lui toucher le menton puis retirer sa main aussi rapidement, rigolant toute seule.


"Ci kissa"

Puis elle semblait se réinteresser de nouveau parce ce que pouvait dire Laurent, de ses grands yeux, elle l'observa silencieusement avant de rire doucement.

"Pico ! Se Marion woh oh nagui. Ih Yatou."

Attrapant la main de Mathilde la petite fille repartie de plus belle les accompagner vers leur quartier. On ne pouvait pas dire que c'était le grand luxe, mais dès qu'elle fut arrivée, elle attira la petite baronne en direction de jouet fait en pierre ou avec des morceaux de tissus se trouvant vers le coin qui devait leur servir de chambre, pas de grand luxe mais la gamine était fière de montrer son chez elle.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 13 Jan - 16:02

Même si elle avait de son mieux pour ne pas blesser la jeune femme, Mathilde avait dû sans doute la bouleverser bien plus qu'elle ne pouvait l'encaisser stoïquement. Ne serait que sa simple présence devait troubler Marion au point que cette dernière choisisse de fuir au prétexte d'aller finir sa patrouille. La scientifique avait fait la moue, sachant qu'elle aurait réagi de la même façon, détestant plus que tout d'être prise au dépourvu et en flagrant délit de perte de contrôle sur ses émotions. Les révélations qu'elle avait quand même fait avant de s'éclipser en quatrième vitesse avaient de quoi la retourner également, et c'était le cas. Comment diable peut on oublier que l'on a vécu ici suffisamment longtemps pour avoir deux enfants, que l'on a eu un compagnon?... Elle enrageait de cette défaillance. Tout son savoir, ces connaissances au fil des années accumulées, maîtrisées, raffinées et affûtées ne lui servaient à rien. En quelques phrases cette inconnue avait causé chez elle suffisamment de chaos pour qu'elle en perde son latin. Certes c'était excusable pour le commun des mortel, mais elle n'était pas n'importe qui.
Extérieurement parlant, on pouvait juste penser qu'elle était en pleine réflexion, mais les légers tremblement de ses mains qu'elle avait rageusement fourrées dans ses poches en s'en apercevant, son regard plus perdu que méditatif étaient autant d'indices qu'elle ne laissait pas apparaître d'habitude. Que la Baronne de l'Argentière montra des signes d'émotion non maîtrisés, fussent ils infimes était un petit scoop en soit et sans doute matière à inquiétude.
La question de Laurent la fit sortir de sa torpeur et si l'on pouvait craindre une nouvelle volée de missiles de croisière exutoires il n'en fut rien. La voix avait été un peu tremblant sur les premiers mots, mais sans doute que le fait de se concentrer sur quelque chose d'autre que ses pensées et cas de conscience l'aidait à garder pied.


"Je ne pense pas qu'il y ait qui que ce soit d'autres avec elles. De la façon dont a parlé Marion, il n'y avait qu'une seule cellule familiale, un père, une mère et deux enfants. Et à la façon de parler de leur père, il y a de fortes chances qu'il soit... parti lui aussi. D'une façon où d'une autre. Il nous faudra attendre son retour... De Marion bien entendu, pour avoir des réponses plus poussées. Laissons lui le temps de se remettre de cette rencontre et de faire ce qu'elle a à faire."

Machinalement, elle avait tendu la main à Arya pour qu'elle les conduise et l'enfant ne s'était pas faite prier. Ah! Les joies de l'innocence. Quoique l'aristocrate n'y avait pas goûté longtemps, vite engoncé dans le carcan de son statut social et de ce qu'il impliquait en termes de comportement. A l'âge d'Arya, elle avait déjà un emploi du temps de ministre avec cours de piano, violon, équitation, maintien , chant et toutes les formes de torture mentale imaginées par Mademoiselle Mullin afin de faire d'elle la digne héritière de sa famille. Choses qu'elle s'était promise de ne jamais faire subir à ses hypothétiques enfants si jamais, tombant sur la tête une énième fois, elle décidait d'en avoir et trouvait quelqu'un de suffisamment patient ou masochiste pour vivre avec elle. Le contact de cette petite main dans la sienne avait la miraculeuse capacité de la ramener à des idées plus gaie et lui faire retrouver le sourire et c'est donc en discutant autant par gestes que la parole que les deux mini pouces arrivèrent dans ce qui servait d'habitation aux deux soeurs. La petite fille montrant ses jouets avec fierté. Evidemment, cet endroit n'était pas exceptionnellement chaleureux, tout comme le reste du château mystère d'ailleurs, mais pour elles c'était leur petit chez soi et cela revêtait donc une importance capitale.

"C'est une magnifique poupée que tu as là... Non, non. Il vaut mieux que je ne la touche pas. Je fais toujours tout tomber et après je dois passer des heures à tout recoller et encore des heures pour décoller mes doigts."

Breaking news! Pour la première fois devant des équipiers, même si la phrase ne leur était pas destinée, la petite peste porte poisse du SGC admettait sa maladresse sans même qu'on la mette au pied du mur. Même le général n'avait pu lui faire admettre que la destruction du dernier spectrographe de masse "pour des raisons inconnues" était de son fait et pas une déficience matérielle ou la faute à pas de chance (il avait découvert également qu'il ne fallait pas lui dire qu'elle n'avait pas de chance... Sans doute avait il maudit le général Parray pour avoir accueilli cette demie portion qui avait plus hargne que bon nombre des militaires qu'il avait pu croiser dans sa carrière, sans en avoir la retenue).

"En attendant que Marion revienne, j'aimerai que tu me montres l'endroit où je travaillais quand j'étais ici. Ta grande soeur a dû te le montrer non? Y a t il des notes que j'aurai laissé, des outils?"

Tout élément qui aurait pu lui permettre de démontrer qu'elle n'aurai jamais abandonné ses enfants comme elle l'avait été toute bébé, tout élément pouvant démontrer qu'il s'agissait d'une Mathilde d'une autre dimension.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 13 Jan - 23:31

Au-delà de la pierre froide et terne du sol, les murs dans leur ensemble étaient tapissés de cet étrange sable. Il se mouvait de façon régulière en dansant lentement. Si ce style de technologie, que l’on imputait fatalement à la race Eurlings, n’empêchait pas la salubrité des lieux, elle n’en offrait pas moins un certain charme à la vue. Quiconque observait ces mouvements les auraient trouvés gracieux et terriblement complexe. Parfois, on voyait apparaitre certains signes précédemment aperçu sur l’autel de la planète désertique.

En-dehors de cette technologie, le reste semblait plutôt banal. D’étranges peaux servaient de couverture et recouvraient un lit à peine assez grand pour accueillir Marion et sa petite sœur. Ici et là se tenaient quelques armoires poussiéreuses et tellement vieilles qu’un choc aurait suffi à les réduire en poussière. Des armes de qualité très médiocres s’y trouvaient, comme des gourdes et quelques jarres fissurées. Malgré tout, des petits parchemins fragmentés étaient cloués sur toutes les surfaces de ces étagères et armoires. Il s’agissait de dessins d’enfants très bien fait, presque artistique, réalisés avec du charbon de bois. La majorité d’entre eux confirmèrent l’hypothèse de Mathilde : il y avait bien eu une cellule familiale composée d’un couple et de ses deux enfants. Il ne faisait aucun doute qu’Arya était à l’origine de ces belles images émettant un certain bonheur relatif. Au centre, on reconnaissait Mathilde de par sa coupe de cheveux particulièrement bien imité.

L’éclairage de la salle irradiait doucement depuis des cristaux incorporés entre les murs et le plafond. L’aspect exotique Eurling s’y retrouvait un peu puisque des lianes, qui auraient poussés à travers la roche, emprisonnaient ces lumières.

Lorsque Mathilde posa sa question, et face à la négation d’Arya, elle comprit que son lieu de travail n’était probablement pas accessible. Après tout, vu la configuration des lieux et les objets qui s’y trouvaient, une famille de quatre individus n’auraient pu y survivre bien longtemps, même en faisant des sacrifices. L’endroit où se tenait Mathilde n’était peut-être pas la véritable « maison » de ces deux filles mais surement un bastion, un refuge.

La petite fille, toutefois, l’attira jusqu’à l’un des murs de sable. Après avoir activé son bracelet, elle effectua un petit geste de la main et ouvrit une faille impressionnante sur la paroi. Le sable s’écarta doucement pour se matérialiser en un accès ouvert. La deuxième pièce qui s’offrait à Mathilde et dans laquelle Arya l’entrainait gaiement était un peu plus petite. Les mêmes cristaux, qui auraient dû éclairer l’endroit, émettait la lumière verte caractéristique, de même que des faisceaux dessinant d’innombrables calculs mathématique sur le sable. Les lignes s’y étendaient, comme si un homme tapait frénétiquement sur son ordinateur, afin de remplir tout l’espace disponible jusqu’au pied du mur. Et une fois fait, la « page » de calcul disparaissait pour en afficher une nouvelle. Cette démonstration s’effectuait sur les trois murs disponibles de la salle. Les algorithmes en tout genre étaient très complexes, échappant à la compréhension de Mathilde. Mais il y avait là des décennies de travail, c'était une évidence.

Un simple petit contrôle de la part de la scientifique lui permit de découvrir qu’il s’agissait d’une œuvre terrienne, puisque ces calculs étaient justement de la même origine. Mais ce style d’écriture qui défilait sur le mur la saisit brutalement. C’était également le sien.

Une table supportait tout un attirail et du matériel extraterrestre décomposé. Il s’agissait probablement de système ou de pièces détachées en cours de réparation. Plusieurs outils trainaient à coté et on comprenait, à leur disposition, que celle qui s’en occupait avait laissé son travail en plan dans l’urgence. Le regard de Mathilde, par la suite, tomba sur un énorme sac à dos. Elle le reconnut immédiatement comme étant celui qu’elle avait perdu lors d’un mission diplomatique avec des autochtones. Il s’agissait de cette fois où, ayant été invité à dormir dans le domaine elle et son groupe, elle s’était éveillé pour constater le « vol » de son sac à dos. Quel qu’eût été les conséquences de cette histoire, la scientifique comme le reste de l’équipe avait déduit qu’il s’agissait d’un homme voulant marchander ou utiliser les objets en guise de fétichisme. Car le vol de matériel, s’il n’était pas courant, était néanmoins une réalité lorsque l’on rencontrait des peuples d’un niveau technologique inférieur.

Quelques pièces du puzzle s’étaient assemblées. Le sac à dos contenait à l'origine les vêtements de rechange que Marion portait actuellement, d’où la présence de la bande patronymique. Puis le caméscope s’y trouvait également. Il n’avait plus de batterie et sa carte mémoire était absente. Seulement, Mathilde savait pertinemment que ces appareils avaient une mémoire intégrée de quelques minutes seulement.
La scientifique aurait-elle la force de vouloir regarder son contenu ?
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Jeu 17 Jan - 15:33

La réponse de la gamine fut d’une grande utilité, à condition d’avoir un traducteur, à défaut, c’était Mathilde qui interprétait les indices ou alors des brides d’un passé oublié lui revenait, en tout cas cela faisait froid dans le dos d’imaginer que ces deux filles soient livrées a elles mêmes depuis un certain temps. N’ayant aucune certitude, sur l’absence réelle d’adultes, Laurent restait tout de même méfiant car l’apparition soudaine de cette Marion pouvait se reproduire en venant d’une personne moins bien intentionnée.

D’un signe approbateur de la tête en guise de réponse à la scientifique qui demandait du temps pour que les choses s’éclaircissent, il la laissa prendre soin de Arya pendant qu’il continuait son inspection des lieux de son regard de militaire car il focalisait sur la sécurité du groupe, déjà que lorsqu’il y avait plusieurs soldats dans une unité SG cela ne garantissait pas de ne pas se faire piéger alors là, tout seul pour gérer deux scientifiques et peut être deux rescapées d’un monde Eurling en quasi ruine, il était gâté mais préférait largement cet état de faits à ce qu’il avait vécu précédemment, et pas seulement le sale moment passé sur Patriote.

Les murs spéciaux apportaient leur lot de mystère, évidemment impossible de comprendre ce qui défilait dessus, une décoration ou des informations, il manquait la version française ou anglaise pour avoir moins l’impression d’être un intrus. Enfin c’était ainsi et il fallait faire avec, attendre que Mathilde déniche une explication dans ce qui était un sac à dos du SGC, forcement quelqu’un de la base était passé ici avant eux et tout laissait à penser que c’était elle. Le retour de Marion aiderait aussi car cette dernière ne semblait pas avoir oublié le passé et elle parlait la même langue que le Para donc les questions trouveraient sans doute plus de réponses.
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Éric Jenner
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Ven 18 Jan - 12:32

L'homme s'était tenu silencieux tout le long du trajet.
Parce qu'il avait cassé son détecteur en tombant et qu'il ne se sentait pas suffisamment suicidaire pour demander celui de sa collègue, Jenner s'était attelé à veiller sur son environnement. Le scientifique troquait sa veste pour un rôle de pseudo-milicien en quelque sorte. Il y avait tellement de pièges et de technologie sensible, comme ces pièces inconnues laissées sur cette table, qu'il n'osait même pas effectuer les prélèvements et études sans en avoir eu la permission.

Plus que tout, la situation stressante dans laquelle se trouvait Mathilde ne le laissait pas indifférent. Cette femme avait beau être aussi solide et s'en donner l'apparence, face à la probabilité d'avoir deux enfants, elle ne pouvait en être insensible. C'est donc habité par un certain respect ou une forme d'humilité que l'homme s'était tu. Lorsqu'il avait émit la probabilité que la petite soit de son sang, il ne l'avait pas cru lui-même. Mais malgré le fait que cette petite ne prononce pas un seul mot de Français, l'image de la scientifique et de l'enfant ne laissait que peu de doutes sur le sujet.
Une analyse par ADN serait nécessaire afin de le prouver. Seulement, plusieurs signes distinctifs évident étaient déjà repérables. La couleur des yeux, des cheveux, d'une petite fossette au menton par exemple.
Mais l'homme songea à la plus grande fille. Elle qui avait perdu son bras et son œil. Que se passerai-t-il lorsqu'elle ne serait plus en danger ? Si ses handicaps ne semblaient pas la complexer, Jenner restait persuadé que leur arrivée, ainsi que toutes les nouveautés qui s'y produiraient forcément, n'allait pas avoir que des impacts bénéfiques. Il avait déjà connus un personne, un proche, qui souffrait d'une amputation lors d'un accident de voiture. Et même dans un autre monde à des milliers d'années lumières, Jenner doutait que cette jeune femme soit différente. Il faudrait surveiller.

Cessant de ruminer comme il le faisait, Eric s'approcha de sa collègue scientifique et fût intrigué par le caméscope. Sans dire un mot, toujours pas respect, il extirpa la batterie de son propre appareil pour le poser sur la table. Il se disait que lui tendre l'objet ne serait probablement pas bien vu. Mais il était clair que les informations que contiendrait la mémoire risquerait de déstabiliser davantage la scientifique.


- Bonne chance. Murmura Jenner en prenant un peu de recul, préférant se réfugier prés de Laurent.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Ven 18 Jan - 16:18

Méditative quand à ce qu'elle découvrait, Mathilde contrairement à son habitude, ne pipait mot. Elle contemplait cet environnement qui aurait été le sien. Elle restait persuadée qu'il s'agissait d'une autre Mathilde, d'un double issu d'une autre dimension, mais comment en être sûr quand on mélangeait dans le même saladier, technologie alien tellement avancée que cela tenait plus de la magie qu'autre chose, amnésie supposée, zone hors de l'espace temps et... sa poisse.
quand elle découvrit les équations défilant sur le mur, automatiquement son cerveau passa en mode calcul et c'est ainsi qu'elle parvint à a conclusion assez rapide que toutes ces formules étaient d'origine terrienne et pour être plus précis, il s'agissait de sa propre création. Ces tournures mathématiques étaient caractéristiques, ce style n'avait pas d'équivalent, un peu comme une écriture, et on reconnaissait toujours son écriture. Les murs affichaient presque une vie de travail et elle ne pouvait pas pour le moment se plonger dans ce qui était affiché pour en percer le mystère. Pour autant, elle rompit son silence en s'adressant à Laurent.


"Ces calculs sont de ma personne. A tout le moins d'une des Mathilde de l'Argentière existant dans le Multivers. Je ne peux pas encore m'avancer quand à la nature de ces formules, mais j'imagine que je... on va rester sur le je par commodité, que je cherchais à percer le mystère de la technologie de cet endroit, la technologie des Eurlings. Et comme j'ai fabriqué l'autel et la bague, il semble que j'y sois parvenu... après des années à vue de nez si vous me passez l'expression. La somme de travail est tout bonnement titanesque, même pour moi!"

Le ton était celui détaché, presque clinique du professionnel qui parle de son sujet d'expertise, calmement et sans émotion particulière ce qui était surprenant, mais quand on connaissait la jeune femme, cela l'était moins. Parler boulot était un moyen de garder le contrôle. L'établi aurait presque pu être le sien dans le labo 2 quand elle laissait tout en plan parce qu'on l'appelait en salle de briefing. Là aussi les choses avaient été laissées en suspend sans que jamais elle ne revienne. Trouver le sac à dos par contre était bien plus déstabilisant. Il y avait encore accroché dessus la patte de lapin blanc. Elle se souvenait de ce sac, sauf qu'elle l'avait perdu il y avait plusieurs années lors d'une mission de premier contact. On avait conclu à un vol... Sur quatre sac à dos c'était le sien qu'on avait piqué, normal... Elle avait pesté et râlé sur le coup puis avait fait comme d'habitude, continué sa route. Et là, il resurgissait comme un diable hors de sa boîte. La thèse du double d'une autre dimension semblait se confirmer.
Ses affaires, ou plutôt celles de son double s'y trouvaient dedans, expliquant pourquoi Marion avait une tenue du SGC et comme elle s'y attendait un peu, son caméscope de rechange. Malgré la séparation, les différentes avaient de toute évidence les mêmes manies. Le pauvre avait connu des jours meilleurs et à part la mémoire tampon, il n'y avait aucun support de stockage. Elle n'aurait droit qu'à très peu de données, mais c'était toujours mieux que rien. Elle se surprit à avoir une boule au ventre quand à ce qu'elle pourrait découvrir. Sans doute pas grand chose d'exploitable vu l'état de l'appareil, même si elle pourrait améliorer ça avec un traitement de données sur son propre ordinateur. Déjà, tester l'appareil. Jenner était venu lui déposer une batterie de son caméscope. Elle l'avait remercié d'un signe de tête tout en diagnostiquant l'appareil pour éviter toute mauvaise surprise, trop occupée qu'elle était pour balancer la moindre vrilles venimeuse. La suite ne l'incitait pas à cela non plus d'ailleurs. Se voir avec un bébé dans les bras avec une jeune fille - Marion - soufflant les fausses bougies d'un faux gâteau d'anniversaire fait avec le sable avait quelque chose d'émouvant. Elle savait que cette femme n'était pas elle malgré la logique ressemblance. Cette autre Mathilde avait donc connu ce qu'elle avait renoncé à connaître par amour de la science et de la recherche et parce que maintenant avec sa vie au SGC, fonder une famille lui semblait totalement irréaliste. Elle avait entendu parler d'un ou deux couples s'étant mariés et travaillant dans la base, mais elle imaginait que cela imploserait à court terme. Pour autant elle en ressentait mélancolie et envie. Une chose était sûre, après cette mission la physicienne prendrait un mois complet de congé, que le général soit d'accord ou pas et elle irait se jeter dans les bras de sa petite Chidori. Ce n'était certes pas sa fille, mais l'enfant était ce qui s'en rapprochait le plus, voyant en Mathilde, une tata originale et toujours disposée à la câliner. Penser à Chidori lui permit de recoller à la réalité. Cette vidéo avait de quoi retourner la tête à n’importe et d'envisager qu'elle avait vraiment eu des enfants ici et qu'elle les avait oublié par la suite.


"On oublie pas ses enfants comme on oublie ses clefs de voiture!"

Avait marmonné la jeune femme pour elle même d'un ton lourd de reproche. Connectant le caméscope à son ordinateur, elle enregistra la vidéo afin de pouvoir explorer toutes les pistes vidéos qu'il y aurait pu avoir dessus. L'avantage était que l'on pouvait toujours retrouver des fragments de vidéo plus ou moins exploitables. Evidemment, plus ils étaient anciens, plus ils avaient été écrasés par les enregistrements suivants et moins on pouvait en tirer quelque chose, ajouter à cela l'âge canonique du disque de stockage et on avait une idée de la qualité de ce qui serait récupéré... Mais ce n'était pas très grave, la seule chose que Mathilde voulait c'était avoir des images susceptibles de montrer une différence significative entre elle et l'autre Mathilde. La fausse joie éphémère du grade s'était expliquée par le fait que la combinaison datait d'une époque où elle n'avait pas atteint son grade actuel... Restait l'énigme du temps. Sans doute le temps défilait il différemment dans cet endroit et l'autre Mathilde aurait disparu depuis très peu de temps dans sa dimension en vivant des centaines d'années dans cet entremonde.
Montrant son PDA à Arya, elle lui demanda.


"Est ce que j'en ai laissé un ici?"

Le PDA contenait tout un tas d'informations sur elle, ses rendez vous, des informations parfois futiles, mais qui dans le cas présent pourraient faire la différence entre leur ignorance actuelle et l'illumination.

"Peut on appeler ta soeur?"

Le besoin de réponse devenait plus urgent que le besoin de Marion d'avoir du temps. Non seulement Mathilde voulait savoir ce qui s'était passé, pourquoi elle avait laissé l'établi en plan, pourquoi elle était partie, qui était leur père, s'il était toujours là, où pourrait elle trouver le système de contrôle de l'affichage des formules ou tout simplement une interface informatisée. Sa tête allait exploser sous le flot de questions... Et elle savait qu'elle devrait y aller avec mesure, les deux filles de sa jumelle avaient aussi eu un choc, surtout Marion et elle ne pouvait se résoudre à leur faire du mal.
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 27 Jan - 1:10

Marion n'était pas partie activer ces pièges. Il ne s'agissait que d'une excuse pour s'enfuir et masquer sa déception.
Avec cette découverte et le tournant inattendu qu'avait pris sa rencontre, la jeune femme ne se sentait plus capable de nourrir la même volonté inébranlable. Tout l'épuisement et la lassitude qu'elle avait accumulé au fond d'elle refaisait soudainement surface, l'amputant de toute envie de poursuivre son quotidien.

Certaine d'être éloignée, donc à l'abri des regards, elle laissa quelques larmes rouler sur ses joues. On ne distinguait de son chagrin que quelques tremblements et reniflements plutôt discret.
Tous ces espoirs, ces sacrifices, fait en vain. Cette Mathilde l'avait considéré comme une inconnue. Même en ayant pris des gants, le choc était sévère et beaucoup trop difficile à encaisser. Marion se sentait prête à lutter contre des centaines de rôdeurs, assumer la douleur des bosses et des entailles, mais pas un sujet aussi délicat que sa génitrice. Non.

Plaquant sa main contre le mur de sable, elle pensa à cette jeune femme qui ressemblait tant à sa mère. Le mur lui répondit en modelant l'endroit où elle vivait, prenant la fonction d'une caméra de sécurité. Mathilde avait exactement les mêmes habitudes, le même vocabulaire et la même gestuelle qu'autrefois. En son for intérieur, et constatant la facilité de son approche avec Arya, Marion sentit la jalousie s'emparer de ses idées. Sa droiture et le plaisir qu'elle prenait à revoir sa petite sœur aussi rayonnante lui fît taire des pensées aussi malsaines.
La petite semblait si heureuse, riait si facilement, que Marion se préparait à un sacrifice qu'elle ne se serait jamais cru capable. Elle demanderait à cette Mathilde de l'emmener, de protéger Arya et de la prendre en charge. Quant à elle...il n'y avait aucun intérêt.
Son œil s'abaissa de l'écran de sable et elle posa sa main sur l'endroit où se trouvait son moignon. A tort, elle pensa que ses handicaps étaient à l'origine du refus de la considérer comme du même sang. Au fond, Marion préférait occulter la logique pour se trouver une explication, aussi tordue soit-elle, afin de justifier la tristesse qui serrait son cœur.

Hélas, une "De L’argentière" ne cesse jamais d'être réaliste, même dans les moments les plus critique. Il suffisait d'échanger les rôles pour comprendre la réaction de Mathilde et saluer, par la même, le respect et la patience dont elle faisait preuve. Car n'importe qui à sa place, comme l'imbécile qui s'était ri d'une situation si importante, aurait pu provoquer bien plus de mal qu'elle ne l'avait fait.

Marion soupira longuement en se laissant glisser contre le mur. Assise à même le sol, elle ne détourna pas le regard de ce beau visage. Elle l'analysait, le décryptait, parcourait chaque trait sans jamais sans lasser.


- Si tu savais comme tu nous manques... Murmura-t-elle. Si seulement tu le savais...

Et Marion ne sentit pas le sommeil l'emporter. Le voile noir lui empêcha de poursuivre sa contemplation, l'envoyant se conforter dans un repos sans agitation et sans la moindre image. Pour éviter les cauchemars récurrents, le gantelet influençait son sommeil. L'arrivée de Mathilde n'avait pas changé les règles. Et si on pouvait se questionner sur le fait que cette jeune femme s'endorme à un moment aussi critique, on ne pouvait lui retirer le fait que ses nerfs avaient été mis à rude épreuve.
Finalement, un petit "bip" caractéristique retentit, la faisant sursauter. Autrefois, Marion avait créé un petit émetteur d'alerte à sa sœur afin de ne jamais se perdre. Le signal lui annonçait qu'il y avait un problème, qu'elle était probablement attaquée. Néanmoins, en fixant son écran de contrôle en sable, elle constata qu'on souhaitait simplement la voir et qu'elle n'avait dû s'assoupir qu'une dizaine de minutes tout au plus.

Marion hésita un instant. En parcourant les couloirs dans le sens inverse, elle se surprit à ne pas vouloir se rendre sur les lieux trop vite. Quelque chose, en son for intérieur, tentait de la convaincre qu'il n'y aurait que du bénéfice à converser avec Mathilde. Mais la jeune femme redoutait tellement les justifications qu'elle aurait à donner qu'elle s'arrêta devant la porte sans chercher à l'ouvrir. Stressée, elle arrangea un peu sa coiffure, vérifia que sa manche était bien nouée et que son apparence générale n'était pas trop négligeable.
Un comble : Marion fuyait la nouvelle rencontre qui l'attendait et une apparence présentable lui semblait plus qu'importante. Chassant quelques mèches de cheveux vers l'avant afin de dissimuler la cicatrice sur son œil, la jeune prit une grande inspiration et pénétra dans la salle. Elle progressa lentement jusqu'à son bureau de travail, que Mathilde semblait prendre pour le sien, puis rangea distraitement le matériel. Elle s'était bien gardée de croiser le regard de sa mère, certaine que l'échange la ferait fondre sur le champ.


- Vous vouliez...me voir ? Questionna-t-elle en étant incapable de masquer son appréhension.

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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 27 Jan - 18:00

L’inspection des lieux et des affaires ne donnaient pas grand-chose pour éliminer l’hypothèse d’une autre Mathilde venant d’on ne savait où, au contraire le contenu du sac indiquait qu’il provenait bien du seul SGC connu par Laurent. Dans ces conditions, difficile de croire que ce soit une autre petite nerveuse qui soit passée par là, après rien ne prouvait scientifiquement que les deux filles soient les rejetons de la baronne, peut être tout simplement des voleuses de sac opportunistes qui à l’époque auraient cru bon s’attaquer aux biens d’une femme ayant des traits communs.

Du coup ce qui aurait put être une réunion de famille ressemblait de plus en plus à un piège pour le Para qui avait une mauvaise appréhension en les imaginant jouer une carte du cœur pour mieux ce servir des terriens dans un but qu’il ne pouvait encore affirmer. Bref, il faudrait beaucoup d’explications qui tiennent la route afin de clarifier la situation qui mettait Mathilde dans en ligne de mire d’un mélodrame en cours.

Après plusieurs minutes à regarder la scientifique agir pour sauvegarder les images du caméscope sur son ordinateur puis à chercher le PDA, Marion faisait son retour et vint jusqu’au bureau sur lequel Mathilde s’était installée. A peine la nouvelle venue avait-elle posée la question que Laurent ne laissa aucune chance à la scientifique de SG6 de répondre :

« Mathilde, pas un mot ! Occupez vous d'analyser les images pendant que je vais aller faire un tour avec Marion… Eric vous restez et vous l’aidez, ma décision n’est pas négociable et vos questions attendront »

Puis le Para regarda en direction de celle qui devait avoir des choses à dire mais pas avant d’avoir fait le point pour éviter des incompréhensions :

« Marion, s’il vous plait, allons marcher tout les deux afin de clarifier les choses calmement »

Ainsi le militaire invitait Marion à un tête-à-tête car il sentait une gêne intense entre les deux femmes et que cela n’était pas constructif car à tout moment la soi-disant fille de la baronne pouvait claquer la porte et laisser son monde dans un flou artistique énervant du fait des sentiments à vif si réellement il y avait un lien de maternité.
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 27 Jan - 18:49

La réaction de Laurent surprit Marion. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il prenne la parole en premier et interdise à sa mère de parler. Cette soudaine privation de liberté et la facilité avec laquelle cet homme donna des ordres semèrent le doute dans son esprit. Qui était-il pour intervenir ainsi ? Mère allait-elle se plier aux consignes ? L'oubli de Père lui aurait-elle permise de l'épouser et lui obéir ?

Quoi qu'il en soit, Marion posa un regard interrogatif sur l'inconnu. Elle se demandait si, finalement, il ne représenterait pas une menace. Prête à le suivre malgré tout, parce qu'elle était prête à lutter en cas de règlement de compte, la jeune femme hocha la tête et lui emboita le pas. Quelques minutes plus tard, lorsqu'ils furent tous les deux dans un couloir vide de pièges, Marion préféra parler en premier. Elle se tenait de biais, la main sur le pommeau de son arme, prête à riposter...


- Lorsque j'ai rencontré mère, votre rire a eu un effet très étrange. J'ai ressenti une curieuse envie de vous faire beaucoup de mal.

Elle fît une pause. Apparemment, elle cherchait à comprendre.

- Est-ce que l'on appelle "moquerie" ? Ce rire vous apportait-il du réconfort ?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 27 Jan - 19:42

C’était plutôt tendu que la jeune femme se prêtait à la demande de Laurent et puis une fois isolé des autres elle revint sur leur rencontre et le rire nerveux qu’il avait exprimé lorsqu’elle avait sorti la surprise du chef en prenant Mathilde pour sa mère.

Il fallait très vite lui expliquer pourquoi cela c’était produit afin de la calmer dans ses ardeurs de femme humiliée car elle l’avait prit ainsi alors il fallait arrondir les angles :

« Tout d’abord veuillez m’excuser si je vous ai choqué par mon rire qui n’était en rien de la moquerie mais plus l’effet de surprise d’apprendre que Mathilde était mère, non pas que ce soit impossible mais ce n’était pas le cas à notre connaissance jusqu’à ce que vous affirmiez le contraire »

Il fit une petite pause afin que Marion puisse encaisser ces premières informations puis il continua :

« C’est justement parce que Mathilde ne semble avoir aucun souvenir de vous que je vous ai demandé de nous voir en aparté, je crois que si vous penser être réellement son enfant alors ce doit être très frustrant qu’une mère qui vous manque tant ne se rappelle plus de vous… Donc c’est pour vous prévenir de ne pas tout prendre à cœur, vous devez comprendre qu’il y a un fossé entre vous et elle, si vous dites vrai c’est que quelque chose est arrivé à Mathilde depuis son départ qui lui aurait fait tout oublier alors il est difficile pour elle de concevoir d’avoir des enfants et en plus de les avoir abandonnés ici sans une preuve concrète… Le meilleur moyen de le combler rapidement est que chacun y mette du sien en comprenant la situation de l’autre afin d’éviter un clash… Nous voulons tous comprendre ce qu’il s’est passé »

Restait à espérer que ce soit suffisant pour rassurer Marion sur les réactions de déni de la scientifique qui pouvait heurter les sensibilités. Le para se plaçait comme un arbitre en commençant par expliquer les règles de ce qui était tout sauf un jeu. Si le message était bien passé, il n’y avait plus qu’à retourner voir les autres à moins que la jeune femme ait besoin d’autres informations que le militaire soit en droit de divulguer.
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Lun 28 Jan - 3:00

Marion écouta silencieusement les dires de son interlocuteur. Concentrée, elle nota et analysa toutes les informations comme s’il eût s’agit d’un test. Sa méfiance vis-à-vis de cet homme, néanmoins, s’était quelque peu atténuée. Il ne semblait pas être animé de mauvaises intentions. Et s’il se mêlait d’affaire qui ne le regardait pas, les raisons qui lui permettaient de prendre ces droits demeuraient crédibles. Passant sur certaines expressions échappant à sa compréhension, tel que ce « clash » qui ne lui semblait pas attribué à sa langue natale, Marion cessa d’empoigner le pommeau de son arme et se redressa.

- Je n'aime pas votre ingérence. Déclara-t-elle d'une voix tout à fait neutre. Mais vos propos sont sages et légitimes.

La jeune femme s'écarta de quelques pas, fixant le couloir comme si elle était capable de voir à travers pour discerner les traits de Mathilde. Ce qui n'était pas le cas en vérité.

- Vous avez raison. Mère souffrira probablement de la vérité que je détiens à son sujet. Et je ne veux pas être à l'origine des remords qui pourraient l'accabler.

Elle hocha la tête. Il lui coutait de prendre ce genre de décision. En son for intérieur, elle comprenait que ses attentes envers Mathilde ne seraient peu, ou jamais, satisfaite. Et insister à ce sujet l'aurait rendue égoïste.

- Bien. Je ferais le nécessaire.

N'ayant plus rien à dire, Marion raccompagna le soldat jusqu'à la salle de repos. Mathilde et le collègue scientifique travaillait encore sur le caméscope. Il semblait y avoir pas mal de travail pour transférer des données aussi abimées. Doucement, Marion s'approcha et observa leurs tentatives. Elle évita consciencieusement le regard de Mathilde, la discussion avec le militaire ne l'ayant pas immunisé de son effet dévastateur, et prit la parole d'une voix douce.

- Si tu le souhaites mère, je peux faire transférer le contenu de ce bloc mémoire sur ton appareil. A moins que tu ne souhaites m'entendre répondre à tes questions avant.

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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Lun 28 Jan - 7:58

Arya avait trouvé le moyen de rappeler son aînée car celle ci rappliqua bien vite après la demande de la scientifique à sa fille putative. Le hic se manifesta en la personne de Laurent qui ordonnant à Mathilde de la boucler, entraîna la jeune femme à part pour lui parler. En fait ce n'était pas tant de l'obéissance que de la surprise qui avait cloué le bec à l'aristocrate et cet étonnement avait été visible sur son visage pendant au moins cinq bonnes secondes avant d'être remplacé par le masque glacial de la colère contenue et de ce qui serait bientôt une averse de grêlons verbaux et le chef d'équipe sut qu'à un moment ou un autre il allait devoir payer pour cet "excès" d'autorité vis à vis d'elle. C'était déjà un petit miracle qu'elle n'explose pas sur le champ et le matraque de noms d'oiseau jusque sa cervelle coule par les oreilles et demande grâce, sans doute le contexte, mais parler ainsi à la Baronne de l'Argentière, qui plus est devant témoin... C'était se promettre des lendemains qui déchantent, que ce soit justifié ou non d'ailleurs. Pour elle, cela ne l'était jamais.
Pour autant ce regard aux reflets homicides fut relativement fugace, de façon totalement inconsciente, elle ne voulait pas donner une mauvaise image d'elle à ses enfants... Enfin, les enfants d'une autre elle. On doit toujours donner le meilleur exemple, elle attendrait donc pour clouer Laurent d'une façon jugée élégante afin que les deux jeunes de l'Argentière en prennent de la graine.
Une fois revenue près d'elle Marion n'en menait pas large soit intimidée, soit ne sachant pas comment s'y prendre. La scientifique voyait bien qu'elle fuyait son regard et qu'elle osait à peine ouvrir la bouche. La question de Marion, l'appelant mère lui tira un petit sourire.


"Tu es une de l'Argentière, depuis quand doit on faire des choix? Aide moi donc et raconte moi votre vie ici. Faire deux choses à la fois c'est l'enfance de l'art dans notre famille. Et on ne me cache rien jeune fille, c'est bien clair? Premièrement je m'en rendrai compte, deuxièmement c'est d'une extrême impolitesse, troisièmement quoi qu’ait pu te dire l'autre scout, la seule personne à qui tu dois rendre des comptes, à part toi bien entendu, c'est moi. Car s'il s'avérait que malgré tout nous n'étions pas de la même dimension je serai ce qui est le plus proche d'un parent et dans notre famille c'est sacré, ni secret, ni mensonge. Campbell n'est juste qu'un amas d'atomes anonymes temporairement placé dans mon équipe et je lui ai laissé le commandement par commodité. Donc, très chère tu as non seulement une longue histoire à me raconter dans les moindres détails et des choses à me montrer! Notamment cette technologie dont j'aurai apparemment été à la base ou du moins que j'aurai compris et pu manipuler. Donne moi juste deux petites secondes j'ai deux trois choses à dire au Major Campbell."

Bon, la partie concernant Campbell était "un brin" arrangée. Si en toute logique en tant que vétérane de SG-6 on aurait pu lui proposer le poste de leader d'équipe, elle avait immédiatement refusé toute promotion à ce poste... Ce qui avait royalement arrangé le nouveau pacha qui n'avait en aucune façon envie de coller un tel personnage à la tête d'une équipe. De toute façon lui comme elle savaient qu'elle n'en ferait qu'à sa tête, peu importe qui était aux manettes de SG-6... Par chance n'en faire qu'à sa tête allait dans le sens de son équipe dans l'immense majorité des cas et quand ce ne l'était pas il y avait des étincelles. Elle fit donc signe à Laurent de la suivre comme il l'avait fait peu de temps auparavant. Elle ne s'éloigna pas de beaucoup, en fait cela avait surtout symbolique vu que n’importe qui dans la salle aurait pu clairement entendre ce qu'elle disait.

"Pour votre information, Campbell, j'ai un micro canon dans mon sac donc si j'avais voulu connaître la teneur de votre conversation, ce serait chose faite. Je n'aime pas les messes basses surtout quand j'ai la désagréable impression que cela me concerne! Et ne me dites pas que je me fais des idées, pourquoi donc iriez vous parler à l'écart avec Marion si ce n'était pour parler de moi et de ce qu'elle représente pour moi. Si vous avez des choses à me dire, vous me le dites en face. Je ne suis pas et n'ai jamais été une petite fleur fragile qui se fane à la première bourrasque alors j'aimerai bien un minimum de confiance comme j'ai pu en faire preuve à votre égard alors que rien ne m'y incitait. Maintenant je vais aller parler avec Marion et nous n'aborderons plus ce sujet. Vu qu'il s'agit d'un sujet personnel pour elle comme pour moi j'aimerai un minimum d'intimité. Nous ne sommes pas du genre à étaler notre vie privée devant des étrangers. Sur ce, je vous laisse en compagnie de Jenner, il doit sûrement avoir une théorie ou deux dont il rêve de vous faire part. nous ferons le point sur la situation une fois que j'aurai parlé avec Marion."

Bon, si elle avait été agressive au départ et même carrément virulente, bien vite Laurent put se rendre compte qu'il ne s'agissait surtout de lui rappeler qu'elle n'était pas une de ces godiches qui s'effondraient à la première difficulté et rien de tel comme démonstration que de lui voler un petit peu dans les plumes et anecdotiquement lui indiquer qu'elle n’aimait pas que l'on doute de ses capacités que cela soit fondé ou non. S'il y avait bien une chose d'établie sur elle, à part son caractère difficile, sa tendance aux discours fleuves et aux digressions et sa malchance c'était bien son caractère en acier trempé. De toute façon, on ne pouvait pas durer dans ce programme sans avoir une volonté exceptionnelle.
De façon à lui signifier que le sujet était clos et qu'elle n'avait pas envie de poursuivre Mathilde tourna simplement le dos au militaire et retourna vers Marion arborant son petit sourire satisfait. En s'approchant, elle appela l'enfant et une fois celle ci devant elle, la "maman" s’accroupit devant elle.


"Arya, viens là ma chérie. Je vais parler de choses avec ta soeur. Tu serais une adorable enfant si tu pouvais nous attendre un petit moment. D'accord? Et quand nous reviendrons toutes les deux, tout le monde pourra se régaler avec de bonnes rations. Nous ne serons pas loin de toute façon. Allez, file. Mais ne t'éloigne pas trop. Que nous puissions te voir."

C'était éminemment plus simple avec Arya qu'avec Marion. La petite fille avait plus ou moins l'âge de Chidori et était tout aussi adorable. Avec la jeune femme qui l'appelait mère par contre... De toute façon c'était aussi difficile pour l'une que pour l'autre et elles s'en tenaient à une saine réserve bien que Mathilde de l'autorité d'un parent quand elle avait voulu tout savoir de leur passé et là, plus question pour Marion d'esquiver le regard de sa mère ou de se défiler, la baronne attendait des réponses et n'allait pas la laisser regarder ses chaussures ou se focaliser sur les manipulations afin de transférer la mémoire. Lui souriant, elle invita l'aînée à se rendre auprès du défunt caméscope.

"A nous deux, ma chère. Nous avons du pain sur la planche et toi beaucoup de choses à dire."

Le sourire était doux et rassurant, mais la phrase ne laissait pas planer de doute, Marion ne pourrait s'esquiver qu'une fois la curiosité de la physicienne satisfaite concernant toute cette histoire et quand on connaissait ladite scientifique, on savait qu'elle était aussi insatiable que bavarde.
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Lun 28 Jan - 14:22

En quelques mots, Mathilde avait su mettre la jeune femme à l’aise. Sa description « atomique » de Laurent avait bien failli la faire rire et sa mise en garde, sur son devoir de lui dire la vérité, témoignait d’un trait de caractère qui lui avait horriblement manqué. L’espace d’un instant, Marion eu l’impression de côtoyer sa mère d’antan. Ce sentiment nostalgique lui apporta un bien fou. Aussi, elle ignora complétement sa précédente discussion avec le militaire. Cette sensation de bien-être quelle ressentait soudainement réprimait quelque peu la pression qui lui dévorait les entrailles. Et c’est dans un désir de ne surtout pas décevoir Mathilde que la jeune femme s’exécuta sur le champ.
Posant sa main valide sur la table, les quelques runes verts qui dansaient sur son gantelet se mirent à clignoter doucement, de manière presque fantomatique. L’instant d’après, le sable du sol prit vie et rampa le long des pieds pour venir enlacer, tels des tentacules, les deux appareils. L’ordinateur de Mathilde donna l’impression d’être piraté, ce qui était le cas puisque les mêmes symboles y apparurent. Et alors que les données étaient en cours de transfert, une petite réparation s’effectuant sur les fichiers les moins endommagés, Marion entra dans un long monologue.


- Je n’ai appris les circonstances de ta rencontre avec Père que lorsque tu m’as jugé en âge de comprendre. Tu craignais, de par ma jeunesse, que je ne le déteste pour ce qu’il t’avait fait. Dernier et ultime représentant Eurling, Père avait pour mission de garder un artefact très dangereux, mais également très important, à l’abri des êtres vivants moins évolués. Pour cela, il avait été envoyé dans cet endroit qu’il nommait « L’Entre-Deux Mondes ». Il ne s’agit pas d’une réalité alternative, ni d’un autre univers. Cet endroit constitue le rebus de ce qui n’aurait pas du être parmi les systèmes vivants et matériel de notre univers. Il en existe un pour chaque univers composant le multivers, sans liens entre eux. Il y a donc très peu de chance pour que tu ne sois point ma mère.

Marion retira sa main de la table lorsque le téléchargement fût terminé. Les coupures vidéos et distorsions sonores avaient été atténuées afin de récupérer un maximum d’éléments exploitables.

- Père s’appelait Erel Mathiel Nydon. Il vécu dans l’Entre-Deux Mondes pendant plusieurs décennies avant de souffrir de son isolement. La solitude le pesait tant qu’il décida de se trouver une compagne. Il n’y avait, cependant, que peu de Mondes où il pouvait se déplacer. Le temps lui faisait également défaut. Un jour, il t’a remarqué. Tu effectuais une visite diplomatique au sein d’un peuple très simple. Il est tombé amoureux de toi sur le champ…je crois que le terme que tu utilisais était… «Coup de foudre». Alors père t’a enlevé pour t’amener ici pendant ton sommeil.

Marion fît une petite grimace, consciente du probable impact de ces informations.

- Vous vous êtes très souvent battus. Il y a même une fois où tu as failli le tuer pour retourner sur la planète. Mais après quelques années de lutte, les rôdeurs sont arrivés. Ces choses sans visage au comportement bestial étaient dangereuses et féroces. Il a fallu les combattre et leur retirer tout goût pour l’agression. Vous vous êtes entraidés et avez appris à mieux vous connaitre.

Elle fit une pause.

- Je n’ai jamais vraiment connu les détails précis qui vous unirent. Lorsque j’insistais en te posant des questions, tu me répondais toujours la même chose en souriant : « L’impossible s’était produit ». Parce que tu voulais rester toujours active, tu as chercher à comprendre pourquoi cet environnement ne répondait à aucune loi physique.

La jeune femme fixa alors les algorithmes en souriant.

- Ces calculs ne sont qu’une partie de tes travaux. Outre mon éducation, tu y passais la majeure partie de ton temps. Tu me disais avoir un début d’explication, que ces découvertes révolutionneraient notre perception de l’univers. Depuis ton départ, je tente chaque jour de les décrypter mais j’y éprouve des difficultés.

Marion était lancée, développait tout ce qu’elle savait. Mais il y avait tant à dire, tant de souvenirs et de bons moments, qu’elle avait du mal à garder une description générale de leur histoire.

- J’ai réussi mes premiers algorithmes le jour de mes quatorze ans.Avait-elle ajouté avec une petite pointe de fierté dans la voix. J’ai beaucoup appris de toi mère. Presque tout.

Mais la suite étant moins joyeuse, Marion cessa de sourire, adoptant un air plus sombre.

- Arya est née et nous avons continué à vivre heureux. Je pensais qu’il était normal de ne pas vous voir vieillir, qu’il était normal que vos traits ne se modifient pas avec le temps. J’imaginais que cette évolution ne concernait que les enfants. Mais je me trompais. Il y a quatre ans, tu es devenue très irascible. Quand tu te disputais avec Père, c’était drôle en règle générale. J’aimais ta répartie, ta créativité dans tes propos, et il en riait aussi, ce qui avait le don de te mettre encore plus en colère. Mais cela ne durait que très peu de temps.

Marion secoua la tête.

- Tu as commencé à changer. Tu n’appréciais plus nos moments. Ta colère éclatait parfois sans raison apparente, soudainement. Et nous nous sommes vraiment inquiétés le jour où tu m’as giflé. J’avais du mal à comprendre certaines formules quantique. Toi si patiente et attentionnée, tu m’as frappé et punie. J’ai eu très peur…

Elle fixa Mathilde dans les yeux. On remarquait que cet événement n’était pas si important pour elle, qu’elle n’y gardait aucune rancune. Il s’agissait simplement du tout premier pas vers le cauchemar.

- Père et toi êtes devenus très discret. Trop pour moi. J’ai voulu savoir et je me suis cachée dans votre chambre un soir où vous vous disputiez. Père disait que tu n’avais pas le choix, que tu devais repartir pour que ton esprit guérisse. Ce soir-là, tu as beaucoup pleuré. Tu lui disais que tu refusais de nous faire subir ce que tu avais vécu. Que tu préférais encore être emportée par la démence. Mais Père avait insisté. Je n’ai jamais su ce qu’il s’était réellement passé. Mais le lendemain, tu n’étais plus là. Plus avec nous.

Marion fît une pause.

- Il n’a jamais voulu me dire. Père est devenu très triste au quotidien. Il faisait des efforts pour que l’on vive comme autrefois. Mais même lui ne parvenait à supporter ton absence. Je suppose que toutes ces décennies sans vieillir physiquement ont du avoir un impact très néfaste sur ton esprit. Je ne voyais pas vraiment quel en était le traitement, ce que Père t’avait fait. Mais maintenant…si tu ne te souviens plus de rien…je pense comprendre…

Marion avait encore beaucoup de choses à raconter, comme ces trois années passées en solitude sans sa présence rassurante. Mais en cet instant précis, la jeune femme s’inquiétait plus de l’impact de ses paroles.

- Pardon Mère. Mais tu m’as demandé la vérité…Dois-je continuer ? Tu as peut-être des questions ?
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Jeu 31 Jan - 18:59

Peu importait la réaction de Mathilde à son retour dans la pièce, Laurent n’avait que faire des griefs qu’elle pourrait lui attribuer du fait de s’être isolé avec la seule personne à pouvoir se souvenir d’une histoire qui n’était pas forcement une réalité. Autant dire, qu’un éventuel regard assassin ne lui ferait pas peur, pas plus que des remarques venant d’une personne perdant pied du fait de ses sentiments pour les deux gamines.

Voila que la scientifique les considérait comme faisant partie de sa famille, comme si des yeux bridés et du « mère » à tout bout de champs la faisait devenir gaga, lui faisant oublier que dans son boulot il n’y avait que les preuves pour être affirmatif et dans le cas présent elle n’en n’avait pas. S’en était agaçant,il fallait espérer que ce ne soit pas juste un moyen de mettre Marion en confiance car jouer avec les sentiments de cette personne déboussolée était très risqué. Et puis arriva la pique le concernant et même un commandement que Madame la baronne Jpètepluoquemoncu aurait délaissé… pour ne pas avoir les inconvénients du poste bien entendu et avoir le beau rôle de critiquer celui qui l’avait.

Enfin elle se décidait à vouloir lui cracher son venin en face à face et le Para l’écouta sans s’énerver pour finalement lui répondre calmement et sèchement :

« Ce n’est pas vous qui allez me dire avec qui j’ai le droit de parler ou pas, jusqu’à preuve du contraire c’est moi qui dirige cette putain de mission alors arrêtez de ne penser qu’à votre petite personne, je vous rappelle que nous ne savons pas tout d’elles alors isolez vous avec et ne venez pas vous plaindre après s’il vous arrive des bricoles ! »

Sur ce, le visage fermé, le militaire s’en alla en prenant le couloir où peu de temps avant il avait eu sa conversation avec Marion afin de trouver un endroit pour aller passer ses nerfs loin de cette complicité théâtrale entre Mathilde et sa pseudo fille.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Ven 1 Fév - 10:25

La réaction de Laurent ne l'étonnait pas. C'était même salutaire qu'il ait ce répondant vis à vis de la jeune femme s'il espérait un tant soit peu de respect et qu'elle écoute ce qu'il disait par l'avenir. Bon, à ce moment là elle avait d'autres choses en tête qu'argumenter avec son chef d'équipe, tout juste un regard entendu, il y avait plus important que la gestion des humeurs et donc avait elle suivi son hypothétique fille sans épiloguer.
Ce que lui apprit Marion était de nature à la coller les quatre fers en l'air. Donc elle aurait été kidnappée par l'ultime représentant de la race Eurling en mal de compagnie qui l'avait amené dans cette espèce de repli de leur dimension, détail qui selon Marion excluait donc toute possibilité d'implication d'une Mathilde alternative. Effectivement s'il n'avait eu que la possibilité de glisser entre leur dimension et cette zone hors dimension mais rattachée à icelle, il y avait de fortes chances que ces deux personnes soient de son sang. Vu qu'elle n'avait pas matière à objecter, la jeune femme se cantonna à écouter tout ce que l'on lui exposait quand à sa potentielle vie ici.
Si Erel l'avait bel et bien enlevée, le pauvre avait dû passer un sale quart d'heure durant bien plus... Nul doute que s'il avait survécu c'était dans un premier temps en usant de cette technologie largement supérieure à la sienne et de temps... Chose dont ils ne manquaient pas ici. L'exposé de leur vie lui tira quelques sourires, notamment quand Marion parlait d'elle même. Logique que Marion ait un excellent niveau scientifique avec de tels parents. La suite de l'histoire était moins agréable. Erel avait été avare de détails, mais apparemment la scientifique avait été victime d'une sorte de dépression nécessitant son retour dans le monde extérieur. De toute évidence, son Eurling de compagnon avait manipulé sa mémoire pour qu'elle oublie tout de ce qu'elle avait vécu ici et vu le petit échantillon de technologie dont elle avait été témoin jusque là, la physicienne serait sans nul doute bien en peine de trouver un moyen de repérer des traces de la manipulation. Cela faisait deux choses qui lui donnait envie de tordre le cou à cet Erel, même s'il avait opéré tout cela sur une autre Mathilde.
Quand elle pris la parole c'était de façon mesurée. Il était visible qu'elle avançait avec prudence afin de ne pas donner de faux espoirs à la jeune femme quand à son acceptation de tout cela. Ca faisait un sacré morceau à digérer, mais il pouvait y avoir des éléments afférents d'intérêt. Elle commença par établir les faits établis, à tout le moins ce qui pouvait être facilement acceptés.


"Donc, en résumé cette zone est rattachée uniquement à une seule réalité. L'écoulement du temps est stoppé pour les visiteurs, les personnes naissant dans cet espace, elles, vieillissent normalement. Etant donné la technologie en tout point singulière qui est employée ici, on peut parler de technologie eurling et vu le code, j'y ai mis mon grain de sel... S'il s'agit bel et bien de moi, il aura fallu non seulement que ton père m'efface complètement la mémoire quand à mon passage ici, mais en plus me ramener au moment et l'endroit même dans le temps et l'espace où il m'a enlevée... Cela expliquerait l'affaire du sac perdu lors de cette mission, vu qu'il était resté ici. Je veux que tu comprennes que je me dois d'explorer toutes les pistes, tu es une scientifique toi aussi et tu as été formée par la meilleure donc tu comprendras ma démarche cartésienne. Je pense pouvoir te parler franchement et pouvoir compter sur toi dans la résolution de cette... Hmmm... situation. Il faut que j'apprenne à utiliser cette technologie, pour commencer. Si j'ai réussi à la coder, je pourrai réapprendre à l'utiliser, je connais ma façon de travailler, ça sera une aide précieuse, mais pas autant que la tienne. Et je te remercie de te franchise, ce n'est pas en me maternant que nous arriverons à avoir le fin mot de l'histoire car si je ne suis pas ta mère, il y a quelque part un double de moi qui mériterait de retrouver ses deux adorables filles et si c'est moi... Et bien il est hors de question que je vous laisse une seconde de plus que nécessaire ici et pour ça, il va falloir se retrousser les manches!"

Mathilde fit une pause et plongea son regard dans celui de Marion. Elle avait parlé avec franchise et sans le moindre faux semblant. Après tout elle aurait besoin du concours de sa fille supposée pour apprendre ou réapprendre à utiliser cette technologie.

"Et ne t'en fais pas pour les deux hommes. Bon, le bedonnant, je ne peux pas vraiment dire, mais mon chef d'équipe à la langue trop bien pendue pour son bien-être mérite qu'on lui donne sa chance, il a démontré qu'il savait ramener tout le monde à la maison dans le meilleur état possible, alors sois... euh... gentille. Pas trop quand même il ferait une crise de suspicion. C'est que nous avons de sacrés précédents dans nos missions. Je te raconterai sans doute pendant que nous travaillerons, par contre il va falloir que tu me racontes certains détails. Premièrement, où est ton père? S'il n'est pas présent cela laisse trois possibilités, primo, il vous a abandonné et auquel cas je le traquerai jusqu'à ce que je lui mette la main dessus et là..." Le regard sévère, noir même de la nippone avait de quoi inquiéter car elle avait beaucoup d'imagination pour faire vivre un enfer à ceux qu'elle avait pris pour cible. Ou tout simplement lui casser des dents, Drogon avait goûté à sa technique d'auto défense. "secundo, il a disparu. Bon, là nous pourrons éventuellement tenter de le rechercher, mais tu aurais eu plus le temps de le faire. Et tertio, il est... parti. Dans ce cas j'aimerai aller là où il se trouve si c'est possible maintenant quand nous aurons le temps.
Ensuite, il faudra que tu nous parles des dangers du lieu. Tes marques, montrent bien qu'il y a du danger, les pièges posés un peu partout aussi. Tu as parlé des rôdeurs, Campbell voudra sans doute en apprendre plus sur eux également et ce que nous pourrions faire pour éviter qu'ils nous rendent visite vu que nous avons créé un changement par notre arrivé qui pourrait inciter ces rôdeurs à venir nous dire bonjour qui sait. Quand il sera revenu nous aborderons ce sujet, en attendant, dis m'en plus sur ton père, plus j'en saurai, plus je pourrai appréhender cette technologie."


Marion n'avait pas fini de raconter ce qu'elle avait vécu, ce qu'elle savait sur la technologie conçue par ses parents! Et tout le monde pourrait avoir des informations à se mettre sous la dent quand l'équipe serait réunie.
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Ven 1 Fév - 15:45

Comme l’avait signalé Mathilde plus tôt : une De L’Argentière n’avait pas besoin de s’appliquer sur une seule tâche à la fois. Tout en écoutant la réaction de sa mère, Marion s’était emparé des quelques pièces de technologie Eurling et les avait dispersé sur la table. Au contact de sa main valide, encore une fois, le sable prit vie pour remonter le long des pieds de la table et servir de maintien. Malgré le handicap et grâce à cette manœuvre, Marion s’équipa des outils nécessaires et commença à désosser quelques pièces sans qu’elles ne bougent. En même temps qu’elle s’apprêtait à répondre aux questions de Mathilde, son regard s’était assombri au point de le confondre avec l’expression si meurtrière que la scientifique réservait à ses ennemis. N’importe qui présent à ce moment-là les aurait déclaré de la même famille tant la comparaison de ces regards étaient similaires.

- Après ton départ, les rôdeurs sont devenus de plus en plus actifs. Nous ne nous doutions pas qu’ils puissent trouver le moyen de s’organiser. Au fil du temps, j’ai vu père dépérir et perdre tout entrain. Il m’a appris à poser des pièges ainsi qu’à me défendre avec des armes très simple. J’ai accepté. Mais cela me faisait très peur.

Marion exposait les faits tels que Mathilde l’avait demandé. D’une voix simple, posée, la jeune femme lui faisait part de l’enfer qui était devenu le sien. Sa main, cependant, retirait des composantes apparemment très importants des différents objets. Elle les regroupait pour les laisser se fondre et se modifier en forme de galets. Il lui suffisait juste de les toucher, laissant son gantelet s’activer, afin que les morceaux changent de forme et de nature. Peu à peu, l’ensemble prenait la forme d’un bracelet fait de galet minuscules.

- Il y a un rebus vivant, plus grand et puissant que les autres, un véritable mastodonte, qui vit dans les terres désolées en extérieur. Il se fait appeler Cragh. Quand il est apparût, il a commencé à réunir les rôdeurs sous une même bannière. Aujourd’hui encore, je ne sais pas comment il parvient à les contrôler. Dirigé par sa cupidité, il convoitait l’artefact que Père et toi protégiez depuis tant d’années. Il nous a assaillis pendant la nuit, au milieu de notre sommeil. J’ai aidé Père à défendre notre maison mais ils étaient bien trop nombreux…et surtout plus alertes.

En sentant qu’elle commençait à perdre pied, Marion détourna la tête, laissant ses cheveux masquer le champ de vision de Mathilde. La jeune femme renifla en feintant un éternuement mais, bien mauvaise comédienne, on remarquait bien vite qu’elle s’empêchait de pleurer.

- Ils ont pillé nos biens et fait brûler notre demeure. Les données qui se trouvent ici sont les seules que je suis parvenue à préserver. Le reste sert de trophée aux rôdeurs ou sont irrémédiablement détruits. Mais pire encore, ils souhaitaient notre mort. Ils nous ont tout de suite menacé moi et Arya. Elle était encore très jeune à cette époque mais les souvenirs restent. Ma petite sœur a beau être d’une gaieté sans limite, elle fait parfois des cauchemars et a peur du noir. Père…

Marion interrompit son travail. Elle semblait mobiliser toute sa volonté pour refouler ses sentiments et exposer les faits scientifiques, comme Mathilde l’avait demandé. Plus que tout, elle ne voulait pas se montrer faible envers elle. Ne pas la décevoir.

- Il est mort. Déclara-t-elle finalement Il les a retenu le temps que j’amène Arya et la relique jusqu’au bastion. Il m’a donné un délai suffisant pour activer les pièges et repousser leur assaut. Mais Père…lui…

Marion prit une grande inspiration et reprit son travail. Un outil influa directement sur la matière des galets, leurs permettant d’afficher des runes verts de jade, de manière fantomatique, en imitant son gantelet.

- Ils l’ont massacré, démembré. J’ai enfoui les quelques restes que j’ai retrouvé de lui sous la Grande Statue, là où vous vous étiez marié avant que je naisse. J’ai récupéré son gantelet, celui que je porte à la main. Mes souvenirs sont assez vagues mais je crois me rappeler que c’est devant la Grande Statue que j’ai fais le serment de protéger la relique ainsi que ma petite sœur. Et j’ai tenu le bastion depuis. Cela fait deux ans maintenant.

L’œuvre de Marion semblait toucher à sa fin. Les yeux clos et en pleine concentration, la jeune femme semblait effectuer une action très importante. Se désolidarisant des galets, des tiges de roses vinrent s’emmêler pour créer la chaine du bijou. Plus ils se développaient, plus les gravures et les détails se faisaient nombreux. La beauté de ce travail ne se faisait pas de manière automatique. Marion en était pour quelque chose et sa pensée avait suffit à façonner le bijou selon ses désirs. Là, en l’occurrence, elle avait souhaité quelque chose de très esthétique pour sa mère : une sorte de cadeau de bienvenue...

- Nous avons été assaillies sans cesse. J’ai réussi à repousser beaucoup d’assauts mais j’ai du faire un choix au cours de l’un d’eux : Arya ou la relique.

La jeune femme posa un regard très doux sur Arya. Elle eût un léger sourire en la voyant jouer avec les quelques pierres qu’elle lui avait faite. Sa bonne humeur inébranlable lui avait empêcher la dépression.

- Rien ne compte plus à mes yeux que ma petite sœur. J’ai été contrainte d’abandonner la relique pour sauver sa vie. Plus tard, je me suis mise en quête de la retrouver. Je me suis infiltrée dans les campements et ai dû affronter Cragh. Il l’a porte au cou comme s’il s’agissait du symbole de sa victoire.

Distraite, Marion posa sa main sur son moignon. Elle se rappelait la terrible douleur qui l’avait saisi lors du combat et l’horreur qu’elle y avait vécu.

- J’ai échoué. Et j’y ai laissé mon bras.

La jeune femme semblait empêtrée dans ses souvenirs. Immobile, le regard dans le vague, elle semblait revivre les tourments qui ne l’avaient pas travaillée lorsque le danger était sa principale préoccupation. Mais avec la présence de Mathilde, elle avait le temps d’y repenser et de ressentir une violente haine.
Se ressaisissant avant qu'elle ne s’inquiète trop, Marion afficha un sourire trahissant la fierté de ses connaissances et lui présenta le bijou de façon presque timide. De la même conception artistique de la technologie Eurling et tout aussi simple que sa bague de jade, le bracelet en galet n’attendait plus que son poignet avant de s’activer.


- La technologie Eurling tire sa puissance de son importante capacité à l’adaptation. En voici un exemple. Il ne sera jamais aussi puissant que mon gantelet, mère, mais tu n’auras plus rien à craindre des pièges. Si tu souhaites étudier ton œuvre, ordonner une action ou interagir avec la technologie, il te suffit simplement d’un contact et d’une pensée. Le sable ou les hologrammes se chargeront du reste. Soit prudente cependant, ces interactions demandent une petite quantité d’énergie que l’artefact puise dans ton être. Un cumul excessif pourrait épuiser ton organisme.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Sam 2 Fév - 11:21

La scientifique n'avait pas osé intervenir durant tout le temps où Marion s'était exprimée sur le passé de leur petite famille et le sort de leur père. C'était suffisamment douloureux pour ne pas lui faire répéter et endurer cela plus que nécessaire. Parallèlement, elle fabriquait quelque chose qui se révéla être un bracelet fait de petits galets. Mathilde tendit la main et prenant le bijou, le passa à son poignet et le contempla un moment avant de retourner un grand sourire typique de la nippone.

Activant sa radio, elle contacta Laurent d'un ton relativement neutre, exprimant suffisamment d'urgence pour faire comprendre que ce n'était pas un énième caprice de star, chose dont elle était coutumière.


"Campbell, revenez au campement, il faut que vous entendiez certaines choses."

Faisant signe à Marion de la suivre, elle retourna vers les autres non sans poser quelques questions à la jeune femme comme elle le ferait avec une collègue parlant de leur domaine de prédilection. Scientifique un jour, scientifique toujours...

"Bien, maintenant que j'ai le bracelet, si je souhaite concevoir une interface de traduction eurling/français, je n'ai donc qu'à toucher un des galets et penser à la façon dont je veux qu'il se matérialise, est ce bien ça? car j'aimerai bien comprendre Arya et ma pratique de l'eurling est un peu rouillée et j'imagine que mes deux coéquipiers aimeraient bien aussi comprendre le petit bout de chou. Et ne t'en fais pas pour ce qui est de l'énergie, s'il y a bien quelque chose dont je ne manque pas, exception faite du talent évidemment, c'est d'énergie. C'est de famille dit on et puis si je devais être prudente, je ne serai pas scientifique, et encore moins agent SG. C'est en prenant des risques que l'on fait avancer des choses, même si cela ne réussit pas à tous les coups, ne t'en fais pas je suis bien placée pour le savoir. Et puis monsieur Campbell serait bien content que je sois en mode "low battery" ça lui ferait des vacances. Même pas besoin de créer une sonde mentale pour savoir ce qu'il pense."

Elle avait parlé sur un ton léger, Laurent était un prétexte pour essayer de faire sourire Marion et chasser les ombres du passé qu'elle avait fait resurgir dans l'esprit de la naufragée dimensionnelle.
Une fois qu'elles étaient retourné près de la petite fille, Mathilde l'avait naturellement ramenée près d'elle. sans doute que cela pourrait inquiéter ses coéquipiers, mais après tout ils ne connaissaient pas vraiment la jeune aristocrate et sa façon de coller sa "kawai imouto-chan". Elle papotait avec la petite fille et sa grande soeur de tout et de rien le temps que ses équipiers la rejoignent, parlant surtout de ce qui ferait plaisir à l'enfant quand au repas, ce qu'elles aimaient manger, de petits choses sans importance mais qui faisaient le plaisir de la vie de famille. Et Mathilde évidemment d'essayer de produire des petites choses avec son bracelet et générant des hologrammes de photos de son père, sa mère, de Chidori et sa grand mère, de Roxanne parlant de chacune de ces personnes de sa façon si personnelle et démonstrative.
Quand les deux équipiers arrivèrent elle les accueilli d'un grand signe de main ruinant ce qu'elle essayait de faire et se collant du sable dans l'oeil, partant en grimaces et récriminations dans plusieurs langues. une fois son oeil sauvé, mais bien rougi, elle leur expliqua la situation, éloignant doucement Arya, le sujet n'étant pas pour ses jeunes oreilles.


"Marion m'a parlé des créatures qui encombrent cet endroit. Il serait bon qu'on fasse le point sur ces bestioles étant donné que nous allons devoir passer un petit moment ici. De plus ils détiennent un élément clef quand à notre retour au bercail, l'artefact du père de Marion et Arya, Erel Mathiel Nydon un eurling au cas vous vous poseriez la question. Vous allez pouvoir donner du canon, à tout le moins nous faire profiter de votre science, Campbell. Marion, si tu pouvais nous parler plus avant de ces rôdeurs, de leur chef, tout ce qui pourrait nous aider à les renvoyer dans le néant dont ils n'auraient jamais dû sortir."

Pas du tout cynique, la physicienne faisait état d'une évidence, seul Laurent pourrait établir un plan d'action qui ne reposerait pas principalement sur une chance incommensurable et puis c'était un militaire. Mathilde jouait peut être du zat de façon prodigue depuis près sept ans, elle n'en était pas une soldate avec l'expérience de son collègue. Elle espérait bien qu'ils passent à la sulfateuse ces saletés de rôdeurs mue par une envie farouche de venger la petite famille, fut elle celle d'une autre Mathilde.


Dernière édition par Mathilde de l'Argentière le Dim 3 Fév - 7:28, édité 1 fois
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 3 Fév - 1:10

Même si Jenner ne devait pas être loin car lui aussi avait été congédié, Laurent ne fit pas attention à ce dernier pour ne pas qu’il prenne pour l’autre alors qu’il n’y était pour rien.

Il n’y avait qu’une chose qui pouvait lui faire oublier un instant ce qu’il venait de se passer, une photo spéciale qui avait le don de lui redonner le sourire et pour cause, il s’agissait du visage de Suzanne qui lui rappelait tant de bons souvenirs et aussi qui pouvait accoucher d’un moment à l’autre sans qu’il puisse la rejoindre alors il espérait qu’elle ressente, d’aussi loin qu’elle était, les pensées qu’il avait pour elle et le bébé. Il n’avait pas voulu connaitre le sexe de son futur enfant, peu importait que ce soit un garçon ou une fille, ce serait magique quoiqu’il en soit.

Pourtant il n’en restait pas moins sur le qui-vive, sachant trop bien que de perdre sa concentration pouvait mettre un terme aux réjouissances et faire de son enfant un orphelin de père. Une grande respiration accompagnée d’une large inspection visuelle des environs suivit cet instant de bonheur irréel dans un lieu souillé par le malheur.

Quelques minutes plus tard, voila que la radio se mit à émettre la voix de Mathilde, la baronne avait-elle besoin qu’on lui apporte des mouchoirs pour éponger ses chaudes larmes ? Difficile à dire vu la teneur du message auquel Laurent répondit :

/radio/ Je croyais que vos histoires ne nous regardaient pas… Ok c’est bon j’arrive //

Se relevant avant de ranger la photo qu’il tenait dans sa main gauche, le Para se prépara à devoir faire usage de son zat puisqu’il l’avait bien en main au cas où l’invitation soit pour une mauvaise surprise. Usage nécessaire bien qu’inutile car tout semblait en ordre dans la pièce où tout le monde était rassemblé pour entendre ce que la baronne avait à dire. Evidemment, pour rentrer à la maison ça n’allait pas être simple car d’après Mathilde un objet indispensable était entre les mains de rôdeurs. Marion devait entrer dans les détails alors Laurent ne prit pas encore la parole.
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Éric Jenner
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 3 Fév - 19:36

Lorsque sa collègue scientifique avait demandé un peu d’intimité de sa façon si spéciale, Jenner s’était contenté d’un signe de tête compréhensif avant de rejoindre Laurent, le sac sur le dos. La réaction de ce militaire l’avait étonné, d’autant plus sa façon de ne pas s’accrocher et de la laisser seule avec les deux jeunes. Eric ne doutait pas de la confiance mutuelle que partageaient ces deux personnes. Néanmoins, il continuait de se poser de nombreuses questions et, en l’occurrence, comment ils avaient fait pour s’entendre si longtemps. Les missions en extérieur l’avait toujours passionné au point d’en demander l’accès au rapport de mission. Hélas, il avait accordé un peu trop de crédit à ces écrits qui, bien évidemment, masquaient ces petites oppositions quasi-systématique. Jenner n’imaginait pas ce manque de cohésion et doutait qu’il soit productif un jour. Force est de constater qu’il se trompait, surtout si Laurent et Mathilde avait un aussi long passé dans SG5 qui se racontait dans les bruits de couloirs.

- Je vais prendre des clichés et effectuer quelques prélèvements. Déclara-t-il en devinant le besoin d’isolement du militaire. Il pourrait être utile de récolter un maximum d’informations pour des applications à venir. Je ne serais pas loin.

Puis Jenner fît cavalier seul en veillant à ne jamais s’écarter des environs ou du chemin qu’avait emprunté le militaire. Finir dans un piège lui vaudrait à coup sûr quelques remarques sur son apparente inutilité et leur fâcheuse manie de le prendre pour un bleu. S’assurant que son arme était encore fonctionnelle et à portée de main, au cas où il serait attaqué, le scientifique débuta une longue série de prise de vue avec son appareil. Il se concentra sur l’architecture, l’une des barricades proches et plus particulièrement le sable, vu le rôle très important qu’il jouait dans cet endroit. Photos, vidéos et, le plus important pour la fin : les prélèvements qu’il s’était abstenu de réaliser jusque-là. Craignant une mauvaise réaction de ce sable presque vivant, l’homme se concentra pour pratiquer la manœuvre avec une infinie douceur. Il était encore en train de remplir les bordereaux de détails lorsqu’il entendit la brève conversation entre Mathilde et Laurent.
Sans plus attendre, il rangea les objets délicatement dans son sac et alla directement à la rencontre du leader. Le talonnant jusqu’à ce qu’il fasse face à la scientifique, il eût une brève réaction en la voyant manipuler une technologie étrangère et se tût. Le militaire n’avait pas tout à fait tort après tout. Que ces deux jeunes soient ses filles ou non, elles avaient un impact non négligeable sur la méfiance qu’elle aurait dû déployer face à cette situation.
Impassible, il suivit la discussion de Mathilde et décida de s’en remettre à Laurent, constatant que la fillette se retrouverait seule.


- Je vais vous laisser discuter de stratégie. Pendant ce temps, je vais veiller sur la petite. Déclara-t-il avant de s’écarter.

Quittant son sac, il se porta à la hauteur d’Arya et s’installa à côté d’elle. Il lui échangea un bref sourire et songea aux petits qu’il aurait eu si Meryl, sa femme, était encore en vie. Mais l’histoire datait et il aurait tout le temps d’y songer une fois de retour au SGC.

- A nous deux, petite ! Tu veux bien faire un dessin pour ta maman ? J'ai des vrais crayons et du papier.

Il avait eu l'idée de lui offrir une barre de chocolat mais s'était rapidement interdit cette manœuvre. Permettre la découverte du chocolat aux deux filles revenait de droit à Mathilde et il se refusait d'y faire une ingérence. Ouvrant son sac, il récupéra plusieurs crayons et lui présenta les différentes couleurs sur un bloc-note en papier.
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Marion

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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Dim 3 Fév - 20:15

Marion accueillit le sourire de sa mère comme une grande récompense. En son for intérieur, elle lutta pour ne pas redevenir une petite fille en mal d’amour et se cantonna à l’intégrité scientifique qu’elle lui avait appris à développer. En revanche, elle fût incapable de retenir son rire lorsque Mathilde bouta Laurent sur sa prévisibilité. Mais le sourire était plus nerveux qu’autre chose. Le doute s’insinuait dans son esprit et elle finissait par se demander sérieusement s’ils n’étaient pas en couple. Connaissant très peu les pratiques usuelles de la séduction chez les humains et en ayant très peu discuter avec Mathilde autrefois, son instinct, plus que les faits scientifiques, l’amenait à cette conclusion.

Toutefois, Marion n’eût pas à y penser très longtemps. Lorsque Mathilde effectua un geste de la main, la jeune femme s’apprêta à l’alerter mais ne fût pas suffisamment rapide. Le cri de la scientifique se ponctua d’un « maman » très angoissé alors qu’elle se précipitait à examiner son œil. Bien sûr, Marion se rappelait de la malchance quotidienne de sa mère qui l’avait suivie même dans cette dimension. D’ailleurs, elle en était aussi sujette à certains moments, surtout lorsqu’elle faisait preuve d’un peu d’inattention.

Lorsque le problème fût réglé, Marion écouta sa mère exposer les faits et prit ensuite la parole. Gardant ses doutes au fond de son cœur, elle débuta un monologue :


- Les rôdeurs ne sont pas très malins. A l’origine, nous n’avions aucun mal à les faire fuir ou nous débarrasser d’eux. Ils tombaient très facilement dans nos pièges et nous causaient rarement des problèmes. Ces trois dernières années, leur nombre a triplé, si ce n’est plus. Ils ont de nombreux campements à l’extérieur et se multiplient très rapidement. De toute cette masse à surgit un être plus intelligent. Contrairement aux autres, il est le seul à avoir un visage et être doué de parole. Il s’appelle Cragh. C’est le meurtrier de mon père et il nous a arraché la relique qu’il protégeait. Je sais qu’il le porte au cou comme s’il s’agissait d’un trophée de guerre. C’est un monstre.

Marion ferma brièvement les yeux en réprimant un tremblement. Elle ne l’avouerait jamais mais cette créature la terrifiait. Elle appréhendait déjà une nouvelle rencontre avec lui.

- Sa peau est dure comme de la pierre. Il est très grand, imposant et puissant. Il fait de sa force à l’état brute sa principale arme. Il ne se bat qu’avec ses poings et agit presque toujours par élan de sadisme. Les rôdeurs, quant à eux, sont devenus plus malins depuis qu’ils sont sous son joug. Ils se sont faits des armes rudimentaires mais dangereuse en cas de combat rapproché. On y retrouve de tout mais, plus principalement, des lames en forme de…griffes.

Marion tenta de rester discrète sur ce mot. Elle ne s'attarda pas sur le sujet.

- Ces choses n’ayant pas conscience de l’aspect de la mort, ou ne la craignant pas, ils s’attaquent en nombre et ne cesse l’assaut que lorsqu’ils se jugent en sous-effectif. Ils voient par le biais de fente sur le visage et hurlent sauvagement par des orifices situés sur la trachée. Leur stratégie varie sans logique apparente. Ils peuvent attaquer bêtement de manière frontale ou user d’une tactique très intelligente, je ne sais rien de plus à ce sujet.

Marion fît une pause. En fixant Mathilde, elle comprit finalement que son amnésie excluait le fait qu’elle soit venue pour Arya et elle. Sa mère n’était entrée en ces lieux que pour récupérer la relique, ce qui signifiait qu’elle avait soit cédé à la cupidité d’avancée technologique ou qu’une terrible menace pesait sur la Voie Lactée. La jeune femme priait pour qu’il s’agisse de la seconde hypothèse.

- Si vous voulez récupérer la relique, je vous accompagnerais. Seulement, Arya doit nous accompagner également. Nous ne pouvons pas la laisser seule et ses capacités peuvent nous être utiles. Je ne saurais comment vous l’expliquer mais…elle sent les choses. Elle m’a déjà alerté de la venue de rôdeurs avant qu’ils n’entrent dans le bastion et me désigne souvent la direction qu’il m’aurait fallu suivre pour atteindre la relique. Mais plus que tout, nous sommes inséparables maintenant. Je ne partirais pas sans l’avoir à mes côtés.

Marion hésita un certain avant de déclarer :

- Et puis, ainsi, nous pourrions nous arrêter devant la Grande Statue. Rendre hommage à papa…
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Mar 5 Fév - 21:04

Les informations étaient vaguent mais ce n’était qu’un début, Laurent espérait bien par ses questions ciblées avoir plus de détails de la part d’une personne qui avait vu de très près ce Cragh et ses amis rôdeurs. Avant de s’occuper de Marion, il regarda Mathilde pour lui demander :

« Vous êtes vraiment certaine qu’on a besoin de l’objet pour repartir ? Juste un oui ou un non s’il vous plait »

Certes la scientifique avait déjà parlé de cela peu de temps avant mais le Para voulait une confirmation, que ce ne soit pas juste une envie de souvenir pour faire plaisir au deux locales. La seconde réponse allait dans le même sens que la première alors il fallait se résoudre à en découdre avec les vilains du coin, de ce fait le militaire tourna la tête et posa son regard sur Marion afin de la mettre en garde contre ce qui allait suivre :

« Marion, je vais vous poser des questions et vous laisser répondre, ça aura peut être l’air d’un interrogatoire mais j’ai besoin de détails afin qu’on se donne le maximum de chance alors vous me répondrez si vous pouvez après chaque question »

Lui laissant deux-trois secondes pour se faire à l’idée, Laurent débuta la liste des questions lui trottant dans la tête :

« Ce Cragh, est-ce que voyez un point faible exploitable ? Avez-vous réussi à le blesser même très légèrement lors de votre combat ? »



« Est-ce que l’objet qu’on doit lui prendre est solide et non-électronique ? En faite je cherche à savoir l’effet d’une arme à décharge d’énergie, et quand est-il d’une forte explosion ? »

Le regard du Para alla aussi vers Mathilde qui pouvait avoir un mot à dire quand à l’utilisation de ces moyens et le risque pour l’artéfact.

« Est-ce que vous pensez qu’ils puissent savoir qu’on est là ? J’imagine que vous nous guidiez au plus près de Cragh et qu’ensuite vous et Arya fassiez diversion en attirant le maximum de rôdeurs ici pour qu’ils tombent dans vos pièges pendant qu’on s’occupe de leur chef »



« A oui une dernière chose, sont-ce les gans qui vous on permit de vous rendre invisible lors de notre rencontre ? Est-ce qu’ils fonctionnent uniquement avec le sable des murs ou aussi là où on est censé aller ? »

Les réponses allaient amener un moment de réflexion et sans doute d’autres question avant de proposer un premier plan qui irait dans le sens qu’il avait déjà évoqué mais avec des précisions supplémentaires.
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Mathilde de l'Argentière
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MessageSujet: Re: [Mission 93] L'Etoile d'Argent   Mer 6 Fév - 22:10

La scientifique avait préféré ne pas répondre à la remarque de Laurent, mais le regard exaspéré qu'elle avait eu à ce moment valait son pesant de cacahuètes. Quand tout le monde s'était réuni, elle remarqua que Jenner s'était éloigné pour parler avec Arya et lui donner de quoi dessiner. elle n'y voyait rien contre bien au contraire. Même si jusqu'à présent l'enfant avait pu avoir une vie dure, Mathilde n'avait pas envie qu'elle entend ce qu'ils avaient à dire.
Le conseil de guerre était prêt et le militaire commença par poser la question que la physicienne s'attendait à ce qu'il pose et bien entendu, il avait osé spécifier une réponse monosyllabique... dans d'autres circonstances elle se serait lancé dans une surenchère de détails pour lui apprendre qu'on ne la forçait pas à ce genre de choses, mais il était question de l'avenir d'enfants qui pouvaient être les siens . Et qu'ils soient ceux d'une double ne changeait rien au fait qu'ils étaient un peu les siens et totalement si effectivement elle était leur mère. Aussi posant un regard sur le militaire qui en disait long sur sa façon de lui couper l'herbe sous le pied alors qu'elle avait prévu de lui expliquer avec des mots simples pourquoi cet artéfact était essentiel, elle se contenta d'un protocolaire et froid.


"Oui."

Laurent partit donc dans ses observations et commença à pointer les points demandant précision. Vu qu'il était le spécialiste de la question, elle laissa le militaire débattre avec la jeune femme jusqu'à ce qu'il parle de la technologie eurling et de sa potentielle sensibilité aux tirs de zat et d'explosions en tout genre dont les militaires étaient friands et Mathilde se contenta d'un haussement d'épaule. Elle n'avait pas vraiment eu le temps de se poser la question et sa connaissance de la technologie eurling était tout simplement proche du zéro absolu. Ils n'étaient en présence de cette dernière que depuis moins d'un jour et elle était d'une telle avance sur ce qu'elle avait pu voir depuis son arrivée dans le programme Porte des Etoiles qu'elle savait qu'il lui faudrait des jours sinon des semaines pour en saisir les bases et ça avec l'aide de Marion sinon elle devrait travailler durant des années.
Par contre l'idée de mettre Arya en danger déplut à la nippone et elle ne se priva de le faire savoir en mode mère poule inflexible.


"Arya ne bougera pas d'ici là dessus ce n'est pas négociable. Nous n'allons pas employer une enfant comme appât, point final. Elle pourra rester ici sous la protection de Jenner et des pièges, vu son expérience je ne pense pas qu'il pourrait nous aider en situation de combat de toute façon et le courant passe bien avec la petite. Je ne sais pas vous, mais pour moi la Porte a suffisamment pris de personnes du programme. Marion peut très bien s'occuper d'attirer ces sales bestioles dans les pièges disséminés ici et là, nous serons là pour réduire en charpie leur chef, avec Marion si elle revient à temps, mais vous êtes de toute façon un combattant avec assez d'expérience pour en venir à bout et j'ai moi même accumulé une certaine expertise dans l'art de trucider son prochain. Ensuite je récupérerais l’artéfact et nous pourrons nous réunir afin de préparer notre départ à tous. Les détails de la façon dont nous allons écharper Cragh sont à votre discrétion, mais comprenez bien que même une fois la relique en notre possession il me faudra du temps pour en maîtriser les bases et espérer pouvoir l'employer pour créer un passage entre cet Entremonde et notre univers, combien de temps exactement, ça je ne le saurai qu'une fois l'objet récupéré. Avec le concours de Marion, cela sera sans aucun doute plus facile."

Déjà en train de se pencher sur son propre artéfact, la scientifique s'entraînait à manipuler cette technologie, elle jaugeait les possibilités et essayait de ressentir la façon dont il drainait ses forces. Il était important qu'elle puisse savoir ce qu'elle pouvait faire et à quel coût et là ding! Une question explosa dans son esprit ruinant la spire de sable qu'elle faisait grandir sous sa main.

"Excusez moi Laurent, mais j'ai une question qui me brûle les lèvres et que nous n'avons pas abordé depuis notre arrivée. De quoi vivez vous, ta soeur et toi? Je n'ai pas remarqué de jardin ni même de source d'eau dans les environs. Y a t il un endroit que nous n'avons pas vu et où vous pouvez trouver ce dont vous avez besoin? Et par extension, quelles sont les ressources des rôdeurs?"

De façon assez surprenante, Mathilde avait appelé son collègue par son prénom, ce qui était assez inhabituel car si ses équipiers finissaient par l'appeler par son prénom, plus court et pratique que le "Docteur de l'Argentière" qu'elle affectionnait tant, elle avait toujours appelé les autres par leur nom voire par leur titre et leur nom, les seuls ayant eu le privilège de passer le cap étant ses premiers équipiers aujourd'hui hors du coup. La question sur les ressources était une question cruciale car ils devraient tous rester sur place pendant sans doute plusieurs jours et ils n'avaient pas assez de vivres pour durer aussi longtemps, aussi si ses deux enfants avaient juste de quoi survivre, passer de deux à cinq serait problématique.
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