La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 [Mission 92] La Trève

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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mer 16 Oct - 8:31

La situation était mauvaise mais pas complètement désespérée, attaquer s'était révélé payant mais couteux en munitions et vu le nombre d'adversaires neutralisés il ne devait pas en rester beaucoup originaires de l'équipe de botanistes et soldats qui avaient été utilisés comme chair à canon par l'intelligence qui gérer tout ce joli merdier...

Le spectacle qui s'imposa à eux était sans doute impressionnant. Le vaisseau mère s'était écrasé et non pas posé sur la planète, causant de nombreux dommages sur la coque extérieure et détruisant certainement la majeure partie des ponts extérieurs et inférieurs et tuant ainsi une bonne partie de l'équipage. Si Ivan s'attendait à être accueillit par des Jaffas vivants et bien le voilà rassuré : il n'en en avait certainement plus un de vivant puisque les créatures y avaient élues domicile. Par contre il ne fallait pas exclure la présence potentielle d'un vilain serpent.

L'intérieur leur offrait un abris temporaire, les infectés derrière eux n'avaient pour le moment pas réussit à les suivre dans la fissure, cependant Tocquet se noyait et il fallait agir vite pour la ramener dans le monde des vivants surtout que sans elle ils n'iraient pas plus loin que s'enfermer dans cette carcasse et y crever. Broussier neutralisa vausel qui faillit plonger sans autre forme de procès pour rejoindre la scientifique et certainement finir autant noyé que celle-ci. Sauter était le meilleurs moyen d'aller la chercher, mais il lui fallait de la couverture et de quoi se battre sous l'eau.

Il enleva son sac mais également son gilet tactique et posa son HK au sol avant de sortir une corde de 10m de son sac à dos. Il ne gardait que son pistolet à la ceinture avec les munitions qui l'accompagnaient, par chance ce genre de matériel était capable d'être utilisé dans l'eau comme la majorité de l'équipement fournis qui était digne de celui des commandos pour faire face à toutes les situations possibles et inimaginables, mais également la machette indigène qui serait certainement plus qu'utile dans l'eau. Il récupéra tout de même un pain de C4 et le détonateur qui l'accompagnait, au cas ou. Ce genre de choses pouvait toujours être utile en cas de pépin.

Il commença ses consignes pendant qu'il se préparait.

"Il n'y a pas des milliers de solutions, elle est sous ma responsabilité c'est à moi d'y aller." Il désigna la corde. "Vous la remonterez à l'aide de la corde que je lui attacherait sous les bras et vous ferez le nécessaire pour la ramener, si nos méthodes ne marchent pas, un sarcophage peut faire l'affaire, mais ne leur laissez pas le corps ! Ils ne doivent pas pouvoir l'utiliser quitte à le faire exploser avec du C4. Vausel, vous nous couvrez avec le sniper et mon arme si nécessaire. Si quelque chose essaye de passer par la fissure, dégommez le ! Si vous pouvez m'aider en allumant ces saloperies au fond de l'eau ne vous gênez pas ! Si la situation dégénère, évacuez par la bouche d'aération. Je vous rejoindrai en grimpant par ces lianes ou au pire par mes propres moyens. En mon absence le commandement vous revient Broussier."

Alors oui, c'était un poil suicidaire mais il n'y avait pas beaucoup de choix, c'était certainement l'opération la plus risquée avec ces créatures au fond, mais il avait sa machette et surtout il refuserait de mettre en danger quelqu'un pour quelque chose qu'il était lui même capable de faire. Il laissa le loisir à Broussier de s'équiper convenablement pour que la corde ne lui glisse pas des mains. Ivan la lesta avec une lance serpent complètement bousillée avant d'en jeter le bout et surtout de le suivre quasi immédiatement.

Heureusement la corde était suffisamment longue, le seul soucis était que l'arme de poing n'avait pas une puissance suffisante pour atteindre les créature qui étaient tout au fond et ça il le savait. Elle ne servirait vraiment qu'en cas de dernier recours lors de la remontée ou si l'une d'elle s'approchait vraiment trop ou en cas d'imprévu, tout du moins pour le moment. Il atteindrait Tocquet sans grande difficulté pour trancher les lianes et la faire remonter à la surface pour l'attacher à l'aide de la corde et ce qu'elle puisse être remontée. S'il ne pouvait pas faire mieux, il pouvait toujours le faire sous l'eau grace au lest qui maintenait la corde non loin de lui. Restait à savoir si tout se déroulerait selon le plan...
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Sam 19 Oct - 16:31

Les deux soldats démontrèrent une détermination étonnante pour une équipe composée de recrues. Alors qu’Ivan donnait ses ordres en indiquant qu’il serait l’unité de récupération, ils prirent ses affaires et s’échangèrent consciencieusement les armes  dans un souci d’efficacité. Les mouvements se faisaient rapides et précis, témoignant d’une assurance que la pression du moment imposait. Chacune de ces secondes séparaient le reste de l’équipe de la survie de la scientifique. Ce n’était pas le moment de discuter les ordres et il était hors de question de polémiquer.
D’ailleurs, le lieutenant stagiaire tout comme son camarade hocha la tête en recevant les consignes. Une telle cohésion se faisait rare pour une équipe aussi jeune et Ivan, malgré son aversion pour les responsabilités, ressentit son autorité intérimaire comme un rôle définitif. Du moins, c’est le sentiment que lui donna l’expression de ses camarades. C’était un membre expérimenté et on l’écoutait, tout simplement.

Des mâchoires glacées se refermèrent sur le corps d’Ivan au moment où il plongea. Toute la surface de sa peau épousa son uniforme et le reste de son équipement à mesure que les petites bulles d’oxygène s’échappaient. La température était basse, bien trop pour un bassin enfermé dans la carcasse d’un vaisseau. L’idée que l’endroit ait été un gigantesque bloc de glace dégelé récemment lui vint comme une déduction naturelle.
Bien vite, son épiderme s’irrita au contact des éléments. Il ressentit une petite brûlure lancinante, l’informant qu’il n’y avait probablement pas que de l’eau de pluie à l’intérieur du bassin. Puis il y avait ce courant électrique continu qui harcelait son cœur, une charge minuscule mais bien présente, très particulière, que chaque jeune terrien avait un jour voulu expérimenter en agrippant la protection électrique d’un enclos. Peut-être provenait-elle de ces projecteurs qui venaient tout juste de s’écarter du corps de la scientifique, bousculé par l’onde de choc de la plongée ?

Les créatures qui maintenaient la jeune femme au fond de l’eau semblaient avoir perdu la vie. Elles ne servaient à rien d’autre que d’un lest. Elles n’avaient pas réagi à l’approche d’Ivan et demeurèrent tout à fait immobile lorsqu’il commença à trancher les liens. Les langues de ces choses, ayant servi d’entraves quelques instants plus tôt, ne se rétractèrent pas. Elles flottèrent autour d’eux, tout simplement, comme n’importe quel cadavre organique plongé sous plusieurs mètres.
A deux reprises, le militaire vit passer une balle de sniper devant lui. Lorsque la carcasse de l’une des choses bougeait un peu trop, le projectile allait perforer l’eau pour le river une bonne fois pour toute au fond du bassin. Aimé Vausel, depuis le sniper, comptait bien couvrir son collègue le plus efficacement possible et il ne prit aucun risque. Seulement, du fait de la distance, Ivan était le seul à pouvoir se rendre compte de la situation. Les créatures à dos d’écorces étaient bel et bien mortes en plongeant dans le bassin. Des boulets, tout simplement.
Débarrassée de ses derniers liens, le corps de Margot flotta sur place. Il lui manquait une impulsion pour entamer son ascension vers l’oxygène et, peut-être, la survie. Mais à son contact, Ivan fût très surpris de sentir une chaleur importante, comme si le froid n’avait eu aucune emprise. Il entama une remontée en agrippant la scientifique et fût immédiatement stoppé par la chute d’un cadavre au-dessus de sa tête. Il s’agissait d’un converti encore vivant, les yeux crevés, qui tentaient d’agripper n’importe quoi de ses mains. L’inquiétude gagna alors le militaire et, lorsqu’il atteignit la surface en inspirant profondément, ayant trop longtemps retenu son souffle, de nombreux cris lui parvinrent.

Bien qu’il ne puisse percevoir tous les détails, la corniche s’était transformée en véritable champ de bataille. De sa position, Ivan reconnût Broussier et Vausel acculé contre un coin, vidant leurs munitions contre une ligne de convertis écharpés et…Des Jaffas !!!
Il n’y eût pas de cris, pas d’éclats de pas métalliques. Mais ils étaient bien là, monstrueux, vêtu de leurs casques de guerres. Et dés que la ligne de convertis s’écroula sous la pétarade répondant à l’offensive, une terrible volée de lance jaffa se déversa sur les militaires de l’Alpha-1. Quelques uns des tirs fauchèrent les convertis survivants dans le dos, les écrasant au sol en consumant une partie de leurs organes. Puis soudain, un cri de douleur, perçant et brutal, ponctua la chute de Torchon. Une partie de son uniforme partit en flamme au moment de l’impact, il se courba sous la douleur puis s’effondra brusquement le visage dans la poussière.
Le pas cadencé des Jaffas retentit soudainement, annonçant leurs progression inexorable alors que les tirs se poursuivaient, puis l’arme de Broussier cliqueta par le manque de munitions.
Le lieutenant aurait pu se saisir de son 9mm mais il préféra rejoindre son camarade, qui semblait inanimé, et le tira dans son sillage dans un élan de désespoir.
Les Jaffas, eux, avaient tout leurs temps. Ils cessèrent le feu puis poursuivirent la progression en ligne pour acculer davantage les deux malheureux contre le mur, au fond de la corniche, de la manière la plus cruelle qui soit. C’était l’endroit idéal pour une mise à mort et, très vite, ils disparurent de la vue d’Ivan.

Les Jaffas étaient les seuls encore visibles et le militaire ne pouvait être certain de tout ce qu’il voyait. Au fond de ce bassin, supportant la scientifique et sans possibilité d’aider ses semblables, l’homme comprit que la mort de Broussier et de Torchon, s’il respirait encore, serait inévitable.
D’ailleurs, les Jaffas alignèrent leurs lances, tel un peloton d’exécution, puis laissa passer la seconde fatidique avant la détonation. Mais brusquement, au lieu d’entendre la déflagration des lances serpents, c’est une explosion très brutale qui souffla la corniche. Les trois-quarts des Goa’ulds s’envolèrent comme des poupées de chiffons, les armures trouées par les éclats, puis retombèrent violemment dans le bassin en manquant d’emporter Ivan et sa partenaire sous l’impact. Les cadavres claquèrent la surface de l’eau en effectuant des plats monstrueux, ne laissant de ces guerriers que des choses aux membres désarticulés.
Même si Ivan était rompu à la réalité de la guerre, il comprit avec effroi que le lieutenant venait de faire détonner l’ensemble du C4. Le seul Goa’uld survivant sentit le sol s’affaisser sous ses pieds. Il se redressa en plaquant sa main valide contre le moignon de son épaule puis claudiqua jusqu’à un sas dérobé, sur le coté, qu’aucun membre de l’équipe n’avait repéré. C’était par là que ces ordures avaient attaqué. Depuis le début, les deux pauvres hommes n’avaient eu aucune chance.

Mais à présent, la menace de mort se tournait vers Ivan et la scientifique. La corniche s’effrita dangereusement, laissant des blocs d’alliages entier rouler jusqu’au bassin. Les débris emportèrent les quelques cadavres de Jaffas encore en suspension à la surface, écrasèrent un projecteur, puis la corniche entière pointa vers eux. Un horrible craquement retentit. Il ne faisait aucun doute que le reste du sol, qui avait composé une partie du pont autrefois, allait leur tomber sur le coin de la figure.
Le survivant ennemi passa alors le sas dont la lourde porte se referma en couinant. Un nouveau craquement retentit puis le grondement, soudain, résonna comme l’arrivée imminente d’une dizaine de tonnes.



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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mer 23 Oct - 8:47

Qu'est-ce que ?! Ces foutues têtes de serpents étaient encore là et avaient survécus au crash ? Non impossible, vu l'état de la carlingue et l'état des armures et lances originaires de l'épave ca faisait trop longtemps que le vaisseau était là pour permettre à l'équipage de survivre... Ces enflures avaient du débarquer par ailleurs...
C'est impuissant qu'Ivan assista au massacre de son équipe, enfin massacre... Tant qu'il n'aurait pas la preuve qu'ils aient été tués, ils pouvaient être encore vivants... Même si avec ce qui s'annonçait ca ne présageait rien de bon... Non après ce qu'ils avaient vécus ils ne pouvaient pas avoir été tués Broussier avait toujours la gaine d'aération comme issue de secours. Il avait déjà assez perdu d'hommes sous ses ordres, pas d'autres, il ne voulait pas y croire !

Mais il n'était pas l'heure de déprimer sur son sort, le pont se cassait la gueule et allait l'emporter, lui et Tocquet par le fond pour de bon... La gaine d'aération immergée était la seule issue et une vie pouvait encore être sauvée s'il se dépêchait... Le passage fut coton surtout en trainant un corps inerte derrière lui, et il y manqua presque de se noyer en arrivant de l'autre côté. C'est quasiment en ignorant toutes les règles de prudence qu'il débarqua dans ce qui semblait être un entrepot ayant déjà été pillé et dont l'accès était condamné par des débris de l'appareil mais partiellement au sec, tirant Tocquet par le gilet tactique.

Il ne réfléchissait plus, agissant par instinct. Il défit le gilet tactique pour révéler la poitrine de la scientifique et commencer le classique massage cardio-pulmonaire pour éjecter l'eau des poumons de celle-ci Ses côtes déjà bleuies, trahissant des côtes à minima déjà fêlées et qui ne le génèrent pas le moins du monde.
Il commença sa tâche désespérée dans les règles de l'art jusqu'à ce que celle-ci recrache l'eau de ses poumons et reprennent un semblant de respiration... C'est un soupir de soulagement qui accueillit cette respiration lente mais rassurante... En attendant, le risque principal restait l'hypothermie, heureusement l'IFAK de la scientifique était demeuré intact ainsi que la couverture de survie qui l'accompagnait. Il avait été formé aux premiers secours, et aux gestes à accomplir dans les cas similaires. Sans autre forme de procès il retira la majorité des vêtements humides de la scientifique pour l'enrouler dans la couverture de survie en position latérale de sécurité jusqu'à ce que celle-ci reprenne enfin conscience.

Il fallait faire le point sur l'équipement... (Il me faudrait la liste de ce qu'il reste à Tocquet.)

Pour lui c'était simple : Un pain de C4 avec détonateur, son arme de poing avec ses chargeurs et son silencieux, une lampe de poche escamotable, le coupe-coupe indigène et son GDO...

Autant dire qu'il ne pouvait pas aller bien loin avec ceci mais au moins il pourrait la jouer en silence le temps de trouver des armes plus efficaces contre l'armée dans cette fouttue carcasse qu'il ferait exploser, car oui il était déterminé à le faire ! Ca serait un feu d'artifice en l'honneur de Vausel et Broussier qui serait visible depuis la terre ! Et puis il fallait continuer d'avancer, les survivants comptaient sur lui pour une évacuation...

Les caisses subirent le mauvais traitement d'être renversées sans autre forme de procès par le militaire qui espérait peut-être y trouver quelque chose d'utilisable, mais elles ne semblaient contenir que des restes de cristaux brisés lors du crash... Avec un peu de chance il y dénicherait un zat ou autre... Avant de s'attaquer au déblaiement de la porte pour bouger d'ici.

Ce fut un gémissement de Tocquet qui mit fin à cette activité brutale qui semblait plus là pour l'aider à se défouler et à passer sa frustration grandissante lié à son impuissance lors des derniers évènements. Il se jeta d'ailleurs littéralement sur elle, pour vérifier ses signes vitaux et la voir rouvrir les yeux fut d'un soulagement immense manquant de lui faire perdre pied. Il lui fit cependant signe de faire le moins de bruit possible et de se reposer... Avant de retourner sur son activité de déblaiement fuyant visiblement la question qui arriverait à un moment ou à un autre... Il ne semblait pas en mener large comme si le fait de s'arrêter ne serait-ce que quelques secondes allaient le tuer. Il fallait qu'il s'occupe.

Une fois qu'elle pourrait se déplacer, ils se mettraient en route. Il fallait avancer, toujours avancer...
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mer 23 Oct - 12:40

Lorsque le voile de la mort l’avait recouverte, la scientifique s’était sentie disparaitre. C’était comme voir un projectile briser un miroir et le réduire en mille morceaux : elle en était son image.
Tout ce qui faisait d’elle sa personnalité, sa vie et sa force, s’étaient désagrégé en un amas de chair informe. Comme tant d’autres sur Terre, elle eût le droit à une relecture complète et furtive de sa propre existence, de son enfance jusqu’à la prise de risque inconsidérée de cette mission.
Et ça lui suffisait.
Cette jeune femme, si elle ne pouvait nourrir les mêmes sentiments avec exactitude qu’en étant en vie, restait persuadée de n’avoir aucun regret à quitter ce monde.
Car, à l’instar du commun des mortels, elle avait fait partie de l’exception, de la rare catégorie d’hommes à avoir traversé les étoiles. Elle s’était confrontée à l’inconnu, grande source de terreur, entourée d’un petit groupe aux personnalités riches et variées.
Dans les méandres du néant, Margot songea à ce drôle de bonhomme qu’était Ivan en pénétrant dans sa vie. On l’avait affecté à l’équipe comme ça, pour renforcer l’Alpha-1, sans qu’on ne le présente autrement qu’un membre expérimenté. Il lui avait semblé lassé mais toujours volontaire, comme s’il était sous l’emprise d’une drogue invisible et non reconnue. Difficile, dans ce cas, de cerner un militaire rompu au métier de la guerre.

La douleur revint alors.
Elle fût brutale, fracassante. Jamais, de sa vie, la jeune femme n’avait senti une telle souffrance. On lui déchirait le corps à la hache, la lame plongeant régulièrement dans sa poitrine. C’était une lame émoussée, voir arrondie, qui lui brisait le sternum et lui écrasait son petit cœur fragile au fond de sa carcasse. Puis Margot sentit de l’air gonfler ce qui restait de ses poumons.
Il n’y eût pas grand-chose au début, juste un souffle, une petite brise fugace. Le mal revint la torturer ensuite, lui arrachant d’odieux hurlements que nuls ne pouvaient entendre, puis à nouveau le souffle. Il était chaud, plus imposant encore. Il forçait le passage, et finalement, devenait agréable à ressentir.
Le mal encore. Toujours de manière régulière. Toujours cette maudite hache. Mais s’il fallait endurer ça pour le souffle, alors Margot l’acceptait. Très vite, l’échange se mua en brûlures. Elles l’atteignirent alors par la trachée jusqu’au centre de sa poitrine. De violentes nausées se mêlèrent au malaise et un liquide s’extirpa de son corps. Elle l’éjecta en toussant, crachant et hoquetant sans cesse. Les vibrations creusaient davantage le trou béant de sa poitrine. Le hurlement n’avait jamais été aussi puissant, aussi brisant. Mais il prit la forme d’un râle faible et plaintif d’une douleur inimaginable.
La lumière ! Enfin de la lumière ! Mais qui ne se révélait être que des ténèbres bien moins sombres que dans ceux où elle avait été emprisonnée.


- Aah…

Du plomb pesa sur les paupières de la jeune scientifique. Elle eût l’impression que le diable posait ses doigts embrasés sur son visage pour la forcer à s’endormir de nouveau. Margot se débâtit comme elle put, consciente qu’elle avait repris vie, mais en vain. La panique la submergea. Il n’y avait personne autour d’elle, pas la moindre âme qui vive. Rien que le vide, les ténèbres.
Fébrile, Margot voulu bouger les jambes. Son corps lui répondit par un arc électrique de douleur d’une rare intensité. Elle était devenue une petite chose brisée : une loque humaine.


- Aah..

Le trou noir l’emporta.
La jeune femme fût incapable de dire combien de temps elle dériva. Elle savait simplement qu’elle souffrait, qu’on la torturait inlassablement, et qu’elle ne connaitrait plus le répit. Dans son esprit, elle se demandait alors pourquoi on l’avait abandonné, où se trouvaient ses équipiers et pourquoi ils n’étaient pas là pour elle.
Sa volonté fragmentée prit l’aspect d’un souhait qui se réalisa bientôt. En sentant le contact d’une paire de doigt se posant sur l’artère de son cou, elle eût la force d’ouvrir les yeux. Le visage d’Ivan était apparu dans les ténèbres. Il était anxieux, fatigué, les traits étonnamment tirés. Mais c’était bien lui.


- Aah.. Lâcha-t-elle une fois de plus en tentant de parler.

Mais la main d’Ivan vint interdire sa tentative.
L’espace d’un instant, Margot paniqua, crût qu’il comptait l’achever. Car après tout, il ne la connaissait pas et c’était un militaire. Ce serait plus facile pour lui de se débarrasser d’elle. Mais Margot oublia rapidement son hypothèse en croisant le regard de l’homme.
Il disparût brutalement, la laissant de nouveau dans les ténèbres, et elle ressentit un brusque sentiment d’abandon. Oscillant dangereusement entre la lucidité et l’inconscience, la scientifique prit peur et leva la main, hissant son avant-bras à seulement quelques petits centimètres du sol. Elle semblait l’appeler, lui supplier de ne pas l’abandonner.
La pauvre femme ne s’était même pas rendu compte de sa nudité sous cette couverture. Il n’y avait que la peur et la douleur. Une douleur sans fin.


- Aah...l'ai...de...
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Jeu 24 Oct - 8:24

Déblayer cette porte, c'était ce qu'il se répétait le faisant travailler comme un forcené et ne lui laissant que cet objectif en tête, déblayer la porte, déblayer le chemin, prendre sa vengeance, retrouver au moins les corps de Broussier et Vausel pour au moins ramener les plaques d'identifications et ne pas à avoir à faire de cauchemars d'avoir abandonné un survivant derrière lui et de se contenter de ceux ou il les sait morts et ceux ou il aura découper leurs assaillants à coup de machette.

De plus c'était le seul endroit ou il serait utile, sur cette fichue porte à s'acharner à l'ouvrir ! Sauf qu'il fut interrompu de nouveau par Tocquet, la femme devait encore être en état de choc... Quoi de plus normal après ce qui venait de se passer et elle n'avait pas subit les entrainements ou avait l'expérience de ce genre de choses pour garder son calme. Il en avait oublié qu'au final elle n'était qu'une civile et que les civils avaient ce besoin d'être rassuré et qu'il ne pouvait pas la fuir éternellement pour éviter la question fatidique.

Il fut donc obligé de retourner au chevet de la scientifique, pour lui attraper la main et ainsi essayer de la rassurer. Il remit également la couverture de survie en place pour que celle-ci reste au chaud.

"Je suis là, je ne vous abandonnerai pas." dit-il en chuchotant, pour ne pas que sa voix résonne dans la structure et indique aux vilains qu'il y avait des survivants. "Vous avez deux côtes pétées, besoin de repos, et j'ai du travail." De sa main libre il avait dirigé le regard de la scientifique vers lui pour attirer toute son attention et essayer de lui faire comprendre. "Ils nous pensent morts, alors ne venez pas tout gacher; reposez-vous vous allez en avoir besoin, dès que j'ai terminé on se remet en marche." Il insista de nouveau. "Reposez-vous en silence."

Il avait insisté sur les derniers mots. Déjà qu'il avait été relativement directif dans les ordres donnés - sinon ca n'aurait pas été des ordres - là, il ne laissait pas vraiment beaucoup d'autres choix. Il aurait bien pu sortir "Agonise en silence" que ça aurait été pareil. Elle devait se concentrer sur quelque chose, alors il fallait lui expliquer !

"Je suis à la porte, en train de l'ouvrir." Il lui désigna la porte. "Vous pouvez me voir de là."

Des sentiments ? Des regrets ? Des remords ? Avoir peur ? Ce n'était pas le moment, et il le savait alors c'était simple, il les tuait dans l'oeuf, tous autant qu'ils pouvaient être. A la base il irait se morfondre caché au fond d'un placard en compagnie d'une charmante bouteille du premier tord boyaux venu jusqu'à s'en rendre malade mais pour le moment il y avait un objectif à atteindre. C'était justement rentrer à la base vivant avec ce qui lui restait d'équipe et les survivants qu'il avait abandonné dans leurs trous.
La situation n'était pas la même qu'avec Barrell, les choses étaient différentes et avaient changée. Et la scientifique avait assez de frayeurs à avoir et d'instabilité qui pouvaient lui tomber dessus pour apprendre toute l'horrible réalité des choses. Si elle demandait pour Broussier et Vausel, elle aurait juste droit à un "Ils nous rejoindront plus tard."
Son regret immédiat ? Que l'IFAK ne contienne pas de morphine... Elle n'était présente que dans les kits médicaux complets, pas dans le premier secours qui évitait juste que le blessé ne se vide de son sang...
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Jeu 24 Oct - 10:47

Lorsque le militaire revint pour répondre à ses tentatives désespérées de communication, Margot devina soudainement que quelque chose n’allait pas. Elle décela comme un vide soudain dans les paroles et les réactions de cet homme. Il y avait une absence d’aspect humain, une disparition du moindre sentiment au profit d’un air professionnel excessif.
Elle lui répondit néanmoins par un hochement de tête non sans montrer son anxiété. Elle resta silencieuse le reste du temps qui les séparaient de la liberté en luttant pour ne pas sombrer dans le sommeil. Mais ce violent ennemi finit par la trahir et l’emporter dans des songes fragmentés. Parfois, le fracas d’une caisse ou d’un débris de grande taille la faisait sursauter.
Margot cessa de lutter à partir de maintenant en se laissant glisser dans le voile. Elle se rassura à l’idée que le militaire l’empêcherait de disparaitre si son cœur, qu’elle sentait battre curieusement vite, lui faisait défaut.

Lorsque le passage fût dégagé et qu’Ivan décida de quitter l’entrepôt, il fallu qu’elle se revêtît. Margot prit conscience de sa nudité à cet instant précis et, si elle demeura silencieuse, ressentit un terrible sentiment d’humiliation en comprenant qu’elle ne pourrait le faire seule.
Elle s’appuya sur les épaules du militaire et se laissa guider en fuyant son regard. Elle se remémora son instruction sur les gestes de premiers secours en matière d’hypothermie et comprit que son collègue avait fait tout le nécessaire. Mais entre l’instruction et la réalité, il y avait un sacré fossé. Cette perte d’intimité lui paraissait comme une punition pour avoir failli lors du combat.
Si seulement elle ne s’était pas laissé prendre par ces créatures, tout aurait changé.

Finalement, elle porta tout son poids sur les épaules du militaire afin de se maintenir en équilibre et s’étonna de sentir, à travers son uniforme, à quel point il pouvait être tendu. La jeune femme songea alors à ses compagnons, trouvant étrange de ne les avoir jamais vus auprès d’elle, puis fît soudainement le lien.
L’espace de quelques secondes, elle plongea dans le regard de l’homme puis avisa un regard circulaire dans le grand vide. Elle ouvrit la bouche en comprenant qu’il n’y avait personne d’autre que lui dans cette pièce et se sentit trembler d’effroi.


- Les…autres… Parvint-elle à articuler.

Ils nous rejoindront plus tard ? Mais comment ça ?
Ivan avait refusé que l’équipe se sépare en attaquant le campement. Pourquoi la consigne aurait-elle changée entretemps ?
Et pourquoi était-il toujours aussi distant ?

Le couloir était sombre, envahi par des lianes et de la poussière. Le sol présentait un angle inquiétant, des irrégularités et des fissures indiquant que la structure était fortement atteinte. Mais en général, il n’y avait aucune menace immédiate.
La scientifique se laissa guider sans savoir quel était l’objectif d’Ivan. Que comptait-il faire ? Ou souhaitait-il aller ?


- Ils…ils sont morts…c’est ça ? Balbutia-t-elle en craignant d’entendre une réponse évidente.

Mais Ivan n'eût pas vraiment le temps de lui répondre.
Juste avant que celui-ci ne puisse vérifier l’absence de menace, un Jaffa apparût brutalement au détour du couloir et lui envoya un coup de poing à assommer un bœuf. L’impulsion emporta également Margot qui, sous le choc, hurla en se tenant les côtes. C’était la première fois qu’elle parvenait à émettre un son au-delà du murmure.
Le seul accès permettant de quitter cet entrepôt vers l’intérieur de la carcasse se retrouvait barré par un adversaire qu'il reconnût parfaitement.
Il s'agissait du survivant de l'explosion ayant vu son bras arraché par le souffle. Il ne semblait pas en état de choc, simplement affaibli par l'hémorragie de son amputation. L’importante brûlure de ses chairs indiquait qu’il s’était soigné avec les moyens du bord.
Le casque de guerre se désolidarisa pour laisser apparaitre un visage cruel et abominable. Le Jaffa fît quelques pas en avant pour appuyer la menace et posa un regard meurtrier sur Ivan. Il semblait vouloir venger la mort de ses frères d’armes. Peu importe qu’il s’agisse ou non des responsables. C’était des humains : une raison plus que suffisante pour se défouler.
Pour cela, il ferma le poing de son bras valide, ce qui déclencha la lame rétractable de son gantelet. L’ennemi prit une posture de combat et attendit qu’Ivan se redresse pour attaquer.


- Cri ! Tau’ri, Cri !

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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Dim 27 Oct - 0:11

Ivan aidait maintenant la scientifique à marcher, après l'avoir aidée à se revêtir. Celle-ci était visiblement gênée par cet état de fait, ce qui au final n'avait pas étonné Ivan mais celui-ci ne releva pas. Après tout, il en avait déjà vu et même vécu de l'intérieur ! Alors bon...
La progression se faisait sans problème, passant d'endroits bien éclairés à une pénombre inquiétante avec les lumières grésillantes des coursives de la carcasse envahies de lianes et autres plantes qui étaient parfois préventivement découpées par Ivan à l'aide du fameux coupe-coupe indien qu'il avait définitivement adopté, qu'il avait bien fait d'accepter cet échange !

Tocquet commençait à comprendre la dure réalité et voulait savoir... Tant qu'il n'y avait pas de confirmation visuelle, ils pouvaient être vivants ou blessés quelque part. On n'abandonne pas un disparut, il savait comment c'était, ils en avaient croisé qui étaient dans ce cas. Alors non, ils n'étaient pas encore mort. Pas tant qu'il n'aurait pas récupéré les plaques.

Le retour à la réalité fut des plus dur par un coup de poing surprise d'un assaillant qu'Ivan n'eut aucun mal à identifier. Il voulait se battre ? Il en aurait pour son argent, Ivan était bon public ! Le soldat se releva, reprenant lentement en main le coutelas indigène qui avait maintenant tout vu tout fait. Qu'est-ce qui voulait faire l'autre avec son cure-dent de poignet ?

"Cri, mon cul, je vais te faire Cri-er si tu ne déposes pas ton arme !" Le ton n'était absolument pas amical, et ne laissait pas d'autres alternatives que soit se battre, soit qu'il dépose son arme

Et il ne déposa pas son arme, ce qui tira un sourir à Ivan. Il avait secrètement espéré que son adversaire ne le fasse pas et celui-ci ne l'avait pas fait ! Ca voulait dire qu'il pourrait le tabasser et le découper en fines tranches pour le chanter comme une diva sur tout ce qu'il pouvait savoir avant de l'égorger comme un goret. Car oui, pas de prisonnier, ces enfoirés n'en faisaient pas. La convention de Geneviève ? Qu'elle aille cri-er ailleurs ! Il y avait une vengeance à prendre.

Le duel s'engagea dans cette coursive, le Jaffa maintenant sa garde de manière à couvrir son moignon : point faible de sa cuirasse et qui le mettrait au sol si Ivan arrivait à le toucher. Les premiers échanges furent "timides" chacun se testant, le Jaffa réussit même à entailler le bras d'Ivan sans grande difficulté, visiblement mieux entrainé que le Tau'ri à ce genre de combat ce qui incita ce dernier à la jouer un poil plus violent : Il placa la lame du coutelas le long de son avant bras, en guise de défense, pour passer par l'intérieur. En faisant ainsi il maintiendrait le bras du Jaffa de manière à ce que celui-ci ne puisse le poignarder et pouvoir s'approcher du points faible. Cet enfoiré se servait bien de ses jambes !
L'ennemi prenait confiance et attaquait plus souvent, c'est lors d'une de ces attaques qu'Ivan passa à l'action, se jetant littéralement sur son adversaire pour l'emmener au sol avec lui. Le pugilat s'agrémentait de grognements et d'injures, puis le premier hurlement alors qu'Ivan venait d'asséner un coup au moignon du Jaffa. La situation s'inversa cependant rapidement, le serpent passa au dessus d'Ivan qui avait finit par lacher le coupe coupe dans le feu de l'action, celui-ci cherchant à lui faire une cérébrectomie sur le pouce à l'aide de son cure-dent. Le rapport de force dura quelques secondes, le temps que le soldat réussisse à récupérer son arme et vienne la planter dans le moignon du mécréant : CA c'était douloureux !

Ivan accompagna l'action d'un coup de boule pour finir d'éjecter le vilain à l'aide de son genoux. Puis morphée, alias la rangers droite d'Ivan, offrit quelques minutes de sommeil au vilain en venant faire une rencontre avec la face de celui-ci.
Le soldat finit par se relever pour désarmer définitivement le méchant. Les deux hommes avaient souffert, Ivan avait récolté assez de coup pour lui ouvrir l'arcade qui saignait abondamment et de quelques rougeurs sur le visage qui deviendraient des bleus d'ici quelques heures. Son petit camarade avait eut droit au même traitement avec un nez complètement marqué par une semelle de rangers et une demi-oreille en moins qu'Ivan lui avait littéralement bouffé. Le soldat avait également écrasé le poignet du Jaffa d'un coup sec de talon, faisant entendre un craquement qui ne vallait rien dire de bon l'histoire de clairement limiter la capacité de combat de ce dernier.

Il jeta un coup d'oeil à Tocquet, s'assurant qu'elle allait "bien" ou tout du moins autant que faire se peut, avant de reprendre sa triste tâche sur le Jaffa.

____

Le petit copain finit par reprendre conscience, évidemment il voulut immédiatement reprendre le combat, mais le méchant coup de pied dans le moignon qui saignait de nouveau le ramena à la dure réalité des choses : l'hémorragie allait le tuer, et le Tau'ri avait certainement décidé d'en profiter un peu avant.

"Qui sers-tu et ou sont tes copains ?" Une insulte, ou quelque chose du genre, en Goa'uld répondit à la question. Le Jaffa se reçut un coup de poing sur le moignon sans aucun autre avertissement. "Je vais te baptiser moignon." Dit-il en jouant avec la lame du coupe-coupe. "Donc Moignon, mon ami. Je te laisse deux choix : Me dire ce que je veux savoir et faire en sorte que tu ne souffres pas trop ou faire en sorte que tu regrettes d'avoir survécu."

Evidemment ce cher ami ne répondit pas, tant pis pour lui : Il commencerait par lui briser tous les doigts - vu que le poignet c'était déjà fait - puis lui couper tout en entretenant la douleur par de gentils petits titillements à coup de pied dans le moignon.
Si Tocquet n'avait pas peur d'Ivan avant, là maintenant elle devait être terrifiée par son comportement. Si le Jaffa trouvait son maitre cruel, Ivan aurait de quoi le surpasser. Il voulait ces infos, car qui disait petits camarades disait aussi son boss et les vilains serpents se déplaçaient rarement sans sarcophage qui avaient la capacité de soigner n'importe quoi et de guérir les cas désespérés.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Dim 27 Oct - 4:06

Jamais la scientifique n’avait été témoin d’un combat au cours duquel la vie était en jeu. Dans un affrontement où il ne peut y avoir qu’un vainqueur et un vaincu, toutes les règles s’abolissaient pour laisser place à une créativité des plus cruelles. Et en ce qui concernait Ivan, il s’était montré très imaginatif jusqu’à présent.
La jeune femme crut avoir été emportée dans son délire lorsqu’elle considéra, affolée, l’horrible séance de torture qui se déroulait sous ses yeux. Ivan semblait être devenu un monstre à l’image de ce Jaffa tant la haine et le goût de la vengeance le déformait. Avec ce coutelas entre les mains, il devenait un parfait cliché du psychopathe sanguinaire. Et l’ennemi, bien qu’aussi cruel, en devenait presque une victime puisqu’il demeurait sans défense. Les hurlements de cet homme, mêlé à celui du Goa’uld par intermittence,  lui percèrent les tympans. Il ne répondait pas aux question et s’arcboutait sous les horribles pressions sur son moignon.


- A…Arrête…Arrête…

Mais il ne semblait pas l’entendre.
L’homme ne montrait aucune pitié, pas la moindre trace de ce qui faisait de lui un humain.
Margot se rappela alors l’idée qu’elle s’était faite de lui au cours de la mission, appréciant l’inquiétude qu’il nourrissait pour sa nouvelle équipe, puis réprima un odieux élan de dégoût. C’était comme découvrir la véritable nature du plus parfait des caméléons. Devenir le témoin d’une découverte tout aussi terrible que blessante. Car s’il agissait comme ça, valait-il réellement mieux que ses ennemis ? Exerçait-il cet interrogatoire pour ces questions ou un plaisir sadique de vengeance ?


- …Ivan !!!

Mais il n’y avait rien à faire.
Dans la panique, la supplique de la scientifique n’était qu’un murmure au milieu de la tempête. Le Jaffa continuait de hurler, de souffrir sans jamais donner de réponses. Il se contenta simplement de lui sourire de toutes ses dents lorsqu’il sentit la vie lui échapper. Le Jaffa le narguait même au bord de la mort. Et il partit, tout simplement, ses muscles se décrispant malgré les multiples traumatismes.
Rongée au plus profond de soit, Tocquet s’était éloignée en rampant, consumée par l’idée de partir le plus loin possible, de mettre un maximum de distance entre elle et ce nouveau monstre. Car la jeune femme refusait encore d’y croire. Un homme expérimenté, un militaire d’une équipe prestigieuse, qui faisait fi de toute la morale, la seule valeur qui le distinguait des Goa’ulds…c’était trop.
Cet homme en qui elle avait confiance était un danger. Il cachait parfaitement bien son jeu. Qu’est-ce qu’elle avait été idiote, stupide, de se croire en sécurité. Et sans le lieutenant ni Vausel, elle se sentait affreusement exposée. Dés qu’Ivan revint, s’approchant un peu trop à son goût, Margot se retourna sur le dos en réprimant une plainte de douleur. Elle se dressa sur l’un de ses coudes, soulevant son dos du sol pour une position très précaire, et plaça son bras devant elle, à la façon d’un enfant battu cherchant à se protéger.


- Ne t’approche pas de moi ! Cracha-t-elle d’une voix aussi menaçante que possible. Tu es comme eux ! Tu es un pourri comme eux !!!

Se tromper n’a jamais été si grave.
En revanche, avoir nourri de la confiance pour une personne qui se révélait agir autrement, c’était déstabilisant. Et la voix de cette jeune femme trahissait davantage la frustration d’avoir été jouée par son propre préjugé que par la peur d’être une nouvelle cible.
Elle n’avait pas accepté le risque d’intégrer le programme pour voir ce genre de chose. Ivan aurait pu le tuer, tout simplement. En finir avec lui. Mais la torture…toute cette douleur et ces cris…


- Laisse-moi ! Ne me touche pas !!!
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mar 29 Oct - 9:47

Il avait rendu l'âme sans parler... Beaucoup auraient craqué avant, et il en avait vu souffrir bien moins que ça lorsqu'il avait été dans les forces spéciales. Ce genre de choses se faisait de temps à autre lors de missions en territoires hostiles mais étaient passées sous silence dans les équipes et n'apparaissaient jamais dans les rapports officiels. Enfin... La hiérarchie comprenait d’où venaient les informations mais fermait les yeux.
La différence était que cette fois, mis a part que c'était sur une autre planète, le cas se passait sous ceux d'une civile qui n'était pas habituée à la cruauté et qui pour sa première mission avait assez vu d'horreurs pour l'expérience de toute une vie. C'était normal qu'elle panique ! Et elle était paniquée... Elle qui pour le moment n'avait pas craqué. Il fallait bien que ça arrive un jour... Le dernier geste d'Ivan pour le Jaffa fut de lui fermer les yeux et de déplacer le bras de celui-ci sur ses jambes afin de lui donner une pose plus honorable, une sorte de dernier signe de respect malgré l'horreur pour la dépouille d'une personne qui ne le verrait jamais. Être cruel et vouloir faire payer à son ennemi ne voulait pas dire lui manquer de respect !

Maintenant il fallait reprendre la route, mais Tocquet, prise de panique refusait qu'Ivan ne l'approche. Elle avait peur, mais pas de l'ennemi... De lui ! L'homme soupira alors qu'il s'accroupissait en face de cette femme terrifiée qui semblait essayer de se protéger de lui avec son bras... Il ferma les yeux quelques secondes comme pour réfléchir. En silence il dégaina son five seven, vérifia le contenu du magasin, tira la culasse pour s'assurer qu'une balle était bien dans le canon et vérifia la présence de la sécurité sur l'arme pour éviter qu'un coup de feu ne parte par inadvertance.

"J'ai juré de vous ramener vivante à la base, peu importe les moyens utilisés, ce n'est pas pour vous abandonner maintenant. Et ce que savait ce type aurait pu vous permettre de vous remettre de vos blessures en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ces appareils sont souvent équipés de sarcophages pour le Goa'uld qui le commande." dit-il dans un soupir. "Alors je vous laisse le choix, car il n'y a qu'un seul moyen de me faire rompre une promesse faite à un camarade que ce soit à vous ou au soldat Barrell qui nous attends terré dans son trou."

Il jeta l'arme à côté de la scientifique, que celle-ci s'en saisisse ou non, c'était son choix.

"Il est chargé et la sécurité est mise. Il y a 20 balles dans le magasin mais je vous conseille de les économiser." Il ne l'avait pas quitté du regard, puis il ferma les yeux, pour la laisser décider. "Le seul moyen que je vous laisse seule et vous abandonne est de me descendre."

Il lui laissait le choix et c'était de toute manière le seul moyen qu'il avait pour qu'elle reprenne confiance en un temps records, car oui. Il n'avait pas de temps pour ce genre de choses, des survivants comptaient sur lui, Broussier et Vausel étaient peut-être agonisant et ayant besoin d'aide. Donc, il fallait faire vite et ne pas perdre deux heures ni transporter un poids mort.
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mar 29 Oct - 19:53

- Je te déteste…

Margot s’adossa contre la paroi fissurée du couloir afin de se placer en position assise. Son bras maintenait toujours une pression contre ses deux côtes abimées, comme si l’action était tout aussi instinctive qu’efficace. Les yeux mi-clos, toujours partagée entre cette peur panique et un dégoût qu’elle ne parvenait pas à conserver, la scientifique s’était exprimé d’un ton peu convaincant. Elle n’était même pas parvenue à se persuader de sa propre invective. A peu de chose prés, on aurait cru qu’elle avait simplement voulu charrier Ivan. Il était clair que les événements la dépassaient complétement et qu’elle n’avait pas la moindre chance de survivre sans le militaire.

Peu à peu, son rythme cardiaque diminua, l’horrible brûlure de son cœur maltraité disparaissant pour une petite douleur persistante. Sa respiration suivit bientôt et Margot s’aperçut qu’elle était recouverte de sueur. Elle passa son bras valide sur son front et secoua négativement la tête en considérant l’arme de poing avec hostilité. La violence et la guerre : il n’y avait que ça dans l’esprit de ce garçon, même lorsqu’il essayait de parlementer.

L’espace d’un instant, elle s’immisça dans sa vie privée et se demanda si une femme avait tenté de changer cet aspect de sa personnalité.
Du bout du pied, d’un geste trahissant sa nouvelle aversion pour les armes, elle repoussa le 9mm en direction d’Ivan et soupira longuement. Elle se reprenait avec une rapidité étonnante, analysant clairement la situation malgré son handicap. Pour quelqu’un qui venait de frôler la mort…


- La carcasse est alimentée en énergie. Il doit forcément y avoir un terminal quelque part, c’est une certitude. C’est le meilleur moyen d’obtenir des informations.

Finalement, la scientifique accepta l’aide du militaire sans laisser paraitre la moindre émotion. Elle se contenta de s’appuyer lourdement sur ses épaules et de ne surtout pas regarder la dépouille du Jaffa. Et si l’homme fût beaucoup plus prudent en chemin, il semblerait qu’il n’y avait pas d’autres ennemis présents sur cette partie de la carcasse. Les couloirs commençaient à se ressembler fortement et plus Ivan tentait de s’orienter vers le bassin où pourrait se trouver ses compagnons, plus les effondrements et distorsions des couloirs le contraignaient à s’enfoncer.

Bientôt, il tomba sur des affaires appartenant au SGC : de l’équipement d’exploration et des notes sur l’étude d’espèce biologique. La quantité effroyable de sang qui s’y trouvait et sa consistance indiquaient que le pauvre homme avait quitté ce monde depuis un sacré bout de temps. Mais le signe ne laissait pas vraiment de doute sur l’endroit où les déserteurs de Barrel avaient tenté de fuir. Car, très vite, il atteignit une grande salle. La porte principale, pourtant d’une grande robustesse, avait été forcée. A l’intérieur, du matériel goa’uld avait servi de barricade. Des centaines de pics en résines s’étaient fichés dans les quatre coins de la salle. Il y avait du sang partout, des lambeaux de chair et de nombreuses douilles. Il y avait eu une sacrée bagarre entre les survivants et les convertis.
Mais pourquoi se jeter dans la gueule du loup ?


- Là ! Murmura Margot, étrangement essoufflée.

Au fond de la salle, soigneusement dissimulé sous une bâche, un ordinateur tournait encore sur sa batterie. Aidé par le militaire, la jeune femme parvint à percer le code, apparemment basique, puis sélectionna la toute dernière entrée. C’était un texte entré avec une telle hâte qu’il semblait avoir été uniquement rédigé en langage SMS.

- Ils estimaient avoir de meilleures chances de survie. Ils croyaient pouvoir envoyer un signal de détresse depuis cette partie du vaisseau. Le dispositif est encore en état de marche mais il manquait d’énergie…alors ils ont activé un générateur de secours…et voilà le résultat…

Margot poussa un bref gémissement sous la douleur. Ses forces l’abandonnèrent soudainement et elle s’écroula avant même qu’Ivan ne puisse la rattraper. Sa réception sur le sol souillé de sang lui déclencha un cri de surprise.

-…Je…Je ne me sens pas bien…Ivan !

La scientifique gémit une fois de plus en se crispant sous l’effet d’un mal invisible. Elle eût un nouveau malaise qui la poussa à agripper le poignet d’Ivan avec une telle force qu’elle lui enfonça les ongles dans la peau. Le malaise l’assaillit puis, malgré l’appui de son camarade, elle sombra dans l’inconscience. Pourtant, Margot respirait encore et son cœur ne s’était arrêté. Mais à chaque fois l’homme parvenait à la réanimer, ils échangeaient un regard puis elle s’évanouissait de nouveau.
Elle l’avait dit, quelque chose n’allait pas et c’était loin d’être un caprice de femme fragile. Ça allait vraiment mal !
Ivan fût confronté à un problème. Ce texte cousu de fautes indiquait clairement le chemin pour atteindre le générateur. Et si la scientifique ne s’était pas trompée, il y aurait un terminal capable de le renseigner sur l’agencement des lieux et, peut-être, de quoi avertir les secours. Malheureusement, avec l’inconscience de son équipière, serait-il capable d’utiliser le système ?

Qu’allait-il faire ?
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mar 12 Nov - 9:33

Bon au moins elle était capable de réfléchir même si elle semblait y avoir gagné une sorte d'aversion pour les armes en repoussant le pistolet du pied. Ivan quant à lui ne se fit pas prier pour le récupérer, il lui serait utile !
Elle le détestait ? Très bien ! Ca lui donnerait un sentiment fort pour continuer à se battre contre les vilains si elle réussissait à canaliser cette énergie correctement. Enfin, ça avait plus l'air du "je te déteste" pour dire "Je n'approuve pas ton comportement et je suis trop fatiguée pour le dire avec plus de 3 mots" que du "je te déteste je vais te découper en rondelles dans ton sommeil !"

Elle finit par laisser tomber les émotions, pour se concentrer sur la carcasse alimentée en énergie, oui il devait y avoir un terminal en état qui pouvait lui donner l'état du vaisseau et comment accéder aux ponts d'envols pour récupérer un cargo. Bon, sans pilote attitré ca serait dur, mais ne disait-on pas qu'un singe réussissait à piloter ce genre de trucs ? Et ça, faire le singe, il en était plus que capable ! Il ne lui manquait plus que la banane !

"C'est pour ça que je cherche un pont de commandement."

Finalement ils purent reprendre leur route, jusqu'à ce qui semblait être le dernier refuge des fuyards de l'équipe à Barrell, qui d'après ce qu'il pouvait voir avaient juste été massacrés - ce qui expliquait le grand nombre d'infecté, et après le carnage qu'ils avaient fait il ne devait pas en rester beaucoup - le seul problème ? Les armes avaient été évacuées, il ne restait plus rien comme si des survivants ou des pillards les avaient récupéré.
Un ordinateur finit par expliquer ce qu'il s'était passé : ils avaient allumé une source d'énergie auxiliaire, ce qui avait attiré à peu près tout ce qu'il y avait autour de la carcasse vers eux.

Puis Tocquet s'effondra... Ca c'était mauvais signe ! Oui, elle ne se sentait pas bien et surtout c'était plus que mauvais signe ! Si ces saloperies lui avaient planté une grande lors du kidnapping, il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre avant de se faire tuer par ça. Ou alors il s'agissait d'une hémorragie interne... Ce qui de toute manière restait hors du champs de compétence du soldat qui ne savait que se servir d'un IFAK pour empêcher ses copains de crever en attendant les vrais toubibs.
Il fit ce qu'il pu pour la garder en vie, mais le problème était là : Il ne pouvait rien faire mis à part compter sur la chance et avancer. Il installa la scientifique dans un coin de la pièce, rassemblant des vivres autour d'elle et l'emitoufla dans une couverture de survie avant de la dissimuler en déplaçant des caisses de ravitaillement pour éviter qu'un vilain ne la découvre.

"Je reviens le plus vite possible, et interdiction de crever !" Lui ordonna-t-il en plaçant la dernière caisse.

Il fallait atteindre le générateur, avec un peu de chance, en tapant au hasard sur la machine il obtiendrait quelque chose de très bon. De toute manière, ca ne pouvait pas être pire... Déclencher l'auto-destruction ? Ca pouvait même arrêter cet enfer pour tout le monde ! Un mal pour un bien !

Le chemin ? Un vrai parcours du combattant ! Ca lui rappelait quand il était gosse et qu'il avait joué à ce jeu... Comment ca s'appelait déjà ? C'était avec ce tube a essai qui avait créé une brèche vers un autre monde qui avait envahit la terre et il devait s'échapper du complexe sans se faire bouffer.... Un peu comme lui ! Sauf qu'il n'était pas un tube à essai maniaque du pied de biche, mais un militaire maniaque de la machette !

Une grande salle, ou le générateur était stocké, en marche avec une sorte de panneau de commande activé. Notre bon vieux militaire de base, pas malin pour deux-sous appuya sur le premier bouton venu ou un message en langue des serpents s'afficha en gros... Puis ! Des copains pour jouer se ramenèrent !
Trois d'entre eux, armés simplement de leurs poignards se jetèrent sur lui depuis ce qui semblait être des congélos pour vilains. Si maintenant ils se mettaient à les conserver... La première conserve eut droit à son repas riche en plomb qui vint le sécher sur place alors qu'il faisait les premiers pas. Ses deux petits copains surnommés "Flamby" et "William" quant à eux pressèrent littéralement le pas pour lui courrir dessus.
Flamby eut droit à une nouvelle salve de plomb, qui faillirent le clouer sur place alors que William se jeta sur Ivan qui n4eut que le temps de dévier le coup mortel, malheureusement pour William, son pote Flamby avait déjà pris trop de projectiles pour réussir à se relever.

Commença donc le pugilat entre William et Ivan... La machette face à ce genre d'armures était inutile, pour le neutraliser ? Il faudrait qu'il puisse lui tirer dessus à plusieurs reprises, parce que bon taper une plaque de métal et une sorte de cote de maille à coup de poing ou avec un couteau ca n'avait rien d'efficace !
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Jeu 14 Nov - 3:23

La salle de commande ne semblait pas avoir particulièrement souffert par le crash de l’appareil autrefois. C’était d’ailleurs un endroit étonnamment conservé, à croire qu’il avait échappé au temps ayant dévoré les restes de l’épave. L’éclairage était complet et vif, l’ordinateur central en plein fonctionnement. On remarquait même, derrière ce qui semblait être un bouclier de protection, une sorte de générateur ronronnant tranquillement.
Peut-être était-ce celui que les déserteurs avaient tenté de réactiver avant de perdre la vie mais il n’y avait aucun signe de leur passage, ni même d’objets ayant été abandonnés.
La tentative d’Ivan, ignorant parfaitement la langue Goa’uld, se solda par une discrète alarme amenant les capsules sur sa gauche à s’activer. Il s’y trouvait trois jaffas en état d’hibernation qui montèrent à l’assaut sans souffrir de leurs longs repos. Ils n’étaient armés que de leurs lames rétractables, ce qui permit au militaire d’en abattre deux.
Mais le dernier, si gentiment surnommé par le militaire, parvint à lui faire lâcher son arme. L’équilibre des forces devint rapidement précaire, même si Ivan conservait son coutelas.
Néanmoins, il comprit rapidement que quelque chose n’allait pas lorsque son ennemi quitta sa posture de combat, raide comme un piquet. Son visage se faisait parfaitement neutre et froid, comme si son esprit s’était déconnecté de la réalité. L’espace d’un instant, Ivan se demanda s’il n’était pas atteint d’un mal lié à une trop longue hibernation. Mais il y avait beaucoup trop de risques à réfléchir maintenant, plus encore à s’exposer en provoquant l’offensive.
La confusion embrouillait encore son esprit lorsque le Jaffa courba l’échine et se prosterna sur le sol.
Naughart savait pertinemment que la culture de son ennemi prévalait sur bien des événements.  Le combat devait en faire partie et l’image des Jaffas se soumettant devant leurs Dieu Divin s’imposa dans son esprit.
Son sang ne fît qu’un tour et le temps se ralentit brutalement à mesure qu’il se retournait, portant la lame dans un revers foudroyant en ayant acquis l’horrible certitude : ce Dieu était dans son dos !!!

Une main puissante interrompit son mouvement et pressa avec une telle puissance qu’il en perdit immédiatement la lame. L’homme sentit même son poignet grincer sous l’étreinte de la créature qui se révéla sous des traits familiers.
Margot ! C’était Margot qui lui écrasait le bras en souriant de toutes ses dents !

Une seconde s’était à peine écoulée et, déjà, elle lui agrippa la gorge avec une rare violence. Ivan sentit même les ongles de la jeune femme s’enfoncer dans sa peau, mordant dangereusement sur sa jugulaire. Cette incroyable force s’intensifia petit à petit et, en battant des pieds sous la douleur, il comprit finalement que la scientifique le soulevait littéralement.
Le militaire n’était plus qu’une poupée de chiffon sans la moindre défense. Il avait déjà combattu de nombreux ennemis. Mais c’était la première fois qu’il expérimentait la force Goa’uld à l’état brute et s’étonna, au fond de lui-même, qu’elle puisse exister au sein d’une femme.
Les yeux de Margot s’illuminèrent dès qu’elle afficha la suffisance familière des parasites. Elle célébrait la réussite de son embuscade et profita de l’avoir pratiquement étouffé pour l’envoyer valdinguer contre le mur. A partir de cet instant, le pauvre homme passa un sale quart d’heure.
Le jaffa survivant le lyncha sans la moindre pitié, ne lui laissant aucune chance de pouvoir se remettre ou se redresser. Les rares tentatives de défense échouaient dès que la scientifique, désormais Goa’uld, y mettait son grain de sel.
A terre, désarmé, et contre deux d’entre eux : c’était la fin, tout simplement.
Il se crût mort lorsqu'un voile sombre l'enveloppa, atténuant tous les chocs de la botte Goa'uld que son corps encaissait.

Ivan se réveilla quelques heures plus tard. C’est l’odieuse douleur de son corps meurtri qui le tira de ses songes. Il comprit qu’il était resté très longtemps inconscient en sentant le sang coagulé tirailler sa peau. En avisant un regard circulaire, il découvrit qu’il était solidement attaché par les mains et les pieds, allongé sur une sorte de table d’atelier. Malgré ses difficultés pour percer le voile flou qui s’imposait à son regard, il parvint à discerner la silhouette de Margot.
Celle-ci s’intéressa à son cas dès qu’elle eût terminé de pianoter sur l’ordinateur. Elle avait apparemment beaucoup de facilité à le configurer, à croire qu’il lui appartenait depuis longtemps. Le Goa’uld survivant, quant à lui, montait tranquillement la garde.


- Ivan Naughart… Déclara la voix de Margot déformée par l’emprise du Goa’uld. J’ai…particulièrement aimé ta façon de questionner tes prisonniers. Cette douleur que tu infliges, cette soufrance…

Elle se tourna vers lui. Elle s’exprimait comme si elle le connaissait depuis longtemps. Mais le parasite se servait de la mémoire de Margot. C’était une catastrophe, elle avait tout appris d’elle : le bastion de Barrel, le site Alpha, toutes les connaissances de la scientifique sur le SGC…

- Mais l’intelligence, Tau’ri, et ta compassion, t’ont mené à ta perte. Enfantin de croire que mes petites créations aient trainé ton amie à travers les bois simplement pour la tuer dans un bassin non ?

Un éclair traversa l’esprit d’Ivan.
C’était là que se trouvait le Goa’uld !! Dans ce bassin !
Et Margot avait été infectée dès que les créatures à dos d’écorce l’y avait plongée. C’était leur but, dès le début.
Le regard de Margot brilla une fois de plus. Il y luisait toute la méchanceté et le vice qui faisait l’apanage des Goa’ulds.


- Tu ne mourras pas. Ce serait une offrande trop chaleureuse et…j’ai besoin de bras. Déclara-t-elle en s’approchant de l’une des dépouilles des Jaffas.

Un symbiote était en train d’agoniser à côté du corps. Il avait dû le quitter dès que son hôte était mort. Margot s’en empara et vint le porter à la hauteur de sa nuque, un sourire carnassier bariolant son visage.

- Ta vas m’être fort utile !

Le parasite s’agita brutalement en s’approchant dangereusement de lui.
Ivan avait de quoi paniquer. Peut-être eût-il cette réaction. Ou peut-être demeura-t-il dans un tout autre état d’esprit…
Toujours est-il qu’au moment le plus critique, à l’instant où la chose allait pouvoir entrer en lui et lui voler son corps, Margot eût un léger mouvement de retrait.
Son visage si sadique et vicieux se peignit d’une horreur sans nom, comme si elle était dans l’incapacité de hurler à pleins poumons, qu’elle se retenait à contrecœur. Mais ce changement surprenant trahit la Goa’uld. Margot était toujours présente : la vraie se battait.
Une violente lutte intestine se solda par le geste fatidique de l’infection. Sa main allait-elle atteindre sa nuque ou non ?
Parfois, le visage reprenait l’expression de colère de la Goa’uld, elle aussi en pleine lutte. Mais au bout d’une trentaine de secondes, une éternité au vu de la menace, le pouce pressa brusquement la tête du parasite vers le bas. Il y eût un cri, un craquement, puis la chose cessa de gigoter.
La présence de Margot disparût au même instant puis la Goa’uld, probablement surprise par une telle volonté opposée, afficha un sourire de dégout.


- Elle ne te protégera pas longtemps…je vais m’occuper de son cas en premier.

Elle ricana en laissant son regard briller une fois de plus.

- Et ensuite, toi !

Sur ces derniers mots, la scientifique tourna les talons et quitta la piéce. Elle donna quelques ordres en Goa’uld à l’intention du geôlier, probablement pour que personne ne passe, mais Ivan ne pût en être certain.
Pendant plus d’une heure, le militaire demeura sur cette table, assailli par le désespoir. Ses équipiers n’étaient plus. Broussier et Vausel se seraient manifesté depuis le temps. Quant à Margot, cette pauvre jeune fille devait vivre un véritable enfer. Qui sait ce que ce Goa’uld était en train de trafiquer pour s’assurer un contrôle total du corps.
Mais plus encore, tout au long de cette durée, Ivan eût l’occasion d’appréhender son sort. Pire que la mort, il deviendrait également un Goa’uld : c’était une question de temps.
Une heure de plus s’écoula. L’homme commença à avoir soif et faim. Son corps tremblait en gardant la même position, ses muscles fourmillant sous le manque de sang. Quant à la douleur, elle continuait de brûler tranquillement là où on l’avait frappé. C’était une torture sur la durée.

Puis brusquement, comme un vent d’espoir, une violente détonation retentit dans la carlingue. Elle fût lointaine, mais suffisamment distincte pour permettre au militaire de la reconnaitre : du C4 !
Les vibrations coururent jusqu’au bord de la table et le Jaffa de garde s’excita, activant une lance Jaffa qu’il avait dû récupérer quelque part. Il était sur ses gardes, passant la porte d’entrée de la salle comme s’il s’attendait de la visite.
Et il en eût ! Un accueil aussi fantastique que la joie qui éclata dans le cœur d’Ivan en voyant deux de ses collègues débouler en produisant un tir frénétique d’un pistolet silencieux d’un côté, et d’un zat de l’autre. L’adversaire eût à peine le temps de s’affaisser sous les impacts du 9mm avant de se désintégrer littéralement.
Vausel pointait le zat devant lui. Il se déplaça contre la paroi afin d’éviter d’être visible depuis l’extérieur et chancela jusqu’à s’appuyer lourdement contre celle-ci. Un bandage ensanglanté enveloppait son bras maintenu en écharpe et un pansement adhésif recouvrait l’un de ses pectoraux. Une bonne partie de son uniforme avait brulé et son visage portait les stigmates d’importantes brûlures sur tout le côté gauche. Mais il était en vie ! Malgré le tir qu’il avait reçu, il était toujours de ce monde. Alerte, il surveillait l’entrée avec la ferme intention de descendre tout ce qui apparaitrait devant lui.
S’il y avait eu du public autour d’eux, un soulèvement d’applaudissement se serait fait entendre par la beauté de la découverte : l’espoir revenait !
Un soldat en bien meilleure forme vint à la hauteur d’Ivan. C’est celui qui avait tiré avec le pistolet silencieux et le militaire se demanda s’il ne s’agissait pas d’un des collègues de Barrel avant de comprendre soudainement.


-  Hola, amigo mio ! Je vous transmets le bonjour de mi official Broussier. Il a fait sauter une armurerie Jaffa pleine à craquer en votre honneur !

Dès qu’elle eût terminé de le détacher, Pile-Poil lui plaqua son 9mm dans les mains, un chargeur supplémentaire, puis empoigna son fusil de précision : celui que portait Vausel avant de sauter de l’hélicoptère.

- Et je vous informe que j’ai désobéi à votre ordre de retourner à la base. Juste de quoi les avertir par radio, puis je me suis faite déposée.

Un léger sourire ponctua son accent. Elle se pencha et déclara alors, sur le ton de la confidence :

- Ca n’a pas été facile de vous retrouver, vous tous ! Vous me manquiez !
- Content de te revoir, caporal. Ajouta ensuite Torchon. On a aperçu notre scientifique entourée d’une solide escorte Jaffa au niveau inférieur. Peinarde, avec des artefacts Goa'uld dans les mains. Alors on s’est inquiété pour vous. Le lieutenant n’a pas voulu prendre de risque alors il nous a envoyé tous les deux. Nous avons un point de ralliement prévu.

L’expression de Pile-Poil s’assombrit brusquement aux dernières informations. Elle s’était beaucoup rapprochée de Margot durant l’entrainement et elle questionna, en traduisant par des mots, l’appréhension qui brillait dans le regard de Vausel :

- Il va falloir la tuer ?
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Lun 25 Nov - 21:03

La merde ! Oui, c'était la merde ! Il venait de perdre la seule arme efficace contre ces armures, et le coutelas ne serait pas vraiment d'une grande aide. Enfin, ca pouvait toujours être pire ! Bien qu'il n'avait pas eut le temps de le dire ni même de le penser la situation tourna encore plus au vinaigre lorsque le surnommé William - pour William Saurin et sa marque de conserve - se figea et s'inclina, trahissant la présence du vilain méchant pas beau derrière lui. Sauf que le dit vilain méchant pas beau pris l'avantage et pas seulement.

Cette enflure avait pris possession du corps de Tocquet, le sang d'Ivan ne fit qu'un tour mais il n'eut malheureusement pas le temps d'exprimer sa rage qu'il eut le droit d'être calmé par un passage à tabac en bonne et due forme par le Jaffa qui prenait sa revanche pour la mort de ses deux camarades bien aimés.

Il se réveilla plusieurs heures (?) plus tard, toujours dans cette même maudite sale de générateur avec devant lui le vilain serpent. Oh, il avait aimé la manière dont il avait torturé le Jaffa ? Qu'il le détache et il n'aimerait pas ce qu'il lui ferait subir après l'avoir arraché de la tête de Tocquet. Il le découperait en fines lamelles bien fines en terminant par la tête ! Face à cette torture psychologique, dans laquelle ces serpents sont les maitres, Ivan resta silencieux regardant le corps de la victime droit dans les yeux alors que le vilain serpent s'écouter parler en le menaçant d'un symbiote agonisant, la chance était de pouvoir profiter de la faiblesse du symbiote pour qu'il ne survive pas ou soit assez faible pour lui permettre de se faire sauter avec sa charge de C4. Ce serait ce sentiment qui pourrait le sauver.
Cependant il n'eut pas besoin de s'y accrocher plus longtemps quand Tocquet reprit quelques instants le contrôle de son corps, assez longtemps pour tuer le symbiote sans autre forme de procès. Ivan eut un sourire fier face à cette perte de contrôle, trahissant la faiblesse du vilain ! Il se moquait de lui par son petit ricanement et félicitait intérieurement Tocquet par la même occasion. Mais toujours, il n'était pas en position de force et devait juste attendre... Son moment.

Le serpent finit par partir, lui promettant de s'occuper de son hôte, puis de revenir pour lui. Le laissant ainsi seul avec William qu'Ivan tentait de faire devenir fou en chantonnant un air entêtant d'un dessin animé pour enfant qu'il s'était lui même mis dans la tête et qui souhaitait maintenant s'en débarrasser le plus rapidement possible. Il n'eut cependant pas à continuer plus longtemps, une explosion semblable à celle du C4 se fit entendre et fit vibrer la structure du vaisseau, le garde reçut la visite inattendue d'un visage familier qui n'était autre que le Caporal Vausel accompagné de... Nhouniez ?! Mais qu'est-ce qu'elle foutait là ?!
Bon, il n'allait pas s'en plaindre ! Il aurait lui même désobéit à son propre ordre de rentrer à la base alors que les copains allaient se jeter dans la gueule du loup.

Ivan ne répondit rien à l'humour de Nhouniez, encore trop abasourdit de les voir ici. Il ne reprit réellement ses esprits qu'en récupérant l'arme de poing du soldat, réalisant ce qu'elle venait de faire. Il mit un peu de temps avant de reprendre son équilibre regardant autour de lui. Ils étaient tous vivants ! Ca c'était une bonne nouvelle ! Et bien qu'il essayait de ne rien montrer il était visible qu'il s'était fait un sang d'encre pour Vausel et Broussier.

"Content de vous revoir tous les deux ! Gardez votre 9mm, vous en aurez besoin" Il lui remit dans les mains avant de se diriger vers son ceinturon, son arme de poing et le coutelas qui avaient été abandonné. Puis vers la lance serpent restante dont il vérifia le fonctionnement, sur laquelle il s'appuya ensuite. "J'ai ce qu'il faut ici."

"Tocquet est toujours présente quelque part, sinon vous seriez déjà mort." Il désigna d'un coup de pied la larve qu'il finit par broyer sous sa ranger. "Elle vient de me sauver les miches, et je vais lui rendre la pareille. Si on peut la capturer, la neutraliser et la ramener au SGC, il y a moyen de lui retirer ce truc de la tête." Il fit une courte pause avant de reprendre d'un ton plus sec. "Sinon je m'occuperai personnellement de la libérer de l'emprise de ce serpent."

Oui, il la tuerait en personne car c'était le seul autre moyen de libérer quelqu'un de cette emprise. Le tuer rapidement pour abréger ses souffrances.

"Vous m'expliquerez comment vous vous en êtes sortis et comment vous avez fait pour me retrouver au point de ralliement. Il faut bouger."

Oui, il fallait se regrouper et faire le point sur ce que Broussier avait récupéré. Mais surtout s'ils n'avaient pas découvert d'autres choses utiles, comme "désactiver" toutes les plantes vertes et ou trouver un vaisseau de transport. De toute manière il y aurait forcément un débrifing là bas...

"Une fois rentré à la maison, la première tournée sera pour moi."

Ah, au moins il n'avait pas perdu le nord ! Une manière comme une autre de remercier après un traumatisme pareil !
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Dim 1 Déc - 1:51

Une porte dérobée s'ouvrait sur un long chemin au couloir doré. Malgré le temps, l'usure et la catastrophe, cet endroit conservait toute la luxure et la prétention que l'on retrouvait chez les Goa'ulds. Ils avaient le chic pour dissimuler des ouvertures dans la décoration, si bien qu'un simple mur recélait parfois des accès divers.
Ivan en avait très certainement entendu parler de la part d'autres équipes. Mais lui-même n'ayant eu l'opportunité d'infiltrer un vaisseau de ce genre, il n'était guère étonnant d'avoir raté une issue pareille.
C'est Pile-Poil qui ouvrit la marche. Sa démarche démontrait qu'elle était certaine de la direction qu'elle prenait. Les accès demeuraient très linéaires, certes, mais il semblait qu'elle connaissait plutôt bien son affaire. Soit il s'agissait d'un terrain qu'ils avaient déjà exploré avant de retrouver Ivan, soit la jeune femme avait dû obtenir ces informations par un autre moyen.
Vausel, quant à lui, restait près d'Ivan. Il titubait et conservait un équilibre précaire à chacun de ses mouvements. La force avec laquelle sa mâchoire se serrait dés qu'il balançait le poids de son corps sur chaque appui témoignait d'une brusque douleur. C'était à se demander d'ailleurs, vu ses blessures, comment il pouvait encore tenir debout.
En croisant le regard du militaire, l'homme débuta bien vite son explication. De toute manière, il mourrait d'envie de raconter sa mésaventure.


- Je dois avoir un bel ange gardien qui veille sur moi Caporal. Quand on s'est fait surprendre par ces salopards, le tir qui m'a fauché à d'abord percuté mon arme. Je n'ai reçu qu'une partie du blast et le reste m'a envoyé du métal surchauffé en pleine face.

- Adieu ta petite bouille d'amour. Susurra Nhouniez sans quitter le couloir des yeux.

Piqué au vif, l'homme lui fit une grimace d'un air mauvais. Avoir été touché au combat ne l'honorait pas vraiment, au contraire, il lui semblait avoir fauté. Pour un peu, sa conscience aurait hurlé : "Désolé les gars, j'ai salement merdé".
Mais puisqu'il ne s'agissait que d'un sentiment humain et qu'il ne tenait pas à donner de quoi se faire chambrer par le sniper, Vausel ne répondit pas.


-  Le lieutenant m'a trainé derrière une plaque de blindage avant de déclencher son C4. La paroi nous a protégé du souffle. Mais la détonation l'a rendu sourd. Nous étions en train de chercher comment vous rejoindre lorsqu'on est tombé sur elle.

- Sur moi ? Mentiroso va ! J'AI trouvé ces deux touristes, perdu au milieu des couloirs ! Je les avais dans mon viseur et ils ont même pas remarqué le laser !

- Bref. Coupa torchon. Plus tard, nous avons découvert la scientifique en train de parler en Goa'uld et diriger les serpents. Le lieutenant en a déduit que tu étais encore en vie et il a décidé de monter un plan.

- Je vous ai trouvé... Déclara fièrement Pile-Poil, s'exprimant à la manière d'une enfant ramenant une excellente note à la maison.

- Et le lieut a décidé de nous envoyer. La suite, tu la connais caporal.

Il y eût un bref instant de silence durant lequel Pile-Poil vérifia l'embranchement d'un couloir. Elle fît un signe de tête puis le groupe se remit en route. L'éclairage vacillait sans cesse, rendant l'atmosphère pesante. Vausel avait beau se contrôler, il commençait à gémir sous la douleur causé par ses brûlures. C'était discret mais facilement décelable par une oreille attentive.
Rapidement, l'éclaireur parvint jusqu'à un sas : une énorme porte sensée retenir les flammes et les décompressions explosives. Une bonne moitié avait disparue et le reste tenait sur un équilibre très précaire. Ivan crut même la voir bouger lorsque Pile-Poil passa en-dessous. C'était comme risquer sa vie avec une version aléatoire de la guillotine.
Soudain, quelqu'un émergea de l'arrière du mur. C'était le lieutenant Broussier qui pointait un zat sur la jeune femme. Elle répondit immédiatement en détournant son canon sur sa poitrine puis se ravisa en le reconnaissant. Un petit sourire réciproque passa de l'un à l'autre puis le lieutenant, arborant une trainée de sang à chacune de ses oreilles, vint à la rencontre d'Ivan en lui tendant la main.
Instantanément, Vausel et Nhouniez se positionnèrent devant la porte pour sécuriser le périmètre.


- Je suis soulagé de voir que vous n'êtes pas blessé. Du moins...pas gravement.

L'homme s'exprimait à voix basse, conscient qu'il était incapable de pouvoir adopter un ton normal tout en étant sourd. Il se basait uniquement sur les vibrations de sa gorge, ce qui le rendait très hésitant.

- J'ai de mauvaises nouvelles...pour changer. Pendant que ces deux-là venait vous libérer, j'ai remarqué de nombreuses allées et venues. Tocquet est sous bonne escorte, elle a passé son temps sur ce qui semble être des ordinateurs Goa'ulds. On dirait qu'elle collecte des données et qu'elle fait le ménage.
J'ai bien l'impression qu'ils s'apprêtent à plier bagage.


Pendant ce temps, Torchon avait quitté sa posture défensive pour aller s'adosser contre le mur. Le fait qu'il quitte son poste de cette manière ne témoignait rien de bon et Nhouniez le regarda chanceler jusqu'au mur de gauche. Le soldat espérait probablement s'y appuyer et continuer à surveiller l'entrée. Or, dés qu'il s'installa, l'expression de son visage se crispa violemment.
Pile-Poil hésita à quitter également sa position, ses mains s'ouvrant et se refermant nerveusement autour de son fusil. Mais sensible à l'état de son camarade, elle décida finalement de s'approcher de lui en jurant dans sa langue natale. Elle avala rapidement les quelques mètres, s'agenouilla puis farfouilla dans la grande poche de sa jambe droite.
Sa main en ressorti une seringue d'auto-injection à moitié vide : elle avait déjà servi.


- Tu sais qu'il n'y en aura plus après...

Nhouniez avait perdu jusqu'à son dernier trait d'humour, son visage gagnant un air grave totalement paradoxal. La seringue en suspend n'attendait plus qu'à plonger dans la cuisse du militaire.

- Ne me loupe pas, ma belle. Je ne tiens pas à m'endormir au milieu de ce nid de vipères !

La jeune femme s’exécuta et réprima toute l'inquiétude qu'elle portait au sujet de son camarade. D'autant plus que le pansement se teintait d'une nouvelle couleur rougeâtre plus récente : Vausel recommençait à saigner.

- Ça va mieux ?

Le militaire, fidèle à lui même, glissa sa main valide le long de la cuisse de sa camarade jusqu'à venir s'aventurer sur l'un de ses fessiers. La jeune femme étant accroupi, Vausel profitait largement du geste.

- Délicieux même...

Mais Nhouniez eût une violente réaction et écrasa son poing sur la blessure de son camarade. L'homme retint un cri de douleur, malgré l'anesthésie, puis se contenta d'un sourire béat. Souffrait-il d'effets secondaires ?

- Ça valait quand même le coup...

Sur cette scène, Broussier décida de sévir et rappela les ordres. Tant qu'Ivan et lui-même dressait leur plan d'attaque, ils devaient surveiller cette foutue porte.

- Pas de conneries vous deux ! Nous ne sommes pas encore à la maison ! S'était-il écrié d'une voix trop forte.

Puis il se retourna vers Ivan et tenta de retrouver son calme.

- Voilà concernant la disposition des lieux. Pour finir, fait plus grave, j'ai vu Tocquet s'exprimer en direct avec un autre Goa'uld sur son ordinateur de bord. Je pense qu'elle a dû appeler des renforts. Ils ne seront probablement pas long à venir...

Ivan devait assimiler beaucoup d'informations en un minimum de temps.
Son équipe était vivante mais, finalement, en piteux état. Le Goa'uld occupant le corps de Tocquet semblait préparer son départ en compagnie d'une solide escorte Jaffa : une douzaine d'hommes.
Un ennemi extérieur à l'épave venait d'être averti, ce qui signifiait qu'il se rendrait probablement sur les lieux pour récupérer l'équipage ou, dans le pire des cas, s'ajouter au contingent d'escorte.
Finalement, on lui raconta qu'une serre avec un arbre central venait d'être découvert dans l'étage inférieur. Ces informations provenaient surtout de Nhouniez lorsqu'elle avait pénétré l'épave par un chemin différent mais elle jurait l'avoir vu "vivre" et "respirer de l'air". C'était, d'après ses propos, un démon de la nature.

Comment allait-il donc réagir ?
Le militaire tenterait-il de capturer Margot ? Ou bien essaierait-il de détruire ce fameux "arbre central" ? Comment s'y prendrait-il ? Avait-il déjà un plan ?
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mer 18 Déc - 0:55

La progression se fit rapidement, comme si le secteur était dégagé et qu'il n'y avait rien à craindre. Rien à craindre ? Ivan avait l'habitude d'entendre dire "C'est bon, vous êtes en sécurité" et c'était généralement à ce moment qu'ils l'étaient le moins, voilà pourquoi la lance serpent resta ouverte tout le long de la progression, pointant régulièrement derrière pour éviter d'être suivis par quoi que ce soit d'autre de potentiellement hostile. Vausel avait pris cher et malgré le fait qu'il ne le montre pas il était simplement à bout de force... Comme tout soldat il refusait de se voir blessé ou affaiblit et pourtant il n'y avait aucune honte a être touché au combat, c'était le risque du métier et tous le connaissait. Le problème était que dans ce genre de situation, une EVASAN (Évacuation Sanitaire) était quasiment impossible et il devait tenir autant que faire ce peut.

Le trajet se passa sans encombre et ils retrouvèrent enfin Broussier. Heureux de savoir qu'il était en un seul morceau et pas trop abimé ? Ca devait être Ivan le plus rassuré de tous ! Au final c'était lui qui avait pris le moins cher pour avoir juste été passé à tabac par de vilains Jaffas méchants pas beaux et faillit se faire adopter par un petit serpent parasite puant et s'en sortirait avec au minimum quelques côtes fêlées.

"Et je suis soulagé de vous savoir en vie Lieutenant."

Pendant que la situation, plus que mauvaise lui était expliquée Nhouniez s'occupait de Vausel qui commençait par rendre les armes à cause des blessures... Il ne pourrait pas tenir bien longtemps à ce rythme et le ramener au combat lui serait à force certainement fatal... Il y avait deux choses à faire :
- Neutraliser ce qui semblait être le responsable de se bordel et le résultat de l'expérience du vilain serpent, qui les clouait au sol lui et les réfugiés du sous terrain mais empêcherait également l'approche de tout hélicoptère de combat appelé en support.
- Neutraliser directement la responsable dans la tête de Tocquet...

Avec un peu de chance effectuer la première tache attirerait la seconde pour voir ce qu'il se passerait, et vu que le vilain serpent avait besoin de bras il en déduirait qu'Ivan en était le responsable et essayerait de venir le récupérer. Ou alors il se tirerait simplement avec les résultats pour recommencer ailleurs. Bon, au moins il y avait quelques bonnes nouvelles : Ils avaient des armes qui seraient efficaces contre les vilaines plantes vertes mutantes et il restait un petit pain de C4 surprise qu'Ivan posa dans les mains de Broussier. Il se tournait également vers les deux autre soldats pour qu'ils entendent les consignes à défaut de permettre à Broussier de le faire.

"C'est le dernier que j'ai. Il faut faire bruler cet endroit de la racine et empêcher que les informations ne restent en de mauvaises mains."

Non, il n'avait pas besoin d'avoir fait harvard pour comprendre que le goa'uld avait mis presque plusieurs siècles pour arriver à atteindre son objectif de créer cette chose, et même s'il avait des données sensibles que ce soit sur la terre ou sur ce qu'il avait créé il ne les laisserait pas être détruite.

"Tocquet peut nous permettre d'avoir une chance, elle résiste au vilain serpent qui est trop faible pour la contrôler entièrement : elle a tué le symbiote que le serpent voulait me mettre dans le crâne."

Deux choses à faire en même temps, une valide, un amoché mais valide, un sourd et un invalide... Nhouniez connaissait le chemin donc elle serait celle qui irait à l'arbre, le risque était que Vausel lui claque entre les doigts si on lui demandait d'avancer trop. Broussier était sourd donc monter la garde était impossible sur lui, peu importe le bruit que ferait l'ennemi il ne l'entendrait pas. Ils pouvaient tout faire ? Oui, ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils le feraient.

Il se surprit à penser aux Tok'ra, ces sales bêtes qui jouaient avec eux et qui se prétendaient des alliés, avec un peu de chance ils honoreraient leur pacte pour une fois et viendraient les secourir s'ils avaient intercepté le message de la goa'uld dans un uniforme du SGC et comprendraient qu'une équipe ou plus était dans une merde noire jusqu'au cou.
Faire sauter le vaisseau tout entier ? Le seul générateur qu'il avait vu était protégé par un bouclier en empêchant l'accès et qui rendrait l'explosif inefficace.

"Broussier, vous mènerez Vausel et Nhouniez vers l'arbre et vous le ferez sauter. Une fois que c'est fait, vous vous tirerez de là sans demander votre reste et exigerez une evasan et des renforts de toute urgence." Il fit une pause ou il vérifia la lance serpent comme pour imager ce qu'il allait faire. "Je serai votre diversion, j'irai directement leur chercher des poux pour qu'ils ne pense qu'à moi et à tous les maux doux qu'ils pourront me faire."

Si c'était suicidaire ? Oui, mais avait-il d'autres choix ? L'explosion de l'arbre lui offrirait également une diversion pour prendre la tangente et tenter de s'en sortir ou de lui faire prendre le dessus sur le combat si une réaction en chaine se déclenchait car aux vues de la structure une déflagration au centre névralgique de celle-ci n'y ferait certainement pas du bien.

"Je ferai gagner autant de temps que possible en les empêchant de quitter la planète et tiendrai jusqu'à l'arrivée des renforts. Seul je me déplacerai plus vite et je serai plus difficile à attraper. Tous mes supérieurs m'ont qualifié du pire emmerdeur que la terre n'ait jamais porté, je vais donc me faire plaisir à faire ce que je fais encore de mieux : les leur briser menues."

Et une petite dose d'humour accompagnée d'un large sourire qui cependant n'était pas si assuré qu'il en avait l'air. Ca serait certainement sa dernière connerie.
Oui, ca c'était dans le meilleurs des cas, de toute manière il fallait garder cette assurance pour les plans suicidaires, avec un peu de chance une technique de guérilla fonctionnerait si le combat se trouverait en extérieur, et avec encore plus de chance - à croire qu'il était cocu - les plantes vertes se retourneraient contre leurs créateurs et servirait de troisième faction neutre à utiliser en sa faveur.

Il avait essayé de noyer le poisson pour que l'on ne l'en dissuade pas, le plan était complètement foireux, mais c'était le seul qu'il avait. Il avait chié dans la colle en laissant Tocquet se faire avoir, il gèrerait sa merde seul en n'ayant que son cul à s'occuper. Broussier avait été professionnel et avait pris les bonnes décisions pour sauver les fesses de Vausel malgré le suicidaire de cette action. Alors oui il les ramènerait en vie.

"On se retrouvera à la base. Des questions ?"

Des questions, oui pour la forme... On aurait presque dit qu'il cherchait à se rassurer lui même.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mer 18 Déc - 10:22

Une terrible pression avait envahi l’atmosphère de la salle.
Le silence s’était imposé d’un bloc tandis que tous les regards s’étaient rivés sur le militaire.
Au tout début de la mission, les équipiers s’étaient posés des questions sur les compétences d’Ivan, reprochaient intérieurement au lieutenant de ne pas avoir saisi l’occasion. Or, face à la gravité de la situation actuelle, leur homologue n’hésitait pas un seul instant à établir un plan qui le mènerait obligatoirement à la mort. En quelque sorte, il manœuvrait pour remplir les objectifs de mission tout en les protégeant. C’était à croire qu’il considérait que l’Alpha-1 en avait assez fait.
Vausel, à travers le voile de la drogue qui embrumait ses yeux, laissa paraitre l’expression fataliste que provoquait l’annonce. S’en était encore plus perturbant du fait que chacun d’entre eux s’était largement attaché à ce représentant d’une équipe SG.
Chacun de ces hommes avaient considéré, à un moment donné, qu’ils n’auraient pas survécu aussi longtemps à cette mission sans les décisions d’Ivan.

Le lieutenant n’avait pas eu besoin d’entendre très clairement son supérieur pour comprendre où il voulait en venir. Le bloc de C4 qu’il tenait entre ses mains faisait passer un message très clair. L’homme se figea un instant, relevant la forme de stupeur qui s’était emparé de ses camarades, puis hocha positivement la tête après avoir fait le calcul. Vu l’état de santé des hommes, les armes et l’opposition, Naughart prenait la meilleure décision parmi les plus difficiles.
Nhouniez, néanmoins, afficha un brutal désaccord et entama un mouvement réprobateur vers le caporal en secouant négativement la tête.


- Suicida ! Avait-elle commencé à prononcer.

Mais avant qu’elle ne puisse achever sa phrase, le lieutenant lui avait barré la route et stoppé dans son élan d’une main sur l’épaule. Il la repoussa doucement en lui faisant comprendre de ne pas rendre les choses plus difficiles.

- Non. Il a raison. Articula le lieutenant d’une voix mesurée. Barrel et ses hommes comptent sur nous, sur les renforts qui n’attendent que nous pour libérer la voie.

Et l’homme avait parfaitement raison.
Demeurant sur l’hypothèse que cet arbre se connectait aux défenses antiaériennes organiques, il fallait le plus de personnel possible pour le réduire en cendre. Et il était nécessaire d’occuper les troupes ennemies le plus longtemps possible pour que la manœuvre soit une réussite.
Il n’y avait rien de plus difficile pour des combattants solidaires, d’une cohésion naissante, de devoir regarder quelqu’un d’autre se sacrifier en demeurant impuissant. Jouer aux héros devenait très facile lorsqu’on faisait preuve d’abnégation. Mais les amis et frères d’armes devaient alors supporter l’horreur de ce sacrifice sans porter d’entraves.
Le regard de Pile-Poil défia un instant le lieutenant. Mais en son for intérieur, la jeune femme était contrainte de reconnaitre qu’il n’y avait pas d’autres solutions. Elle-seule connaissait le chemin, le lieutenant avait perdu une grande partie de son audition et Vausel se sentait mal. Il ne restait que le Caporal…
Pour une comique, la vague de chagrin qui déferla en elle fût si difficilement contrôlée qu’elle se peignit sur son visage. Un grand sentiment d’injustice l’emporta et elle déploya des efforts très violents pour retenir des larmes dont l’émotion restait encore à déterminer.

Non, ce n’était pas juste. Car le tireur d’élite avait trouvé une place agréable au sein de cette équipe nouvellement recomposée et, si elle n’avait pas fortement participé, elle tenait à tout le monde : y compris le caporal.
Résignée, elle s’écarta et dissimula son visage devenu rouge. Elle assura la bretelle de son fusil de précision et aida son camarade à se relever, se remémorant mentalement le chemin qu’elle emprunterait pour rejoindre l’arbre.
Au même moment, le lieutenant glissa sa dernière grenade dans la main de son collègue en hochant la tête. Il ne prononça aucun mot mais il était clair qu’il respecterait l’ordre. Il placerait l’Alpha-1 à l’abri dès que l’arbre serait détruit. C’était, en somme, une façon à lui de lui souhaiter bonne chance et de le remercier à la fois.
Dans le plus grand silence, le reste de l’équipe abandonna Ivan à son sort. Nhouniez et Vausel se retournèrent pour regarder leurs frères d’armes une dernière fois, regrettant de ne pouvoir l’accompagner dans la mort, puis le vide remplaça la chaleur humaine avec une terrible cruauté. C’était horrible.

Lorsque le militaire se mit en route, il endura de sérieuses difficultés à retrouver la trace de ses ennemis malgré un intérieur très linéaire. La carcasse du vaisseau présentait de moins en moins de pièces accessibles et nombre d’entre elles avaient été récemment déménagé. Le lieutenant ne s’était pas trompé sur ce point : le Goa’uld contrôlant la scientifique préparait son départ.
Finalement, l’homme entendit des claquements métalliques qui le menèrent à une série de Jaffa transportant des caisses. Elles étaient petites mais semblaient plutôt lourdes. Les hommes, peu nombreux, effectuaient plusieurs navettes et se rassemblaient dans un immense hangar.
S’y glisser n’était pas très difficile compte tenu des trous béants dans les parois composant les murs. Et rapidement, Ivan eût la surprise de constater que cette partie du hangar n’était plus qu’un précipice géant. En levant le nez, il y découvrait une demi-douzaine de niveau mis à nu, sans plancher ni plafond, dont l’ensemble avait été brisé et distordu.
Quant au fin fond de ce hangar, devenu plus grand par cet effondrement, une masse impressionnante de métal et de morceau de structure se trouvait noyé sous des milliers de litres d’eau. Il ne restait, semble-t-il, que trois ponts d’abordage pour vaisseau intacts. Et ces accès étaient particulièrement bien gardés par un groupe de défenseurs Goa’uld.
Si Ivan avait une vue parfaite, il ne pourrait plus s’approcher furtivement au-delà de ce point. Il n’y avait que très peu de couvert, si ce n’est quelques garde-fous en métal.
Les trois ponts se réunissaient en un point central où les caisses avaient été empilées. Et juste devant elles, Margot se tenait droite comme une princesse, imperturbable et incroyablement froide. Elle avait troqué sa tenue pour une grande combinaison rouge et or, dans la plus pure tradition Goa’uld, et portait un gantelet énergétique à la main droite. De cette façon, Ivan déduisit qu’elle n’était pas n’importe quel serpent. C’était probablement une déesse mineure.
D’ailleurs, au moment même où son subconscient échafaudait un plan, et déterminait que sa survie serait encore plus précaire qu’il ne l’imaginait, un tremblement de terre impressionnant secoua les parois. Le militaire crût d’abords que l’équipe du lieutenant avait fait détonné le C4. Mais en y réfléchissant, cela n’y ressemblait pas.

Non, en réalité, le plafond se désolidarisa lentement en plusieurs morceaux. Des tonnes de terres, de lianes et de métal chutèrent jusqu’au fond du gouffre, parfois en frôlant dangereusement l’équipe des défenseurs, puis la lumière du soleil apparût. Il s’agissait d’un énorme sas mit en branle. La poussière masqua alors la vue du militaire, occultant jusqu’aux silhouettes difficilement perceptible des Jaffas. Mais, au bruit, il était clair qu’un vaisseau approchait : un vaisseau cargo.
Peu à peu, l’engin se stabilisa, entra dans le gouffre et vint atterrir juste derrière les piles de caisses.
La porte s’ouvrit et un homme de petite taille en émergea, seul.


- J’ai répondu à votre appel ! Déclara-t-il d’un ton parfaitement soumis.
- Parfait ! Répondit le Goa’uld de Margot. Tu es seulement en retard de deux siècles !

Le petit homme s’affola soudainement.
Il bredouilla, tenta d’expliquer les dizaines d’années de recherche sur le crash de l’épave, se justifia par les nombreuses menaces puis les guerres. Mais rien n’y fit. L’expression de Margot prit un air si mauvais qu’Ivan s’étonna de le voir pour la première fois sur ce visage. Le goa’uld fît un signe de tête très discret puis deux jaffas vinrent le passer à tabac.
Le petit homme supplia, son goa’uld prenant régulièrement le relais dans d’horribles râles de souffrances, puis on le noya dans la fosse avant qu’une dizaine de lance serpents ne viennent le réduire en charpie.
Margot n’avait pas la moindre pitié.
Elle donna un ordre en Goa’uld puis son escorte commença à charger toutes les caisses dans le vaisseau cargo. Ils étaient particulièrement rapides, ne laissant plus beaucoup de temps au militaire pour agir.
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Ivan Naughart
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Jeu 19 Déc - 20:49

Comme prévu l'équipe n'apprécia pas la décision et avait compris que c'était complètement suicidaire, cependant il était à parier qu'une fois qu'Ivan serait identifié par la Goa'uld et Margot, celui-ci se mettrait en tête de le capturer comme un petit bonus et acquérir des informations supplémentaires sur le SGC, après tout il l'avait déjà épargné une fois pour le narguer et l'utiliser pourquoi pas une seconde ? Si son plan foirait il espérait gagner ce temps précieux pour l'arrivée des renforts.

Non, il ne serait et ne voulait pas être un héro, car on n'en devient un qu'en mourant en faisant une tâche soi-disant héroique qui le devient pour honorer la mémoire du défunt. Non, il survivrait et ne serait pas un héro vu que son action resterait anonyme, oubliée au fin fond d'un placard estampillé "Secret défense" et ne serait connu que de la hierarchie au débriefing et par l'équipe présente.

Son lot de consolation ? Une grenade défensive confiée par Broussier qui avait gardé cette petite surprise. Le goa'uld s'était certainement procuré un bouclier et ne serait pas impacté par les Shrapnels, par contre son escorte se mettrait en cercle autour d'elle pour lui offrir protection de leurs corps, et c'était sur ca qu'il comptait utiliser la grenade en maximisant son effet. Une zone dégagée ou un couloir ou la lancer depuis un abris restait et était la meilleure solution.

La progression se fit rapidement mais prudemment, la progression dans l'épave se faisant dangereuse à cause des parties endommagées mais également la présence de Jaffa qui semblaient déménager l'appareil. Il retrouva d'ailleurs cette bande de joyeux drilles sur ce qui semblait être les reste d'un pont d'envol ou ils accumulaient toutes les caisses restantes qui permettraient aux vilaines têtes de serpents de reprendre leurs expériences sur les plantes, les lieux étaient propices à une embuscade avec l'ennemi en contrebas, de nombreux ponts avec des garde-corps pleins permettant une couverture optimale pour les assaillants, et en l'absence de ceux-ci, un assaillant allongé se retrouvait protégé par le sol si celui-ci ne s'effondrait pas.
Ils attendaient un vaisseau, certainement un cargo pour transporter les marchandises en espérant juste que ce ne soit pas un Alkesh qui pouvait transporter plusieurs centaines de Jaffas.
Un bruit sourd se fit entendre alors qu'une partie de l'épave s'effondrait dans cette structure à ciel ouvert, mais la responsable n'était certainement pas le C4, non la source était bien trop proche et le groupe d'assaut de l'arbre devait progresser lentement à cause de Vausel. L'origine était le cargo de "l'impératrice", c'était le surnom qu'il venait de lui donner à cause de la petite tenue colorée.

La suite du spectacle fut cruelle, mais classique de la part d'une tête de serpent et était à peu près au niveau de ce que pouvait faire un humain normal sur terre dans certains pays déstabilisés par des conflits armés. Ça en ferait un de moins à descendre ! S'ils pouvaient buter un jaffa ou deux par des tirs perdus ça serait encore mieux !
Leur basse besogne achevée, le chargement du cargo commença, les jaffa chargeaient vite et bien mais surtout avec les moyens manuels nécessaires. Jeter la grenade dans le hangar du vaisseau ? Oui, ça risquait de l'endommager à l'intérieur, mais avec un peu de chance ça ne toucherait pas les systèmes de vol et permettrait d'offrir un navire d'évacuation en espérant trouver un pilote ou qu'Ivan comprenne comment ça marche en appuyant sur tous les boutons jusqu'à ce que ça fonctionne. Enfin, ça c'était un problème secondaire pour le moment !

Il rampa le long de la paroi, restant le plus éloigné du bord et bougeant de manière à ne pas être repéré et à être dissimulé par le sol de manière à s'approcher le plus de l'appareil, trainant la lance à côté de lui de manière à ce qu'elle ne fasse pas de bruit et à pouvoir s'en servir en cas de pépin jusqu'à atteindre le premier garde corps un tant soi peu conservé pour l'abriter quelques minutes. Aucun tir n'était venu empiéter sur sa progression, ils pensaient avoir neutralisé son équipe et la jungle était trop dangereuse pour être traversée par une équipe d'assaut sans qu'on l'entende venir de loin avec les tirs d'armes automatiques caractéristiques d'une armurerie humaine.

Doucement il fit ses vœux de mariage avec la grenade en passant l'anneau au doigt et en retirant délicatement la goupille de sa fiche. Il se releva, puis arma le bras en accompagnant la jeune mariée de tous ses vœux de bonheur alors qu'elle fut jetée avec toute la force disponible à l'intérieur du cargo alors que des groupes de Jaffa le chargeant étaient à l'intérieur.

"Clink" fut le premier mot de la grenade quand la poignée de sureté fut lâchée par Ivan qui se coucha instantanément à la suite sur son arme et commencer à retourner vers les rambardes en meilleur état et surtout continues pour lui permettre de retourner continuer les combats vers les couloirs, les éparpiller pour les surprendre en petites escouades.

"1"
"2"
"3"
"Toc - 4"
"Toc - 5"


Compta-t-il mentalement
La déflagration résonna dans toute la structure dans un bruit sourd d'espace confiné dans lequel elle venait d'exploser. Il ne fallait pas leur laisser le temps de comprendre et en neutraliser le plus possible pour profiter de l'effet de surprise une fois qu'il aurait atteint l'objectif de la première rambarde.

Il se redressa, épaulant la lance, ne laissant ressortir de derrière le garde corps que sa tête et l'arme pour tirer sur les premières cibles à découvert qui offraient la plus grande chance d'être touchés de plein fouet mais qui pouvaient être en premier sur lui, c'est à dire les gardes en faction. Il savait s'en servir, mais n'était pas un tireur émérite à la lance serpent, tant pis, c'était l'heure du Plan B : Répéter le Plan A jusqu'à ce qu'il fonctionne !
Un blast, qui fut accompagné par sa petite famille furent tirés en direction du premier groupe de Jaffa au niveau de la taille pour au minimum les fixer, puis un dernier, la 5ième roue du carrosse fut tiré en direction de Tocquet pour attirer son attention en guise de "Coucou ! Je vous ai manqué ?"et être sûr qu'il devienne sa préoccupation principale et surtout l'inciter à le capturer vivant !

L'organisation de l'assaut était simple : 3 blasts rapides, un déplacement, 3 blasts rapides, un déplacement. Le tout répété en fonction des tirs subis jusqu'à la première issue de secours, qu'elle soit un sas ou un trou dans la paroi, après bien entendu s’assuré d'être suivi par le plus grand nombre.

La priorité de cible seraient données aux groupes de Jaffas d'assauts qui l'attaqueraient, les tireurs de suppression ne seraient inquiétés qu'en cas d'absence de cibles par des tirs peu précis avec juste un tir au jugé d'une arme passée par dessus l’abri du moment.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Jeu 19 Déc - 21:07

Le lieutenant et le reste de l’équipe évoluait dans les couloirs délabrés du vaisseau.
Comme il s’y était attendu, cette partie avait été évacuée depuis un certain temps et il n’y avait pas la moindre menace en vue. Les hommes, cependant, restaient sur leurs gardes.
Pile-Poil guidait le groupe mais ses pensées balançaient régulièrement vers le solitaire. Elle se reprochait de s’être effacée face au lieutenant, de ne pas avoir lourdement insisté pour changer des plans aussi stupides.
Ils avaient leurs raisons, bien sûr, mais elle refusait de s’y résoudre. C’était comme se condamner soi-même à ne plus pouvoir se regarder dans une glace. Cette partie de leur mission ressemblait davantage à une fuite précipitée plutôt qu’à une manœuvre tactique. L’idée lui laissait donc un goût très amer dans la bouche.

Finalement, après plusieurs minutes, la jeune femme céda à sa propre torture psychologique et baissa littéralement les bras, plongeant le canon de son arme vers le sol.


- C’est de la folie ! Cualquier Cosa !!! On aurait pu faire beaucoup mieux que ça !

Le lieutenant devina tout de suite le sujet malgré sa surdité. Il percevait quelques sons très faibles, parfois de minuscules parties de phrases, ce qui le rassurait un peu plus sur son état de santé. L’équipe s’immobilisa donc dans une salle dévastée, une machinerie et des cristaux répandus au sol en pièce détachée, et Vausel en profita pour s’appuyer contre le mur : il écoutait attentivement, comme si Nhouniez allait ouvrir la voie à quelque chose d’intéressant.

- Je sais de quoi tu veux parler ! Mais il a pris sa décision ! Annonça l’aspirant.
- Il cherche plutôt à se faire tuer, oui ! Elle passa un doigt sous sa gorge en guise de traduction avant de reprendre. On aurait très bien pu s’occuper de cet arbre plus tard !

Le lieutenant tendit l’oreille, gêné par son handicap. Mais Pile-Poil le renseigna efficacement par quelques gestes.

- Tu serais prête à prendre un tel risque ? Et tous les autres innocents…ceux qui sont dans la forêt à attendre qu’on les sauve, tu serais prête à les menacer également ?

La jeune femme y répondit comme elle l’aurait fait pour un défi à mort. Droite, l’arme fermement empoignée, elle fixa son supérieur droit dans les yeux et hocha la tête.

- Digo que : Ça vaut le coup !

Vausel avait du mal à tenir debout, la douleur semblait revenir malgré son anesthésie. Il chercha néanmoins le lieutenant des yeux et lui fît comprendre qu’il soutenait complétement sa camarade. Pour sûr qu’il retournait sa veste. Barrel et ses gars étaient sympas, mais d’un autre côté, il y avait Ivan et Margot à tirer de ce guêpier. C’est ce qui l’importait davantage.
Le lieutenant n’apprécia guère cette dissension. Seulement, les sentiments dont lui faisait part l’équipe ne lui étaient pas inconnus également. Voir Ivan se proposer, seul, face à une opposition parfaitement formée, ne l’enchantait pas.
Il demeura silencieux dix longues secondes pendant lesquels il pesa la balance, interrogea sa conscience et anticipa les reproches qu’Ivan ferait. Puis finalement, il approuva d’un regard conciliant.


- Si tu as été capable de trouver cet arbre, je le serais également. Pars seule, tu seras plus rapide pour rejoindre notre suicidaire.

Le tireur d’élite laissa paraitre sa surprise. Un autre gradé à la place du lieutenant aurait perdu son temps à menacer de cour martiale quiconque ne respecterait pas les ordres. Mais de toute évidence, il se rangeait du côté de la majorité.

- Et ne me fait pas regretter mon choix !

Un large sourire illumina Nhouniez. Elle salua militairement et déclara qu’elle ramènerait « El loco » qu’était Ivan. Un signe de remerciement à l’intention de Vausel puis elle se sauva en quatrième vitesse, retournant sur ses pas.
Le lieutenant se retrouva donc seul, avec un blessé, et sans guide pour atteindre son objectif. Il agrippa son camarade par une épaule puis entama le chemin avec quelques regrets. Une équipe, ça ne se séparait pas aussi facilement.  

Pile-Poil n’avait jamais couru aussi vite de toute sa vie. Elle sautait, escaladait, prenait des risques sur le trajet pour gagner le plus de temps possible. Elle tenta de déduire le chemin qu’avait emprunté Ivan mais peinait à suivre une piste sérieuse. Ce n’est que l’éclat de la grenade puis l’échange de tirs, très lointain, qui lui permit de reprendre la bonne direction.
Dix bonnes minutes plus tard, la jeune femme parvint dans l’arène en passant par une gaine de ventilation. Bien qu’elle échoua à repérer son collègue, elle décida de prendre de la hauteur et veilla à rester parfaitement discrète jusqu’à ce qu’elle puisse se trouver une position de tir. Et une fois fait, la lunette de son fusil lui apporta le reste des informations. Le cœur battant, Nhouniez analysa la situation et remarqua à quel point Ivan se trouvait dans une situation catastrophique.
Les Jaffas s’étaient tous lancés à l’assaut de sa position, jouant de tirs de suppression à la lance Jaffa et de mouvements tactiques pour l’encercler petit à petit, jusqu’à qu’il soit dans l’incapacité d’appliquer ses méthodes de guérilla. Si elle salua la bonne stratégie de son frère d’arme, il ne pouvait plus faire grand-chose contre le surnombre. Son offensive s’était rapidement transformée en défense désespérée. Margot, et la créature qui l’habitait, observait la scène avec le sadisme qui faisait l’apanage de la race.

La jeune femme respira un bon coup puis assura sa position. Elle nota ses cibles, leurs nombres, puis sélectionna celui qui menaçait le plus Ivan. Trop occupé sur l'assaut frontal, il n'avait pas remarqué que l'un des guerriers avait pris un chemin rocambolesque et périlleux pour le surprendre dans le dos. Pile-Poil bloqua sa respiration, elle géra l’horrible tension qui enserrait ses entrailles puis appuya sur la détente. Le silencieux retint la majorité de l’éclat sonore, la balle fusa, puis le haut du crâne de la cible disparut en une mixture informe de chair. Vint ensuite les deux prochains qui maintenaient un feu nourri, depuis une position très bien couverte, pour fixer Ivan. Elle eût le premier au beau milieu de la nuque et faucha le second au visage, lorsqu’il s’était retourné.

Hélas, cette hécatombe se termina trop rapidement. Depuis sa lunette, elle rencontra brusquement le visage de Margot, la croix pointant au milieu de son front, et fût soudainement paralysée par une force invisible. L’espace d’un instant, en croisant le regard de son amie, comme si elle l’avait immédiatement repéré malgré la distance, Pile-Poil angoissa à l’idée d’être mentalement manipulée. A moins qu’elle-même soit infectée par une larve Goa’uld ? Elle retournerait alors son arme contre Ivan…

Mais en réalité, la jeune femme trouva rapidement la raison de son hésitation. Il n’y avait pas de contrôle mental, pas de larve Goa’uld.
Sa personnalité ne lui permettait pas le luxe d’avoir beaucoup d’amis. Et à part le reste de l’équipe, elle ne s’était jamais sentie aussi respectée, en tant que femme, qu’avec l’étrange complicité discrète qu’elle avait partagé avec Margot. Pendant leur instruction, c’était des liens d’amitiés très profonds qui avaient vu le jour. Et c’est seulement maintenant que Nhouniez en prenait toute la mesure.
Son index, alors, cessa de côtoyer la gâchette pour se placer en position de sécurité, loin de celle-ci. Le coup ne partirait pas...

Le regard de Margot qui fixait le sien scintilla et elle hurla quelque chose. Une partie des Jaffas qui tentaient de tuer Ivan tournèrent leurs armes directement sur elle et une volée de blast effroyablement précis vinrent arroser sa position.
Pile-Poil lâcha une plainte en se recroquevillant, la chaleur lui brula les joues, elle décela l’odeur de cheveux brulés mais elle ne ressentit aucune blessure. Et avant qu’on ne puisse la tuer pour de bon, elle roula sur elle-même et quitta sa position sans plus tarder. Elle s’établirait ailleurs, ce n’était que partie remise.

En revanche, pour le parasite, les événements devenaient beaucoup moins drôles. Son escorte prise entre deux feux, elle ordonna de tenir la position jusqu’à ce que le dernier soit mort et s'éloigna sans plus attendre. Elle prit la fuite en utilisant le reste des caisses en guise de couvert puis referma la porte du vaisseau derrière elle. Les combattants redoublèrent en férocité pour éloigner tant Ivan que le sniper. Un moteur se mit en branle, doucement, puis le bruit recouvrit le champ de bataille.

Le parasite s’apprêtait à décoller !
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Jeu 19 Déc - 21:48

La bataille tournait en eau de boudin ! Ca puait pour lui, de toute manière c'était forcément prévu et ses déplacements furent vite fixés par la quantité de tirs qui venaient impacter chacune de ses positions. Il avait beau descendre ceux qui s'approchaient, il en arrivait encore et encore et ceux qui l'arrosaient depuis leur position abritée se faisaient de plus en plus précis et les nombreux assaillants finirent par lui bloquer le passage à quelques pas de l'accès qui lui permettrait de prendre la poudre d'escampette au niveau d'un trou dans une paroi.
Heureusement pour lui, son arme ne tomberait pas à court de munitions et il pouvait tenir longtemps comme ça jusqu'à ce qu'un tir plus précis ne finisse par le toucher, certains inconscients se jetèrent sous son feu en compagnie d'un de leurs petits camarades forçant le caporal à utiliser son arme de poing sur le second qui s'effondra sous les claquements secs caractéristiques que cette arme humaine.
La chaleur des projectiles faisant fondre petit à petit son abris commençait à lui monter au visage pour essayer de faire monter la peur et la pression, mais il restait d'un calme effrayant, une sorte de sang froid qui au final était tout a fait normal dans ce genre de situations : on sait que l'on va mourir et que ça arrivera de toute manière, il n'y a donc plus cet instinct de survie qui vous fait appeler votre mère ou implorer la pitié d'un dieu quelconque et qui permet de se concentrer sur une seule chose : Tenir.

L'équipe d'appuis-feu Jaffa finit par arrêter de tirer, permettant à Ivan de souffler un peu et de mieux cibler ses assaillants, lui faisant temporairement reprendre le dessus, ce fut le changement de cible de la majeure partie d'entre eux qui lui fit comprendre ce qu'il se passait : la gaine d'aération qui se retrouvait le centre de toutes les attentions était certainement occupée par Nhouniez, qui avait la fâcheuse habitude de désobéir aux ordres, habitude qui pour ce coup là elle aurait mieux valut qu'elle perde ! Elle était le guide et le seul soldat valide dans l'équipe d'assaut de Broussier, et même si celui-ci était équipé de Zat et qu'ils avaient déjà neutralisé la plupart des infectés il ne savait pas la résistance qu'ils pourraient croiser dans l'arbre.

Tant pis ! A la base elle serait privée de bière ! Parce que c'était la seule sanction qui marchait réellement sur un soldat !

L'impératrice voyant la situation lui échapper pris la poudre d'escampette à son tour, sa fuite fut accompagnée par un blast de la lance d'Ivan qui s'écrasa sans succès sur la perte qui se refermait, lui faisant cracher un juron bien sentis qui parlait d'un serpent grillé à la broche. Le ronronnement des moteurs de l'appareil commença à recouvrir le bruit de la bataille ou les Jaffas commençaient à se replier pour une position défensive pour éviter que le vaisseau ne se prenne des tirs directs, ils empêchaient certes Ivan de s'approcher et de tirer sur l'appareil, mais maintenant il pouvait se déplacer un peu mieux, jusqu'au premier cadavre qui reçu un blast au niveau de l'abdomen au moment de l'approche. Le courageux guerrier Jaffa avait été le premier à tomber pour son dieu dans l'assaut de test des défenses adverses fournissant une seconde lance à notre Caporal suicidaire. Et puis, ça servait à quoi un tir de lance serpent sur un appareil qui résistait à des blasts lourds de planeurs ?

Une seconde lance ? Pour quoi faire ? Tirer avec une était difficile à cause du poids, alors deux ?! Il les cala contre la rambarde de manière à ne faire sortir que le bout des armes qui étaient côtes à côtes, les pointant vers... Le plafond ! Une partie s'était effondrée rien qu'à l'approche du vaisseau alors avec un peu de chance quelques tirs soutenus sur la structure permettrait de le faire s'effondrer sur le hangars et fixer le vaisseau cargo sous la ferraille ! Le premier tir s'écrasa sur le rebord, faisant glisser un peu de terre dans le vide.

De sa main droite il maintenait les deux détentes des armes en marche pour un tir continu sur la structure afin de la déstabiliser le plus possible, celle-ci tremblant sous chaque impact et libérant de légers débris. La main gauche quant à elle tenait fermement le Five-seven qui avait été rechargé par un magasin complet pour couper court à tout assaut réalisé par les troupes restantes.
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Ven 20 Déc - 0:04

Le tir frénétique d’Ivan n’aurait jamais réussi à abattre le vaisseau cargo. Ni par la chute d’une structure trop affaiblie, ni par impact direct. Le parasite se sentait pleinement en sécurité et veillait simplement à faire passer l’engin dans le goulot. Il était un peu à l’étroit mais rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Dans peu de temps, l’appareil émergerait de la carcasse et disparaitrait dans les airs une fois pour toute.
Or, une véritable masse de végétation, de branchages et de terre vint percuter le cockpit lorsque le support s’écroula. Il n’y eût pas le moindre dégât mais le parasite, surprit par l’obstruction de son champ de vision, poussa un juron en Goa’uld. C’est alors qu’il sentit la volonté de son hôte ressurgir. Hurlant et tempêtant, elle tentait de reprendre le contrôle du corps par tous les moyens possibles. Sa résistance dépassait de loin tous les hôtes que le parasite avait occupé autrefois et il peinait à maintenir l’entrave psychique.
Une rupture survint alors brutalement, laissant à la scientifique le temps de prendre le contrôle de ses mains. C’était juste suffisant. Elle tira en arrière de toutes ses forces pour que les phalanges, au contact de la sphère de pilotage, commandent une brutale marche arrière.
Le vaisseau cargo pencha dangereusement du nez et recula contre la paroi avec une vitesse excessive. L’impact fût d’une telle violence que la caisse se plia sur l’arrière. Les propulseurs cédèrent sous la pression, une détonation retentit, puis le vaisseau perdit brutalement son équilibre.

Du point de vue d’Ivan, on aurait cru que le pilote s’était battu à l’intérieur du vaisseau et n’avait su maintenir les commandes au cours de l’assaut. D’une manière plus symbolique que pratique, c’était effectivement le cas. Le vaisseau ricocha alors contre les parois du goulot comme une bille de flipper, tournoyant et brisant sa coque à chaque impact. Les Jaffas furent prit de panique en voyant arriver la carcasse droit sur eux et tentèrent de s’enfuir. Il était fort probable qu’Ivan ait tenté la même manœuvre.
Une seconde plus tard, le cargo s’écrasa sur le flanc en un fracas terrible. La structure de l’épave poussa un long gémissement sous l’onde de choc, le pont se brisa, et une plaque entière du pont d’envol sombra dans le bassin. Le cargo tenait sur un équilibre précaire.
Les murs se lézardèrent ensuite d’immenses balafres et des tremblements de terre annoncèrent la rupture progressive de l’intégrité de l’épave. Tout, ou une bonne partie des lieux, allaient bientôt s’effondrer.

Les Jaffas quittèrent la salle sans demander leurs restes. Ils devaient probablement estimer que le parasite n’avait pas survécu à l’impact. Néanmoins, malgré le caractère urgent, Ivan ne pouvait pas abandonner Margot s’en s’être assuré de son état. Il fût rapidement rejoint par Pile-Poil, débouchant d’un couloir en face de sa position. Elle tenait son arme devant elle et progressait avec tactique, se méfiant de l’environnement qui l’entourait. La jeune femme jeta un œil à travers le cockpit et ne vit personne. Elle secoua la tête et fixa Ivan, s’apprêtant à lui dire que Margot n’était pas en vue, lorsque sa voix se tût brusquement. Un râle informe vibra dans la gorge de Pile-Poil alors qu’elle se raidissait sous l’effet d’un mal inconnu. On aurait cru une crise d’épilepsie, ses yeux se révulsant et la salive moussant au coin de ses lèvres.
Puis une main munie d’un gantelet énergétique émergea d’une trappe du cargo. Le parasite avait finalement survécu et préparé cette embuscade. S’il ne s’attendait pas à piéger quelqu’un d’autre que le militaire, il n’hésita pas à se dévoiler pour mettre sa victime sur les genoux. Son regard étincelant se posa ensuite sur Ivan.


- Chiens ! Comment osez-vous me défier !!! Gronda la voix du Goa’uld.

Le gantelet émettait une étrange lueur, une influence colorée allant à la rencontre du front de Nhouniez. La pauvre subissait une douleur si atroce qu’elle se tordait dans tous les sens malgré une paralysie musculaire intense.
Cette scène provoqua une réelle satisfaction sur le visage de Margot. Elle déclara alors, toujours sous l'emprise du Goa'uld, à l'intention du militaire :


- Je sais que tu veux me tuer…que tu n’as pas peur de LA TUER. Et elle a peur, tu sais, tellement peur qu’elle serait prête à me garder pour ne pas subir le même sort que ce jaffa que tu as torturé sous ses yeux !

Le gantelet s’éteignit puis, dans le même temps, un puissant revers de main balaya le sniper sur trois mètres. Son corps endolori sursauta sous l’effet d’une douleur continue. Pile-Poil était apparemment en vie mais dans un état déplorable.
Le Goa’uld porta alors sa main jusqu’au cadavre d’un Jaffa proche et empoigna un bâton de torture. La scientifique se retrouva donc en position de combat, le gantelet pointant en direction d’Ivan, et le bâton prêt à l’accueillir par une douleur fulgurante s’il s’aventurait trop prés.


- Lâche que tu es, tu préfères nous tuer tous les deux plutôt que de prendre le risque de me capturer. Je le lis dans tes yeux. Et si, MOI, je ne veux pas mourir ?!? Je te réduirais en morceau !

Puis le gantelet s’activa. Dans quelques secondes, une onde de choc propulsée fuserait en direction du militaire.
Pendant ce temps, les murs continuaient de s’effriter. Il ne resterait plus beaucoup de temps avant l’effondrement complet. Mais dans le dos de l'adversaire, Pile-Poil commençait peu à peu à reprendre ses esprits. Sa main, parcourue par les tremblements, s'avançait déjà en direction de son fusil.
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mer 25 Déc - 2:27

Ses tirs avaient fonctionné ? Peut-être que ca avait été suffisant pour déstabiliser la structure et faire chuter l'arbre au dessus de celle-ci, cependant un petit plus était venu s'y ajouter, comme si un assaillant inconnu à l'intérieur du vaisseau venait de gêner le pilote autant que faire ce peut faisant rebondir l'appareil contre les parois jusqu'à l'endommager définitivement et le forcer à s'écraser dans le hangars, voyant ceci les Jaffas se décidèrent de prendre la poudre d'escampette, préférant visiblement leur vie à leur vilaine déesse pour qui ils étaient prêts à se faire tuer quelques instants plus tôt. Ivan ne put s'empêcher d'en prendre un ou deux pour cible avec la lance qu'il sauva lors du crash pour s'assurer que ceux-ci ne reviendraient pas, le premier se prit d'ailleurs le projectile dans la jambe et le reste du plafond sur le crâne, le second eut simplement très chaud aux fesses quand le projectile d'énergie le frôla.

La poussière du crash commençait à se dissiper, et il était temps de capturer la pilote pour la ramener à la base pour lui faire retirer le vilain serpent du crâne, avec un peu de chance elle serait dans les bras de Morphée et il n'y aurait qu'à la ramasser. Nhouniez s'était approchée du cockpit pour vérifier la présence du corps de Tocquet qui n'y était pas... Cette saleté de serpent commença à torturer Nhouniez en prenant soin de rester hors du champs de tir d'Ivan, s'en servant comme bouclier le temps de la mettre hors combat avant de se retourner contre le soldat avec son petit monologue pour lui faire croire que Tocquet la suivrait sans faire d'histoire. Le crash était la preuve que non ! De toute manière toute équipe d'exploration en formation ou non savait comment se déroulait une occupation du corps. En cas d'impossibilité de sauvetage, il fallait supprimer le serpent coute que coute au dépens de l'hôte et tous avaient signé pour ce sacrifice.

Si seulement ce sale serpent s'était rendu... Ca aurait été 100 fois plus simple ! Non mais quelle garce ! Ivan avait déjà échangé la lance contre son five seven, il avait assez de balles pour la neutraliser. Il lui fallait juste l'ouverture pour le faire, la première balle vint ricocher sur l'énergie du gantelet, au niveau de la paume de la main.

"Tocquet est bien plus courageuse que tu ne le dis et je te ne la laisserai pas !"

Un second tir vint ricocher sur le gantelet lorsque la salve d'énergie vint le froler de près, comme si les mots d'Ivan avaient fait mouche et que la scientifique l'avait dévié, déstabilisant le serpent pour laisser une ouverture à Ivan qui pu faire la troisième tentative. Numéro 3 traversa le cristal du gantelet et la main qui le portait dans un cri de douleur combiné de l'hôte et du serpent, déjà une arme de désactivée ! Il ne lui laissa cependant pas le temps de riposter ou même d'utiliser son bâton que ce soit contre elle même ou contre Ivan que numéro 4 vint se loger dans son épaule indemne. A bourrin, bourrin et demi !

"Rend toi !" Ordonna-t-il alors que le grondement de la structure se faisait de plus en plus fort. "Coopère et tu aura une chance de t'en tirer. Résiste et je te règlerai ton compte !"

Il laissait le choix au vilain serpent ! Pour le moment ! Car oui, il voulait essayer de sauver Tocquet, même s'il fallait qu'il pactise avec ces diables de Tok'ra pour lui retirer ce foutu serpent de la tête. S'il laisserait au dit serpent une chance de s'en sortir ? Ca par contre c'était une autre histoire ! Il vivrait certainement quelques heures de plus le temps de rentrer au SGC et de contacter les autres serpents pour qu'ils lui règlent son compte. S'il n'obéissait pas ? Les choses seraient bien plus simple ! Ivan lui offrirait un voyage au pays des songes pour ensuite le transporter comme un sac de patates.

S'il obéissait et bien... Il fallait espérer que Nhouniez puisse marcher seule pour prendre la fuite... Avec le vaisseau qui s'effondrait la seule issue semblait le gouffre et le lac formé au fond qui leur laisserait une maigre chance de s'en sortir.
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mer 25 Déc - 6:33

Un horrible sourire démoniaque s’étira sur le visage d’ange de Tocquet. Il ne semblait pas avoir été conçu pour ce genre d’émotion, si bien que le rictus devint ridiculement exagéré, presque loufoque. Mais la menace demeurait bien réelle. Les blessures de l’arme à feu n’avaient eu qu’un impact modéré. Là où n’importe quel humain se serait roulé par terre en hurlant de douleur, le Goa’uld persévérait dans la défiance. Aucun signe d’état de choc et l’hémorragie commençait déjà à diminuer d’intensité.
Ivan en avait entendu parler sans en avoir été témoin jusque-là. Mais effectivement, les pouvoirs curatifs des larves rendaient les hôtes particulièrement résistants. Les yeux scintillèrent puis une voix d’outre-tombe gronda d’une terrible agressivité. Cela n’aurait pas effrayé Ivan s’il ne sentait pas un double-sens. C’était une certitude : ce Goa’uld lui réservait une mauvaise surprise !


- Me rendre ?!? Me rendre ! Quelle idiotie ! La vie de ta copine a-t-elle donc si peu d’importance ?!?

Le monstre considéra les gigantesques failles s’ouvrant sur les structures fragilisées. D’énormes blocs chutèrent bientôt tout autour d’eux, envoyant des vagues d’eau s’échouer sur le sol instable.

- J’ai le pouvoir de détruire ce corps à ma guise et m’enfuir dans cette fange nauséabonde. Et c’est ce que je vais faire ! Tocquet leva les bras dans un mouvement théâtral. Contemple ton échec, humain !

Le cœur d’Ivan cogna brusquement dans sa poitrine. Il avait été piégé à son propre jeu. Il ne pouvait pas faire feu sans risquer de tuer son équipière et le Goa’uld, acculé, avait décidé d’en finir une fois pour toute. Il ne survivrait peut-être pas aussi bien qu’il le prétendait mais Margot serait perdue. En son for intérieur, le militaire sût qu’il devait l’empêcher…en vain. L’éclat du regard de la scientifique s’intensifia sous l’effet d’un mal inconnu puis, à l’instant même où la créature aurait commandé l’arrêt volontaire de son cœur, la crosse d’un fusil de précision s’abattit sur son crâne avec une telle violence qu’il se brisa en plusieurs morceaux.
Nhouniez tomba en même temps que Margot, ses bras s’entremêlant dans les siens, espérant amortir sa chute. Mais encore sonnée par la torture qu’elle eût à endurer et manquant de précision, elle s’affala de tout son long et éprouva l’horrible crainte de l’avoir achevé. Tandis qu’Ivan se portait à sa hauteur, la jeune femme colla son oreille contre la poitrine de la scientifique et soupira, s’écartant alors en rampant à reculons.


- Elle respire… Pile-Poil poussa un soupir de soulagement. Ce qu’il pouvait en raconter, comme conneries, ce Goa’uld !

Ivan partit d’un rire nerveux.
Hélas, avant même qu’il ne puisse savourer la victoire, un bloc gigantesque s’abattit sur la plateforme, la transperçant brutalement. Le sol s’affaissa et un violent tremblement les priva d’équilibre. Même l’épave du cargo se retourna sur le ventre sous la puissance de l’impact. L’effondrement coupa ensuite toutes les issues, à croire que l’équipe venait d’être propulsé dans un mauvais film ironique. Les failles s’étaient alors conjuguées pour laisser choir une majorité des parois sur elles-mêmes. Bien rapidement, l’échec s’imposa dans tous les esprits.


- Le…cargo…

Non, Ivan ne rêvait pas. C’était bel et bien la voix de Margot.
Lorsqu’il se retourna vers elle, il fût surpris de la voir consciente, les yeux entrouverts et sans le moindre éclat blanchâtre. Elle s’était exprimée d’une voix faussée par une terrible douleur et son sourire béat se mêlait à celui de la peur.


- Les modules…sauvetage !

Pile-Poil fixa son supérieur, aussi surprise que lui. Elle redressa son amie et l’appuya sur ses épaules en supportant la totalité de son poids. Les dents serrées, luttant contre des forces qui l’abandonnaient déjà, elle hurla pour couvrir le bruit de l’effondrement :

- Miséria ! On a pas le choix ! Allons-y !

L’équipe se jeta à l’intérieur du cargo et grimpa jusqu’aux nacelles de secours. Personne n’aurait su dire s’il ne s’agissait pas d’un stratagème du Goa’uld pour les supprimer une bonne fois pour toute. Mais il n’y avait, de toute évidence, plus la moindre chance de survie par les moyens conventionnels. Margot indiqua les commandes à entrer dans le panneau de contrôle, tardant et butant sur chacun de ses mots, puis on l’installa dans l’un des modules. A cet instant, l’eau du bassin pénétra par la trappe et inonda la cabine sans la moindre retenue. Ivan fût emporté par le courant et, alors que Nhouniez s’échinait à rejoindre son module, il parvint à battre le courant pour entrer la dernière commande. Un compte à rebours s’enclencha puis les portes des nacelles se refermèrent. Ivan eût tout juste le temps de rejoindre la sienne avant que l’eau n’envahisse complétement l’endroit.

Les modules de secours furent éjectés avec violence. Puisque les tubes se trouvaient sous le ventre du vaisseau, ils s’envolèrent à travers le cratère et franchirent rapidement la cime des arbres. Sous l’effet de la gravité, les engins reprirent une chute brutale, déchiquetèrent les branches, percutèrent le sol dans un fracas terrible, puis s’ouvrirent.
Nhouniez et Ivan eurent du mal à s’extirper des cellules. Néanmoins, lorsque ce fût fait, ils parvinrent à retrouver la scientifique. Elle avait sombré dans l’inconscience, son Goa’uld semblait incapable de la sacrifier.
Puis, une dizaine de minutes plus tard, le lieutenant vint à leur rencontre en trainant Torchon dans son sillage. Il souriait de toutes ses dents et ne pouvait s’empêcher de savourer la victoire. L’alpha-1 avait subi des dégâts, enduré de nombreux obstacles, mais ils avaient tous survécu. Ils expliquèrent à Ivan avoir essuyé une offensive de la part de derniers convertis. Mais au final, et malgré les handicaps, l’arbre vivant avait eu droit à un magnifique feu d’artifice l’ayant réduit en copeaux.

C’est ainsi qu’Ivan remarqua alors que tous les arbres de la région avaient perdu leur écorce. Ils se montraient mourants, comme atteint d’une maladie, les cadavres de milliers de créatures à dos d’écorces trônant à leurs pieds.
Dans le même temps, les radios devinrent de nouveau utilisables. Bien qu’on ne voie rien à cause de la végétation trop dense, plusieurs sondes volantes sifflèrent dans les airs. Les positions furent relevées, notées, puis les renforts envoyés. Pour venir les chercher, des cuisiniers avaient rendus leurs tabliers pour prendre les armes. Des serveurs, des secrétaires, des informaticiens et des médecins de la base s’étaient mobilisés dans un mouvement de solidarité pour retrouver l’Alpha-1 et les hommes de Barrel. Dés que le feu vert avait été donné pour la récupération, ils n’avaient pas hésité une seule minute pour monter dans les hélicoptères.
A l’aide de sapeurs et d’ingénieurs, une aire d’atterrissage fût installée puis les évacuations débutèrent. Margot fût encadrée en priorité puis on s’occupa du reste des équipes par ordre de priorité. Et même si Ivan n’avait pas changé d’avis sur l’hélicoptère, il fût rassuré à l’idée que le pilote qui le conduisait en lieu sûr était le même qui avait su le déposer dans cet enfer. Le voyage s’effectua sans encombre et son regard fût témoin d’un rare spectacle de désolation. La forêt entière, si vaste, n’avait plus la moindre écorce. Le mal avait abattu l’ensemble du système et ne s’arrêtait qu’aux abords de la base. Si l’équipe n’avait rien fait, il était fort probable qu’elle aurait été également envahie.

Parmi les brancardiers, le capitaine observait l’atterrissage de l’hélicoptère d’un regard grave. Il laissa les médecins faire leurs boulots et posa une main compatissante sur l’épaule de Torchon, devenu inconscient, lorsque le brancard passa à côté de lui. Il prit toutes les mesures nécessaires à la sécurité de Margot, ordonna que l’Alpha-1 soit traitée le plus vite possible, puis envoya un rapport au SGC.
Tandis que Torchon et le lieutenant se trouvaient sur la table d’opération, Ivan fût examiné et on lui découvrit des côtes fêlées, un nez cassé nécessitant une opération mineure, et le début d’une commotion cérébrale. Nhouniez semblait être la seule à s’en être bien sortie. Mais puisque personne n’était en mesure de prédire les séquelles d’une torture au gantelet Goa’uld, on l’isola et l’observa sur plusieurs jours.
Lorsque les médecins déduisirent que l’état de santé d’Ivan ne présentait plus d’inquiétude, il fût immédiatement débriefé par une commission d’enquête envoyée par le SGC. Ce jour-là, il apprit que les "valeureux" survivants du bastion avaient été rappelés sur Terre et qu’ils avaient tous portés plainte contre l'Alpha-1. Mais, le militaire pouvait en être certain, Barrel n’en aurait pas fait partie…à penser qu’il soit toujours vivant !
De même, on l’informa que Margot avait été envoyée en zone de sécurité maximum au SGC. D’après ces mêmes informations, les médecins contrôlaient la larve goa’uld en l’anesthésiant régulièrement par injection intracrânienne.

Finalement, les membres de l’Alpha-1 furent regroupés, comme par signe de gratitude, dans la même chambre d’infirmerie. On les y consigna pendant plus d’une semaine avec obligation de repos complet. Le lieutenant, quant à lui, récupéra peu à peu son ouïe.
Hélas, le goût de la victoire s’était bien vite estompé. Chacun des membres gardaient en tête l’idée qu’une des leurs était la prisonnière d’un monstre. Et si personne n’en parlait directement, Ivan repéra sans mal les regards anxieux qu'ils s’échangeaient parfois.

Les paroles du Capitaine lui revinrent en mémoire. Et un mot, en particulier, qui définissait parfaitement la situation : Tout ceci n'était qu'une trêve. Une simple trêve avant le retour de la tempête.
Il fallait que les Tok’ras la sauve…mais le voudraient-ils seulement ?

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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mer 25 Déc - 12:49

Il refusait de se rendre, préférant sacrifier l'hôte quitte à essayer de survivre dans la phange et les sangsues en contre bas s'il réussissait à s'en sortir. Il fallait se rendre à l'évidence, il tuerait Tocquet et exploser ce genre de bestioles avec un pistolet était l'équivalent de tirer sur une cible invisible de quelques centimètres... En gros sans arme automatique en rafale il ne pouvait pas l'avoir efficacement. Tant pis, il essayerait tout de même, il ne laisserait pas cet enfoiré s'en sortir. Heureusement il n'eut pas le temps que le geste de salut vint de Nhouniez en offrant un voyage au pays des songes pour le vilain...

[...]

Le débriefing se déroula comme à son habitude, un compte rendu et les explications des décisions prises qui ne plaisaient certainement pas à des instances supérieures avec des tubes à essais ayant portés plainte. Ivan se proposa de faire justifier la plainte en allant leur casser la figure un par un pour avoir laissé se faire massacrer les hommes de Barrel en ne faisant strictement rien pour les aider avec un petit rictus ironique qui lui valut quelques douleurs aux côtes. Mais c'était tellement drôle !

Finalement, ils furent consignés à l'infirmerie pendant une longue semaine pendant laquelle Ivan avait faillit devenir fou. Notre cher Caporal-Chef avait profité de l'inaction des gardes, qui comprenaient le besoin de prendre l'air pour s'échapper et ramener aux valides quelques bières "volées" - ou plutôt offertes gracieusement par le chef popote - à la cantine pour tenir sa promesse. Il se permit même une dose d'humour avec Nhouniez en cachant la bière destinée à la sniper et avec un faux air sérieux "Privée de bière pour avoir désobéit à un ordre." puis à lui placer l'objet tant convoité dans les mains après s'être moqué de son air déconfit ce qui avait eut pour effet de détendre l'atmosphère.

[...]

La suite des évènements fut plutôt... tendue ! Oui, il s'était mis en tête de libérer Tocquet du vilain serpent. On lui refusa tout d'abord l'entrevue et le fait de repartir en mission à cause de son état de santé, qui malgré le fait qu'il ne soit plus préoccupant nécessitait du repos. Tant pis, il profita donc de ce "fameux repos" pour emmerder autant que faire ce peut son monde jusqu'à obtenir gain de cause en harcelant littéralement toute la hiérarchie à tous les échelons auxquels il avait accès. Autant dire : quasiment tous allant jusqu'à s'inviter dans les bureaux des officiers accessibles seulement sur rendez-vous.

Si les Tok'ra refusaient ? Les mettre au pied du mur ne le dérangeait absolument pas en leur ramenant le serpent de Tocquet directement chez eux pour leur forcer la main. Après toutes les missions de merde ou ils avaient été envoyés pour nettoyer le bordel laissés par leurs soi-disant alliés ils leurs devaient bien ça ! Bien entendu, avec le sens de la diplomatie d'Ivan, les négociations se feraient certainement en cassant la gueule du serpent réfractaire jusqu'à ce qu'il change d'avis, mais ça il ne le précisa pas dans l'argumentaire. La chose sur laquelle il insista lourdement et longuement étaient le nettoyage que les équipes SG faisaient derrière les Tok'ra.

Et surtout : plus vite ils partiraient et plus vite Tocquet pourrait s'en remettre et retourner en service opérationnel.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission 92] La Trève   Mer 25 Déc - 19:03

[Fin du RP]
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