La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 [Duo] L'aux-san

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Rebecca Guerin
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MessageSujet: [Duo] L'aux-san   Mar 18 Sep - 21:16

C'était une mission de routine...une simple mission de routine.
C'est ce qu'ils avaient dit...ils nous l'avaient dit !!!

Je n'aime pas les forêts. A chacune de mes missions, je n'ai cessé d'y rencontrer des dangers. C'est peut-être simpliste comme idée mais je ne peux m'empêcher de ressentir de l’appréhension à chaque fois que j'entends ce mot. Les arbres sont gigantesques, les buissons presque impénétrables. Et il est impossible d'être discrète sur ce saleté de lit de feuillages. Les brindilles craquent, comme des alarmes qui hurlent ma position.

J'ai envie de pleurer. Je crois que je le fais mais trop choquée pour m'en rendre compte. A fuir comme je l'ai fais, je me suis perdue au milieu de ces bois. Là-dedans, tout se ressemble. J'ai l'impression de découvrir de nouveaux sentiers et de retrouver sans cesse des repères anciens. Vraiment perturbant. Pourtant, les formateurs du SGC nous avaient appris à nous orienter. Mais là, ici, c'est impossible. Même un labyrinthe serait plus facile à traverser.

J'ai vomi. L'odeur du sang, en grand quantité, m'indique que je suis dans la bonne direction. D'ailleurs, il y a des impacts de balles et de lance-serpent partout. Les arbres portent d'horribles stigmates et certains ont même disparus. D'autres fument, émettent une odeur de charbon. Puis la végétation se désépaissit à mesure que j'avance. L'horreur me submerge brutalement, au point que je plaque mes mains contre ma bouche pour m'empêcher de hurler. Mon équipe, elle est là, par terre, au milieu d'une trentaine de cadavres Jaffa.

Les larmes glissent sous mes doigts, ma bouche s'entrouvre en un rictus muet. Je sens mon visage, décomposé, devenir de la même couleur que ce lac de sang. Mort ! Ils sont tous morts ! Je les ai abandonné ! En m'approchant, ployant sous le poids de la honte, je me porte à la hauteur du premier cadavre. Il était sympa avec moi celui-là, il m'avait offert un verre et promit de me protéger sur le terrain. Je le soupçonnais d'une drague très maladroite mais il avait tout de même un bon fond.
Quelle horreur...

Un tir de lance serpent l'avait atteint en plein visage. Le coup l'avait rendu méconnaissable, la partie avant de son casque encastrée et fondue sur le trou béant qui remplaçait sa séduisante figure. Seul ne restait que sa bande patronymique, couverte de ses fluides et des restes de sa cervelle. Il y en avait aussi sur le M16 qui gisait sur le coté. Je répugnais à le défaire de son arme, j'en tremblais furieusement. Mais pourtant je savais que j'y étais contrainte. On nous l'avait dit, rabaché, l'importance de récupérer les armes pour se défendre. Mais quoi donc ?
Ma vie ? Quelle valeur avait-elle après cet acte odieux ?

Soudain, un mouvement, un bras qui se lève légèrement.
Tout en poussant une plainte, je me suis jetée sur lui, agrippant sa main fermement. J'espérais que la force que j'y mettrais le maintiendrais en vie. J'en avais besoin. C'était le tireur d'élite. Son arme l'avait protégé en partie puisqu'un tir l'avait brisé en deux. Son bassin et une bonne partie de son abdomen avait reçu les débris surchauffés.


- Je t'en prie, ne meurs pas ! Ne meurs pas !!!

Mais sa main alla agripper mes cheveux avec une force impressionnante, trop pour un être humain. J'ai poussé un cri d'effroi à la lueur qui éclairèrent les yeux de mon ancien compagnon. La larve d'un jaffa lui avait sauté dessus en espérant survivre. Et à présent, je représentais un modèle de choix, un taxi pour cette horrible chose. J'ai tiré autant que j'ai pu, tant par l'énergie du désespoir que celle d'une terreur sans limite.
Un étrange souvenir me revint alors que des membres d'équipes blaguaient sur les Jaffas, les rabaissant par ironie. Mais en vérité, ils étaient si dangereux que la simple mention de leur genre me faisait frémir. Je vous laisse donc imaginer ce que me faisais la bouche entrouverte de mon ancien camarade qui visait ma nuque.

J'ai tiré encore plus fort, me suis servit de mes jambes comme d'un levier.
La douleur a été horrible, mais au final, je suis parvenue à me dégager en lui laissant une bonne partie de ma chevelure. Haletante, au bord de la crise cardiaque, j'ai récupérer le M16 et me suis redressée. Je ne pouvais pas tirer un coup de feu, je rameuterais tout le monde. Alors j'ai frappé avec la crosse en fermant les yeux. J'ai serré les dents à me les briser, mêlant quelques sanglots dans l'effort, surtout lorsque la voûte crânienne céda en un bruit horrible.

Morts...tous morts...
J'étais dévorée par la trouille, seule, à la merci des Jaffas. Mes efforts pour vérifier le pouls de tous, même les plus abîmés, demeuraient vain. Il n'y avait plus personne pour m'aider, me dire ce qu'il fallait faire. Plus personne pour me rassurer, faire preuve d'optimisme. Que des cadavres en uniforme du SGC. Mon Dieu...

Je n'ai cessé de sangloter en leur enlevant plaques et équipement. J'ai juste pris de quoi manger, quelques munitions puis je suis repartie. Avant qu'ils ne disparaissent de ma vue, j'ai fais demi-tour pour faire face au carnage, et après une longue prière, ai murmuré :


- Je vous demande pardon mes amis...pardon...

Mais ils ne me répondraient pas.
J'ai marché longtemps. J'espérais rejoindre la Porte des Étoiles, me persuadant qu'elle ne serait pas gardée. Ce n'était qu'illusion mais cela m'aidait à avancer. Évidemment, bien avant que j'y parvienne, le nombre effrayant de patrouille Jaffa m'obligea à faire demi-tour. Ils étaient tellement nombreux maintenant. On nous avait promit une forêt vierge, une mission tranquille...
Ils sont morts....morts...

J'ai marché, je n'ai pas cessé.
De la distance, un maximum de kilomètres devait me séparer de ces monstres. J'aurais traverser mer et continent pour ne plus en voir un seul, quitte à ne plus jamais revenir sur Terre et finir en ermite. Au bout d'un instant, j'ai été forcée de m'arrêter. Il faisait nuit et je me suis terrée dans une minuscule grotte, comme un animal. Apeurée, à l'étroit et dans le froid, j'ai prié pour que tout ceci ne soit qu'un rêve. J'ai espéré, trop espéré, que ce ne soit que mon esprit devenu fou. Mais la réalité était toujours là. Le sommeil m'a emporté bien trop vite pour que je ne puisse m'en rendre compte et j'ai cauchemardé comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Même ceux de ma dernière mission me semblaient bien moins effrayant. Là, j'ai hurlé, de tout mon être, jusqu'à ce qu'il n'y ai plus d'air dans mes poumons.
Parce qu'au terme de mon cauchemar, une évidence s'était jeté sur moi pour déchiqueter ce qui restait de mon estime personnelle. Il manquait quelqu'un ! J'avais oublié une personne, la plus chère à mon cœur. Elle avait été probablement emportée au terme de la bataille puisque je n'avais pas trouvé son cadavre. Prisonnière, peut-être.

Mon cœur s'est gonflé d'espoir, en même temps que l'appréhension. J'avais l'occasion de me racheter, ne serait-ce qu'un peu, de ce que j'avais fait. Mais je n'étais qu'une petite infirmière, une stupide aux-san perdue dans les bois. Mais Elle, j'y tenais tellement...je ne pouvais pas lui faire ça. Pas ça. Ne pas lui tourner le dos à Elle aussi.
Alors au petit matin, lorsque j'ai contemplé les plaques militaires en refusant de croire en leurs morts, je me suis promise d'aller la chercher. Où qu'Elle puisse être, quoi qu'ils lui fassent, j'en faisais le serment. A en perdre la vie s'il le fallait. Mais je ne pouvais pas l'abandonner elle aussi.
C'est pétrifiée par la peur que j'ai quitté ma cachette, d'une démarche incertaine, pour avancer vers le nord. Ça me semblait la meilleure direction. Je n'avais plus que cette idée en tête, même si je ne rêvais que d'aller me terrer à cent mètres de profondeur.

Non ! Ils n'étaient pas tous morts...


Dernière édition par Rebecca Guerin le Ven 14 Déc - 14:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Duo] L'aux-san   Mar 25 Sep - 14:43

La nature est cruelle, elle me déteste.
Toutes les plantes qui ont poussé sur cette terre l’on faite dans l’unique but d’entraver mon voyage, signaler ma position, si ce n’est me faire mourir dans une crevasse dissimulée. Comment pourrait-il en être autrement. Une conspiration, oui. Tout contre moi, pour m’achever dans le désert de verdure. J’en ai assez de cette forêt. J’ai passé mon temps à me perdre.
D’ailleurs, l’espoir que je nourissais de trouver ma camarade avait presque disparu. Comment une simple petite aux-san à la noix pourrait la tirer d’un endroit inconnu bourré de jaffas ? C’est impossible, pas seulement du suicide, mais irréalisable.

Je ne sais pas depuis combien de temps je tourne en rond. Suffisament puisque mes muscles subissent l’assaut de crampes. Mes traits sont tirés, et la chaleur émanant de mon front trahit l’épuisement. Déjà à bout, sans l’ombre d’une piste.
Cette saleté de forêt recouvre un terrain tellement accidenté qu’on la prendrait pour la jungle amazonnienne. Je gravis et dévale sans cesse d’énormes rochers, des buttes et des bosquets. Parfois, lorsque j’ai de la chance, il me suffit d’écarter quelques petites touffes de feuillage pour progresser. Et d’autre, de lourdes branches de sapins entremélés. C’est un mur d’épine qui demande beaucoup de force. Trop d’efforts pour quelques petits métres dans la désorientation totale.

Mais finalement, au moment où je m’apprétais à m’autoriser une pause dans un renfoncement rocheux, j’ai entendu du bruit. Des éclats de voix. J’ai d’abords eu peur, craignant d’être découverte. Mais en me figeant, concentrée sur les sons qui me parvenaient, j’ai déduit qu’ils étaient lointain. Peut-être une patrouille. Mais connaissant les habitudes des Jaffas, c’était peu probable. Claquer des pieds en produisant un martellement métallique leur plaisaient bien plus, généralement, que la discrétion que les Tau’ris adoptaient. Je me suis donc approchée le plus silencieusement possible. C'est-à-dire en faisant un boucan monstre sur les branches séches et chassant d’étranges oiseaux à queues longues dans le ciel.
L’épaisseur de la végétation s’estompait progressivement pour un espace un peu plus découvert. On y trouvait une ferme cernée d’enclos en bois. Des bovins monstrueux, faisant passer nos vaches laitières pour des cloportes, gisaient dans des marres de sang. La chaumière, juste dérrière, grinçait sous l’effet d’un important brasier. Une grande colonne de fumée noire, d’ailleurs, s’élevait vers la voute céleste.
Evoluant au mieux de mes capacités, j’ai trouvé une bonne cachette. Un trou de combat au naturel qui m’octroyait une bonne visibilité en même temps qu’une couverture acceptable. Devinant du mouvement un peu plus loin, j’ai rapidement trouvé mes jumelles et me suis mise à observer la scéne qui se déroulait plus bas. Il y avait quatre Jaffas. L’un maintenait fermement le poignet d’une femme terrifiée, probablement la mère de famille, tandis que les autres faisaient aligner les enfants à coups de bottes. La femme hurlait dans une langue inconnue. Mais il ne fallait pas être devin pour comprendre qu’elle lui suppliait de leur laisser la vie sauve.

Une fois encore, des éclats de voix s’élevèrent. Le bourreau semblait poser des questions dans le dialecte Jaffa. La pauvre secoua négativement la tête, inondée de larmes, puis son hurlement se méla aux tirs des lances Jaffas…et des cris d’agonie des pauvres petits. J’en dénombrais trois, pas plus vieux que la quinzaine, abattu sans la moindre pitié.
Le bourreau ne s’arrêta pas là. Maintenant son emprise sur sa victime, son casque serpent se scinda pour faire apparaitre une réplique conforme de Tara’c. Même froideur sur l’expression de son visage, même intensité du regard…mais loin d’être aussi gentil. Moi qui l’imaginait toujours du coté de la justice, j’avais un mal fou à maintenir mes jumelles. Je ne révais pas, c’était bien lui. Son étreinte se ressera progressivement, poussant le hurlement de la jeune femme crescendo, jusqu’à ce qu’un claquement sec vienne rompre les os de sa main. Il fût soudain, abrupt, et assez sonore pour que je l’entende distinctement.

Tara’c…

Etait-il passé à l’ennemi ? Lui avait-on fait quelque chose ?
Je venais à me poser la question de savoir s’il avait fait partit de notre équipe lors de cette mission. Mais un énorme trou noir remplaçait l’information. A croire que j’étais incapable de me remémorer quoique ce soit le concernant. Mon souvenir le plus vieux m’amenait à lui offrir un costume pour la fête qu’avait organisée Mickaëlla à noël. Et là encore, ma manie d’en faire trop s’était tout de suite ressentie, me plaçant dans l’embarras.

Seulement, l’embarras devenait le cadet de mes soucis. Si Tara’c avait changé son fusil d’épaule, j’allais avoir un sérieux problème. Sa réputation sur ses capacités de combat et ses sens aiguisés n’étaient plus à refaire. J’avais tout interêt à m’éclipser tout de suite. Hélas, alors que je l’observais encore avec mes jumelles, il me semblait que son regard se leva vers moi. J’ai immédiatement quitté mes optiques pour m’écraser sur le sol. Non ! Il ne pouvait pas me voir d’aussi loin ! Impossible ! A moins qu’il ne s’agisse de son instinct de combattant. Je jouais avec le feu, je ne le savais que trop bien, mais je me suis légérement redréssée pour recommencer à regarder. Mon doigt poussa la roulette, effectuant un zoom et là encore, il me semblait que nos regards se croisaient.

Mon cœur a bondi. Il n’y avait plus de doutes possibles à présent, il m’avait bel et bien repéré. Le sentiment mélangeant la camaraderie et le danger que cet homme représentait était très destabilisant. Mais au-delà de tout ça, je ne voulais pas prendre la place de cette femme, atterir entre ses mains pour me faire briser tous les os. Alors j’ai tourné les talons. J’ai essayé de partir en faisant le moins de bruit possible…en vain.

Un nouvel éclat de voix à fendu le silence et l’instant d’après, un projectile Jaffa percuta un tronc d’arbre. La déflagration faillit me rendre sourde d’une oreille, disloquant l’écorce et faisant jaillir une pluie de terre et de verdure broyée. Cette terreur, que j’avais mise si longtemps à chasser, me tortura au point que je luttais pour me déplacer.
A plat ventre…aussi fragile qu’un vers de terre…

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Tara'c

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MessageSujet: Re: [Duo] L'aux-san   Ven 14 Déc - 13:18

Pitoyables humains, cette abomination de l’univers qui proliférait comme des cafards et qui même en esclavage n’étaient pas d’une grande rentabilité, autant dire que ceux qui se mettait en travers de la route de Tara’c en seraient balayés à jamais. C’était une fois de plus le cas pour une femme et sa progéniture, cette pauvre folle n’ayant pas jugé bon de répondre aux attentes du jaffas dirigeant son unité de sauvages guerriers, elle ne serait pas la première, loin de là, à le payer de sa vie après moult souffrances, à commencer pas voir les siens mourir avant de subir le même sort.

Après cette récréation qui ne se révéla qu’être une perte de temps, l’instinct du prédateur fit que Tara’c regarda fixement au loin, un endroit bien précis d’où lui parvenait la bonne odeur de la peur et plus précisément celle reconnaissable de sa proie, ainsi donc cette dernière attendait son bourreau pour la soulager de sa misérable vie, elle comprenait que fuir ne servirait à rien à part amuser ses poursuivants. Dès lors il indiqua à ses trois sbires ce qu’il attendait d’eux pour le dernier acte de cette chasse à l’homme ou plutôt à la femme blonde d’un groupe de combattants de la Tau’ri, puis il referma son casque à l’effigie du taureau (HRP : ce n’est donc pas un casque serpent mais un casque taureau pour les guerriers de Moloch Wink ) avant de se mettre à marcher à bonne allure alors que les trois autres jaffas se dispersaient de part et d’autre de lui dans un mouvement beaucoup plus rapide, il était clair qu’il les avait envoyé pour encercler celle qui était leur objectif.

Pourquoi se presser quand on peut faire durer le plaisir ? Certes pour ne pas faire attendre trop longtemps le tout puissant Moloch mais dans sa grande bonté, il avait accordé plus de temps que Tara’c n’en jugeait nécessaire pour mettre la main sur la terrienne. Et puis la technique d’encerclement voulait que celui qui avançait en ligne droite vers la cible mette plus de temps pour que les autres puissent prendre leurs positions dans ce qui serait plus un carré qu’un cercle.

Le leader jaffa prit même plaisir à s’adresser verbalement à la fuyarde pour la torturer mentalement sur un choix à faire :

« Tau’ri, reste où tu es et je t’épargnerai, cherches encore à fuir et je te détruirai ! »

Le tout étant dit d’une façon froide et sans hésitation, relayé à travers le casque par un système d’interphone de conception Goa’uld qui ne déforme pas la voix. L’excitation de cette chasse n’était donc qu’intérieure pour le tatoué qui espérait bien que la femme prolonge le jeu, ce dernier n’en serait que plus intéressant et les conséquences plus savoureuses.
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Rebecca Guerin
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MessageSujet: Re: [Duo] L'aux-san   Ven 14 Déc - 15:28

Mes oreilles sifflaient encore lorsque Tara’c avait parlé. Et quand bien même je l’aurais entendu, j’étais bien trop horrifiée pour le croire. Rien qu’en fermant les yeux, l’image de cette femme et de la peur qui déformaient ses traits ne cessait de revenir comme une fatalité. Il avait ordonné la mort de cette famille, l’air de rien. Un tel détachement, cette froideur extrême, criminelle, ne l’en rendait que plus terrifiant. C’est parce que je me souvenais avoir partagé certaines de mes missions avec lui, de l’avoir connu malgré le peu qu’il se laissait offrir, qu’il m’apparaissait bien plus terrible que n’importe quel jaffa en faction sur cette planète.

En bonne poire et nouvelle arrivante que j’étais, je lui avais offert ma confiance en minimisant son passé et les nombreuses rumeurs qui circulaient à son propos. Après tout, si le SGC et Mickaëlla l’avait accepté, c’est qu’il avait été capable de prouver sa fiabilité. Etait-ce pour mieux nous infiltrer ? Avait-il amené notre équipe sur cette planète afin de la faire tomber dans une embuscade ?
Tout se mélangeait dans mon esprit.

Je me suis donc redressée à grands risques et périls puis j’ai repris la course. Je me suis sentie pousser des ailes alors que je franchissais les feuillages à toute allure. Subitement, l’épais couvert végétal que je maudissais temps il y a à peine deux minutes me convenait à présent. J’avais l’espoir ridicule de semer mes poursuivants en me trouvant une bonne cachette. Peut-être au sommet d’un arbre, à l’intérieur d’une grotte ou sous les branches de l’un de ces arbres.

Quelle idiotie…

J’étais tant préoccupée par ce que Tara’c pourrait me faire que je n’ai même pas réalisé mon absence de logique. Je n’avais aucun but, aucune tactique et pas la moindre idée de l’endroit où je me rendais. Je me suis contentée de courir de toutes mes forces jusqu’à ce que mes poumons soient en feu. J’ai bondi sur les rochers, les ai descendus sur le derrière, me suis retrouvée à escalader, ramper. Mais tous ces efforts pour quoi ? Une centaine de mètres ?

Au moment même où je m’apprêtais à croire en ma réussite, je l’ai vu. Un jaffa se tenait sur le rebord d’un éperon rocheux, telle une figure de proue. Appuyé sur sa lance comme l’aurait fait n’importe quel grand guerrier faisant montre de sa prestance, il baissa sur moi un regard lourd de menaces. De sa simple main, il guida l’extrémité de son arme et fît feu. Une boule de plasma traversa les bois à une vitesse infernale pour venir exploser devant mes pieds. Le souffle me déséquilibra. J’eus l’impression d’avoir reçu des éclats dans les jambes, m’apprêtais à retrouver mon uniforme transformé en passoire, mon sang s’y déversant à flots. Mais en réalité, les quelques gouttes que mon regard terrifié découvrit provenait d’un serpent réduit en charpie.

Sans comprendre pourquoi cet homme m’avait évité un sévère empoisonnement, j’ai tourné les talons et me suis enfuie de nouveau. Cette boule de plasma allait probablement interrompre ma vie de façon radicale puisque la manœuvre du Jaffa, succès s’il en est, m’avait renvoyé pile dans les bras de Tara’c. Je me suis entendue hurler. A vrai dire, il me semblait qu’une inconnue à la voix plus grave et bien moins douce l’avait fait à ma place. L’énorme tête de taureau en métal donnait une dimension encore plus incroyable au piège dans lequel je venais de tomber.

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MessageSujet: Re: [Duo] L'aux-san   Ven 14 Déc - 19:11

Le bruit du tir d’une lance indiquait que la cible était rabattu tel du gibier et non abattu car les jaffas devait la prendre vivante, ce que bien sûr elle ignorait et était loin de pouvoir imaginer tant Tara’c avait du la mettre à l’aise quand à son sort puisqu’elle avait fait le mauvais choix.

Le tatoué dans son armure n’avait plus qu’à la cueillir sans ménagement, de son bras qui ne tenait pas son arme il agrippa l’avant bras de cette femme blonde et le serra pour qu’elle ne puisse lui échapper, tant pis si elle avait mal, ce ne serait que les prémices d’une séance de tortures. Soudainement, alors que les trois autre jaffas rejoignaient leur chef de meute, ce dernier fit un mouvement brusque pour déséquilibrer Rebecca qui se retrouva vautrée sur l’herbe qui tapissait le sol alors que le casque de taureau s’ouvrait et que le trio de guerriers semblaient être intéressés pour faire sa fête à cette femelle humaine. Pourtant, Tara’c annonça la couleur en Goa’uld et la sauterie fut annulée, les trois gaillards s’éloignèrent pour disparaitre dans la végétation des alentours, ainsi elle restait seule avec le mâle dominant, était-ce mieux ou pire ?

« Ne bouge plus Tau’ri ou je n’aurai aucun scrupule à te briser les jambes et à te laisser entre les mains de mes frères ! »

Voila qui était clair sur le fait qu’il voulait qu’elle reste en place sans quoi ce serait sans doute pire pour elle que la mort. Après avoir retiré complètement le casque et l’avoir posé au sol, Tara’c s’approcha du membre de SG1 et posa un genou à terre pour venir caresser ses longs cheveux et lui parler à voix basse.

« Vous voyez Rebecca Guerin, vous n’êtes plus la seule à avoir trahi l’équipe, c’est grâce à vous si on en est là… D’ailleurs je crois qu’ils tiennent à vous remercier… »

Des buissons sortirent les enfants et leur mère, il marchaient à la façon des zombies en ne cessant de dire que la jeune femme était responsable de ce qui leur était arrivé un peu plus tôt, sans elle cela ne se serait pas produit. Ajouter à la recette le sourire narquois du tatoué et le tout devait avoir l’air indigeste pour celle qui vivait un cauchemar dans son cauchemar. Il ne lui en fallait pas moins pour paniquer un peu plus et de se mettre à reculer à même assise sur le sol, faisant se relever le jaffa qui la regarda faire, sa peur était jouissive et il profitait du spectacle comme d’une vengeance personnelle.
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Rebecca Guerin
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MessageSujet: Re: [Duo] L'aux-san   Mar 18 Déc - 13:07

Je ne savais pas si je vivais un cauchemar mais il me semblait bien réel. J’aurais voulu pouvoir me réveiller d’une gifle bien sentie, sursautant dans les draps me recouvrant, puis reconnaitre le plafond si sombre de mes quartiers. Je me serais alors rappelée être dans le SGC, me serait rassurée de cette idée, avant de quitter mon lit pour trouver refuge dans le mess. Au lieu de ça, je me retrouvais propulsée sur le sol alors que les Jaffas, dont Tara’c, m’encerclaient. J’ai compris la signification de leurs étranges regards après quelques secondes. L’idée de passer entre leurs mains me glaça d’effroi. Inconsciemment, je déduisais d’avance ma réaction : je préférais tout simplement mourir avant, quitte à me suicider s’il le fallait.

Ma main s’est instinctivement portée sur mon couteau et il me semblait que l’un d’eux, devinant la résistance que j’allais opposer, m’y invitais d’un grand sourire. Cependant, Tara’c les chassa avant qu’ils ne me sautent dessus. Allongée sur le dos, j’ai posé sur lui un regard qui trahissait ma surprise. J’espérais qu’il soit subitement pris d’un éclair de lucidité. A moins qu’il ne s’agisse d’un signe pour m’indiquer qu’il jouait double-jeu.
Alors qu’il laissait ses doigts courir sur mes cheveux, toutes mes pensées se mélangèrent. J’étais confuse, ne savait plus quoi dire.


- Tara’c. Qu’est-ce que vous faites…

Mais je n’ai pas eu de réponses. Il m’accusait ouvertement d’avoir également trahi l’équipe, d’être comme lui en quelque sorte. J’ai négativement secoué la tête en refusant cette idée. Et pourtant, l’image de moi-même m’enfuyant en laissant mes équipiers SG dans la bataille ne cessait de me tourmenter. En avait-il été témoin ?
C’est au même moment que tout soupçon de réalisme pris la poudre d’escampette. La famille que j’avais observée s’était relevée et m’incriminaient de leurs maux. Ils avancèrent lentement mais en conservant une certaine souplesse. En peu de temps, ils me tournèrent autour comme des charognes. On les aurait crus affamés. Ils n’avaient pas besoin de vivres ou d’eau. C’est du sang qu’ils souhaitaient, se repaitre de ma mort. Je n’avais aucun moyen de lutter. Me redressant sur mes jambes, j’ai rapidement repéré le M16 que je transportais. Il était hors de portée et, pire, derrière un Tara’c au visage diabolique.


- Aidez-moi Tara’c.Lui demandais-je presque suppliante. Vous ne pouvez pas avoir oublié tout ce que vous avez vécu avec nous. Il doit…il doit bien rester votre bonté et votre morale quelque part, au fond de vous.

Mais de toute évidence, mes suppliques tombaient dans les oreilles d’un sourd. Mon ancien équipier se gargarisait de mon état de faiblesse. Il se délectait littéralement de toute la peur que je pouvais ressentir. J’étais dépité, anéantie de voir ce qu’il était devenu. Et je crois bien que mon regard, s’il laissait toujours paraitre ma panique, lui faisait également part de la pitié que je nourissais à son égard. Il allait retourner dans l’aveuglement fanatique qui avait été le sien autrefois.
J’ai ouvert la bouche pour lui demander s’il comptait vraiment me tuer. Hélas, la mère me sauta sur le dos avec la ferme intention de m’arracher l’oreille avec ses dents.


- Ah ! Tara’c !!!
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MessageSujet: Re: [Duo] L'aux-san   Dim 30 Déc - 13:52

Chaque supplication de la jeune femme était un plaisir personnel pour le jaffa qui était spectateur de la torture morale et bientôt physique assenée par ce qui pouvait paraitre être des morts-vivants.

Décidément elle ne pouvait la fermer, mourir dignement sans constamment divaguer sur un passé imaginaire du tatoué qui la regardait sans le moindre trait de compassion, non il avait les bras croisé et laissait faire ses sbires revenus tout droit des limbes d’Anubis.

Pourtant, au moment ou un combat de femmes s’annonçait des plus sauvage bien qu’il n’y ait pas la boue nécessaire pour en augmenter l’attrait, Tara’c d’une voie ferme lança un :

« Ca suffit ! »

Voyant qu’il n’y avait pas de résultat à sa demande qui était un ordre, il s’approcha et attrapa la mort-vivante par l’entournure du col pour la redresser dos contre sa poitrine et lui briser la nuque. Elle avait beau être déjà morte selon ce qu’avait pu voir Rebecca et malgré cela, le résultat fut que poussière elle devint, ce qui ne fut pas du goût de ses mioches qui s’attaquèrent aux jambes du jaffa mais d’un coup de bras violent, leurs têtes valsèrent loin de leurs corps et comme pour leur mère, ils disparurent dans un voile noirâtre retombant sur le sol.

« Bonté… Morale… Qui es-tu pour croire que je pourrais avoir ces défauts ? Ne réponds pas, je me fous de tes histoires… Et ne crois pas que si je ne te touche pas comme mes frères voulait le faire, c’est que je ne veux pas me souiller de ton impureté, n’y vois donc pas un signe de faiblesse de ma part, ce serait une erreur fatale ! »

Au moins sur un point le membre de SG1 pouvait être rassuré, elle ne serait pas violée, en tous cas pas par Tara’c et donc pas dans l’immédiat. Après il ne fallait sans doute pas espérer guère plus comme bonne nouvelle, le jaffa fit un premier pas vers Rebecca encore assise au sol, elle allait bientôt connaitre la suite du programme à moins que le destin en décide autrement…
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Rebecca Guerin
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MessageSujet: Re: [Duo] L'aux-san   Mer 2 Jan - 18:14

J’ai vu, ébahie, la disparition soudaine de ces choses. Les corps s’étaient disloqués, tombés en poussière, sous les coups de Tara’c. La situation ne cessait de perdre de son réalisme, comme si je devenais complétement dingue. Je secouais la tête, incapable de comprendre ce qui m’arrivait, alors que mon ancien équipier dénonçait ses nouvelles valeurs comme des défauts.
Mais que lui était-il arrivé ? Pourquoi réagissait-il ainsi ?
« Ce n’est qu’un rêve, un mauvais cauchemar » ne cessais-je de penser. Mais en attendant, le regard mauvais de Tara’c et ses intentions, elles, étaient bien réelles.

Je cédais peut-être à la panique, certes, mais je n’étais pas morte. L’homme que j’avais considéré jadis comme un ami ne m’avait pas tué. Il s’amusait avec moi, c’était évident, mais pour une raison que j’étais incapable de comprendre. J’ai rampé sur le dos alors qu’il me parlait, un peu plus sur le côté, trahissant mon envie d’aller récupérer le fusil d’assaut que j’avais laissé tomber. Je m’attendais à ce que Tara’c me barre la route ou m’empêche de l’atteindre. Mais lorsque je me suis jeté sur l’arme, je n’ai rencontré aucune résistance.


- Ne bouge pas ! M’étais entendue hurler

Fini le vouvoiement du respect. Je me suis lentement redressée, reprenant appui sur mes jambes.

- Je te tirerai dessus, je le jure. Si tu me menaces, je fais feu !

Mais à voir la façon dont le canon tremblait, j’étais à des années lumières d’être crédible. Je ne parvenais toujours pas à me faire à l’idée que Tara’c soit passé à l’ennemi, qu’il ait oublié tout ce qu’il avait fait et partagé avec nous. Je pense que cette forme de nostalgie devait s’entendre dans ma voix lorsque je lui ai demandé pourquoi.

- Mais qu’est-ce qu’il t’est arrivé Tara’c… Avais-je lâché d’une voix tremblante.

J’étais prête à faire feu. Le moindre geste aurait suffi à mettre le feu aux poudres. Hélas, c’est la peur qui me guidait, une bien mauvaise conseillère, et l’indifférence totale de Tara’c face à mes menaces participait à cet intense sentiment de malaise.
J’étais loin d’être tiré d’affaire, je le savais. Persévérer, c’était la seule solution qui s’offrait à moi.


- Je pars chercher Mickaëlla ! Ne me suis pas ! Ne m’approche pas où je te promet de vider ce chargeur !
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Tara'c

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MessageSujet: Re: [Duo] L'aux-san   Dim 6 Jan - 11:20

Ainsi Cette folle voulait prolonger son calvaire, qu’il en soit selon ses désirs, cela n’en serait que plus amusant et c’est bien pour ça que Tara’c ne bougea pas en ne semblant pas impressionné que la blonde jeune femme ait en sa possession une arme, s’il avait vraiment voulu, l’affaire aurait été réglée en moins de deux. Elle était tellement à l’aise avec son arme qu’elle aurait pu faire peur à un escargot, non pas de se faire tirer dessus car elle l’aurait raté vu sa tremblote mais bien capable de l’écraser par l’un de ses innombrables petits pas de nervosité.

Et voila le tatoué qui tomba à genoux avant d’avoir le haut de son corps à l’horizontal avec les deux bras servant d’appui sur le sol, tête basse, il ne regardait plus celle qui venait de prendre l’avantage, à moins qu’on ne l’ait laissé faire !

« Je t’en supplie, ne me tues pas, je reconnais que tu es la plus forte de nous deux, pitié, je ne voulais pas agir ainsi… C’est ma larve qui me fait faire des choses que je ne veux pas… »

Sur ce dernier mot laissant penser qu’il y en aurait d’autres, Tara’c releva la tête et si ses paroles pouvaient avoir redonnées une lueur d’espoir à Rebecca, son sourire moqueur avait de quoi troubler. Restant à genoux, il redressa le torse pour reprendre son monologue :

« Hun hun hun… Tu es trop naïve Tau’ri en plus d’être inexpérimentée, crois tu que mes frères jaffas ne sont pas resté en retrait pour observer, maintenant ils doivent avoir prit position pour t’intercepter quand tu ne t’y attendras pas, ce n’est pas par gentillesse que je te préviens, c’est juste pour te prévenir que tu n’auras pas de seconde chance quand ils t’auront attrapés, cette fois je n’interviendrai pas alors soit c’est moi qui te ramène au camps, soit ce sont eux, à toi de choisir… Allez s’il te plait, viens avec mouha ! »

Tara’c s’amusait à jouer la comédie, la dernière phrase sonnant faux car on aurait pu croire avoir à faire au Chat Potté tant cela était mielleux et surtout irréel venant d’un jaffa.
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