La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 [Mission non officielle] Douce cruauté

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Rayce & Kashan
Tok'ra
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MessageSujet: [Mission non officielle] Douce cruauté   Sam 31 Mai - 21:40

Tel le visage odieux d’un démon fossilisé par le temps, la paroi se laissait parcourir d’une dizaine de crevasses friables. Des volutes de fumées s’y échappaient irrégulièrement en vomissant du liquide sous pression. Il suintait d’une ultime pestilence pour s’écouler jusqu’à ses pieds. La flaque avait grignoté le cuir de ses bottes depuis un certain temps et "il" lui semblait que la terre elle-même avait reculé face à l’acidité du liquide.

Tout autour de lui, des cratères miniatures imitaient le visage fossilisé en espérant le concurrencer. Des petites colonnes d’une déplaisante fumée noirâtre cheminaient jusqu’au plafond où, accumulé depuis un certain temps déjà, il prenait la forme d’un surprenant univers étoilé.
A travers la masse se dessinait une incroyable constellation verdâtre s’étendant sur toute la surface plafonnée de cet endroit. Cette lumière impressionnante, au travers de l’épaisseur de la nappe obscure, semblait adopter une architecture poétique et naturelle, illuminant le reste de cet endroit d’un élégant rayon lumineux.

Cela lui permettait d’émerger de sa latence avec une douceur confortable. C’était comme s’enrouler chaudement dans ses couvertures lorsque l’on entend l’orage et l’averse derrière sa fenêtre. Il s’y trouvait une franche chaleur douillette que l’on aurait souhaité garder le plus longtemps possible.
Mais "il" retrouvait peu à peu sa lucidité et décida de quitter la flaque morbide lorsqu’"il" entendit sa semelle gémir sous l’action corrosive du fluide. Et ses pieds retombèrent ensuite sur un enchevêtrement qui craqua sous son poids.

"Il" se surprit d’un brusque retour à la réalité, comme tiré de son état second par la violence percutante de son propre instinct de survie. Là, sur la droite, s’éleva un bruit étrange, différent de l’ambiance générale de la cavité dans laquelle "il" s’était tenu immobile. Depuis quand était-"il" là d’ailleurs ? Et que faisait-"il" ici ? Qu’était cet endroit aussi magnifique qu’inquiétant ?
"Il" ne possédait aucune de ces réponses. Et si une partie de son esprit sombrait dans la panique, une force beaucoup plus clémente le laissa en pleine possession de ses moyens. C’était à croire qu’"il" avait acquis un automatisme, une règle selon laquelle la maitrise de soi le conduisait à de bien meilleurs résultats.

"Il" se dirigea alors vers le bruit et attrapa machinalement sa lampe torche.
Elle était usée, la pâle lumière agonisante apportant à peine plus de clarté que la constellation au-dessus de sa tête. Mais ce petit halo éclairait un petit chemin dont le sol était recouvert d’une masse de racines noirâtres. C’est ce qu’"il" lui semblait pouvoir distinguer en tout cas.
Bientôt, "il" regarda passer une mygale d’un mètre d’envergure qui le croisa doucement sans même le voir. "Il" baissa immédiatement sa main, par pur réflexe, sur l’emplacement vide de son holster. Son arme n'y était plus. Mais de toute évidence, la créature ne semblait pas être menaçante.
Elle se traina lentement dans les profondeurs de la caverne jusqu’à atteindre une pièce annexe, elle aussi parcourue par la constellation verdâtre, où se tenait un gigantesque charnier en son centre. Des cadavres de ces araignées disproportionnées pourrissaient en se soulevant au rythme des cheminées fulminantes.

"Il" savait qu’"il" ne devait pas rester là mais son instinct lui commandait l’observation. Car cela lui permettrait de déduire quelques éléments qui pourraient satisfaire, du moins temporairement, le flot d’interrogation qui harcelait sa conscience.
La créature s’immobilisa au bord du ravin et se laissa emporter par des spasmes de plus en plus puissants. Malgré la pénombre et l’atmosphère particulière, "il" remarqua des excroissances et des boursouflures encore plus inhabituelles que la nature même du monstre.
Un sifflement d’agonie rompit le silence avant de marquer l’explosion très nette et choquante des chairs de l’animal. Un jet de gaz propulsa des déchets organiques dans toutes les directions, y compris la sienne, puis le cadavre tomba dans le charnier.
Une chaine de petits points verts s’éleva lentement dans le but de rejoindre la constellation, dessinant avec le reste du puits de cadavre, un véritable arbre lumineux traduisant la même beauté morbide de cet endroit.

Néanmoins, "il" lui semblait que ces choses vertes, aussi minuscules soient-elles, évitaient consciencieusement l’une des bordures de la crevasse. Sa lampe s’y déplaça lentement et révéla le visage figé d’un être vivant qu’"il" sût exactement de la même espèce que lui.
Son esprit alluma une petite alarme bienveillante qui semblait lui dire : Il est important. Tu dois t’en occuper !
Et effectivement, en allant vers lui, non seulement "il" découvrit qu’il était encore vivant, mais qu’il portait exactement les mêmes vêtements que lui. Son regard s’attarda un instant sur ce qui ressortait le plus à la lumière, soit une bande arborant le nom « Schwarz », puis "il" eût l’idée de baisser le nez au même endroit sur sa propre poitrine. Il découvrit alors le nom « Lebaron » et se persuada, dans le vif sentiment intimiste d’être à portée de souvenirs très importants, qu’il s’agissait de leurs identités. Et que quelque chose de très grave venait de se produire.

Une certitude instinctive lui cingla le visage, une onde de choc se répercutant jusqu’au centre de sa poitrine. Il savait qu’il avait oublié des éléments d’une importance cruciale.
Cet homme, ce Schwarz, portait la même tenue. Il devait certainement être un ami, un collègue, ou une bonne connaissance.

Loin derrière, un nouveau bruit s’éleva.
Quelque chose de lourd et d’imposant s’approchait. Quelque chose contre nature, assurément !
Puis un gémissement, plus humain et rassurant, provenant de l'inconnu qui peinait à reprendre ses esprits. Schwarz sentait la pression du gaz et sa température s'accumuler dangereusement le long de la plaque protectrice de son gilet tactique. Et s'il n'était pas encore en pleine possession de ses moyens, ses sens commençaient à revenir rapidement, le plongeant dans une désorientation complète.

L'homme était exactement dans le même état d'amnésie et il se réveillait, surpris, au beau milieu d'une fosse de cadavres...
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Karl Schwarz
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MessageSujet: Re: [Mission non officielle] Douce cruauté   Dim 1 Juin - 12:56

- mph, mmmh

C’était les gémissements que Karl venait de pousser en reprenant conscience.
Il avait terriblement mal, partout ! Il sentait une douleur à sa tête, dans son tibia droit et au niveau des obliques. Il se passa la main derrière la tête et senti ce qui semblait être du sang coagulé. Karl tenta de vérifier si tout fonctionnait en bougeant  ses membres : tout semblait fonctionner si l’on mettait à part la douleur.

Il commençait  à se rendre compte qu’il était sur un sol boueux face contre terre. Une terre noirâtre et puante, ça sentait la décomposition et Karl ne pu s’empêcher de grimacer. Ça sentait l’œuf pourri et la terre était crasseuse, il n’aimait pas ça. Ses yeux n’avaient pas pris encore l’habitude de lumière et après son réveil le monde était trouble. Mais pire il tenta de se souvenir et une barre douloureuse terrible le força à abandonner. Il retomba dans la terre, ses bras ne le portaient plus durant un instant.

La douleur dans sa tête était atroce. Il tenta de se retourner en effectuant une roulade sur le coté : il se tourna et se mit à crier : il avait probablement une ou plusieurs cotes cassées.Ce fut une première victoire, il était maintenant retourné sur le dos, mais ses yeux lui faisaient encore défault : étrangement il apercevait des ombres devant lui comme une silhouette humaine.

« Ce n’est pas possible, ce n’est pas vrai pensa t-il  je dois devenir fou »

Il  essaya de parler mais rien ne pu sortir de sa bouche, pour la première fois de sa vie il ne comprenait pas : et cela lui faisait terriblement peur.
Karl ferma les yeux et se calma, il se mit à respirer et à se détendre. Etrangement il ne se souvenait pas de ce qu’il faisait, c’était instinctif, il ne se rappelait pas qu’il avait pratiqué le tai-chi chuan plus jeune; des réflexes lui revenaient juste.

A présent ses yeux commençaient à apprécier le peu de lumière et l’environnement, ces quelques secondes depuis son réveil lui avait permis de se calmer.  Ses yeux commençaient à voir tout noir progressivement, il avait respiré profondément et son rythme cardiaque avait du se calmer, le flux de sang dans son corps était moins rapide.

Karl sentait de moins en moins l’adrénaline dans son corps. Il était serein. La couleur revint et il voyait maintenant parfaitement. Seulement il y avait un problème devant lui se dressait un homme plutôt costaud qu’il ne connaissait pas.

- oh mon dieux ! j’ai été enlevé ? ne me faites pas de mal je peux payer la rançon !

Il marmonnait à présent dans sa barbe «  je suis bien trop jeune et bien trop intelligent pour mourir, le monde à encore besoin de moi, il ferait quoi sans moi hein ? »

Karl tenta de sentir si ses bras étaient attachés ou ligotés, mais ce n’était pas le cas. Il tenta doucement de se lever et compris alors qu’il n’avait pas été kidnappé.
Il eu alors le réflexe d’inspecter son environnement : une sorte de grotte ou de fosse étrange.

Il inspecta alors son «agresseur», il semblait être un homme assez grave mais robuste et entrainé. D’ailleurs son treillis  semblait indiqué, avec perspicacité qu’il était un militaire. D’un coup Karl senti qu’il n’était pas à l’aise dans ses vêtements. En effet il avait l’habitude de tissus plus doux lui semblait-il.

Il s’inspecta et avec stupeur découvri que lui aussi était en treillis.
Seul problème : il n’avait jamais été un homme d’armes selon lui.
Il avait l’impression alors de ne plus se connaître, de s’être oublié.  

Devant lui se tenait un certain « Lebaron », s’il le connaissait il s’en souviendrait : Karl avait en effet  une mémoire eidétique.

- Et bien, excusez moi d’avoir hurlé, je pensais m’être fait enlever. Vous pourriez m’expliquer ce que l’on fait ici?
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David Lebaron
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MessageSujet: Re: [Mission non officielle] Douce cruauté   Lun 2 Juin - 2:23

Il y avait bien matière à s'inquiéter pour ce militaire, pataugeant dans une flaque de liquide plus que douteux. Ce n'était même pas les bottes se faisant ronger petit à petit, ou encore l'obscurité baignant un lieu tout à fait morbide et terrifiant qui effrayaient le bon bidasse mais son incapacité totale à faire appel à sa mémoire. Rien ne lui revenait, ni le pourquoi du comment ou ni ce qui avait bien pu se passer il y a 6 minutes de cela. Et la panique se dépeignit sur son visage tandis que sa propre identité demeurait un mystère. Comment fallait-il agir? Et que penser de tout cela lorsque le passé était occulté?
Il s'était perdu dans la contemplation passive du lieu, dont le plafond lumineux représentait une merveille naturelle. A part cela, il n'y avait rien de plus que des cratères et des crevasses vomissant une fumée épaisse et probablement suffocante. L'univers étoilé au-dessus de sa tête l'enveloppait d'une lueur rassurante et bienveillante et malgré la douceur de cet espace, il fut bientôt arraché de son inaction.

Il avait perçu un bruit singulier provenant de sa droite et il quitta la flaque se dirigeant machinalement vers la source. En effet, il était effrayé et de surcroît, se trouvait dans la méconnaissance la plus totale de l'environnement. Il ne savait rien et tout ce qu'il entreprenait était le fruit de réflexes: l'instinct avait pris le pas sur la raison. Par d'impossibles forces qui le maintenaient en l'état de se tenir droit et d'aller en avant, il put de même mettre sa main à la poche et en sortir une lampe torche, fortement usée si l'on en jugeait sa faiblarde puissance. Le militaire découvrit alors un chemin, en prenant soin d'observer avec minutie chaque détail utile ou non, car dans l'état, la moindre parcelle d'information était vitale.

Ce fut alors qu'une bestiole d'un bon mètre lui passa à coté sans qu'elle même ne put s'en apercevoir... à moins que les mygales mutantes étaient de bonne compagnie ? Qui aurait pu juger cet instant autrement? Sans arme, il la laissa s'immobiliser au bord du ravin avant d'agoniser lentement pour disparaître d'une manière fort étrange, rejoignant alors ses compères dans le charnier. S'essuyant d'un revers de la main, le militaire se mit à examiner une section de la paroi, remarquant que les lueurs vertes l'évitaient soigneusement, il y avait là quelque chose d'anormal, pour peu qu'il lui était permis de pouvoir débattre de la normalité de quoique ce fut dans sa condition d'amnésique. Attardant sa lampe à l'endroit voulu, il découvrit le visage d'un être qu'il reconnut de sa propre espèce. Sur son torse, il parvint à lire ce qu'il interpréta comme l'identité de l'inconscient. Avec un minimum de bon sens, en jetant un œil sur sa propre poitrine, il conclut qu'il se nommait Lebaron. Satisfait de ce peu, il avait acquis la certitude en examinant l'homme qu'il se devait de le protéger.

Pourtant, il apparaissait comme évident qu'il manquait à Lebaron des informations cruciales, qu'il avait peut-être même oublié, et comble du désespoir, le sentiment que quelque chose de grave s'était produit naquit en lui. Ce fut alors qu'un bruit lointain se fit entendre... Il ne fallait pas rester là.
Schwarz reprit conscience doucement, gémissant dans une douleur perceptible par Lebaron. L'homme se mouvait étrangement à terre, en proie à la douleur, à l'oubli car au vu de ses vêtements, tout à fait similaires à ceux du bon Lebaron, il souffrait des mêmes troubles. Le militaire eut la certitude qu'il devait aider cet homme mais il ne bougea pas, il le regarda intensément, comme si cela faisait la première fois qu'il rencontrait un autre membre de son espèce. Trop troublé par cette rencontre, Schwarz se pressentait en proie à la folie. Le plus surprenant pour Lebaron était le fait que cet homme-ci ne cessait pas de tout commenter à haute voix, se plaignant de sa souffrance et de sa délicate situation.

Le bidasse ne répondait pas, ne bronchant quasiment pas devant le curieux manège de l'homme se relevant à présent. Il avait finalement les capacités de se relever tout seul, inutile de douter de soi-même pour une chose si élémentaire ! Lebaron en fut amusé, il souriait simplement. Le barbu était de bonne stature et n'était pas le frêle bonhomme, sourcillant à la moindre difficulté. Cela avait-il du bon? Schwarz semblait bien soucieux de savoir ce qu'il pouvait bien faire là. Lebaron fronça les sourcils et ouvrant large les bras lui répondit amèrement:


"Franchement, je n'en ai aucune idée. Je n'ai même aucun souvenir d'un quelconque passé..."

Cependant, soucieux de se prévenir du danger, il s’arrêta net et porta sa main à son couteau de combat. Il avait tout perdu de sa mémoire mais ses compétences demeuraient intactes et sa combativité n'était en rien altérée. Il se saisit de son arme et lança un regard entendu à Schwarz.

"Vous avez une arme? Si tel est le cas, vous feriez mieux de vous en munir." Ceci dit, il l'empoigna presque fraternellement de sa main gauche, se plaçant légèrement en avant, rangeant de ce fait sa lampe torche trop usée. "On va pas traîner par ici, j'ai trouvé un chemin par là-bas, nous verrons bien où il mènera mais il est simplement hors de question d'attendre gentiment que ces choses reviennent ou je ne sais quoi. J’espère que vous pouvez marcher... Sans quoi je vous soutiendrai."

Lebaron sentait sa force en lui revenir au fur et à mesure qu'il serrait le couteau dans sa main droite. Il n'y avait pas à douter, tous deux devaient quitter ce lieu étrange, le militaire ferait tout pour.
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Rayce & Kashan
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MessageSujet: Re: [Mission non officielle] Douce cruauté   Jeu 12 Juin - 22:01

Ce n'était pas bien difficile de retrouver la sortie de cette grotte.
La constellation de petites lucioles vertes continuait de s'étendre au-delà du couloir de roche. On aurait cru que cette espèce tentait de rejoindre la lumière de la même façon que l'aurait fait nos saumons dans les fleuves. Il s'agissait probablement d'une espèce migratoire avec un cycle de reproduction particulièrement inhabituel. Du moins, les deux compagnons s'étaient investis de la certitude de ne pas être chez eux, de ne pas se trouver dans un environnement qui leur semblait anodin.

Cette idée prit une dimension plus frappante lorsqu'ils furent enfin en mesure de prendre l'air. La sortie de cette grotte donnait sur les ruines d'un ancien village abandonné. La nature avait repris ses droits depuis longtemps, recouvrant de mousses, de feuilles et d'arbustes, les contours d'anciennes constructions faite de pierres taillées. Quelques chaumières anéanties par les décennies et les aléas du temps exhibaient honteusement leurs fondations abimées.
Seuls quelques armatures du toit tenaient encore, timidement dissimulée derrière plusieurs jeunes pousses d'arbre.

Les équipiers trouvèrent une bâche militaire tirée sur le toit du bâtiment le plus accueillant. Ils étaient certains que cet élément, plus récent, avait fait partis de leur équipement. Peut-être y avait-il quelque chose à l'intérieur ?
Juste devant l'entrée de ce petit retranchement, les restes d'un feu indiquait un bivouac. Mais cette installation se trouvait être trop proche de l'entrée pour n'avoir servi qu'à se réchauffer. De même, alors que Karl Shwartz s'étonnait de trouver les restes d'un sac à dos complétement éventré sous un amas de feuilles, son collègue découvrit du sang sur le coté intérieur de la bâche.

Les quelques ruines prenaient la disposition d'un cercle à partir duquel chacun des accès avait été fortifié récemment.  En effet, quelqu'un avait taillé de nombreux morceaux de bois en pics et les avait consciencieusement planté vers l'extérieur dans un but défensif.
Il y avait également quelques trous creusés à la hâte à l'intérieur desquels on retrouvait des pièges plutôt meurtriers, la plupart fait du même élément de pics.

Karl et David furent bien obligés de se demander s'ils n'avaient pas été à l'origine de cette défense acharnée. Mais de toute évidence, ce petit bastion de fortune n'avait pas tenu bien longtemps face à l’hypothétique menace.
L'accès qui avait été le plus touché, les défenses tombées en plus grand nombre, laissait entrevoir un sillon de feuilles. Comme si quelque chose de lourd avait été trainé là. Du sang encore frais s'étalait sur les arbustes et les quelques rochers.

Maintenant, il restait à savoir si les équipiers allaient suivre cette trainée de sang ou fouiller l'ancien bivouac...
Qu'en était-il de leur réaction ?
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Karl Schwarz
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MessageSujet: Re: [Mission non officielle] Douce cruauté   Mer 25 Juin - 18:18

Karl sentait encore son crâne tambouriner et la douleur était terrible, pourtant son corps s’était mis en « mode survie » : il commençait de moins en moins à sentir la douleur. Cela lui rappelait l’histoire de cette femme qui avait chuté  de plus de 20 mètres, s’étant cassé les deux jambes et se vidant de son sang son corps avait produit des toxines qui bloquait la réception des nerfs : lui permettant ainsi de pourvoir aller trouver de l’aide. Il se sentait mieux à présent. Comme pour elle son sens s’engourdissait peu à peu et il ne sentait plus le mal dans ses cotes, sa tête, ses jambes…

En voyant le petit village de pierre  il fut tout d’abord heureux de retrouver la civilisation, ses yeux lui brulait un peu après être sorti  de la grotte. Il voyait mal à présent la lumière soudaine avait déstabilisé sa vue. Quand il s’aperçut de la réalité il ne pu s’empêcher de pousser un petit grognement.  Il ne cessait de tenter de se rappeler ce qui leur était arrivé seulement rien ne lui revenait.

La colère commençait à s’emparer de lui : comment un homme aussi brillant que lui pouvait oublier quoi que ce soit ? Il est vrai que depuis les tests dans son enfance il savait qu’il était « très doué » et cela ne lui était jamais arrivé.  L’incompréhension et la colère faisaient rage dans son esprit.  

Karl était persuadé avoir vécu dans ce camps un certains temps, il n’en avait pas le souvenir mais il le savais, il en avait la conviction. Il reconnaissait d’ailleurs (bien que la plupart des objet se trouvant ici était militaires) des effets personnels qu’il aurait probablement emmener en voyage. Il apercevait des sacs dispersés sur le sol, des objets de mesures qui auraient bien sur pu lui servir sur le terrain (bien qu’il ne soit pas un physicien expérimental cela lui arrivait d’aller sur le terrain).

Cependant il ne savait rien de ce qui aurait pu se passer ici, et encore moins qui ou quoi les aurait attaqués.  Il jeta un œil à son compagnon : « cet homme  à vraiment l’air d’un militaire, pourquoi étaient ils ensemble dans cet endroit étrange ? Parce que oui  après tout je ne traine pas avec ces  sous-fifres de l’armée. »

- Et bien mon cher, il semblerait que nous avons fait une escapade je ne sais où. Il est certain que nous ne sommes pas en France en tout cas. Je m’appelle Karl au fait, et je suis désolé mais il me semble ne pas vous connaître. Et bien au moins nous avons retrouvé notre campement de fortune. Schwarz  parlait tout en «explorant» le campement de fortune.   En tout cas je crois que nous…

Avec stupeur il découvrit un sac éventré  placé en marge des autres objets, il était maculé de sang et ne contenait plus que quelques insectes qui y avait élu domicile. Ses yeux se grossirent d’un seul coup, il avait les yeux qui brillaient et regardaient dans le vide.  Son esprit était vide à présent : une personne qu’il connaissait était blessé. Il venait de prendre pleinement conscience de la gravité de situation, mais il était en état de choc à présent. Un combat fit rage quelques secondes dans son esprit, il reprit enfin contrôle et tournant la tête, il s’empressa d’alerter son «compagnon»

- Euh…je…  Monsieur Lebaron, vous devriez venir jeter un œil à ça.

D’un coup d’un seul, il eu un flash : sa mémoire devait commencer à lui revenir,  il savait qu’ils n’étaient pas deux ici, il y avait une autre personne et elle avait disparue. D’un seul coup la journée qui s’annonçait déjà  difficile se mit à lui causer des tremblements, ils venaient de « perdre » une personne et ils n’avaient aucune idée de qui c’était.  Il venait alors de découvrir la flaque de sang au sol qui semblait s’éloigner plus loin dans les arbustes.

Il regarda autour de lui et tenta de respirer calmement mais pas moyens, il  était paniqué : Karl détestait avoir la responsabilité d’autres personnes encore moins quand elle ont disparue. Etant donné  la quantité de liquide qui se trouvait sur le sol : cela semblait être très grave. Pire encore il avait des sursaut de mémoire, qui sans vraiment lui rappelait quoi que se soit lui dictaient ce qui était important :

"Le temps est compté. Le temps est compté. Le temps est compté..."
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