La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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  Avec le temps, va, tout s’en va

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Rakel Peleonor-Cosey
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Date d'inscription : 22/12/2010

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MessageSujet: Avec le temps, va, tout s’en va   Mer 9 Mai - 16:18

Le silence était de mise aujourd'hui. Aucun ouverture de la porte programmée, d'ailleurs aucune non programmée non plus. J'étais assise dans la salle d'embarquement depuis plusieurs heures. Enfin je crois, je n'avais pas de montre, et j'étais perdu dans mes pensées depuis un sacré moment. Il faut dire que depuis les derniers événements et la contamination d'un des membres de SG7 par un goa'uld, les missions avaient été grandement limitée. Je m'emmerdais. A croire que l'on en revenait toujours à ce point là, celui de me laisser m'ennuyer à longueur de journée. Ajoutons à ceci que ces derniers temps j'étais quelque peu mélancolique, je ne pouvais que me rappeler de mes premières années ici, sans doute qu'il y avait trop longtemps que j'étais ici, plusieurs autres étaient passés à autre chose, reprennant une vie tout ce qu'il y avait de plus normal, prenons pour exemple Matt qui ne nous donnait plus aucune nouvelle, sans doute qu'il vivait à présent une vie bien rangée auprès d'une femme et d'enfants, après tout il le méritait bien, j'étais juste abimée par le fait qu'il était passé à autre chose, nous oubliant, m'oubliant au passage. Nous avions vécu tant de choses, j'avais eu cette espoir que nous ne nous perderions jamais de vue, mais c'était sans doute parce que je n'étais pas capable d'évoluer. Quand j'y pensais, cette histoire me laissait un goût amère, c'était une jolie histoire au début, mais finalement nous ne nous étions même jamais réellement quitté, nous étions justé passé à autre chose presque simultanément. Il n'avait pas été là lorsque j'en avais eu besoin, j'avais continuer à évoluer sans même remarquer que je le laissais dernière moi.

Je poussais un soupire tout en posant ma tête sur mes genoux, fixant toujours cet anneau immobile qui nous avait apporté tant de bonheur, de peine et de haine. Je repensais aussi à l'arrivée de Dante, à quel point je le détestais, à ce Noël 2009 qui avait fait de lui l'indispensable de mon existence, à sa disparition. Rien qu'à l'évocation de ce souvenir je sentis mon coeur se serrer tant la douleur était encore vive. On n'oublie rien, le temps efface juste la douleur, et bien visiblement il n'y avait pas encore assez de temps qui avait passé. L'arrivée de Jeff. Je me souvenais encore de ce jour où ma enième nintendo avait terminé à la poubelle, je sentais encore mon coeur s'emballer lors de cette vision, la douleur dans ma main alors que mes ongles s'enfonçaient à l'intérieur de mes chairs pour que je puisse parvenir à garder mon calme. Le soutient indefectible de Mickaëlla qui était clairement ma meilleure amie, preuve que je n'avais pas réellement beaucoup d'amis. Les missions qui s'enchainaient puis LA mission, celle qui me permettrait de mettre fin à Hégémonie, celle qui avait fait que mon coeur arrête de battre, et pas que métaphoriquement. Cette mission avait tout fait basculé, notamment ma façon de voir le monde et de l'accepter. Je savais à présent que j'avais eu raison sur Jean François à la seconde où je l'avais vu, je savais que je ne pouvais pas lui faire confiance alors que j'étais montée sur sa moto pour me balader, et pourtant je m'étais fais bernée. Pas à la manière dont ça avait été le cas à Toulouse, des menaces, de l'intimidation. Non je m'étais faite manipuler à cause de mes sentiments. Après tout que me serait il arrivé si Jeff n'avait pas réellement craqué sur moi? Et bien la réponse était assez simple, je ne serais pas ici, le cul sur le béton froid en train de me remémorer ces années de service ici.

Reprenons où nous nous étions arrêté, je me souvenais des sentiments qui naissaient pour Jeff, de cette manière que j'avais eu de ne plus voir Mathieu dans ses traits mais au contraire de me focaliser sur les différence pour le faire réellement naitre dans mon coeur. Mais d'un autre côté il serait hypocrite de ne pas avouer qu'il avait comblé lune partie du vide qu'avait laissé Mathieu dans mon coeur, sans jamais réellement parvenir à effacer ma souffrance. Je me souviens du regard de Mathieu alors que Jeff ne me trahisse, je me souviens de la sensation de l'acier froid dans mon cou, de ce sentiment terrible de trahison, cette impression d'avoir été bernée, à cet instant là, mon coeur m'avait fait presque aussi mal que lors de la disparition de Mathieu. Je me souvenais des menaces dnt je l'avais abreuvé, je me souviens à quel point je l'avais détesté à cet instant, et je ne comprennais toujours pas comment j'avais pu lui pardonner, sans doute parce que j'avais récupéré Dante, c'était d'ailleurs la seule chose que je considérais comme important. La douleur que j'avais pu ressentir ce jour là avait été terrible, et je ne savais pas ce qui avait été le pire, la douleur physique, ou celle mentale, mais je me souviens aussi de cette rage de vaincre, celle qui m'avait poussé à faire échouer le plan de mes ennemis. Etrangement c'était le jour où j'étais morte que je m'étais senties le plus vivante. Je me souviens également de la douceur de la mort, cette sensation de plus rien, cette sensation qu'il fallait mieux oublier que continuer à se battre, cette sensation qui confirmait se que je pensais depuis toujours, que la mort était douce par rapport à la vie qui était douloureuse. Je me souviens de la difficulté que j'avais eu à faire la part des choses entre les sentiments qui se battaient en moi. Je me souviens du regard de Mathieu lorsqu'il avait vu le nom de son ennemi sur ma veste, de la douleur que ce regard avait provoqué en moi, pire encore que la douleur de la décharge électrique qui m'avait prit la vie. Je me souviens aussi de ce "je t'aime" qui avait été adressé à mon petit traitre préféré. Ma relation avec les deux hommes de ma vie étaient toujours aussi compliquée, je ne pouvais que l'admettre, mais à aucun moment je n'avais pu envisager de laisser l'un de ces deux hommes en arrière. Je me souviens du retour à la base, de la difficulté que j'avais eu de jouer la femme mariée, parce qu'au final, tout ceci avait été une véritable blague, c'était d'ailleurs étrange que nous n'avions jamais fait annuler ce mariage, peut être parceque ni l'un ni l'autre n'était sûr que nous aurions eu le cran de faire un véritable mariage, à moins que c'était parce que nos sentiments étaient réellement sincère. Bien sûr, j'aimais Jeff, mais c'était tellement compliqué.

Le regard fixé sur la porte, je me demandais comment je pouvais vivre dans le flou depuis tant de temps, mais il fallait être honnête, je ne pouvais en parler avec personne. Mathieu était mon chevalier blanc le grand amour de ma vie, celui que personne ne pourrait remplacer, Jeff était mon sauveur, celui qui m'avait empêché de couler, celui qui m'avait sauvé la vie, dans tous les sens du terme. Je ne pouvais vivre sans ces deux hommes, et pourtant cette relation que j'entretenais avec eux, me détruisait également. Il fallait vraiment que je demande ma mutation dans un pays où ils autorisaient la bigamie. Enfin, non je savais qu'aucun des deux ne seraient d'accord, tient au moins une chose qui les rapprochait, même si ce n'était pas pour la même raison, l'un parce qu'il m'aimait sans doute trop pour ça, et pour l'autre je n'étais que sa petite soeur. Dire que tout ceci ne serait jamais arrivé, sans ça ! Sans anneau qui nous permettait de voyager dans différent univers. Je poussais un profond soupire, il y avait de quoi devenir fou.

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Rakel Peleonor-Cosey
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MessageSujet: Re: Avec le temps, va, tout s’en va   Mer 16 Mai - 18:07

Je laissais tomber ma tête contre le béton du mur se trouvant derrière moi. Le choc fut atténuer par la queue-de-cheval e cheval qui retenait mes longs cheveux, trop long d'ailleurs, visiblement une envie de changement me tardait. Et surtout ne venez pas me sortir cette histoire à la con concernant les femmes qui coupent leurs cheveux sont prêtes à changer de vie. Ce n'était pas le cas, j'aimais ma vie, les deux hommes qui en faisaient partis, mon boulot bref j'avais surtout envie d'animation que les choses bougent que l'on reprennent le boulot plutôt que de chercher avec les Tok'ra une façon pour qu'aucun des notre ne risque d'être contaminé à nouveau. Merde comment cet abruti avait il fait. On ne s'approche pas de ces saloperies de serpent ce n'était pourtant pas réellement compliqué à comprendre, ça faisait d'ailleurs des années que je pratiquais cette technique et elle était visiblement efficace. Malheureusement ma méfiance proche de la paranoïa n'était pas assez partagée par mes collègues. Quoi qu'il arrive, je ne comprenais pas l'intérêt du général De La Couperay de punir les équipes les plus prudente. Que se soit mon équipe ou celle de Mickaëlla nous n'avions jamais pris de risque inutile, toujours prit soin de ne pas trop approcher les monstres qui étaient nos ennemis, à vrai dire pour ma part je faisais aussi grandement attention à ceux qui se disaient nos amis. Vous connaissez le dicton, l'ennemi de mon ennemi est mon ami, mais qu'en est il quand l'ennemi disparait? Bref continuons sur les dictions à la con, la prudence est mère de sureté. Lors des moments de calme, la salle de la porte était sans doute l'un des endroits les plus tranquille de la base, au salon, dans la salle de repos, même dans les quartiers il y avait toujours un soupçon d'agitation. Beaucoup des membres permanents du SGC avaient choisis d'acheter une maison autour de la base, il faut dire que l'immobilier n'étaient pas réellement chers dans le coin. Je n'avais jamais sauté le pas, il m'arrivait de planter une tente dans le champs où se trouvait Heroes, pour avoir un peu de calme, mais voilà tout. Ah et bien sûr mon appart à Paris, mais là c'était différent, ce n'était pas réellement chez moi. Ma vrai maison c'était mes quartiers, cet chambre froide et sans fenêtre où je passais le plus clair de mon temps lorsque je n'étais pas en entrainement.  

Peut être avais je besoin de vacances, mais c'était le genre de chose qui vous encroute, rester le cul sur le sable, les pieds dans l'eau. Peut être que si je reprenais les vols, peut être que reprendre ma vie d'avant serait mieux. Oublier la vie ici, oublier la porte des étoiles, oublier que nous n'étions pas seul. Les yeux fermés, je repensais à cette vie justement, à ma rencontre avec Adam, Dieu, c'était le plus beau mec que j'avais pu rencontrer à ce moment là, d'ailleurs il se défendait bien, et restait dans le top 5. Nous formions un couple dans le genre de ceux que l'on pouvait voir dans les télé réalité, plus réellement intéressé par notre propre personne que par l'autre, mais nous vivions heureux, parce que nous faisions se que nous aimions. L'air, le combat, le sexe, les boites de nuit, l'alcool, bref une vie que nous brûlions par les deux bouts, mais tout le monde était satisfait, y compris mon père. J'avais foutu tout cela en l'air peur. Je crois qu'en faite sans cet étrange Noël, jamais je ne me serais mariée, ce n'était pas le genre de chose qui était fait pour moi. Sérieusement, je ne me voyais pas comme une femme aimante et une mère de famille, j'étais une guerrière, une solitaire, bien sûr que j'aimais les hommes, certains plus que d'autres. De toute façon, un mariage avec Adam n'aurait jamais marché, il n'aimait pas une femme, il aimait les femmes de manière général. Peut être que je lui avais brisé le coeur à une époque mais il fallait se rendre à l'évidence, il tombait amoureux aussi souvent que je sortais mon arme. J'avais entendu une histoire ou plusieurs depuis son arrivée au sgc, la petite alien, le doc, que de jolies filles c'était d'ailleurs le point faible d'Adam.

Bon je ne pouvais pas être sévère avec Adam, j'étais plutôt mal barrée pour râler. Il y avait Matt. Quand on y pensait c'était l'un de seul homme à m'avoir brisé le coeur. Nous étions mignons, de vrais adolescents. Mais cet homme m'avait offert du nouveau mais je c'était sans doute aussi le nouveau du programme. Nous n'avions pas de projets, pas de désirs autre que de faire ce que bon nous semblait. Je me souvenais si bien de nos crises de jalousies, que se soit les miennes ou les siennes. Mais le plus dur dans tout ceci, c'était sans doute quand il avait décidé de partir à la mort de son père. Je m'en voulais un peu, je n'avais sans doute pas été assez présente, il avait sans doute besoin de plus, lorsque je ne pouvais donner plus. Surtout que tout ceci était tombé en même temps que Noël 2009, ce retour en enfance. Mathieu, il était clairement l'Homme de ma vie, sans doute à cause de la manipulation que j'avais subit, que la porte nous avait fait subir, j'avais beau savoir que tout ceci n'était pas naturel, c'était clairement les sentiments les plus puissant que je n'avais jamais ressentis, et bien sûr ce n'était pas réciproque, du moins pas à la manière que je le souhaiterais. Jamais il ne me verrait autrement que comme sa petite soeur chérie. Sans doute parce que nous avions une vision bien différente de se qui s'était passé ce jour là, chacun de nous avait reçu un cadeau différent, le sien était clairement moins frustrant que le mien. Et il y avait Jeff. J'aimais sincèrement Jeff tout en me disant que tout ce qu'il avait pu me dire, me raconter ou autre pouvait être un mensonge. Je ne pouvais pas m'empêcher de me demander à quel moment il avait cessé de jouer la comédie, quand il avait commencé à être sincère avec moi. Après tout, il n'y avait qu'à se souvenir de notre première rencontre pour savoir qu'il était un excellent acteur.

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