La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 Gueule de bois d'enfer [Dante]

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Rakel Peleonor-Cosey
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MessageSujet: Gueule de bois d'enfer [Dante]   Mer 6 Juin - 15:12

Dieu que le réveil était dur ce matin. Je n'étais pas sûre de me souvenir de tout se qui s'était passé hier, j'aurais aimé ajouté hier soir, mais malheureusement ce n'était pas le cas, je m'étais réellement mis une sacrée mine, et j'avais commencé dès le matin, le mojito à la place du café, ce n'était pas l'idée du siècle. Alors oui, sur le coup j'avais été grandement soulagé, j'avais passé l'après midi à m'amuser et à oublier un peu la douleur qui me déchirait le coeur, mais à présent j'avais un mal de tête pas possible, sur mon nez était vissé mes rayban aviator, et mes longs cheveux blonds cachaient une bonne partie de mon visage. Oui blond, j'avais réellement eu une journée de folie hier... Et encore je me disais encore heureux que j'avais eu mon garde fou en la présence de Jill, sinon je n'osais même pas imaginer se que j'aurais pu faire.

Bon une fois le choc passé, c'était plutôt joli, enfin je crois, le choc n'était toujours pas passé. Reprenons, j'avais donc quitté Toulouse relativement de bonne heure ce matin, et j'avais conduis à toute vitesse pour rentrer ici. A vrai dire à mon réveil c'était les paroles de Mathieu qui m'étaient revenus en mémoire, ses menaces envers mon mari qui deviendrait sans doute bientôt mon ex mari. Je n'avais pas pris le temps de me changer, alors autant dire que j'avais eu le droit à des regards agars quand j'étais rentrée dans la base. Outre ma nouvelle couleur de cheveux, je crois que la mini robe et les talons aiguilles avaient fait leurs petits effets, sans doute autant qu'à ma soirée, mais ça, j'aurais aimé pouvoir le savoir. Arrivant au niveau du bureau de Dante, je vis Féral hésiter, visiblement choqué, puis se lever pour me dire que je ne pouvais pas entrer ou une connerie de ce genre, mais à vrai dire, je n'étais pas d'humeur :

"Féral fais pas chier, c'est pas le moment. Si tu l'as pas remarqué, je passe une mauvaise journée."

Je lui fis signe de ma main droite de ne pas approcher, et je pus constater que je portais toujours mon alliance et celle de mon époux autour de mon pouce. Sans prendre le temps de m'arrêter je poussais la porte du bureau de Mathieu, à cet instant je remerciais d'avoir tellement mal à la tête que je ne pensais pas à mes pieds qui devaient être eux aussi bien douloureux. Qu'importe, à cet instant je voulais voir Mathieu, après tout c'était la seule personne sur qui je pouvais compter à présent. La seule chose, c'était que je savais très bien de quoi mon chevalier blanc était capable, et je ne tenais pas à se qu'il arrive quoi que se soit à mon déserteur de mari.

Une fois dans le bureau, je me sentis mieux. Etrangement, alors que beaucoup se sentaient affreusement mal dans ce bureau, je m'y sentais bien. Je posais mon cul sur une des chaises qui se trouvaient face au bureau du terrible Dante. Je retirais mes lunettes, exposant mes yeux rougis par l'alcool et les pleurs, et mes cernes dut à plusieurs nuits sans véritable sommeil réparateur.

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Virgile Dante
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MessageSujet: Re: Gueule de bois d'enfer [Dante]   Mer 6 Juin - 23:54

Depuis la réactivation du programme, la vie n'avait été qu'un long, interminable même, parcours du combattant. Comme d'habitude avec l'administration les mesures avaient été prises sans pour autant une démarche coordonnées ce qui faisait que depuis deux ans, le capitaine Virgile Dante ne dormait plus vraiment. Il devait faire surveiller des dizaines d'anciens agents SG avec une équipe taillée pour en surveiller un, deux s'ils habitaient non loin l'un de l'autre. Il avait dû faire jouer ses relation avoir recours à la bidouille administrative, emprunter une équipe de planque et taper dans la réserve avec des agents analystes pas du tout faits pour la surveillance...Ces gars là étaient encore plus visibles que des vigiles dans une grande surface et encore moins compétents qu'un gardien de la paix au cas où les choses tourneraient mal, mais au moins il avait des retours sur quasiment tout le monde.

Les incidents s'étaient multipliés et il avait dû aller essuyer les plâtres avec comme consigne des autorités supérieures de ne pas braquer les agents à la retraite car même si le programme était démantelé leur savoir était toujours présent et il ne fallait pas les jeter dans les bras de puissances étrangères, de groupes dangereux comme Hégémonie - quand bien même on en entendait plus parler - ou pire encore, Typhon parce que là, il n'y avait rien qu'ils puissent légalement faire pour s'y opposer. Et visiblement la plupart des agents s'étaient fait un devoir et sans doute un plaisir de lui en faire baver. Il avait même songé un jour à partir en claquant la porte et toquer à celle d'une boîte de sécurité de classe internationale qui aurait été trop heureuse d'avoir un profil comme le sien dans ses rangs.

Il entendit de l'animation devant la porte de son bureau et se dit que décidément il avait dû être un monstre dans une autre vie pour ne pas avoir droit à une heure de calme. Il venait d'avoir une conversation fort déplaisante avec le taulier et il allait sans doute devoir prendre des mesures extrêmes pour rectifier le bordel qui était en train de prendre des proportions bibliques et menaçait non seulement sa carrière, mais aussi celle de Rakel, et quand on parle du loup...

"..on en voit la queue."

Rakel ne prêta peut être pas attention à ce commentaire ou cette fin de phrase, elle n'aurait su dire, qui n'était qu'une pensée à haute voix. Devant elle, était l'ombre de ce qu'était Mathieu. Il avait sans doute perdu plusieurs kilos et ses cernes associées à un teint plutôt pâle lui donnaient un air malade. Aucune chance de le confondre avec Jean François pour le coup qui affichait une forme physique olympienne et un bronzage bien net dû à ses opérations sous un soleil de plomb. Ils étaient frère et soeur de tête de déterré.

"Arrête de malmener mon assistant, j'en ai pas de rechange et c'est le seul agent potable à des kilomètres à la ronde." Le sourire qu'il lui dédia était mince, fatigué. "J'imagine que ta tronche d'étudiante un lendemain de soirée infirmière a un lien avec le passage éclair de ton ex commando de mari? Avant que tu ne te lances et me racontes par le menu ô combien c'est une ordure un salaud et autres noms d'oiseau, pourrais tu m'expliquer, sans grimper dans les aigus ni les décibels ce que c'est que ce bordel? J'ai le général qui est venu me voir "en toute sympathie" pour m'informer de la démission de Jean François et pas seulement du programme, mais de l'Armée! Un gars dont l'évaluation psy indique qu'il pense être littéralement né pour servir, même après ses embrouilles avec Hégémonie, ça a même renforcé son sens du devoir disaient ils. Pas un, pas deux, mais quatre psy habilités et donc pas complètement tartes. J'ai vraiment, et j'appuie sur le vraiment, besoin de savoir ce qui s'est passé, de ta bouche et pas seulement par les caméras de surveillance. De toute façon le système est en panne depuis un mois, en rebranchant des conneries sur le circuit, ils ont fait péter tout ce qui était dessus ces crétins."

Sa voix était aussi lasse que son visage ne le laissait penser, sans doute davantage même. Il se battait comme un beau diable et à l'évidence la mésaventure de Rakel lui avait encore plus compliqué la vie.
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Rakel Peleonor-Cosey
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MessageSujet: Re: Gueule de bois d'enfer [Dante]   Jeu 7 Juin - 8:44

Et si je m'attendais à un peu de soutient c'était foutu, mais à vrai dire ce n'était même pas pour ça que j'étais venue, je me foutais bien d'avoir du soutient ce n'était pas se qui me rendrait le sourire ou quoi que se soit d'autres après tout Jill avait déjà essayé et vu le résultat ce matin on ne pouvait pas dire que c'était une grande réussite... Je fis une grimace, il fallait réellement que l'on m'explique comment cette histoire pouvait me retomber dessus de cette manière, à croire que j'avais tout les tords. Je ne disais pas que je n'en avais pas mais tout de même.  Et cette manière de m'infantiliser je détestais ça. Alors oui jeétais mis une mine, oui sur le coup ça m'avait fait un bien fou, mais ça ne changeait pas que je savais me tenir en adulte, et qu'au final ce n'était pas moi qui avait littéralement pété un câble et n'aller pas accuser mon livre, ce n'était pas ça qui avait déclencher tout ceci ce n'était qu'une excuse. Un peu comme moi le jour où j'avais quitté Adam. La moindre petite erreur peut servir d'excuse pour se décharger.  

"Alors oui j'ai peut être eu une réaction excessive en le voyant se prélasser dans le salon sans même m'avoir prévenu qu'il rentrait à la base mais excuse moi ce n'est pas ça qui a déclenché tout ça et arrête de me foutre toute la faute sur le dos j'ai été assez longtemps en couple avec Adam pour savoir que tu peux donner un minimum de nouvelles alors qu'à cette époque nous étions tous les deux en missions la plus part du temps. Là quasiment 9 mois sans nouvelle et il arrive pour me balancer sa bague à la gueule alors je veux bien avoir mes tords mais de là à insinuer que si il a quitté l'armée c'était de ma faute faut pas abuser."

Je poussais un soupir je souhaitais ici pour avoir du soutient et au final c'était plutôt le contraire. Les bénéfices de ma journée entre filles venaient de retomber, mes yeux rouges me piquaient et cette envie de pleurer était clairement revenu mais même si l'envie de fondre en larmes était là, j'avais ma fierté et hors de questions de craquer.

"Pour ta gouverne je ne suis pas venue ici pour l'insulter ou le critiquer d'ailleurs je suis venue ici pour m'assurer que tu n'allais pas le faire tuer, enfin toi ou un autre. Sache que je suis suffisamment mâture pour entretenir des bonnes relations avec les ex, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai recommandé de rappeler Hendel qui était clairement un atout pour le programme. Le retour de Smith ne me dérange pas le moins du monde bien au contraire, il a des atouts qui pourront m'être utile maintenant que je suis célibataire... Je fis une grimace amusée mais avant d'entendre protester Mathieu je repris : " C'est bon je rigole, pas la peine de me sortir un sermon sur la fraternisation

Je m'enfonçais dans ma chaise un peu plus. Elle n'était pas confortable mais c'était bien le but en théorie personne ne devait se trouver à son aise dans ce bureau mis à part Dante lui même.

"Et au lieu de penser que je suis responsable de tout les problèmes du monde, tu es sur qu'Hégémonie à pas foutu son nez à nouveau dans nos affaires ?

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Virgile Dante
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MessageSujet: Re: Gueule de bois d'enfer [Dante]   Jeu 7 Juin - 14:27

Mathieu sentait venir une migraine, une grosse migraine, forcément Rakel était sur la défensive et cela ne rendait pas les choses faciles pour l'agent en charge de la sécurité du programme. il avait envie de la ménager, mais c'était le grand frère qui réagissait, et là il fallait qu'il soit aussi l'agent du BSPC. Oui, ça allait être une foutue migraine...

"Rakel, si j'avais pensé que tu avais tous les torts je t'aurai demandé ce que TU avais bien pu foutre pour faire s'éclipser un soldat motivé et équilibré. Est ce que j'ai dit? Non, je te demande ce qui s'est passé parce que pour le moment j'en sais foutre rien! Et que la seule personne à savoir à part le premier intéressé qui est injoignable, c'est toi. Donc je ne dis pas que c'est ta faute, je veux juste savoir ce qui s'est passé pour qu'en moins d'une heure, il passe du mari empressé à revenir au bercail, au gars à la limite de la crise de nerf qui a envoyé valser dans le décor un technicien qu'il avait poussé et qui a voulu avoir des excuses et a fini en poster! Là pour le coup, ce sera compliqué je pense d'avoir de bonnes relations avec cet ex là vu la bête enragée qu'il était en partant."

Sa petite blague sur le fait de sauter sur Adam vu qu'elle était libre, lui fit froncer les sourcils et prendre une expression exaspérée que le rétropédalage de la soeurette ne chassa pas.

"Je vais foutre tout le monde sous castration chimique, ça va être vite réglé! Le prochain qui t'approche, ou la prochaine, je l'envoie dans les Terres Australes à compter les manchots empereur! Ou je l'atomise avec la Porte en te faisant déposer ses chaussures avec encore ses pieds dedans devant tes quartiers. Ouais je crois que je ferai plutôt ça."

Qu'elle pense qu'il voulait le tuer le surpris. Il avait d'énormes efforts pour accepter un jumeau qui n'en était pas un, il avait usé de toutes les cartes qu'il avait en main pour conserver le transfuge d'Hégémonie dans le programme alors que normalement sa place toute logique aurait été dans une prison particulière voire une petite tombe anonyme. Pour un peu il en aurait été vexé, mais après tout ne donnait il pas tous les jours l'impression de pouvoir déporter dans un pays tyrannique des personnes tombées en disgrâce pour leur faire subir mille tourments avant de les exécuter sommairement et les faire enterrer dans la pampa? Mais qu'elle lui retourne ça en pleine mandibule... Définitivement, cela ne lui faisait pas plaisir.
Le problème avec cette affaire c'était que le père Cosey était en sursis. Sa bonne conduite lui permettait de bénéficier d'un statut inchangé, il restait militaire d'active et agent SG. Mais en haut lieu la décision était tombé aussi rapidement qu'une lame de guillotine, le premier maître Cosey devait se constituer immédiatement prisonnier et dans le cas où il ne le ferait pas, être recherché et appréhendé car représentant une menace pour la sécurité nationale. La DST était déjà sur sa piste et des unités d'intervention prêtes à intervenir dans les grandes villes du pays avec pour consigne de capturer "si possible". Mathieu en concevait une colère noire qu'il ne pouvait malheureusement pas exprimer.

"Je ne sais pas si Hégémonie refait des siennes, mais ce que je sais c'est ton futur ex-mari s'est foutu dans une merde noire et si moi je ne vais pas le descendre vu ce qu'il m'en a coûté pour le laisser vivant et en liberté malgré ses mauvaises fréquentations, bien plus haut que moi dans la chaîne alimentaire, des gens le voient comme une menace non seulement à cause de ce qu'il sait sur le programme, mais aussi parce qu'il a un passif fâcheux avec une organisation criminelle et que pour eux la façon la plus simple de solutionner le cas Cosey serait de lui aplanir l'encéphalogramme et ceux qu'ils vont lui envoyer aux miches ne seront pas des touristes vu son dossier militaire. La "bonne nouvelle" c'est qu'au moins il y a de fortes chances que tu ne sois pas dérangée par des papiers de divorces, la mauvaise c'est que vas très probablement passer de mariée à veuve." Il se passa la main sur le visage, finissant par se masser les tempes la douleur devenant vraiment désagréable. "Rakel, tu n'as pas idée du merdier que cette affaire est en train de foutre en haut lieu. Le programme est tout juste relancé que déjà on a un souci majeur. Oui, pour eux un agent SG qui fait défection et pourrait bien se retrouver en Russie à l'heure qu'il est c'est un problème majeur, même si Jean François ne détient pas réellement de données sensibles.
Déjà certains s'interrogent sur le bien fondé de la réactivation du programme alors qu'on aurait très bien pu refourguer la ferraille alien aux américains contre un gros chèque et de faveurs, les opportunistes sentant l'odeur du sang sont déjà en train de saliver.

Vu que tu le connais bien, je vais avoir besoin de toutes les informations que tu peux me donner sur lui afin de savoir ce qu'il pourrait faire dans les prochains jours, s'il est opportun de lancer une chasse à l'homme ou s'il ne faudra pas plutôt essayer de la jouer plus cool ou s'il vaut mieux passer directement à l'étape élimination vu sa dangerosité.
Je ne te promets pas que ça changera la donne, mais rassures toi, je n'ai pas envie de le foutre en taule et encore moins de le dessouder. Au pire lui faire sauter une ou deux rotules en fonction de ce qu'il dira pour sa défense quand on aura mis la main dessus."


Elle put le voir ouvrir un tiroir de son bureau et en tirer une plaquette de médicaments déjà bien entamée et avaler directement deux comprimés.
On ne pouvait pas dire qu'il était rassurant avec ses explications et révélations, mais Rakel savait qu'il était du genre à dire la vérité même si elle faisait mal plutôt que de mentir pour la rassurer. Son affection s'accompagnait de sa franchise, douloureuse parfois.
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Rakel Peleonor-Cosey
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MessageSujet: Re: Gueule de bois d'enfer [Dante]   Jeu 7 Juin - 21:55

Je ne pouvais m'empêcher de lever les yeux au ciel à la remarque de Mathieu sur la castration chimique. Non mais sérieusement si nous avions le droit de sortir et d'avoir une vie au lieu de vivre dans le trou du cul du monde enfermés quasiment 24h/24 et 7j/7 dans cette base. Bon d'accord cette dernière année j'avais eu l'occasion de sortir, de me faire des potes. Super c'était tellement simple dans un village où la moyenne d'âge était de 70 ans, quoi qu'avec le SGC la moyenne d'âge était redescendu, mais nous retombions dans la problématique de coucher avec des collègues. En tout cas j'écoutais Mathieu et mon mal de tête ne cessait de taper contre mon front. La prochaine fois, lever le pied sur les mojitos, et encore je craignais encore plus de voir mon relevé de compte.

"En même temps, c'est un peu compliqué de te dire quoi que se soit, il a jamais été particulièrement violant en ma présence, enfin si on oublie le 9mm qu'il m'a collé dans la nuque. Je vois réellement pas comment je peux t'aider, il n'a plus aucun ami, aucune famille... A la limite chercher du côté de son avocat, c'est la seule chose qu'il m'a balancé dans la gueule avant de partir... Comme je t'ai dis je n'ai presque pas eut de nouvelles durant 9 mois."

Je poussais un soupir, à cet instant j'aurais eu besoin d'un câlin et que quelqu'un me mette au lit, je n'avais clairement pas assez dormi cette nuit, j'étais crevée, mais qu'importe, je pouvais encore tenir, je pouvais toujours tenir, j'avais connu pire. J'avais beau chercher, je ne voyais pas du tout où il pourrait se trouver. Je balançais ma tête en arrière, observant le plafond gris.

"Je suppose que tu as déjà creuser du côté de son bataillon? La seule chose que je vois c'est de pister sa moto, je ne le vois pas abandonner cet affreux engin de mort."

Je détestais cet engin, il roulait trop vite, ça penchait trop, je ne supportais pas de monter là dessus, mais je faisais des effort. Bordel ce type ne se rendait pas compte des efforts que j'avais pu faire pour lui. Je quittais le plafond des yeux, et posais mon regard sur Mathieu, si j'avais une seule gueule, je n'étais pas la seule.

"J'ai une idée, mais elle va pas te plaire."

Oh que non elle allait pas lui plaire, soyons honnête, si je me trouvais à sa place, j'irais l'enfermer à double tour dans ses quartiers pour être sûr qu'il ne mette pas son plan stupide à l'oeuvre.

"Si c'est Hégémonie, j'ai qu'à servir d'appat, je suppose que je les intéresserait direct... Et en théorie Jeff devrait pointer le bout de son nez, sauf si finalement il en avait juste marre d'avoir à me supporter."

Ouais d'accord la dernière fois que je les avais croisée je m'étais fais tuer, et vu le foutoir que l'on avait foutu, je crois qu'ils aimeraient bien mettre la main sur moi, par contre je savais que l'idée était terrible pour Mathieu, j'avais subis sa disparition durant trop longtemps, j'étais persuadée, j'y avais perdu une partie de ma santé mentale. Franchement, les mecs s'étaient réellement des soucis en plus...

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Virgile Dante
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MessageSujet: Re: Gueule de bois d'enfer [Dante]   Ven 8 Juin - 3:05

L'agent était un tantinet surpris des réponses de Rakel. Il s'imaginait à tort apparemment que les deux tourtereaux était du genre à tout partager, tout se dire, ils lui avaient donné l'impression d'être assez fusionnels quand il les avait vu ensembles et... il se trompait visiblement. Cela lui tira une grimace de déception. La piste Penfenteyo était une voie de garage, les commandos étaient encore plus surpris que lui de la démission soudaine de Jean François. C'était selon son supérieur un élément non seulement très professionnel, mais aussi très enthousiaste et adoré de ses coéquipiers, ces derniers étant vraiment choqués de cette décision, personne ne se l'expliquait. Quand à suivre sa moto, il aurait bien aimé pouvoir le faire, mais il n'avait pas sous la main de satellites capables de suivre une plaque d'immatriculation et donc tant que Jeff prendrait les petites routes, il ne pourrait pas se faire remarquer par les forces de l'ordre qui l'avaient dans leur "most wanted list", tout en haut avec des mots comme armé et extrêmement dangereux, ne pas approcher et contacter tel numéro... Pas le sien malheureusement, pour le coup, Mathieu avait été foutu un peu sur la touche.

"Rien de tout ça ne nous mènera à Jeff. Surtout s'il sait qu'on en a après lui. J'espère juste que ça ne vas pas se finir en eau de boudin parce que je l'imagine pas se rendre gentiment si des mecs en tenue tactique débarquent dans piaule arme au poing. Surtout s'il n'est pas dans son état normal ce que je commence à penser vu tous les témoignages que je recueille."

L'idée de Rakel provoqua chez son grand frère un changement radical. Le volcan Dante venait d'entre en éruption sans crier gare.

"NON MAIS TU TE FOUS DE MOI?!" Se levant d'un coup, son poing venait de s'écraser avec violence sur son bureau, ou plutôt sur ce qui trônait sur son bureau et venait de décéder, un énième laptop avait péri, victime de l'ire de l'agent le plus redouté des services informatiques de France et de Navarre. "Je n'ai pas failli te perdre une fois pour recommencer!"

Oui, Mathieu était dans une colère noire. En partie à cause de Rakel, mais en grande partie à cause de ce qui avait mis Rakel en danger à ce moment là... Lui. C'est parce qu'elle était son point faible que Hégémonie avait ourdi ce plan aussi sournois qu'efficace, en la kidnappant et en la menaçant devant lui, ils avaient eu un ascendant que personne n'avait eu jusqu'alors sur Virgile Dante. Aujourd'hui encore il s'en voulait énormément d'avoir entraîné sa soeur "magique" dans cette affaire. Elle avait failli mourir ce jour là, et lui avec elle car il n'aurait pas pu vivre sans elle et se sachant responsable de sa mort.

Dans son regard elle pouvait y voir la colère et la panique se livrer un duel à mort. Non, jamais il ne l'enverrait recommencer ce petit jeu, s'il avait pu il l'aurait envoyé en Antarctique compter ces fameux manchots.

Se laissant retomber il prit son visage dans ses mains et inspira un grand coup, c'est là qu'il remarqua qu'il s'était bien ouvert la main, la moitié droite de son visage était maculée de son propre sang.

"Et merde!..."

Il la regarda en soupirant avec dans les yeux cette lueur de grand frère qui ne pouvait pas en vouloir bien longtemps à cette petite peste et en était exaspéré.

"Toi et tes idées à la noix..." Il pressa le bouton de l'interphone. "Féral, amenez moi une trousse de premier secours. Et un nouvel ordinateur." L'assistant allait dire quelque chose, mais le capitaine lui coupa la chique en interrompant la communication.
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Rakel Peleonor-Cosey
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MessageSujet: Re: Gueule de bois d'enfer [Dante]   Ven 8 Juin - 8:56

Merveilleux, visiblement l'espion français n'avait plus réellement les moyens du beau temps du programme. Dire que pendant une époque je ne marchais jamais hors du sgc sans gardes du corps. Cette époque était bien révolue et au final ce n'était pas si mal. Je n'aimais pas être sur protéger encore plus pour une mauvaise raison. Mathieu n'arrivait pas à intégrer que je n'étais plus cette petite fille qui courrait dans les couloirs du sgc.

Sa crise de colère ne me surpris pas réellement, je l'avais prévenu qu'il n'allait pas aimer mon idée.  J'avais fermé les yeux lors de impact de son poing sur le bureau. Et dire que tout le monde disait que je n'étais pas capable de gérer ma colère bah je n'étais pas la seule... En les rouvrant je poussais un soupir en voyant la main de Dante en sang. C'est vrai que ce genre de réaction allait faire avancer les choses. A l'ouverture de la porte, du bureau bien sûr, je me précipitais pour récupérer la trousse de secours. Je ne sais pas pourquoi j'étais persuadée que j'étais la bête noire de Féral, et vu la tête qu'il faisait ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait changer d'avis.  

"Laisse, je vais m'en occuper.

Sans réellement attendre de réponse je refermais la porte, lui faisant clairement comprendre que je ne souhaitais pas être dérangée. Remarque pour le coup il semblait presque me remercier du regard. Je posais la trousse sur ma chaise pour l'ouvrir et sortir du désinfectant, des compresses, des straps et un bandage. Je m'approchais de mon héros à moi et attrapais ma main pour désinfecter sa plaie. Cet instant ne pouvait que rappeler le dessin animé que toutes les petites filles de mon époque avait du voir. La belle et la bête. Sauf que cette histoire ne finirait jamais réellement bien du point de vu de la belle. Jamais Dante ne me verra autrement que comme sa petite soeur chérie et je me retrouvais avoir vécu Gaston. Non Gaston était méchant... Lefou alors. Bref l'histoire paraissait tout de suite moins magique...

" Ne bouge pas."

Je n'étais pas médecin mais j'avais eu l'occasion de soigner suffisamment de mes plaies pour réussir un pansement plus que correct.

" Je t'avais prévenu que tu m'aimerais pas l'idée, si tu en a une meilleure moi je ne vois pas et c'est hors de question que je reste le cul posé sur une chaise en attendant que l'on t'appelle pour te dire que la cible est neutralisé...

Je repoussais mes cheveux en arrière et les reposais en arrière. Il fallait une idée et visiblement c'était la seule que nous avions pour le moment.

" Si tu me dis non je t'écouterais, tu sais bien que tu es toujours passé en premier et si tu veux mon avis c'est aussi pour cette raison qu'aucun mec ne reste bien longtemps avec moi depuis ce Noël. Qui accepterait de passer en second dans une relation? Je crois que c'est encore pire pour lui, il sait très bien pourquoi j'ai baissé ma garde avec lui. Tu ne peux pas comprendre."  

Je me massais les tempes, ça ne servait à rien, ce n'était pas la première fois que je lui criais mon amour mais il ne verrait jamais personne d'autre que la gamine qu'il avait croisé à Noël.

" Alors je t'écoute c'est quoi ton idée à toi.

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MessageSujet: Re: Gueule de bois d'enfer [Dante]   Sam 9 Juin - 17:36

A défaut d'avoir été intelligent, son geste lui avait permis de laisser évacuer un peu de cette pression accumulée ces derniers mois et également de faire comprendre à Rakel qu'il n'était pas enthousiaste - c'est le moins qu'on puisse dire - par rapport à sa suggestion de plan.
Il la laissa faire son oeuvre, principalement parce que la blessure était superficielle, les mains ça pissait toujours le sang même pour une petite coupure, mais aussi parce qu'il aimait qu’elle soit aux petits soins pour lui. Son privilège de grand frère en somme.

"Je sais parfaitement que tu ne veux pas attendre et moi non plus le rôle de spectateur ne me plaît pas, je te rappelle que c'est normalement de mon ressort ce genre d'opération! Et que ce n'est pas n'importe qui pour moi également. Si quelqu'un doit mettre du plomb dans le cul de mon beau-frère, c'est moi. Ou toi à la rigueur. Donc non je ne compte pas laisser les choses se passer comme ils l'espèrent en haut lieu, mais cela veut dire préparer chacun de ses mouvements. Tu sais le genre de chose dont tu es incapable? Il ne s'agit pas de foncer tête baissée et finir au trou en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "raison d'état".
Alors oui je fais faire ce que je peux, et non tu ne vas pas jouer l'appât pour Hégémonie s'ils existent encore sinon je te fous dans le premier C-130 à destination des Terres Australes et tu sais que je n'hésiterai pas une seconde à t'y envoyer sédatée. Soit tu suis le plan que je vais mettre en place, parce que je vais le faire ça n'en doutes pas, soit tu restes au SGC et tu t'occupes de tes missions et tu me laisses faire. Tu sais que je t'aime! Plus que tout, et que je ferai tout ce que je peux pour le retrouver. Tu me fais confiance?"


Il lui avait pris le visage entre ses deux mains avec tendresse et plongeait son regard dans le sien, sans détour. Elle pouvait y voir tout son amour pour elle, pas celui qu'elle espérait certes, mais la Porte avait fait quelque chose d'assez exceptionnel chez cet homme muant cet amour pathologique pour sa patrie en amour fraternel tout aussi indéfectible, quand il disait qu'il l'aimait plus que tout, elle savait que ce n'était pas une exagération, il avait été prêt à livrer tout ce qu'il savait pour elle, chose impensable avant. La seule personne avec qui il était humain, affectueux, même si pour elle cette proximité immédiate quasiment front contre front relevait de la torture sentimentale.

"Je vais le retrouver." Il l'embrassa sur le front comme il le faisait parfois puis fit la grimace en se massant la main bandée. "Heureusement que tu n'es pas devenue infirmière, on voit que tu es plus douée pour causer des plaies que les soigner." D'un geste il lui ébouriffa la tignasse avant d'en parler d'un ton critique. "Et puis c'est quoi ça? Et tout le reste d'ailleurs. Tu vas prendre ta journée, ne pas sortir de tes quartiers avant d'être présentable, si le général te voit dans cette tenue - moi je ne m'en fous pas - ça va être ta fête. Et évites de parler de ton homme. Si on te pose des questions, il est en OPEX en Afghanistan, en Syrie ou Afrique, tu ne sais pas. Et comme toujours garde un oeil ouvert. On nous a refilé quelques amerloques en cadeau pour de réouverture.
Avec Féral nous en bavons assez à déverminer tout le matériel informatique qu'ils ont été si généreux à nous donner. Y a plus de virus dans ces ordinateurs que dans une pute sur une aire de repos.


La jeune femme pouvait voir à quel point cette situation l'exaspérait, il était méticuleux et également un brin maniaque, alors de devoir passer en revue tous les ordinateurs de la base devait lui prendre un temps fou d'autant plus qu'il n'était pas un expert en informatique, Féral était d'une aide précieuse, mais il n'était pas non plus un white hat de haute voltige aussi les deux agents du BSPC en bavaient, et pas qu'un peu.

Je demanderai bien l'assistance de la baronne vu que c'est aussi son domaine, mais elle m'en veut toujours pour les deux balles dans le dos... Et puis je n'ai pas vraiment confiance non plus, elle douée, mais j'ai l'impression qu'elle ne joue pas pour l'équipe, du moins pas que pour l'équipe. Mais comme elle a des connaissances dans le tout Paris, elle n'est pas intouchable, mais TRÈS pénible à atteindre et surtout elle pourrait quitter le programme si jamais je la contrariais et là le général ferait un beau paillasson avec la peau de mon derche après m'avoir écorché vif. Tu ne pourrais pas essayer de prendre la température, t'en faire une amie, faire en sorte qu'elle soit moins hostile et même apprendre des choses vu qu'elle ne sait pas la boucler. En plus qui sait, elle pourrait peut être t'apprendre les bonnes manières!"

Il lui fit un grand sourire, se moquant gentiment, mais déjà il se levait. Sa montre bipait et visiblement il était attendu. "Pas de repos pour les braves!". Il retrouvait sa mine d'agent redouté du contre-espionnage et se dirigeant vers le placard à côté du bureau en tira une chemise et une veste propres, se changeant devant sa sœur qui pu constater des différences notables entre les deux "jumeaux", notamment l'absence de plaies par balle et éclats dont était couvert le torse et le dos de son mari, mais le spectacle était malgré tout appréciable, Mathieu était moins musculeux, mais restait un joli morceau bien entretenu.
Il boutonnait ses manchettes en hâte. "Il faut que j'auditionne quelques invités du Pentagone. Ces braves yankees, au courant de notre pénurie de main d'oeuvre nous ont envoyé une trentaine d'espions en puissance avec lesquels je vais devoir passer les prochains jours à discuter de la pluie et du beau temps." A voir sa tête, cette perspective l'enchantait autant qu'une épilation des testicules à la cire chaude. "Quand à toi, n'oublie pas ce que j'ai dit, je m'en occupe. Et rends moi ce petit service avec cette foutue emmerdeuse, ça serait vraiment, mais vraiment super."

Il allait partir, fit demi-tour, la prit dans ses bras et déposa un bécot sur la joue.

"T'es un amour. Et tiens moi au jus."

Et sitôt dit, sitôt fait, il ne restait plus dans la pièce que son parfum discret et une effluve d'antiseptique... et une militaire sans doute un peu chamboulée comme il savait si bien y faire sans s'en rendre compte.
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Rakel Peleonor-Cosey
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MessageSujet: Re: Gueule de bois d'enfer [Dante]   Dim 10 Juin - 21:29

J'écoutais parler Mathieu un regard un brin dépressif. Je n'étais pas du genre à attendre et voir comment les choses allaient se passer. Clairement on me demandait d'attendre sagement de savoir si oui ou non mon mari allait se faire buter. Merveilleux... Même si Mathieu ne voulait pas que je mette mon nez la où il ne fallait pas c'était presque plus fort que moi, surtout que maintenant il n'avait clairement plus les moyens de me faire suivre. Comme quoi on pouvait trouver des bons côtés aux restrictions de budgets du sgc. Maintenant la question stupide, si je lui faisais confiance ? A vrai dire il était la seule personne au monde à qui je faisais réellement confiance. J'avais mis plus d'une fois ma vie entre ses mains sans hésiter une seule seconde. Lorsqu'il prit mon visage entre ses mains, plongeant son regard dans le mien j'ai eu l'impression que mon coeur s'arrêtait.  Il ne s'imaginait même pas l'effet qu'il avait sur moi. Je savais qu'il m'aimait mais pas l'amour que je souhaitais.

Qu'importe pour lui j'étais prête à tout y compris me contenter de ça.  Il faut dire qu'il y avait un avantage flagrant à être folle amoureuse de Virgile Dante c'était que je n'avais clairement pas de concurrence, les filles ne semblaient même pas l'intéresser et à vrai dire heureusement sinon je n'imaginais même pas la réaction de jalousie à laquelle il aurait droit. En fait tout comme lui je choisirais peut être de tuer la moindre personne qui tenterait de s'approcher de lui. Au final Jeff avait eu drôlement de la chance de survivre. Je profitais en silence de cet instant front contre front. Vous connaissez cette expression de merde qui parle de papillons dans le ventre et bien ce n'était réellement une expression. Je devais lutter contre l'envie complètement folle de lui sauter dessus. Je savais que tout ce que j'avais là c'était tout se que je pouvais espérer. Jamais je n'aurais quoi que se soit de plus,  mais au final l'avoir près de moi était la seule chose qui comptait c'était sans doute aussi pour cette raison que je n'avais pas chercher à avoir une autre mission que celle de relancer le sgc au moins nous étions dans la même base, physiquement proche même si nous ne nous voyions pas chaque jour. Il était mon addiction la plus terrible et c'était triste à dire parce que même si j'aimais mon mari si l'on me donnait à choisir entre les deux le choix serait très vite fait mais au final ce n'était pas réellement un choix tout ceci m'était guidé par quelque chose de plus fort.

"Question stupide bien sûr que je te fais confiance. Et puis comme tu critique la prochaine fois je laisserais Féral faire ..."

Certainement pas, jamais je ne perdrais une occasion de m'occuper de lui et d'être proche de lui.Je sentis une larme couler lorsque ses lèvres se posèrent sur mon front mais rapidement je l’essuyais d'un revers de la main. Je l'écoutais parler de son taff à vrai dire pour être honnête je comprenais assez se qu'il pouvait ressentir en ce moment j'avais clairement envie de me tirer une balle dans la tête quand on me parlait des réunions ou ce genre de connerie. A croire que MickaËlla avait raison si le général voulait me garder près de lui mais même si j'appréciais le taulier je n'étais pas sûre de vouloir ça dans ma vie.

Mais à vrai dire je préférais largement les réunions à répondre à des questions comme si je subissais un interrogatoire plutôt que d'aller jouer les super copines avec madame la baronne catastrophe pour faire déminer les ordinateurs de la base. Quand à apprendre les bonnes manières il ne fallait pas rêver plusieurs avait tenté l'expérience et personne n'y avait réussit.  Enfin si je pouvais être là demoiselle rêvée mais pour ça il faudrait que j'en ai envie. J'eus un petit regard désespérée lorsque son bipper annonçait la fin de ce tête à tête. J'avais l'impression d'être une candidate à un speed dating... Bon au moins j'avais le droit à un petit show pour lot de compensation. J'observais son dos, son dos, ses bras. Oui Jeff était plus musclé mais c'était clairement pas se qui le rendait plus séduisant à cet instant. Je l’observais prendre la direction de la porte.  

A vrai dire le voir faire demi tour et me prendre dans ses bras était encore plus difficile que de le voir partir sans rien dire. Lorsque la porte se refermait je sentis deux nouvelles larmes s'échapper pour rouler sur mes joues. Je retirais mes chaussures à présent je sentais la douleur des nombreuses plaies qui recouvraient mes pieds à cause d'ampoule éclatée.  Je sortie à mon tour du bureau ne jetant même pas un regard à Féral, j'avais reposé mes lunettes de soleil sur le nez pour cacher mes larmes et je marchais pieds nus le béton froid de la base faisait du bien. Direction mes quartiers.

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Gueule de bois d'enfer [Dante]

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