La Porte des Etoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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  Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche

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Rakel Peleonor-Cosey
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MessageSujet: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Jeu 12 Juil - 15:18

Ce n'était qu'une fois dehors, sans doute à cause du béton chaud sous mes pieds que je repris un peu plus possession de mes moyens, ce que je venais de vivre n'était pas possible, enfin pas plus que de se balader dans l'univers à travers un anneau géant. Je sortis mes clés, ma voiture était là à m'attendre devant la porte comme si c'était ici que je l'avais garée ce matin. Il ne me fallut pas longtemps pour que je me glisse à l'intérieur de ma voiture balançant mon sac et mes chaussures sur le siège passager, avant de démarrer en trombe, quittant Marseille à tombeau ouvert. Je me fichais pas mal des accès de vitesse, à vrai dire ma voiture avait toujours été au nom de mon père, je l'avais eu avant d'avoir mon propre permis, et je la conduisais déjà, une autre preuve qu'il passait tout à sa fille unique chérie. Qu'importe il ferait sauter les prunes si il y en aurait, de toute façon je n'étais pas en état de ralentir ou de réfléchir. D'ailleurs en parlant de ne pas réfléchir, j'avais pris la route de Paris, je voulais rentrer à la maison et il me fallut plusieurs dizaines de kilomètres pour que je me rende compte à quel point c'était stupide. Qu'est ce que j'irais faire dans un appartement vide dont je n'avais même plus les clés? J'avais dis adieu à mon refuge. Je récuperais donc la direction du SGC, non pas du SGC, les pensées de Chefet me rendait pour le moment cet endroit trop inhospitalier.

Je n'avais pas réellement d'autre choix, la maison de Mathieu. Ce n'était pas une bonne idée, je savais que j'aurais du mal à échapper aux questions, et je n'avais pas la force d'y répondre. Etrangement je trouvais que le chemin de Marseille jusqu'à Figeac fut incroyablement rapide, peut être parce qu'on ne voit pas les distances de la même façon lorsque l'on roule à 180km/h. Je me forçais à ralentir à l'approche de la maison, je ne voulais pas attirer l'attention de Mathieu. Je garais la voiture dans la cours, ne prenant pas le temps de la mettre au garage, j'abandonnais d'ailleurs le sac sur le siège, prenant tout juste le temps de récupérer l'Iphone. J'ouvris la porte, et je n'avais jamais été aussi rapide de ma vie pour traverser un lieu, je montais les marches 4 à 4, manquant de l'étaler de tout mon long, me rattrapant de justesse avant de m'enfermer dans ma chambre. Je tremblais, j'étais incapable de savoir si ces tremblements venaient de reprendre, ou si ils ne s'étaient jamais arrêtés. Je tentais de fermer doucement la porte de ma chambre, mais elle claquait. Le téléphone vola sur le lit alors que je me battais en vain pour ouvrir cette foutue robe. Qui est le con qui a eu l'idée de coller les fermetures des robes dans le dos? A vrai dire je finis par abandonner de toute façon mes mains tremblaient trop pour réussir quoi que se soit.

Je me précipitais dans la salle de bain qui formait la suite parentale de ma chambre. J'avais une mine affreuse, le peu de maquillage qui me restait avait coulé sans doute que j'avais encore pleuré dans la voiture, je ne me souvenais plus. J'ouvris l'eau de la douche et me glissais sous le jet froid, voir même gelé avant de me laisser tomber sur le sol. Le tissus de ma robe se collait à ma peau et la douche à l'italienne était en train de remplir la salle de bain d'eau mais je m'en foutais pas mal. Mes dents claquaient à cause du froid mais je reprenais enfin un peu de contenance, enfin j'arrivais à chasser les pensées qui envahissaient ma tête.

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Rakel Peleonor-Cosey
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MessageSujet: Re: Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher ; c'est la première flèche   Hier à 19:36

C'était un film qui se jouait dans ma tête, pas le petit téléfilm qui passe le dimanche après midi sur M6, disons plutôt la trilogie du seigneur des anneaux version longue. Ce n'était pas simple de se battre avec ses souvenirs, ses sentiments mais lorsque ceux de quelqu'un d'autre vous agresse ce n'était guère possible de ne pas devenir cinglée. L'eau froide coulait sur mon visage, sur mes cheveux, imbibant la petite robe et mes sous vêtement j'étais totalement trempée, et l'eau froid réussissait à me faire revenir à la réalité, à faire la différence entre ce que j'étais et ce que Chefet était. Difficile de dire combien de temps j'étais restée sous le jet glacé, mes dents s'entrechoquaient violemment, des frissons parcouraient mon corps, et pourtant j'avais l'impression de ne plus ressentir le froid. J'étais amorphe, repensant à se que j'avais vécu, cette façon que Jeff avait eu de me rejeter, sérieusement je m'étais imposé tout ça pour ça? Je ne pouvais plus mettre en doute les sentiments, je les avais ressentis au plus profond de moi, mais d'un côté j'étais vexée, vexée qu'il préfère me mettre de côté quitte à me faire du mal plutôt que d'affronter la tempête avec moi. C'était con mais j'étais partie en enfer pour Mathieu, et c'était ça l'amour jamais je n'aurais choisis cette solution, jamais je ne l'aurais mis de côté, j'aurais même préféré prendre trois billets pour la Jamaïque même si ça signifiait plus jamais remettre les pieds en France, du moment qu'ils étaient là j'étais chez moi. C'était peut être ça le problème, ce n'était peut être pas si simple que ça de devoir partager la personne que l'on aimait, mais ma décharge, jamais Mathieu ne sera réellement une menace pour sa place...

Se fut péniblement que je me redressais, les muscles étaient engourdis par le froid, visiblement j'étais sous ma douche depuis plus longtemps que je l'imaginais. Une fois devant le miroir je pus découvrir mes lèvres qui avaient pris une jolie couleur bleuté, je tremblais de tout mon être, et le peu de maquillage qui me restait avait fini de couler, mais voyons le bon côté, je ne pleurais plus. Pour l'instant. Le sol autour de moi ressemblait à celui d'une piscine public, une énorme flaque d'eau semblait me suivre à la trace, un peu logique vu que ma robe dégoulinait sur le sol. Se fut avec difficulté que je réussis à faire glisser la fermeture éclair de ma tenue la laissant glisser à mes pieds. Attrapant une lingette je retirais le reste de maquillage qui maculait mon visage avant de m'observer dans le miroir. J'avais l'air pitoyable, elle est belle la France avec des sous off' dans cet état. Avant de retirer mes sous vêtements, j'enroulais mes cheveux dans une serviette, j'étais en train de me réchauffer et les gouttes qui coulaient dans mon dos commençaient à être réellement agaçante, mais toujours pas autant l'absence de l'anneau autour de mon doigt. Je retirais ma serviette de mes cheveux avant de les brosser, essayant de retirer un maximum d'eau qui les imbibait avant de m'observer dans le miroir.

*Tu t'attendais à quoi ma pauvre fille.*

Mes lèvres reprenaient leur couleur naturelle, alors que mon estomac grognait. J'avais faim, je n'avais pas mangé depuis la veille au soir. J'avais tellement espéré voir Jeff, enfin pas de cette façon... Je récupérais dans ma chambre la chemise de Jeff que j'enfilais avec un shorty noir, bien moins sexy que ma tenue de la journée, mais de toute façon à cet instant je ne voulais qu'une chose, m'écrouler dans mon lit. Et pourtant se fut en plein milieu de la pièce que je me laissais tomber sur les fesses. Le parquet me semblait chaud par rapport à mon corps, sa couleur crisé, qui contrastait avec les poutres couleur bois donnait un aspect chaud à la pièce, c'était agréable, et pourtant mon appart' me manquait, il avait été mon refuge depuis si longtemps, son vieux parquet, les moulures au plafond, ces murs blancs parce que je n'avais jamais pris le temps de les peindre, son petit balcon Haussmannien d'où j'aimais observer l'agitation dans la rue, surtout celle de ce petit bar qui servait des mojitos à se damner. Ici j'étais au milieu de nul part, cette maison n'avait aucune histoire, elle avait juste mes meubles que j'avais fais ramener durant la mission. Mathieu avait tout installé pour moi. Il était parfait ce mec, et il ne serait jamais le mien, et même si c'était le cas je n'arriverais pas à être heureuse sans Jeff. Pourquoi la vie était si compliquée? J'observais la pièce, tout était là pour que je me sentes chez moi, et à cet instant j'étais contente de ne pas avoir à rentrer au SGC. J'avais bien sûr conservé mes quartiers au SGC, j'en aurais besoin si j'étais d'astreinte, mais il y restait le minimum, mes tenues militaires, une tenue de sport, mais toujours celle du SGC, accroché au mur des photos de Jeff et moi que j'avais d'abord arraché avant de les remettre, à cet instant je n'avais ni le coeur à les enlever, ni à les emmener avec moi.

Des questions qui me hantait depuis si longtemps et que je n'avais jamais posé commençaient à m'agresser, presque de manière physique, parce que j'avais l'impression que jamais je n'aurais de réponses. Dans la pièce à côté se trouvait mon canapé, ma télé, bref, la plus part de mes meubles, ceux que je n'avais pas voulu ramener étaient partis chez mon père. Etrangement se fut à cette pensée que mon téléphone se mit à vibrer. Un léger coup d'oeil me fit pousser un soupire. Mon père, forcément, sois j'avais croisé une patrouille avec un radar qui avait volontairement choisis de ne pas m'arrêter soit il voulait remettre en question ma décision de vendre cet appart. Je n'avais besoin de personne pour remettre en question mes choix, je le faisais déjà bien assez moi même et non je ne changerais pas d'avis. Et pourtant lorsque j'avais dis que je m'installais chez Mathieu mon père n'avait même pas cherché à caché son bonheur, presque autant que lorsqu'il avait su pour mon divorce. Les mecs c'est trop con, ça ne comprend rien, il n'avait jamais apprécié Jeff, trop grande gueule, pas assez gradé, il n'avait pas fait les choses comme il fallait à ses yeux, et encore si il savait la vérité...

Remarque peut être qu'il la savait c'était bien ça le problème. Téléphone à la main j'attendais que l'appel bascule sur messagerie, et sans jeter un coup d'oeil au message qui venait d'apparaitre pour indiquer que je devais consulter ma messagerie, passant directement à l'album photo. Des semaines que je me disais que je devais les supprimer, je n'aurais même pas dû les remettre lorsque j'avais initialisé mon nouveau téléphone... Je passais les photos, d'abord les dernières faites avec Mathieu, j'avais de la chance de l'avoir, peu importe les tempêtes que nous avions traversé il avait toujours été là pour moi, les suivantes étaient plus douloureuses, plus ancienne aussi, les dernières datant de la dernière permission de Jeff...

Je glissais sur le sol et attrapait le plaid tout doux qui trainait sur le lit m'enroulant dedans, je me laissais tomber sur le sol, observant le plafond. Bien sur il y avait mon lit mais à cet instant dans ce lit je ne voyais que des souvenirs qui m'agressaient, je revoyais les vacances que l'on avait passé à Paris avec Jeff, enfin à Paris c'était un grand mot, les moments où l'on avait quitté ce lit se comptaient sur les doigts de la main. Pourquoi je l'avais ramené? J'aurais du me faire livrer un nouveau matelas ici, un nouveau lit, et merde j'aurais du changer tout mon mobilier, ça aurait été tellement plus simple. Pourtant la règle était tellement simple, pas de mec chez moi mis à part papa. Quelle conne ! J'observais le plafond avant de passer mon plaid sur ma tête et de fermer les yeux.

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